« La clarté du dehors ne distrait pas mon âme »
La clarté du dehors ne distrait pas mon âme.
La plaine chante et rit comme une jeune femme ;
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- Le nid palpite dans les houx ;
- Le nid palpite dans les houx ;
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Partout la gaîté lui dans les bouches ouvertes ;
Mai, couché dans la mousse au fond des grottes vertes,
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- Fait aux amoureux les yeux doux.
- Fait aux amoureux les yeux doux.
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Dans les champs de luzerne et dans les champs de fèves,
Les vagues papillons errent pareils aux rêves ;
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- Le blé vert sort des sillons bruns ;
- Le blé vert sort des sillons bruns ;
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Et les abeilles d’or courent à la pervenche,
Au thym, au liseron, qui tend son urne blanche
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- À ces buveuses de parfums.
- À ces buveuses de parfums.
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La nue étale au ciel ses pourpres et ses cuivres ;
Les arbres, tout gonflés de printemps, semblent ivres ;
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- Les branches, dans leurs doux ébats,
- Les branches, dans leurs doux ébats,
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Se jettent les oiseaux du bout de leurs raquettes ;
Le bourdon galonné fait aux roses coquettes
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- Des propositions tout bas.
- Des propositions tout bas.
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Moi, je laisse voler les senteurs et les baumes,
Je laisse chuchoter les fleurs, ces doux fantômes,
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- Et l’aube dire : Vous vivrez !
- Et l’aube dire : Vous vivrez !
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Je regarde en moi-même, et, seul, oubliant l’heure,
L’œil plein des visions de l’ombre intérieure,
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- Je songe aux morts, ces délivrés !
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Encore un peu de temps, encore, ô mer superbe,
Quelques reflux ; j’aurai ma tombe aussi dans l’herbe,
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- Blanche au milieu du frais gazon,
- Blanche au milieu du frais gazon,
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À l’ombre de quelque arbre où le lierre s’attache ;
On y lira : — Passant, cette pierre te cache
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- La ruine d’une prison.
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- Ingouville, mai 1843.
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