Adieux de Marie Stuart
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H. Fournier, 1839 (1, pp. 137-139).
ADIEUX DE MARIE STUART
Musique de M. B. Wilhem
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- Adieu, charmant pays de France,
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- Que je dois tant chérir !
- Que je dois tant chérir !
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- Berceau de mon heureuse enfance,
- Adieu ! te quitter c’est mourir.
- Adieu, charmant pays de France,
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- Toi que j’adoptai pour patrie,
- Et d’où je crois me voir bannir,
- Entends les adieux de Marie,
- France, et garde son souvenir.
- Le vent souffle, on quitte la plage ;
- Et, peu touché de mes sanglots,
- Dieu, pour me rendre à ton rivage,
- Dieu n’a point soulevé les flots !
- Toi que j’adoptai pour patrie,
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- Adieu, charmant pays de France,
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- Que je dois tant chérir !
- Que je dois tant chérir !
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- Berceau de mon heureuse enfance,
- Adieu ! te quitter c’est mourir.
- Adieu, charmant pays de France,
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- Lorsqu’aux yeux du peuple que j’aime
- Je ceignis les lis éclatants,
- Lorsqu’aux yeux du peuple que j’aime
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- Il applaudit au rang suprême
- Moins qu’aux charmes de mon printemps.
- En vain la grandeur souveraine
- M’attend chez le sombre Écossais ;
- Je n’ai désiré d’être reine
- Que pour régner sur des Français.
- Il applaudit au rang suprême
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- Adieu, charmant pays de France,
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- Que je dois tant chérir !
- Que je dois tant chérir !
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- Berceau de mon heureuse enfance,
- Adieu ! te quitter c’est mourir.
- Adieu, charmant pays de France,
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- L’amour, la gloire, le génie,
- Ont trop enivré mes beaux jours ;
- Dans l’inculte Calédonie
- De mon sort va changer le cours.
- Hélas ! un présage terrible
- Doit livrer mon cœur à l’effroi :
- J’ai cru voir, dans un songe horrible,
- Un échafaud dressé pour moi.
- L’amour, la gloire, le génie,
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- Adieu, charmant pays de France,
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- Que je dois tant chérir !
- Que je dois tant chérir !
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- Berceau de mon heureuse enfance,
- Adieu ! te quitter c’est mourir.
- Adieu, charmant pays de France,
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- France, du milieu des alarmes,
- La noble fille des Stuarts,
- Comme en ce jour qui voit ses larmes,
- Vers toi tournera ses regards.
- Mais, Dieu ! le vaisseau trop rapide
- Déjà vogue sous d’autres cieux ;
- France, du milieu des alarmes,
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- Et la nuit, dans son voile humide,
- Dérobe tes bords à mes yeux !
- Et la nuit, dans son voile humide,
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- Adieu, charmant pays de France,
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- Que je dois tant chérir !
- Que je dois tant chérir !
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- Berceau de mon heureuse enfance,
- Adieu ! te quitter c’est mourir.
- Adieu, charmant pays de France,
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