Allons, douce Élégie

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André ChénierÉlégies

Allons, douce Élégie



 
Allons, douce Élégie, à qui dans mes beaux jours
J'ai tant fait soupirer d'inquiètes amours,
Ta voix n'est pas toujours à gémir destinée.
Près d'un lit maternel vient bénir l'hyménée.
Descendons sur ces bords dont Pomone et Cérès
Ont au Dieu de la vigne interdit les guérets,
Où la Seine, superbe au milieu de ses îles,
De ses blonds Neustriens baignant les monts fertiles,
Sous leur vaste cité qu'enrichissent ses eaux,
De l'Océan lointain appelle les vaisseaux.

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