à mademoiselle rachilde
- Tu nous rends l’égal des héros et des dieux,
- Et, nous procurant d’être les seuls dandies,
- Fais de nos orgueils des sommets radieux,
- Non plus ces foyers de troubles incendies.
- Tu brilles et luis, vif astre aux rayons doux,
- Sur l’horizon noir d’une lourde tristesse.
- Par toi surtout nous plaisons au Dieu jaloux,
- Choisie, une, fleur du Bien, Délicatesse !
- Plus fière fierté, plus pudique pudeur
- Qui ne sais rougir à force d’être fière,
- Qui ne peux que vaincre en ta sereine ardeur,
- Vierge ayant tout su, très paisible guerrière.
- Musique pour l’âme et parfum pour l’esprit,
- Vertu qui n’es qu’un nom, mais le nom d’un ange,
- Noble dame guidant au ciel qui sourit
- Notre immense effort de parmi cette fange.
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