III
- En robe grise et verte avec des ruches,
- Un jour de juin que j’étais soucieux,
- Elle apparut souriante à mes yeux
- Qui l’admiraient sans redouter d’embûches ;
- Elle alla, vint, revint, s’assit, parla,
- Légère et grave, ironique, attendrie :
- Et je sentais en mon âme assombrie
- Comme un joyeux reflet de tout cela ;
- Sa voix, étant de la musique fine,
- Accompagnait délicieusement
- L’esprit sans fiel de son babil charmant
- Où la gaîté d’un bon cœur se devine.
- Aussi soudain fus-je, après le semblant
- D’une révolte aussitôt étouffée,
- Au plein pouvoir de la petite Fée
- Que depuis lors je supplie en tremblant.