Biographie universelle ancienne et moderne - Tome 1, AARSSEN (François Van)

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Biographie universelle ancienne et moderne
Tome 1
Mots clefs : Ambassadeur Hollandais
Index alphabétique - A
Siècle 16
Tome 1
AARSSEN (François Van)
Ambassadeur
Hollandais

Sommaire

[modifier] AARSSEN (FRANÇOIS VAN)

ambassadeur hollandais, fils du précédent, naquit à la Haye, en 1572. Son père le plaça dans la maison du prince d’Orange et sous la direction de Duplessis-Mornay, avec qui il avait des relations d’amitié. Le jeune Aarssen accompagna le prince dans ses voyages. Connaissant bien la langue et les affaires politiques de la France, il fut nommé, en 1598, par les états généraux résident des Provinces-Unies auprès de Henri IV. Ce fut le pensionnaire Olden-Barnevelt qui lui fit confier cette mission. Il s’en acquitta avec succès et se fit aimer à la cour de France, et reçut, en 1609, des états généraux et du roi Henri IV, le titre d’ambassadeur. Il prit place immédiatement après l’ambassadeur de Venise, et concourut aux négociations difficiles qui amenèrent enfin une trêve de douze ans entre l’Espagne et les états généraux, sous la garantie de la France ; mais, après la mort de Henri IV, il entra dans des intrigues de cour. S’étant uni à plusieurs grands qui faisaient ombrage à la reine mère, il s’opposa à quelques demandes de Louis XIII, se permit même de publier un libelle contre ce prince, et fut disgracié. Rappelé dans sa patrie en 1645, sa conduite fut aussi odieuse que celle de son père. Il se déclara contre Barnevelt, devint l’âme de tous les projets de Maurice de Nassau, et attaqua le grand pensionnaire dans des écrits pleins d’art et d’éloquence. Ce fut lui qui conseilla la convocation du fameux synode de Dordrecht, où furent condamnés Barnevelt et les principaux adversaires de Maurice. Ce meurtre judiciaire acheva de rendre Aarssen odieux à tous les partisans de cet illustre citoyen. Maurice étant devenu tout-puissant, Aarssen fut nommé, en 1619, ambassadeur auprès de la république de Venise. Pendant les troubles de la Bohème, il remplit plusieurs missions auprès des princes allemands et italiens. En 1626, il fit partie de la députation envoyée en Angleterre pour conclure un traité d’alliance, et, l’année d’après, il se rendit en France, chargé d’une mission semblable. Il gagna l’estime du cardinal de Richelieu, qui, de son temps, n’avait, disait-il, connu que trois grands politiques, Oxenstiern, Viscardi et Aarssen. En 1640, il passa une seconde fois en Angleterre pour négocier le ma-

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riage de Guillaume, fils du prince d’Orange, avec la fille de Charles 1er. Il mourut un an après ce voyage, à l’âge de 69 ans. Aarssen a écrit des mémoires inédits sur ses différentes ambassades ; ils sont pleins de détails intéressants, et prouvent une grande finesse d’esprit et cette souplesse dont les négociateurs se font un mérite sans oser la regarder comme une vertu. Il fut rampant et ambitieux ; où lui reproche avec raison d’avoir vendu sa plume à Maurice, et d’avoir trop aimé l’argent. Il laissa à sa mort un revenu de 100,000 liv.

[modifier] AARSSEN Corneille,

Son fils, né en 1602, et mort en 1662, fut commandant de Nimègue et colonel d’un régiment de cavalerie ; il passait pour le plus riche particulier de la Hollande.

[modifier] AARSSEN Corneille,

Son petit-fils, qui portait également le nom de Corneille, se rendit puissant à Surinam ; mais s’étant attiré la haine de ses soldats, il fut massacré par eux en 1688.

[modifier] AARSSEN, seigneur de Chastillon

Enfin, son arrière petit-fils, connu sous le nom de seigneur de Chastillon, mourut avec le rang de vice-amiral.

G-T.