Déjà le ciel prenait sa cape noire
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- Déjà le ciel prenait sa cape noire,
- Le blond Soleil sommeillait sous les eaux,
- Quand mon esprit au fort de ses travaux,
- Songeant, brûlant, pressait ton corps d'ivoire.
- Mais le pauvret, ruiné pour le croire,
- Vit tout soudain au lever des chevaux,
- Qui du clair Pô renomment les ruisseaux,
- Réduire en vent son plaisir et sa gloire.
- Ce n'est pas toi, ma belle, que j'ai vu
- Ce n'est pas toi qui m'as jeté ce feu
- Qui va brûlant d'une flammèche ingrate.
- Mon triste cœur, tu as plus de douceur,
- Hélas ! c'est toi, car ton bel œil vainqueur
- A nuit et jour la vertu d'Harmocrate.