Épître 53
La bibliothèque libre.
| Épître 52 | ◄ | Épîtres | ► | Épître 54 |
Voltaire — Épître 53
à Mademoiselle De T***, de Rouen,
qui avait écrit à l’auteur,
conjointement avec M De Cideville.
1738
qui avait écrit à l’auteur,
conjointement avec M De Cideville.
1738
Quoi ! Celle qui n’a dû connaître que les grâces, ses tendres soeurs, de qui les mains cueillent des fleurs, et de qui les pas les font naître, en philosophe ose paraître dans les profondeurs des détours où l’on voit les épines croître ; et la maîtresse des amours a choisi Newton pour son maître ! Je vois cette jeune beauté, du palais de la volupté, se promener d’un pas agile au temple de la vérité. La route en était difficile ; mais elle est avec Cideville, dans ces deux temples si fêté. Jusqu’où n’a-t-elle point été avec ce conducteur habile ? Je vois que la nature a fait, parmi ses oeuvres infinies, deux fois un ouvrage parfait : elle a formé deux émilies.