Biographie universelle ancienne et moderne - Tome 35, RADEGONDE (SAINTE)

La bibliothèque libre.

Biographie universelle ancienne et moderne
Tome 35
Mots clefs : Article à corriger Qualité 25% à préciser
Index alphabétique - R
Siècle
Tome 35
RADEGONDE (SAINTE)
Article
à corriger
Qualité 25%
à préciser


[modifier] RADEGONDE (SAINTE),

était fille de Berthaire, roi d’une partie de la Thuringe ou plutôt du pays de Tongres. Elle fut emmenée prisonnière à lège de dix ans par Clotaire, qui la fit instruire dans le christianisme et lui donna des mattrespour cultiver ses heureuses dispositions. Touché des charmes de sa captive, Clotaire l’épousa ; mais Radegonde ne pouvait aimer un tyran voluptueux et cruel, ui lui donnait d’indignes rivales et qui bientôt 2t égorger le frère de son épouse (eoy. CLOTAIRE 1°’). Elle lit part au pieux évêque de Noyon du projet qu’elle avait de fuir la cour pour se consacrer à Dieu dans un monastère. St-Médard, redoutant la vengeance de Clotaire, refusa de favoriser sou dessein. Alors Radegonde coupa ses cheveux elle-même, couvrit sa tête d’un voile et retourna près du prélat, qui, touché de son généreux courage, l’ordonna diaconesse, quoiqu’elle n’eût pas l’àge prescrit par les canons. Radegonde se rendit ensuite à Poitiers, et ayant apaisé Clotaire, en obtint la permission d’y fonder un monastère, devenu célèbre, qui prit le nom de Ste-Croix d’une précieuse relique que cette princesse reçut de l’empereur Justin et qu’elle y déposa. Elle y introduisit la règle de St-Césaire d’Arles, et mit ce couvent sous la direction d’une abbesse, à la-quelle elle resta soumise elle-même. Elle mêlait a ses exercices de piété la culture des lettres, et se rendit savante dans la connaissance des Pères grecs et latins, des pontes et des historiens ecclésiastiques. Radegonde devint la protectrice de Fortunat, qu’elle s’attacha d’abord en qualité de secrétaire et ensuite de chapelain (eog. Foe-ru :Ar). Cette pieuse reine mourut en 587, à 78 ans, le 13 aoùt, jour où 1’Eglise honore sa mêmeire. Nous avons de Ste-Radegonde un testament en forme de lettre adresses aux évêques de France. Celte pièce a été insérée par Grégoire de Tours dans son Mineoire, d’où elle a passé dans les recueils des conciles, dans les Annales de Barouiùs et dans celles d’Aquitaine. Les signatures d’évêques dont elle est suivie dans ce dernier recueil ont été ajoutées après coup. L’histoire contemporaine fait mention de plusieurs autres lettres de Ste-Radegonde, mais elles ne nous sont point parvenues ou bien elle& sont encore ensevelies dans la poussière des bibliothèques (reg. l’Histoire liudeaire de la France, t. 3, p. 346). On a la Vie de Sie-dtadegoade, par Fortunat. Une religieuse du monastère de Ste-Croix, nommée

8

58 RAD

Baudenovie, y joignit un second livre, qui con-tient, mir la vie Intérieure et sur les miracles de cette sainte, des détails que Fortunat n’avait pas connus ou qu’il n’avait m mi devoir rapporter. Lem deux livres ont été fueérés dans le recueil de Surins, dans le tome 1" del Aida mmetor. ord. Sa Besed eti (esy. MaIuoa), et dans les Actes des bollandistes, au 13 aobt, avec un long et savant commentaire, suivi d’une autre Vie de Rade-gode, par Hildebert, évéque du Mans (roy. Hn.-Das r). Ce sont les sources dans lesquelles ont puisé les nombreux historiens de Ste-Radegonde : Jean Bouchet, Pidoux, Monteil, Filleal, dom Lirai, etc. (t). Madame de Gottis a publié en 1813 un roman historique intitulé l’Abbaye de Ste-Crois, os Radegonde, reine de France, 5 vol. in-12.

W-s.