Cendres et Poussières/1909/Sommeil

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    O Sommeil, ô Mort tiède, ô musique muette !
    Ton visage s’incline éternellement las,
    Et le songe fleurit à l’ombre de tes pas,
    Ainsi qu’une nocturne et sombre violette.

    Les parfums affaiblis et les astres décrus
    Revivent dans tes mains aux pâles transparences,
    Évocateur d’espoirs et vainqueur de souffrances
    Qui nous rends la beauté des êtres disparus.

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