Biographie universelle ancienne et moderne - Tome 1, AARTSBERGEN (Alexandre Van Der Kapelle, seigneur de)

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Biographie universelle ancienne et moderne
Tome 1
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Siècle
Tome 1
AARTSBERGEN (Alexandre Van Der Kapelle, seigneur de)
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[modifier] AARTSBERGEN (ALEXANDRE VAN DER KAPELLE, seigneur de),

gentilhomme hollandais, naquit vers la fin du 46e siècle, et se fit remarquer, étant encore étudiant à l'université de Leyde, par son goût pour le travail, et par ses heureuses dispositions. G. Yossius-, dans l'éloge d'Erpénius, dit{RC} que, non content d'étudier avec le plus grand zèle l'histoire et le droit, Kapelle, élève de ce savant, avait appris la langue arabe en quatre mois, dans les heures de récréation. Au sortir des études, il visita différentes contrées, et particulièrement la France, où il demeura quelques années. En 1624, il fut reçu dans l'ordre équestre du comté de Zutphen, qui le nomma successivement député de la chambre des comptes, et juge du district de Dœsbourg, etc. En 1676, il épousa la fille d'un gentilhomme qui lui apporta en dot la seigneurie d'Aartsbergen, dont il porta dès lors le titre. Les troubles auxquels la Hollande fut en proie dans les années suivantes lui donnèrent l'occasion de développer ses talents politiques. Lié d'amitié avec le prince Guillaume, il lui parlait avec franchise, et blâmait souvent la témérité de ses entreprises. Effrayée de la masse des dettes nationales, la province de Hollande avait résolu de diminuer l'armée ; le prince Guillaume II et les états des autres provinces s'opposèrent vigoureusement à cette mesure. Aartsbergen fut l'âme de ce parti. Dans un manifeste adressé à la ville de Dordrecht, il exhorta avec énergie les Hollandais à se réunir sous la direction du prince Guillaume, auquel ils devaient leur liberté. Des manifestes semblables furent adressés à d'autres villes ; mais Dordrecht n'en cessa pas moins de payer la solde des troupes. Aartsbergen publia alors un autre mémoire pour engager cette ville à ne pas se séparer de l'union. Wagenaar et d'autres historiens hollandais l'accusent de n'avoir été qu'un aveugle partisan du prince Guillaume, et de lui avoir donné de pernicieux conseils, entre autres celui d'arrêter les membres des états qui s'opposaient à ses projets. Il a réfuté lui-même une partie de ces accusations dans ses mémoires, publiés en 1778, 2 vol. in-8°, par sou petit-fils Rob. Gaspard van der Kapelle, qui a accompagné l'ouvrage d'une longue préface apologétique. Aartsbergen est mort à Dordrecht, en 1656.

D-G.{RC}