À la reine, pour sa bienvenue en France

La bibliothèque libre.
Aller à : Navigation, rechercher

François de MalherbeOdes

La prise de Marseille I


ODE

A LA REINE MARIE DE MÉDICIS,

Sur sa bienvenue en France,

Présenté à Aix, l'année 1600.



Peuples, qu'on mette sur la tête
Tout ce que la terre a de fleurs ;
Peuples, que cette belle fête
A jamais tarisse nos pleurs :
Qu'aux deux bouts du monde se voie
Luire le feu de notre joie ;
Et soient dans les coupes noyés
Les soucis de tous ces orages
Que pour nos rebelles courages
Les dieux nous avoient envoyés.

A ce coup iront en fumée
Les vœux que faisoient nos mutins
En leur ame encore affamée
De massacres et de butins.
Nos doutes seront éclaircies[1] ;
Et mentiront les prophéties
De tous ces visages pâlis
Dont le vain étude s'applique

A suivre...






  1. Doute étoit alors féminin.






Outils personnels
Espaces de noms

Variantes
Actions
Lire
Contribuer
Imprimer / exporter
Boîte à outils