Dominique Mondelet — Chanson du voyageur canadien
Traduction française de
A Canadian Boat Song de [[Auteur:Thomas Moore|]]
A Canadian Boat Song de [[Auteur:Thomas Moore|]]
Aux approches du soir, aux sons lents de l’airain,
Nos voix à l’unisson, nos rames en cadence,
Quand l’ombre des forêts se perd dans le lointain,
À sainte Anne chantons l’hymne de la partance.
- Ramons, camarades, ramons,
- Les courants nous devancent,
- Les rapides s’avancent,
- La nuit descend dans les vallons.
Et pourquoi dérouler la voile en ce moment ?
Nul zéphir n’a ridé la surface de l’onde ;
Mais si, loin du rivage, Éole, nous portant,
Rend la rame au repos, entonnons à la ronde :
- Soufflez, soufflez, brise, aquilons,
- Les courants nous devancent,
- Les rapides s’avancent,
- La nuit descend dans les vallons.
Rives de l’Ottawa, l’astre pâle des nuits
Nous attend sur vos flots. Rends-nous les vents propices,
Patronne de ces lieux ! Ô toi qui nous conduis,
Donne à l’air la fraîcheur ! voguons sous tes auspices !
- Soufflez, soufflez, brise, aquilons,
- Les courants nous devancent,
- Les rapides s’avancent,
- La nuit descend dans les vallons.