À Rosita

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L’éternel petit roman. V : À Rosita
Œuvres complètes : Les Chansons des rues et des bois, Ollendorf, 1909, 30 (p. 163).


V


À ROSITA.


Tu ne veux pas aimer, méchante ?
Le printemps en est triste, vois ;
Entends-tu ce que l’oiseau chante
Dans la sombre douceur des bois ?

Sans l’amour rien ne reste d’Ève ;
L’amour, c’est la seule beauté ;
Le ciel, bleu quand l’astre s’y lève,
Est tout noir, le soleil ôté.

Tu deviendras laide toi-même
Si tu n’as pas plus de raison.
L’oiseau chante qu’il faut qu’on aime,
Et ne sait pas d’autre chanson.


30 mai 1859, Serk.
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