Biographie universelle ancienne et moderne - Tome 35, RICHARD DE ST-VICTOR
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[modifier] RICHARD DE ST-VICTOR,
théologien, né dans L’Ecosse au 4âç.&ècle, vint fort jeune en France et fit ses études s&us If célèbre Hugues, à l’abbaye St-Yictor de Paris 5 4ù ;U> enabEassa. la vie
RIC
régulière. Après avoir rempli différente, emplois dans ce monastère, il en devint prieur, ea 1162, et s’acquitta très bien de fonctions que rendait difficiles le caractère impérieux d’Ervisius, alors abbé. Ses talents et sa piété lui méritèrent l’estime de ses confrères, et même des religieux des autres ordres, qui lui demandaient des conseils ou des copies de ses ouvrages, comme oo. le voit par les lettres adressées à Richard, qu’a publiées Puchesne, dans le tome 4 des Scriptor. rerum Gallicar. Il mourut ea 1173, suivant les continuateurs de ÏHist. littéraire de France (voy. D. RIVET), le 10 mars, jour auquel se.trouve indiqué son anniversaire dans le nécrologe dje l’abbaye. Les OEuvrez de Richard ont été publiées, pour la première fois, à Yenise, en 1506, in-8° ; cette éditioB esi très incomplète. On en connaît six autres, parmi lesquelles on se contentera de citer celle de Paris, Jean Petit, 1518, iû-fol., dont on conserve un bel exemplaire sur vélin à la bibliothèque de Paris. La seule dont on se serve aujourd’hui, quoique peu correcte et dépourvue de tout éclaircissement, est celle de Rouen, Ber- thelin, 16£0, in-fol. ; elle a été publiée par le frère Jean de, Toulouse, qui l’a fait précéder d’une Vie d& l’auteur ; cette édition contient trenle-deux opuscules, qu’où peut diviser en quatre classes : les commentaires sur diverses parties de la bible ; les traités de morale mystique les traités dogmatiques, et les sermons e extraits ; mais l’éditeur n’a suivi aucun ordre dans le classement des pièces. La plupart des opuscules de Richard avaient été imprimés séparément à la fin. du 15e ou dans le 16e siècle ; il existe un exemplaire sur vélin à la bibliothèque de Paris de son traité : Super divina trinitate, Paris, H. Estienne, 1510, petit in-4° (1) [1]; c’est celui qui, de ia bibliothèque du duc de la Yaî- lière, avait passé dans celle de Mac-Carthy, où il a été payé cent quarante francs. Richard, dit un de nos savants les plus judicieux, ne manque ni d’idées, ni d’imagination, ni même de sensibilité si oa ne lit plus ses ouvrages, c’est qu’ils sont écrits sans méthode, sans critique, sans logique et sans goût. Voyez la Notice sur Richard, par Daunou, dans le tome 13 de [‘Histoire littéraire de la firance^ p. 472-488.
W-s.
- ↑ (1) Ant. Oembs, chanoine et professeur de théologie à Trêves, dans son Opuscula de Deo uno el trino {Mayence, 1789, Sn-fol.), prétendit s’appuyer d’un passage de ce livre de Richard de St-Victor, pour avancer que l’Eglise, au 12e siècle, avait commencé à varier sur le dogme de la Trinité et à donner dans l’hérésie de Sabellius ; mais il fut solidement réfuté dans leJudicium theo- logorum coloniensium, 1790.

