Épilogue (Les Satires)

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Mère d’Aristophane et du puissant Molière,
        Muse, pardonne si, ma main
S’élevant un moment jusqu’à ton front divin,
J’ai pris ton masque pourpre et m’en suis fait visière !
Pour gloser, badiner et railler par derrière
De façon à charmer notre pays malin,
Il faut beaucoup de verve, un esprit juste et fin
        Et surtout une voix légère.

    Ai-je ce don, suis-je bien inspiré,
Et mon vers, comme Horace, aura-t-il démontré
Qu’un ris franc perce mieux que des clameurs moroses ?
Je ne sais, mais craignant de plaisanter à tort,
Je m’arrête et je laisse aux lèvres d’un plus fort
        Et le masque et les choses.


Publié en 1865.

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