Mon cœur s’ébat en odorant la rose
Deuxième moitié du XIVe siècle
Version originale (moyen français)
Mon coer s’esbat en oudourant la rose,
Et s’esjoïst en regardant ma dame :
Trop mieulz me vault l’une que l’autre cose ;
Mon coer s’esbat en oudourant la rose,
L’odour m’est bon, mais dou regart je n’ose
Jeuer trop fort, je le vous jur par m’ame.
Mon coer s’esbat en oudourant la rose,
Et s’esjoïst en regardant ma dame.
Adaptation (français moderne)
Mon cœur s’ébat en odorant la rose
Et s’éjouit en regardant ma dame :
Trop mieux me vaut l’une que l’autre chose.
Mon cœur s’ébat en odorant la rose.
L’odeur m’est bon, mais du regard je n’ose
Jouer trop fort, je vous le jur’ par m’âme.
Mon cœur s’ébat en odorant la rose
Et s’éjouit en regardant ma dame.