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cinquiesme ouverture que le concile donne au restablissement de la penitence, en definissant, que les prestres doivent exercer leur puissance en liant, aussi-bien qu’en desliant, selon les anciens peres.
ce mesme chapitre de la satisfaction nous fournit un cinquiesme fondement, pour justifier la prattique que vous taschez de décrier, lors qu’il nous apprend, que les prestres doivent exercer la puissance des clefs en liant, aussi-bien qu’en déliant, comme enseignent les anciens peres. Car demandez à ces peres, ausquels le concile nous renvoye, ce que c’est que lier un pecheur, et ils vous respondront que c’est le mettre au nombre des penitens ; luy prescrire le temps, et la maniere de la penitence ; et le separer durant ce temps-là de la participation des mysteres. C’est le lien dont Saint Ambroise ne feignit point de lier un empereur, lors que voulant retrancher le grand Theodose de la sainte communion, et le reduire à la penitence. (...). Ce que ce prince religieux comprit si bien, qu’apres estre demeuré huict mois entiers dans les gemissemens, dans les larmes, et dans cét humble esloignement de l’autel ; il n’osoit encore esperer d’obtenir de Saint Ambroise la remission de son peché, et la permission de celebrer avec les autres fidelles la nativité du sauveur, quoy que l’histoire ecclesiastique remarque, qu’il en eust une passion tres-violente. Et lors qu’il la luy demanda avec toute sorte de soûmission et d’humilité, il n’usa que de ces termes, (...). Et Saint Augustin parlant de ceux qui font penitence apres avoir violé la grace de leur baptesme par des pechez mortels, et de la reconciliation qu’on leur donne apres leur penitence achevée, en parle en ces termes : (...). D’où il est constant que la principalle partie de la puissance de lier selon les peres, est de mettre en penitence, et de separer de l’eucharistie.