Étude sur le corset (1907)/Historique

La bibliothèque libre.
Aller à : Navigation, rechercher
:Introduction Étude sur le corset(1907) :PlancheI


CHAPITRE PREMIER
Historique

L'histoire, du corset a été, faite bien des fois déjà, par tous les auteurs qui se sont occupés de ce vêtement, aussi nous contenterons-nous d'en exposer les grandes lignes, retenant de chacun ce qu'il en aura dit de mieux, et notant, après des recherches personnelles, quelques points laissés dans l'ombre par nos devanciers.

Il est d'usage que l'on adopte comme division de l'histoire du corset, celle proposée par M. Bouvier, dans ses « Recherches historiques et critiques sur le corset », qui date de 1853 et qui est la suivante :

1re Période. — Antiquité, période des bandes ou FASCIÆ;

2° Période. — Premiers siècles de la monarchie française, une grande partie du Moyen-âge, période de transition marquée par l'abandon des bandelettes romaines, commencement des corsages justes au corps;

3° période. — Fin du Moyen-Age et commencement de la Renaissance, adoption générale des robes à corsage serré tenant lieu de corset

4° Période. — Corps baleinés du milieu du seizième siècle à la fin du dix-huitième-,

5° Période. — Corsets modernes.

À ces cinq périodes, le Dr O'Followell ajoute une sixième époque, qu'il appelle période médicale. Elle s'étendrait pendant t ces vingt dernières années, de 1880 environ jusqu'à nos jours.

Nous nous associons à la conception de cet auteur, mais nous ferons remarquer qu'il semble oublier le temps qui s'est écoulé entres les études de M. Bouvier, en 1853, et cette date de 1880 qu'il fixe comme début de sa 6° période.

Cette étendue de 17 ans n'a: pas été stérile pour l'amélioration du corset, et c'est précisément, nous semble-t-il, à elle qu'il faut rattache r les nombreux tâtonnements qui ont acheminé à la période médicale actuelle.

Nous adopterons donc, pour nous résumer : les cinq périodes de M. Bouvier, et celle 'du docteur O'Followell,, que nous dédoublerons en deux période de tâtonnements et période médicale.

*
* *

1⁰ PÉRIODE DE L'ANTIQUITÉ.

Il semble que l'on puisse dire que l'usage de se serrer la taille avec des bandelettes soit aussi ancienne que l'existence mê 1re me de l'homme, ou du moins, que le jour où il s'est couvert le corps d'un vêtement quelconque.

Nous avions, tout d'abord, cru pouvoir présenter à titre de curiosité, des documents datant de dix mille ans avant notre ère, et se rapportant à des fragments d'os et d'ivoire 'sur lesquels sont dessinés des scènes et des figures des habitants dé l'époque du mammouth et du renne. Des reproductions existent et on pourra les voir dans la salle de paléontologie du Muséum d'Histoire naturelle de Toulouse. Nous avions cru pouvoir distinguer des bandelettes soutenant les seins d'une femme enceinte ; mais des lumières plus éclairées que les nôtres et qui sont venues à notre secours, nous ont engagé à ne pas affirmer semblable chose, car on n'est pas encore bien fixé sur la question de savoir si les habitants de l'époque du mammouth se couvraient le corps il semble plus probable qu'ils étaient nus, bien qu'on puisse affirmer qu'ils travaillaient le cuir et la peau, grâce aux fines aiguilles d'os et aux racloirs que l'on a découverts en grand nombre, par exemple, aux Eyris, commune de Tarj ac (Dordogne). Force nous est donc de nous rabattre (ce qui est déjà bien joli) à 2000 ans avant J.-C. C'est en Crète que l'on a découvert des documents du plus haut intérêt archéologique. Dans le palais de Knossos on a trouvé des figurines en faïence, qui sont actuellement au musée de Candie et qui représentent des femmes dont le modernisme du vêtement n'a pas été une des moindres surprises des archéologues.

Comme on le verra dans les figures 3 et 4, planche I, où nous reproduisons deux de ces figurines, les femmes portaient une sorte de haute ceinture ou « mitré » faisant l'office d'un véritable corset. La jupe à volants s'y attache solidement. Le petit tablier par devant, un autre par derrière semblent une survivance du primitif tablier de pudeur transformé chez les hommes en un caleçon sommaire.

Ces figurines étaient polychromes (orange, vermillon et blanc à fond noirâtre), suivant un décor géométrique. Les hommes aussi portaient des ceintures comme le représentent les deux petites gravures ci-contre (fig. 1 et 2, planche I).

Tous ces documents sont de l'époque minoenne moyenne XII° Dynastie et de l'époque minoenne III°-XIII° Dynastie. (on qualifie de minoen l'ensemble de la grande civilisation préhistorique de la Crête):

Remercions en passant M. Cartaillac, le distingué professeur d'archéologie à la Faculté des Lettres de Toulouse, qui a bien voulu nous communiquer ces documents si intéressants.

C'est ensuite en Egypte que nous trouvons, d'après Racinet, la plus ancienne conception du corset avec « l'Ephod » C'était un corselet serré par une ceinture
:et maintenu par deux épaulettes. Il laissait la poitrine nue mais on y fixait le « pectoral », sorte de pièce carrée dont on ne s'explique pas bien l'usage, si ce n'est comme ornement (fig. 5, planche II). Chez les Romains ou chez les Grecs, le corset n'existait pas encore, mais déjà les femmes se ,serraient Ia taille sous leurs vêtcments drapés, à l'aide de bandelettes « c'était la mode que la femme eut l'apparence d'un roseau », ét Térence (i59 av. J.-C) cite l'habitude qu'ont les mères de ligotter leurs filles et de réduire la quantité de leurs aliments pour qu'elles fussent à la mode. Homère, dans l'Iliade, parle de Junon dont les deux ceintures dessinaient amoureusement la taille.

Qu'étaient donc ces ceintures et ces bandelettes? Nous allons essayer de décrire toutes celles dont les noms sont arrivés j jusqu'à nous en mettant dans leur énumération suffisamment d'ordre pour qu'il en reste quelque chose dans l'esprit du lecteur.

On peut les ramener à deux types; tout d'abord les bandelettes ou fasciœ destinées à être enroulées autour de la poitrine et les ceintures entourant les hanches ou zonœ.

La Fascia pectoralis (fig. 6, planche II), était une ceinture assez longue attachée autour de la poitrine des jeunes filles pour arrêter parla pression le développement de la gorge et chez les femmes fortes pour soutenir les seins; on l'appliquait directement sur la peau.

On rattache à la fascia, le strophium (στροφιον de στρεφω tourner) ou mithra, du mot zend et persan dont le radical est MI: couvrir, envelopper.

C'était un vêtement que l'on enroulait et que l'on attachait autour du corps pour soutenir la poitrine; on l'appliquait par dessus la tunique intérieure et non sur la peau même. Font partie de cette mêmefamille du strophium : le cestus nodus, le cingulum ou cingillium, sortes de ceintures.

L'apoclesme, le stetodesme, le mastodeton, véritable soutien gorge, l'anamakalister (fig. 7, planche II), brassière passant sous les seins et sur les épaules, tous d'origine grecque; le castula, les fasciœ mammilares et le thorax, d'origine latine, enfin le tœnia, longue bandelette étroite.

Le second groupe a pour type le zona (fig. 8, planche II), qui était une ceinture large appliquée autour des hanches, particulièrement par les jeunes filles. Destiné à soutenir le ventre, c'était une sorte de rempart à la pudeur des femmes. Le jeune époux était seul autorisé à détacher le zona, d'où l'expression de zonam solvere, qui signifie : prendre femme. Ses différentes fasciæ étaient donc de véritables soutiens gorge, le zonœ des ceintures abdominales; appliquez l'un et l'autre sur la femme, rejoignez-les par quelque moyen que ce soit et vous constituerez le corset moderne.

Bien des fois dans l'évolution du corset, nous le verrons tendre vers l'un ou J'autre de ces anciens vêtements.

C'est ainsi que nous retrouverons à la fin du dixhuitième siècle la gracieuse ceinture directoire, qui est une copie fidèle du zona des élégantes Romaines et Grecques.

DEUXIÈME PÉRIODE


Après la conquête de la Gaule, les Romains apportèrent avec eux leurs mæurs et leurs coutumes, et il n'est pas jusque dans les vêtements où l'on ne retrouve la marque du protecteur devenu rapidement oppresseur.

Les Gallo-Romaines portent les bandes et en particulier le strophium. et le capitium.

C'est du troisième au cinquième siècle que la mise des femmes devenant plus recherchée, les robes justes au corps apparaissent, dessinant la taille depuis le cou jusqu'aux hanches.

Pendant les cinquième, sixième, septième et huitième siècles, sous les Mérovingiens (450) et les Carlovingiens (752), nous retrouvons les ceintures romaines. Sous le règne de Louis VI le Gros, au douzième siècle, on voit apparaître les robes moulant le haut du corps et le corsage séparé de la jupe.

Nous reproduisons dans la fig. 9, planche III, la statue nimbée de Clotilde, femme de Clovis Ier, d'après Racinet, où l'on voit le type le plus complet du costume féminin au douzième siècle, il se compose d'un corsage en soie crépelée ajusté au plus près, prenant le ventre, n'ayant qu'une ouverture de dimension restreinte en haut de la poitrine et lacé dans le dos.

Sous le règne de Blanche de Castille et sous le règne de Saint-Louis, les robes, quelquefois doubles, s'adaptaient exactement à la taille tenant lieu de corset; parfois même on les cousait au corps. Les femmes étaient « si étroitement lacées qu'elle ne pouvaient plier ni leur corps, ni leurs bras ».

Cette robe si serrée s'appelait la gipe ou jupon, origine du mot jupe, mais elle ne se portait que sur le haut du corps.

Suivant certains auteurs, c'est vers le milieu du treizième siècle qu'apparaît le « corcet », corsage lacé commun aux deux sexes (Joinville). Suivant d'autres; c'est sous le règne de Charles V (1364-1380) que l'on voit pour la première fois le « corset » fendu sur les côtés: quoi qu'il en soit, c'est entre le treizième et le quinzième siècle que l'on constate la disparition absolue des ceintures romaines et l'adoption presque générale des robes â corsage serré, puis du corset.

A cette époque, le corset n'était qu'une sorte de manteau formé de deux pièces, l'une en avant, l'autre en arrière, la première plus courte que l'autre. En terminant la description de cette seconde période, nous reproduisons, toujours d'après Racinet, un curieux portrait de la reine Iseult de Ghamalot avec la cotte hardie (fig. 10, planche III). Ce vêtement qui sera en honneur surtout à la 3e période que nous allons décrire, n'était alors porté que dans les grandes cérémonies.

*
* *

TROISIÈME PÉERIODE


Cette période va de la fin du quatorzième au milieu du seizième siècle. Comme nous l'avons montré dans la description de l'histoire du corsa dans la période précédente, c'est dès. 1340, que la mode était apparue des corsages décolletés, des cottes hardies. Vers 1390, les femmes portent la « sorquanie », surcot lacé en arrière, emprisonnant la taille et moulé sur là poitrine, et si étroit, qu'il fallait venir à l'aide de celui qui le portait, au vestir et, au, dépouiller.

On peut résumer les formes des corsages ajustés, au quatorzième siècle, en trois catégories :

Les uns séparés de la jupe; les seconds faisant corps avec elle, et les troisièmes, consistant en corsages-corsets, sorte de corsage de dessous très ajusté, maintenant la gorge et la poitrine. Toutes ces formes étaient accompagnées de ceintures de dessous ou demi-ceint posées sur la hanche gauche et nouées à droite.

Puis, apparaissent les corsages lacés par devant, et à ce propos, nous reproduisons, d'après Racinet, le portrait de Marie d'Anjou, femme de Charles VII, bien que ce personnage ne soit pas de l'époque que nous décrivons, mais parce que déjà, sous son règne, ce vêtement se portait ainsi planche III).

On y voit un corset lacé devant, dont les bords laissent apercevoir une cotte de dessous (Racinet, t. IV). Nous y joignons (fig. 12, planche III)  un amusant portait de Betsabée au bain, montrant une robe sans ceinture, corsage lacé, dont la large et longue ouverture laissant voir la chemisé transpa rente. seprolongeait jusqu'à la naissance du ventre, auquel on donnait le volume d'une grossesse de quelques mois.

A la fin du quinzième siècle et au coin mencement du' seizième, apparaît la basquine ou Vasquine, cor-set de fiI ou forte toile garni par devant d'un busc de bois ou de métal, auquel il faut ajouter le vertugadin ou vertu-gardien formé de cerceaux liés ensemble et se terminant par une agrafe, favorable aux filles qui s'étaient laissé « gas ter » la taille; il servait â ; faire « baller » la robe.

Avec la basquine, réapparaît le buse déjà connu au quatrième siècle; il était en buis, nacre, acier, laiton ou argent; souvent sculpté; apparent ét véritable ornement; mais les femmes enceintes en étaient fort incommodées et il fallut les interdire par une loi somptuaire (fig. 13, planche IV).

*
*     *

QUATRIÈME PÉRIODE

Période allant, du seizième. siècle â la fin du dixhuitième. Avec elle, Catherine de Médicis apporta en France les modes florentines (1532) et, en particulier, les « corps à baleines », baleines juxtaposées, qui fut 17 tout à fait en honneur sous le règne de François Il (1560-1574).

C'était un corsage piqué, donnant du maintien, attaché par derrière et avantageant la poitrine. Il était mal construit et resserrait par trop le thorax en le déformant; aussi ne faut-il pas s'étonner de voir les médecins de cette époque les blâmer et Montaigne dire que : « le corset était une sorte de garni qui emboîtait la poitrine depuis le dessous des seins jusqu'au défaut des côtes et qui, finissait en pointe sur le ventre... pour faire un corps "bien espagnolé, quelle gehenne ne souffrent-elles pas, guindées et sanglées avec de grosses « coches » sur les costes et jusqu'à la chair vive. Oui, quelquefois à en mourir ». Et « l'espoitrinement » suivant l'expression d'Henri Estienne, devient tel sous les éclisses de métal ou de bois dont elles se sanglaient... etc.

Paul Lacroix nous dit dans ses « Costumes historiques » : «Aux éclisses de bois ont succédé les éclisses et corps de baleine et d'acier: »

Sous Henri III, les hommes eux-mêmes portaient des corps à baleine, mais cette mode ne se généralisa heureusement pas.

Le corset devient de plus en plus rigide et nous trouvons alors les corsets tout en acier, recouverts de velours avec Catherine de Médicis. Nous en reproduisons un qui se trouve au musée Carnavalet et qui date du seizième siècle (fig. 14, planche IV).

Avec Henri IV (1589-1598) le corset est moins serré à la taille, mais assez ridicule, c'est la panse ou panseron fortement busqué parle bas, car à cette époque, on n'est distingué qu'avec un gros ventre.

Après la mort de Marie de Médicis, le corps à baleine redevient à la mode. Au seizième siècle, le corset est d'un emploi général. Sous Louis XIV, il est comme tous les vêtements, d'une richesse incompa-rable (fig. 15, planche IV). Avec Mm, de Mo' ntespan qui, donnait des enfants au Roi de France, il' dispa- rait pour laisser la place aux robes «ballantes », mais après sa disgrâce:, et avec Mme de, Maintenon, il reparait, lacé devant et derrière et entr'ouvert par devant, c'est la « gourgandine ».

Sous Louis XV (1715-1774), avec les « paniers » le corset devient très bas et très serré, c'est l'époque des vapeurs. Tout le monde, même les enfants portent le corset; la consommation des baleines est prodigieuse et c'est avec désespoir que Buffon, J.-J. Rousseau, Diderot, Winslow s'élèvent contre elles.

Le laisser-aller et le « moelleux » qui caractérisent - le règne de Louis XVI ne font pas abandonner le corset, mais on voit avec plaisir qu'il se perfectionne. Il ,y eut le corset pour femmes grosses, pour monter â cheval ; enfin on inventa Ies corsets sa ns baleines pour l'intérieur. Pendant la révolution et surtout à partir de 1796, on ne retrouve plus ni le Corps à baleine, ni le buste allongé, ni la robe juste. Sous la Terreur et 'le Directoire, qui fut l'âge d'or du nu,. les femmes portaient de simples voiles, retenus par des ceintures renouvelées du zona antique (fig. 16, planche V).

CINQUIÈME PÉRIODE

Avec le Consulat et le Premier Empire, on voit, reparaître le corset, mais avec des formes différentes tenant plutôt de la ceinture et du soutien-gorge.

En 1810, les corsets à lacets reprennent leurs droits, on voit le corset à la Ninon, puis ce sont les baleines qui reviennent.

Sous Louis XVIII et Charles. X, on, se serre avec fureur, les corsets s'allongent du haut et du bas et sont munis d'épaulettes. Une innovation est alors à signaler, c'est celle du laçage « à la paresseuse », laçage actuel, qui permet à toutes les femmes de se serrer elles-mêmes. La, construction des corsets faits au métier et sans couture date de 1832 et est l'œuvre de Jean Werly, qui fonda une fabrique à Bar-le-Duc.

*
*     *

SIXIÈME PÉRIODE. — A) Période de tâtonnements,

Sous le second Empire (1852), les corsets s'adaptent au bas des côtes, en se raccourcissant et s'échancr ent du haut en goussets pour les seins. C'est la mode des épaules largement découvertes.

Le buse ou buste était, jusqu'à présent, d'un seul niorceau, c'est le mécanicien Nollet qui, à cette époque, l'entr'ouvre en deux parties. Trop lourd, ce buse est travaillé en 1865, par des ouvriers spéciaux qui le rendent plus léger et le recouvrent dé fine peau.

Pendant la guerre, la fabrication se ralentit, après elle, en 1873, paraît le corset-cuirasse avec le busc en poiré qui fait la taille trop longue ét des fémmes tout en buste (fig. 17, planche V).

B) Période médicale.

A la suite de l'influence des idées d'hygiène et d'antiseptie qui s'universalisent, les fabricants font d'ans la construction des corsets une véritable révolution. C'est le règne du corset sur mesure, ét on évalue de 50 à 55 millons, la production totale des corsets à cette époque. La caractéristique de leur fabrication est la suppression de la saillie abdominale réelle ou apparente qui se produisait avec le corset cambré, et nous assistons au triomple du corset droit (fig. 18, planche V): Le premier date dé 1888 et fut construit par Léoty, il a été long à se voir adopter, l'éducation des femmes n'étant pas orientée dans ce sens.

A partir de ce moment, lés hygiénistes et les corsetiers inventent des corsets à l'infini. Nous signalerons le corset Collomp, de Lyon, où les baleines de côté sont remplacées par un tissu élastique. Lé corset. « Le Rêve », où la taille est prise par une bande de batiste formant ceinture; le corset de Mme Gaches-Sarraute ou corset abdominal, embrassant le bassintout entier sans le comprimer; le corset de Mme veuve Cadolle, réunion du strophium et du zona antiques, qui laisse libre les poumons et l'estomac de se dilater; il nous paraît un des plus ingénieux, en théorie tout au moins.

Puis, c'est une collection de corsets pour maintenir les organes abdominaux. : corsets-ceintures et corsets-sangles. Signalons encore le corset dit de l'Académie, de Mme Féramus, dans lequel le busc de devant est supprimé, et prend la forme d'un V, il facilite les mouvements du diaphragme indispensables pour une bonne respiration.

Comme complément des corsets bas ou ceintures abdominales se présentent les corselets; nous citons le « callimaste », corselet de Mme le docteur de Gri-niévitch. Parmi les ceintures abdominales, il faut, tout particulièrement mentionner la sangle de M. le docteur Glénard, sur les principes de laquelle M. Abadie Léotard a construit le corset « ligne » et préconisé le laçage oblique.

Les sangles ou corsets abdominaux nécessitent, plus que tous autres, des attaches destinées à les empêcher de remonter; c'est ainsi qu'il nous faut, signaler, pour finir cet historique, la grande extension prise par les jarretelles, qui remplissent avantageusement les jarretières si nuisibles au bon fonctionnement de la circulation en retour des membres inférieurs.

Outils personnels
Espaces de noms

Variantes
Actions
Lire
Contribuer
Imprimer / exporter
Boîte à outils