Dictionnaire de l’Académie française (1932)/ACCALMIE-ACTE

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Académie française

ACCALMIE à ACTE
8e édition
1932



ACCALMIE n. f.

  1. Marine. Calme momentané qui succède à un coup de vent très violent.
  1. Il s’emploie aussi figurément pour désigner une Période d’arrêt ou de calme succédant à une période d’activité ou d’agitation.
    Il s’est produit une accalmie inattendue dans notre commerce d’exportation. Ce malade est dans une période d’accalmie.

ACCAPAREMENT n. m.

  1. Action d’accaparer ou Résultat de cette action.
    Se livrer à l’accaparement. Des accaparements de blés, de farines.

ACCAPARER v. tr.

  1. Acheter ou Retenir en quantité considérable une denrée, une marchandise, pour la rendre plus chère en la rendant plus rare.
    On l’accusait d’avoir accaparé tous les blés de la province. Accaparer des huiles, des laines, etc.
  2. Fig.,
    Accaparer les voix, les suffrages, Se les assurer par des sollicitations, par la brigue, etc.
  3. Il signifie encore figurément S’emparer de quelqu’un à son propre profit.
    Il m’a accaparé toute la journée. Il est pour toujours accaparé par cette femme. fig.

ACCAPAREUR n.

  1. Celui, celle qui accapare.
    C’est un accapareur, une accapareuse. Il fut dénoncé comme un accapareur de blés.

ACCéDER v. intr.

  1. Entrer dans des engagements contractés déjà par d’autres.
    Les puissances du Nord ont accédé à ce traité, à cette convention. J’accède aux stipulations que mes cohéritiers ont consenties.
  2. Accéder à une proposition, Y adhérer, l’accepter.
    Accéder à une prière, à un voeu, Consentir à l’accomplissement de cette prière, l’exaucer.
    Dieu accède aux voeux des hommes.
  3. Il signifie aussi Arriver à.
    On accédait à cette terrasse par vingt marches.

ACCéLéRATEUR adj.

  1. Qui accélère.
    Muscles accélérateurs. Force accélératrice.
  2. Il s’emploie comme nom masculin en termes d’Automobilisme,
    Appuyer sur l’accélérateur.

ACCéLéRATION n. f.

  1. Augmentation de vitesse.
    L’accélération du mouvement dans la chute des corps graves. L’accélération de la marche.
  2. Il signifie au figuré Prompte expédition, prompte exécution.
    Il faut employer tel moyen pour l’accélération de cette affaire, de ce jugement. L’accélération des travaux.

ACCéLéRER v. tr.

  1. Rendre plus rapide.
    La gravité d’un corps qui tombe en accélère le mouvement. Accélérer la marche d’une armée. Il faut accélérer ce travail. Accélérer la décision d’une affaire. Mouvement accéléré. Pas accéléré. Voitures accélérées. Roulage accéléré.

ACCENT n. m.

  1. Grammaire. élévation de la voix sur une syllabe, dans un mot, Modification de la voix dans la durée ou dans le ton des syllabes et des mots.
    Mettre l’accent sur un mot que l’on veut faire valoir.
  2. Accent grammatical ou
    prosodique, Celui dont la grammaire, dont la prosodie fixe les règles. Lorsqu’il s’agit seulement de l’élévation de la voix sur une des syllabes du mot, on le nomme
    Accent tonique.
  3. Il se dit d’une manière plus générale de l’Intonation qui convient à l’expression des divers sentiments.
    Les accents de la passion. Des accents plaintifs. L’accent de la nature, de la sincérité. Et par suite il peut s’appliquer aux divers genres littéraires.
    L’accent oratoire.
  4. Il se dit absolument de l’Accent tonique et des Syllabes mêmes sur lesquelles porte cet accent.
    En grec, en italien, etc., la connaissance des accents, de l’accent est extrêmement importante. Déplacer l’accent.
  5. Il se dit aussi des Inflexions de voix particulières à une nation, aux habitants de certaines provinces.
    Accent national. Accent anglais, italien. Accent gascon. Accent normand, provençal. On connaît à son accent de quelle province il est.
  6. En ce sens il s’emploie quelquefois absolument.
  1. Il a de l’accent. Il a perdu, il a conservé son accent.
  2. Accent se dit aussi d’un Signe spécial qui se met sur une syllabe, soit pour faire connaître la prononciation de la voyelle, soit pour distinguer le sens d’un mot d’avec celui d’un autre mot qui s’écrit de même. Nous avons en français trois accents :
    l’accent aigu ( ’ ), l’
    accent grave ( ` ) et l’
    accent circonflexe ( ^ ), On met l’
    accent aigu sur un
    é, pour marquer que c’est un
    é fermé, et qu’il doit être prononcé comme dans ces mots,
    Santé, charité. On met l’
    accent grave sur un
    è ouvert, comme dans
    Procès, succès; on le met aussi sur
    à, préposition, pour le distinguer de
    a, troisième personne du singulier du présent de l’indicatif du verbe
    Avoir; on le met également sur
    là, adverbe, pour le distinguer de
    la, article, et sur
    où, adverbe, pour le distinguer de
    ou, conjonction. On met un
    accent circonflexe sur les voyelles longues où il indique ordinairement la suppression d’une voyelle ou d’une consonne qui figuraient anciennement, comme dans
    âge, rôle (
    Aage, roole);
    âne, fête, tête, gîte, côte (
    Asne, feste, teste, giste, coste).

ACCENTUATION n. f.

  1. Manière d’accentuer en écrivant ou en parlant.
    Les règles de l’accentuation française. Les règles de l’accentuation grecque. Entendre bien l’accentuation. Cette accentuation est vicieuse. Son accentuation laisse à désirer.

ACCENTUER v. tr.

  1. Marquer d’un accent.
    On accentue ce mot, ce mot s’accentue, doit être accentué de telle manière. Vous avez bien accentué, mal accentué. Les grammairiens d’Alexandrie furent les premiers à accentuer les mots grecs.
  2. Il signifie aussi Prononcer suivant les règles de l’accent tonique, et par extension Prononcer avec netteté, avec force.
    Cet acteur accentue parfaitement. Il faut accentuer davantage ce mot, cette phrase.
  3. Il se prend quelquefois en mauvaise part.
    Cet homme est fatigant, il accentue tout ce qu’il dit.
  4. Syllabe accentuée, La syllabe d’un mot sur laquelle porte l’accent tonique.
  5. Cette langue est fort accentuée, L’accent tonique y est très sensible et très varié.
  6. Par extension, il signifie Donner de l’intensité à une chose.
    Accentuer son action. Il a les traits fortement accentués.

ACCEPTABLE adj. des deux genres

  1. Qui peut, qui doit être accepté.
    Ces offres sont acceptables. Une pareille proposition n’est pas acceptable.

ACCEPTATION n. f.

  1. Action d’accepter.
    Acceptation d’une offre, d’un présent.
  2. En termes de Jurisprudence,
    Acceptation d’une donation. Acceptation d’une succession sous bénéfice d’inventaire.
  3. En termes de Banque,
    Acceptation d’une lettre de change, Promesse de la payer à son échéance.
    L’acceptation, une fois donnée, ne peut plus être révoquée. Voyez accepter.

ACCEPTER v. tr.

  1. Agréer ce qui est offert.
    Accepter une donation, une offre, une condition, une tutelle. Accepter un emploi, une charge. J’accepte ce que vous m’offrez. Les ennemis ont accepté la trêve. Le prince a accepté la dédicace de ce livre. Il l’a accepté pour gendre.
  2. Accepter un défi, S’engager à faire quelque chose dont on a été défié, et particulièrement quand il s’agit d’un duel.
  3. Accepter le combat, Témoigner que l’on est prêt à soutenir l’attaque de l’ennemi.
  4. J’en accepte l’augure. Voyez augure.
  5. En termes de Banque,
    Accepter une lettre de change, Prendre l’engagement de la payer à l’échéance, en mettant son nom au bas ou en travers du corps de l’écriture, avec le mot
    Accepté.
  6. Accepter s’emploie aussi absolument.
    Il vient d’être nommé à cette place, on ne sait s’il acceptera.


ACCEPTEUR n. m.

  1. Banque. Celui qui accepte.
    L’accepteur d’une lettre de change devient personnellement débiteur de la somme.

ACCEPTION n. f.

  1. Sorte de préférence qu’on a pour une personne au préjudice d’une autre. Il est surtout usité dans cette locution,
    Faire acception de personnes. Rendre la justice sans acception de personnes. La justice ne fait acception de personne.
  2. On dit aussi
    Sans acception de qualités, sans acception de fortune, sans acception de parti, c’est-à-dire Sans tenir compte des qualités d’une personne, de sa fortune, du parti auquel elle appartient.
  3. Il signifie aussi, en termes de Grammaire, Sens dans lequel un mot se prend.
    Ce mot a plusieurs acceptions. Acception propre. Acception figurée. C’est l’acception ordinaire de ce mot. Ce mot, dans son acception la plus naturelle, dans son acception la plus étendue, dans son acception rigoureuse, signifie, etc. Ce mot est mis, est employé ici dans une acception détournée.

ACCèS n. m.

  1. Facilité plus ou moins grande d’accéder dans un lieu.
    Place de facile accès, de difficile accès. La place n’est pas fortifiée, mais l’accès en est difficile. Les fortifications qui en défendent l’accès. Cette côte, cette île est de difficile accès.
  2. Avoir accès, avoir un libre accès auprès de quelqu’un, Avoir la facilité de lui parler, de l’entretenir.
    Cet homme est de facile accès, de difficile accès.
  3. Il s’emploie aussi dans un sens figuré.
    Avoir accès aux emplois. La pitié n’a point d’accès dans son coeur.
  4. Il se dit, en termes de Droit canon, de l’Action pour un cardinal de se joindre à d’autres lors de l’élection d’un pape; sorte de ballottage dans lequel les cardinaux reportent leurs suffrages sur un candidat qui n’avait pas obtenu un nombre de voix suffisant.
    Après le premier scrutin, on alla à l’accès. Tel cardinal a eu tant de voix à l’accès.
  5. Il se dit encore, en termes de Médecine de Certains phénomènes morbides qui surviennent à des intervalles ordinairement réguliers, et spécialement de Ceux qui caractérisent les fièvres intermittentes.
    Avoir un accès de fièvre, un accès violent. Son accès n’a duré que deux heures. Un accès avec des redoublements. L’accès est sur sa fin. L’accès avance, retarde, diminue.
  6. Il se dit aussi des Attaques de certaines maladies qui ont ordinairement des retours et des redoublements, comme la fièvre, la folie la goutte, etc.
    Accès de fièvre, de goutte. Ce malheureux s’est tué dans un accès de folie.
  7. Il signifie figurément, au sens moral, Mouvement intérieur et passager sous l’empire duquel on agit.
    Avoir des accès de colère, de rage, de désespoir, d’indignation. Il est avare ou généreux par accès.

ACCESSIBILITé n. f.

  1. Qualité de ce qui est accessible.
    L’accessibilité aux emplois publics.

ACCESSIBLE adj. des deux genres

  1. Où l’on peut accéder.
    Un lieu accessible. Cette place, ce poste n’est pas accessible. C’est un homme qui est accessible à toute heure. Il est accessible à tout le monde. Cette science est devenue accessible à tous.

ACCESSION n. f.

  1. Action d’ajouter ou de s’ajouter à.
    Ce royaume s’est agrandi par l’accession des provinces voisines.
  2. Il s’emploie plus particulièrement pour désigner l’Adhésion d’une puissance à un engagement déjà contracté par d’autres.
    Acte d’accession. Les puissances du Nord ont promis leur accession à ce traité.
  3. Il se dit d’une façon plus générale de l’Action par laquelle on adhère à une chose, à un acte, à un contrat quelconque.
    Il y a eu accession du père au contrat de mariage du fils.
  1. Il se dit aussi de la Possibilité d’accès à telles ou telles fonctions.
  2. Il se dit, en termes de Jurisprudence, du Droit que le propriétaire d’une chose, mobilière ou immobilière, a sur ce qu’elle produit ou sur ce qui s’y unit et s’y incorpore. On le dit quelquefois des Choses mêmes sur lesquelles ce droit est exercé.
    Les fruits de la terre, les fruits civils, le croît des animaux appartiennent au propriétaire par droit d’accession.

ACCESSIT n. m.

  1. Mot emprunté du latin. Distinction accordée dans les écoles, dans les collèges et dans les académies à celui ou à ceux qui ont le plus approché du prix.
    Obtenir l’accessit, un accessit. Il a eu un prix et deux accessits. Il a eu le second accessit de version grecque.

ACCESSOIRE adj. des deux genres

  1. Qui n’est regardé que comme la suite, l’accompagnement ou la dépendance de quelque chose de principal.
    Cela n’est qu’accessoire. Une idée accessoire. Une clause accessoire. Les parties accessoires d’une composition.
  2. Il s’emploie comme nom et signifie Ce qui suit ou accompagne le principal.
    Le principal et l’accessoire. L’accessoire suit le principal.
  3. Il se dit, en termes de Beaux-Arts, des Parties qui ne sont pas essentielles à la composition.
    Les accessoires, dans ce tableau, sont parfaitement traités. Négliger les accessoires. Cet accessoire nuit à l’effet du tableau. Les costumes, les décors sont des accessoires dans un ouvrage dramatique.
  4. Il se dit particulièrement, en termes de Théâtre, de Certains objets qui peuvent être nécessaires à la représentation, tels que lettre, bourse d’argent, écritoire, etc.
    Le garçon de théâtre a oublié d’apporter les accessoires.
  5. En termes d’Anatomie,
    Les accessoires, Certains nerfs ou muscles dont l’action fortifie ou corrige celle d’autres nerfs ou muscles qu’ils accompagnent.

ACCESSOIREMENT adv.

  1. D’une manière accessoire.
    Il ajouta accessoirement bien d’autres choses. J’insisterai sur cette preuve, je ne donnerai les autres qu’accessoirement.

ACCIDENT n. m. Ce qui arrive par hasard. Il se prend d’ordinaire en mal, quand il n’est accompagné d’aucune épithète qui en détermine le sens en bien. La vie humaine est sujette à tant d’accidents. On répond de sa guérison, s’il ne survient point d’accident. Accident favorable. Accident funeste. Heureux accident. En termes de Philosophie, il signifie Ce qui dans un objet peut changer sans en détruire ou en altérer la substance. La substance soutient les accidents. En termes de Théologie, et en parlant du sacrement de l’Eucharistie, il se dit de la Figure, de la couleur, de la saveur, etc., qui restent après la consécration. Tous les accidents qui étaient dans le pain et le vin avant la consécration subsistent encore après. Accidents de terrain, Certains mouvements du sol, élévations ou abaissements de terrain. En termes de Peinture, Accident de lumière. Effet partiel produit par une lumière autre que celle qui éclaire la scène principale et qui vient rompre l’uniformité. Ce reflet de lune est un heureux accident de lumière. En termes de Musique, ACCIDENT se dit de Tout signe qui élève ou abaisse le ton. PAR ACCIDENT, loc. adv.

  1. Ce qui arrive par hasard. Il se prend d’ordinaire en mal, quand il n’est accompagné d’aucune épithète qui en détermine le sens en bien.
    La vie humaine est sujette à tant d’accidents. On répond de sa guérison, s’il ne survient point d’accident. Accident favorable. Accident funeste. Heureux accident.
  2. En termes de Philosophie, il signifie Ce qui dans un objet peut changer sans en détruire ou en altérer la substance.
    La substance soutient les accidents.
  3. En termes de Théologie, et en parlant du sacrement de l’Eucharistie, il se dit de la Figure, de la couleur, de la saveur, etc., qui restent après la consécration.
    Tous les accidents qui étaient dans le pain et le vin avant la consécration subsistent encore après.
  4. Accidents de terrain, Certains mouvements du sol, élévations ou abaissements de terrain.
  5. En termes de Peinture,
    Accident de lumière. Effet partiel produit par une lumière autre que celle qui éclaire la scène principale et qui vient rompre l’uniformité.
    Ce reflet de lune est un heureux accident de lumière.
  6. En termes de Musique, ACCIDENT se dit de Tout signe qui élève ou abaisse le ton.
  7. Par accident, loc. adv. Par cas fortuit par hasard.
    C’est par accident que cela est arrivé. Cela ne s’est fait que par accident.

ACCIDENTé adj.

  1. Qui offre des accidents.
    Vie accidentée. Terrain accidenté.

ACCIDENTEL adj.

  1. Qui arrive par accident.
    Cette circonstance est purement accidentelle.
  2. En termes de Philosophie, il signifie Qui
n’est dans un sujet que par accident et qui pourrait n’y être pas sans que le sujet fût détruit. 
  1. Telle ou telle couleur est accidentelle au papier.
  2. En termes de Musique,
    Lignes accidentelles, Lignes ou traits qu’on ajoute au-dessus où au-dessous de la portée pour y placer les notes qui en excèdent l’étendue.

ACCIDENTELLEMENT adv.

  1. D’une manière accidentelle.
    Il n’est qu’accidentellement impliqué dans cette affaire. Je ne suis ici qu’accidentellement.
  2. Il se dit, en termes de Philosophie, par opposition à Essentiellement.
    La blancheur, la rondeur, etc., ne sont qu’accidentellement dans les sujets où elles se trouvent.

ACCISE n. f.

  1. Taxe qui se lève, sur les boissons et autres objets de consommation, en Angleterre et dans d’autres pays.

ACCLAMATION n. f.

  1. Cris de joie ou d’enthousiasme qu’excite une action ou une personne.
    à son arrivée, il se fit une acclamation générale. Le sénat romain faisait des acclamations aux nouveaux empereurs. Il fut reçu avec de grandes acclamations, de longues acclamations. Il fut salué par les acclamations de la multitude. Tout retentissait de leurs acclamations. Les acclamations des peuples.
  2. Par acclamation, Manière dont une assemblée donne son suffrage, lorsqu’une personne est élue, une loi votée, une proposition adoptée, etc., tout d’une voix et sans qu’il soit besoin d’aller au scrutin.
    Il fut élu, nommé par acclamation. La loi passa, fut votée par acclamation. La proposition fut adoptée par acclamation.

ACCLAMER v. tr.

  1. Saluer par des acclamations.
    La foule acclama le vainqueur.

ACCLIMATATION n. f.

  1. Action d’acclimater.
    Jardin d’acclimatation. Société d’acclimatation.

ACCLIMATEMENT n. m.

  1. Adaptation d’un être, d’un organisme à un milieu nouveau.

ACCLIMATER v. tr.

  1. Habituer à un climat autre que celui du pays natal.
    Acclimater une race de chevaux, de chiens, etc. Il faut du temps pour acclimater une plante étrangère. Cette plante a peine à s’acclimater dans nos régions.
  2. Fig., en parlant des choses morales :
    Au XVIIIe siècle, beaucoup d’idées venues de l’étranger se sont acclimatées en France. fig.

ACCOINTANCE n. f.

  1. Fréquentation, liaison familière.
    Je ne veux point d’accointance avec lui. Il a eu accointance avec cette femme. Elle a eu des accointances avec lui.

ACCOINTER (S’) v. pron.

  1. Se lier intimement, se familiariser avec quelqu’un.
    Il s’est accointé d’un homme de fort mauvaise compagnie. Il est familier.

ACCOLADE n. f.

  1. Action d’embrasser en mettant les bras autour du cou.
    De grandes accolades. Donner l’accolade à un officier après l’avoir fait reconnaître. Accolade fraternelle.
  2. Il s’est dit aussi d’Une des principales cérémonies observées dans la réception d’un chevalier, et qui consistait ordinairement à donner trois coups du plat de l’épée sur l’épaule ou sur le cou de celui qu’on armait chevalier, après quoi on l’embrassait.
    Donner, recevoir l’accolade.
  3. Il se dit, par analogie, d’une Sorte de trait en forme de crochet brisé à son milieu (} ), qui sert, dans l’écriture et l’impression, à embrasser plusieurs objets, soit pour en former un tout, soit pour montrer ce qu’ils ont de commun ou d’analogue entre eux.
    L’accolade s’emploie souvent dans les comptes, dans la formation des tableaux, etc., et se place, suivant le besoin, horizontalement ou verticalement. Réunir plusieurs articles, plusieurs colonnes par une accolade. On joint par une accolade les portées de toutes les différentes parties d’une pièce de musique.


ACCOLAGE OU ACCOLEMENT n. m.

  1. Action d’accoler.
    L’accolage de la vigne.

ACCOLER v. tr. Jeter les bras autour du cou de quelqu’un en signe d’affection. Il me vint accoler. Ils s’accolèrent avec grande amitié. Il est peu usité. Accoler la cuisse, accoler la botte à quelqu’un, Lui embrasser la cuisse, la botte; ce qui était une marque de grande soumission et d’infériorité. Accoler la vigne, La relever et la lier à l’échalas. Fig., Accoler deux ou plusieurs articles dans un compte, Les réunir par une accolade; ou bien Comprendre sous une seule marque, sous une seule somme deux ou plusieurs articles de compte. Fig. et fam., Accoler deux personnes, deux noms dans un même discours, Les y présenter, les y faire figurer à côté l’un de l’autre. Je ne suis point content de me voir accolé dans votre récit avec un tel. Le participe passé

  1. Jeter les bras autour du cou de quelqu’un en signe d’affection.
    Il me vint accoler. Ils s’accolèrent avec grande amitié. Il est peu usité.
  2. Accoler la cuisse, accoler la botte à quelqu’un, Lui embrasser la cuisse, la botte; ce qui était une marque de grande soumission et d’infériorité.
  3. Accoler la vigne, La relever et la lier à l’échalas.
  4. Fig.,
    Accoler deux ou plusieurs articles dans un compte, Les réunir par une accolade; ou bien Comprendre sous une seule marque, sous une seule somme deux ou plusieurs articles de compte.
  5. Fig. et fam.,
    Accoler deux personnes, deux noms dans un même discours, Les y présenter, les y faire figurer à côté l’un de l’autre.
    Je ne suis point content de me voir accolé dans votre récit avec un tel.
  6. Le participe passé Accolé, ée, est adjectif et se dit, en termes de Blason, de Deux choses attenantes et jointes ensemble.
    Les écus de France et de Navarre étaient ordinairement accolés.
  7. Il se dit dans le même sens, en termes de Numismatique, de Deux têtes jointes sur la même médaille, sur le même camée.
    Plusieurs camées antiques d’une grande beauté offrent des têtes accolées. fig.

ACCOMMODABLE adj. des deux genres

  1. Qui peut s’accommoder. Il ne se dit guère qu’en matière de Différend et de querelle.
    Cette affaire, cette querelle est accommodable, n’est pas accommodable, n’est accommodable que par ce moyen-là.

ACCOMMODAGE n. m.

  1. Action d’accommoder. Il se dit surtout de l’Apprêt que les cuisiniers ou les rôtisseurs donnent aux viandes.
    Payer l’accommodage des viandes. Il faut tant pour l’accommodage.

ACCOMMODANT adj.

  1. Qui s’accommode à tous et à tout.
    C’est un homme accommodant, d’un esprit fort accommodant. Une humeur, une personne accommodante. Ce marchand est fort accommodant.

ACCOMMODATION n. f.

  1. Action d’accommoder ou de s’accommoder.
    L’accommodation des êtres vivants aux conditions dans lesquelles ils se trouvent. L’accommodation de l’oeil.

ACCOMMODEMENT n. m.

  1. Accord que l’on fait d’un différend, d’une querelle.
    Accommodement à l’amiable. Un mauvais accommodement vaut mieux qu’un bon procès. On lui propose un accommodement. Nous sommes en voie d’accommodement. Voilà un bon moyen d’accommodement. On traite un accommodement, d’un accommodement. Entendre à un accommodement. Il refuse tout accommodement. Rompre un accommodement.
  2. Il se dit aussi des Moyens, des expédients qu’on trouve pour concilier les esprits, terminer les affaires ou satisfaire sa conscience.
    Il y aurait pour cette affaire un accommodement, s’ils étaient raisonnables. J’y ai trouvé un accommodement. Il est avec le Ciel des accommodements.
  3. C’est un homme d’accommodement, de facile accommodement, Il est aisé de s’entendre, de s’accorder avec lui.

ACCOMMODER v. tr.

  1. Donner, procurer de la commodité.
    Cette pièce de terre l’accommoderait bien, accommoderait fort son parc. Cette place l’accommoderait parfaitement. Il est habile à s’accommoder.
  2. S’accommoder signifie aussi Accommoder ses affaires.
    Il devient riche, il s’est accommodé. Je l’ai vu pauvre, mais il s’est bien accommodé. Ce sens a vieilli.
  3. Il signifiait autrefois Ranger, agencer.
    Il a bien accommodé sa maison, son jardin.
  1. Accommoder une viande, des légumes, Les apprêter.
    Que voulez-vous qu’on vous accommode pour votre dîner?
  2. Il signifie aussi Coiffer, arranger des cheveux.
    Accommoder des cheveux, une perruque. Il est vieux.
  3. Ironiq. et fam.,
    Il l’a bien accommodé d’importance, comme il faut, Il l’a maltraité; il l’a traité durement comme il le méritait.
  4. Fam.,
    Il est étrangement accommodé, se dit d’un Homme qui est en désordre. On dit de même
    Vous voilà accommodé d’une étrange manière. Il est tout couvert de boue, le voilà bien accommodé.
  5. Accommoder se dit encore en parlant des Affaires qu’on termine à l’amiable et des Personnes que l’on met d’accord.
    Il faut accommoder cette affaire, ce différend, cette querelle. Ils étaient près de se battre, on les a accommodés. S’ils ne s’accommodent pas, ils se ruineront en procès.
  6. Il se dit aussi en parlant de Certaines choses dont on convient, dont on traite ensemble dans le commerce de la vie.
    Vous avez un beau cheval, voulez-vous m’en accommoder? Je vous accommoderai de ma maison, si vous voulez l’acheter. Vous avez un bois près de mon domaine, j’ai un pré qui tient au vôtre, nous nous accommoderons si vous voulez. Il est vieux.
  7. Accommoder signifie aussi Conformer, approprier à, etc.
    Les courtisans savent accommoder leur goût, leur humeur, leurs discours à ce qui plaît au prince. Il accommode son langage aux circonstances. Il faut s’accommoder à l’usage. S’accommoder au temps. Il n’est pas difficile, il est complaisant, il s’accommode à tout.
  8. S’accommoder de tout, être d’un facile accommodement, d’un commerce aisé dans toutes les choses de la vie.
    Il n’est point difficile, point délicat, il s’accommode de tout.
  9. S’accommoder d’une chose, S’en arranger, consentir à l’acheter, à la recevoir en échange.
    Donnez-moi pour l’argent que vous me devez ce cheval, ce fusil : je m’en accommoderai.
  10. S’accommoder d’une chose signifie quelquefois, dans le langage familier, Se servir d’une chose sans y avoir droit, comme si l’on en était le propriétaire.
    Il s’accommode de tout ce qu’il trouve sous sa main. On dit aussi
    Je m’accommoderais bien de cela, en parlant d’une Chose que l’on trouve à son goût, à sa convenance.
  11. être peu accommodé des biens de la fortune, N’être pas riche, n’être pas à son aise.

ACCOMPAGNATEUR n.

  1. Musique. Celui, celle qui exécute un accompagnement musical.
    Cette cantatrice, ce virtuose amène son accompagnateur.

ACCOMPAGNEMENT n. m.

  1. Action d’accompagner, surtout dans certaines cérémonies.
    On porta ce souverain au tombeau de ses ancêtres, et plusieurs princes furent désignés pour l’accompagnement du corps. Le maréchal de France qui était nommé pour l’accompagnement de l’ambassadeur, etc.
  2. Spécialement, en termes de Musique, il se dit des Mélodies ou parties secondaires qui servent à accompagner la mélodie principale d’un morceau de musique exécuté par une voix ou par un instrument.
    L’accompagnement soutient la voix. Accompagnement de flûte, de violon. Sonate pour le piano avec accompagnement de basse, de violon et d’alto. Accompagnement obligé. Cet accompagnement est bien écrit, est brillant, trop chargé, sans effet, insignifiant. Ces accompagnements sont d’une riche facture, d’une grande pauvreté.
  3. Accompagnement de quatuor, c’est-à-dire des Seuls instruments à cordes, violons, altos, basses et contrebasses.
    Accompagnement d’harmonie, c’est-à-dire des Seuls instruments à vent.
    Accompagnement à grand orchestre, c’est-à-dire Auquel concourent tous les instruments.
  4. Accompagnement se dit aussi de Ce qu’on
regarde comme un accessoire nécessaire de certaines choses, soit pour la commodité, soit pour l’ornement. 
  1. La figure principale de ce tableau aurait besoin de quelques accompagnements.
  2. Il s’emploie aussi figurément.
    Le bonheur n’est pas toujours l’accompagnement de la vertu.
  3. Il se dit particulièrement, en termes de Blason, de Tout ce qui est hors de l’écu, comme les supports, le cimier, les lambrequins, etc.
    Porter des armoiries sans aucun accompagnement.

ACCOMPAGNER v. tr.

  1. Aller de compagnie avec quelqu’un.
    Je vous accompagnerai jusque- là. Il m’accompagna dans ce voyage.
  2. Fig.,
    Le bonheur, la fortune l’accompagne. Il est heureux.
    Les humiliations qui accompagnent la défaite.
  3. Il signifie aussi Suivre par honneur.
    La plus grande partie de la noblesse accompagnait le gouverneur de la province. Ce prince est toujours accompagné d’une suite nombreuse. Il fut accompagné par plusieurs de ses amis. Tous ceux qui se trouvèrent là accompagnèrent le Saint Sacrement.
  4. Il signifie encore Conduire en cérémonie.
    C’est lui qui a la charge d’accompagner l’ambassadeur à l’audience.
  5. Il signifie de même Reconduire par honneur une personne dont on a reçu visite.
    Quand il s’en alla, on l’accompagna jusqu’à sa voiture.
  6. Il signifie également Escorter.
    Je vous donnerai des gens pour vous accompagner. Il se fait toujours bien accompagner, parce qu’il a des ennemis.
  7. Il signifie aussi Assortir, convenir à.
    Sa voix, son geste accompagne son visage. Cette garniture accompagne bien la robe. Ces pavillons accompagnent bien le corps de logis. Sa coiffure accompagne mal son visage.
  8. Accompagner une chose d’une autre, Joindre, ajouter une chose à une autre.
    Il accompagna son présent d’une lettre fort polie. Il accompagna ses remontrances de menaces. Tout ce qu’il fait, tout ce qu’il dit, il l’accompagne de beaucoup de grâce, etc.
  9. Accompagner, en termes de Musique, signifie Exécuter un accompagnement.
    Il vous voulez chanter, je vous accompagnerai avec le violon, sur le piano. Il chante bien et s’accompagne lui-même avec la guitare. En ce sens il s’emploie absolument.
    Accompagner au piano, avec la harpe, etc. Il accompagne bien. Il accompagne mal. Il accompagne à livre ouvert. S’accompagner au piano, avec la guitare.
  10. S’accompagner signifie aussi Mener quelques gens avec soi pour quelque dessein; et il se prend souvent en mauvaise part.
    Il s’accompagne toujours de méchants garnements. Il s’accompagna de gens de main pour faire ce coup. En ce sens il vieillit. fig.

ACCOMPLIR v. tr. Achever entièrement. Accomplir le temps de son apprentissage, de son noviciat, de son service militaire. Il signifie aussi Mettre à exécution, réaliser complètement. Accomplir sa promesse. Accomplir son voeu. Accomplir un dessein. Accomplir les conditions d’un traité. Accomplir un mariage qui avait été résolu. J’espère que Dieu accomplira vos désirs. JéSUS-CHRIST a accompli les prophéties. Le traité qu’ils avaient fait n’a pu s’accomplir. Si ce mariage s’accomplit. Que vos voeux et les nôtres s’accomplissent! Cela arriva de la sorte, afin que l’écriture s’accomplît. Accomplir la loi, Faire ce que la loi exige. Accomplir ses obligations, Satisfaire à ses engagements, remplir ses devoirs. Le participe passé

  1. Achever entièrement.
    Accomplir le temps de son apprentissage, de son noviciat, de son service militaire.
  2. Il signifie aussi Mettre à exécution, réaliser complètement.
    Accomplir sa promesse. Accomplir son voeu. Accomplir un dessein. Accomplir les conditions d’un traité. Accomplir un mariage qui avait été résolu. J’espère que Dieu accomplira vos désirs. JéSUS-CHRIST
    a accompli les prophéties. Le traité qu’ils avaient fait n’a pu s’accomplir. Si ce mariage s’accomplit. Que vos voeux et les nôtres s’accomplissent! Cela arriva de la sorte, afin que l’écriture s’accomplît.
  3. Accomplir la loi, Faire ce que la loi exige.
    Accomplir ses obligations, Satisfaire à ses engagements, remplir ses devoirs.
  4. Le participe passé Accompli, ie, est aussi adjectif et signifie Qui est parfait en son genre.
    C’est un homme accompli, accompli en tout point, de tous points. Un courtisan accompli. Une beauté accomplie. Un ouvrage accompli.


ACCOMPLISSEMENT n. m.

  1. Action d’accomplir ou Résultat de cette action.
    L’accomplissement d’un dessein, d’un ouvrage. L’accomplissement d’une promesse, d’un voeu, d’un serment. L’accomplissement des conditions d’un traité. L’accomplissement des prophéties.

ACCORD n. m.

  1. Union entre plusieurs personnes, causée par la conformité de volontés, de sentiments, d’idées.
    Ils ont toujours vécu en complet accord, dans un accord parfait. L’accord qui régnait entre eux.
  2. Il s’emploie en ce sens avec la préposition
    De. Mettre des gens d’accord. Ils sont d’accord. Ils en sont convenus d’un commun accord. Ils en sont tombés d’accord. J’en demeure d’accord.
  3. Par ellipse on dit absolument
    D’accord, J’y consens, j’en conviens.
  4. Il signifie aussi Convention que l’on fait pour terminer un différend.
    Faire un accord. Passer un accord. Je me tiens à l’accord qui a été fait.
  5. Il se dit au pluriel pour signifier les Conventions préliminaires d’un mariage.
    On a terminé, signé les accords.
  6. Il signifie figurément Convenance, juste rapport de plusieurs choses ensemble.
    Il y a un merveilleux accord entre toutes les parties de l’univers, entre les parties du corps humain. Il faut de l’accord entre les gestes et les paroles. L’accord des voix et des instruments. Il n’y a point d’accord entre vos actions et les principes que vous professez.
  7. Il se dit particulièrement de l’Ensemble avec lequel deux ou plusieurs personnes exécutent certains mouvements.
    Il y a beaucoup d’accord, il n’y a point d’accord dans leurs mouvements. Vous ne ramez point d’accord.
  8. Il exprime, en termes de Peinture, le Bon effet qui résulte de l’harmonie des couleurs et de celle des lumières et des ombres.
    Il y a un bel accord dans ce tableau. Ce tableau manque d’accord.
  9. Il se dit également en parlant de Toutes les oeuvres d’art.
    De l’accord des détails naît l’harmonie de l’ensemble.
  10. Accord, en termes de Musique, signifie Union de plusieurs sons entendus à la fois et formant harmonie.
    Bel accord. Accord parfait. Accords consonants. Accords dissonants. Il y a de beaux accords dans ce morceau de musique. Frapper un accord. Les accords dissonants font un bon effet quand ils sont bien préparés et bien sauvés.
  11. Fig.,
    Les accords de la lyre. De doux accords. De sublimes accords, etc.
  12. Il se dit aussi de l’état d’un instrument de musique dont les cordes sont montées juste au ton où elles doivent être.
    Ce violon est d’accord, n’est pas d’accord. Cette harpe ne tient pas l’accord, Les cordes de cette harpe ne demeurent pas au ton où on les a mises.
  13. Accord, en termes de Grammaire, se dit du Rapport des mots entre eux, exprimé par le genre et le nombre, et aussi par le cas dans certaines langues.
    L’accord de l’adjectif avec le nom. L’accord du verbe avec son sujet au nominatif. fig.

ACCORDABLE adj. des deux genres

  1. Qui peut s’accorder, qu’on peut accorder.
    Cette grâce est accordable. Ce vieux piano n’est plus accordable. Ces plaideurs ne sont pas accordables.

ACCORDAGE n. m.

  1. Action d’accorder un instrument de musique ou Résultat de cette action.

ACCORDAILLES n. f. pl.

  1. pl. Réunion qui se fait pour signer les articles d’un contrat de mariage.
    Il se trouva peu de parents aux accordailles. Il est familier.

ACCORDANT adj.

  1. Musique. Qui s’accorde bien. Do
    et sol
    sont des tons accordants entre eux. Do
    et si
    ne sont pas des tons accordants entre eux, ils sont discordants. Il a vieilli. On dit plutôt CONSONANT.


ACCORDé n.

  1. Celui, celle qu’engage un accord réciproque en vue du mariage.
    Où est l’accordé? Voici l’accordée. Les accordés seront mariés dans peu de jours. On dit plutôt aujourd’hui FIANCé, FIANCéE.

ACCORDéON n. m.

  1. Petit instrument de musique composé d’un soufflet et de lames d’acier correspondant à des touches qui forment un clavier.
    Le son de l’accordéon a peu de volume. Les accordéons sont plutôt des jouets que des instruments de musique.

ACCORDER v. tr.

  1. Mettre d’accord.
    Accorder les coeurs. Accorder une personne avec une autre. Ces deux hommes étaient en procès, en querelle, on vient de les accorder. Nous tâcherons de nous accorder. Accordez-vous avec vous-même. Je m’accorde avec vous en ce point, sur ce point. Ils s’accordent tous pour me tromper, pour me perdre. Ils sont de même humeur, ils s’accorderont bien ensemble. Les deux esprits n’auront pas de peine à s’accorder.
  2. Prov.,
    Ces gens s’accordent comme chien et chat, Ils ne peuvent s’accorder, ils ne sauraient vivre ensemble.
  3. S’accorder se dit aussi généralement de Toutes les choses qui ont entre elles de la convenance, de la ressemblance, de la conformité, du rapport, en quelque manière que ce soit.
    Ces voix s’accordent parfaitement. Ces deux couleurs s’accordent bien. Ce que vous me dites aujourd’hui ne s’accorde pas avec ce que vous m’avez dit hier. Ces deux passages ne s’accordent pas.
  4. Accorder, en parlant de doctrine, d’opinions, de lois, etc., signifie Concilier de façon à ôter l’apparence de contradiction.
    Accorder les écritures. Il n’est pas facile d’accorder ces deux textes, ces deux passages. Comment accorder toutes ces lois?
  5. En termes de Peinture,
    Accorder les tons, Assortir les couleurs et les nuances de manière à produire un effet harmonieux.
  6. En termes de Musique,
    Accorder un violon, une basse, une harpe, un piano, etc., En mettre toutes les cordes juste au même ton.
    Ce musicien a été longtemps à accorder son violon.
  7. Accorder des instruments les uns avec les autres, Les mettre tous au même ton.
    Accorder des violons et des basses au ton du piano.
  8. Prov. et fig.,
    Accordez vos flûtes, Convenez de ce que vous voulez faire, convenez des moyens de faire réussir votre dessein. Cette expression a vieilli.
  9. Par extension, il signifie Octroyer, concéder.
    Accorder un privilège, une grâce, une faveur. Le pape accorda tant d’années d’indulgence. Dieu ne lui a pas accordé de vivre assez longtemps pour voir ses enfants établis. Je lui accorde tout ce qu’il demande.
  10. Accorder une demande, En accorder l’objet.
  11. Accorder une jeune fille en mariage, La promettre à celui qui la demande pour l’épouser.
  12. Accorder du temps à un débiteur, Consentir à retarder l’époque où il doit s’acquitter.
  13. Accorder signifie encore Reconnaître pour vrai.
    Je vous accorde cette proposition. C’est une vérité de fait qu’il faut que vous m’accordiez. Accordez-moi ce principe, cette hypothèse, ce point de départ. J’accorde qu’il a eu raison de refuser; mais il y a la manière.
  14. En termes de Grammaire, il signifie Mettre entre les mots d’une même phrase la concordance que prescrit la syntaxe.
    Suivant les règles de la Grammaire, il faut accorder l’adjectif avec le nom en genre et en nombre, et, quand les langues ont des cas, les accorder aussi en cas. On dit plus ordinairement
    Faire accorder. Il faut faire accorder le verbe avec son sujet. Le verbe s’accorde, doit s’accorder en nombre et en personne avec son sujet. fig.

ACCORDEUR n. m.

  1. Celui qui fait métier d’accorder certains instruments de musique.
    Accordeur d’orgues, de pianos.

ACCORDOIR n. m.

  1. Outil d’accordeur.


ACCORE n. m.

  1. Marine. Pièce de bois qu’on dresse presque verticalement pour étayer un objet, pour le maintenir en place.
    Les accores qui soutiennent un navire échoué ou sur le chantier.

ACCORT adj.

  1. Qui est avenant, qui agrée. Il s’emploie surtout au féminin.
    Cet homme est d’une humeur accorte. Physionomie accorte.

ACCORTISE n. f.

  1. Humeur accorte. Il a vieilli.

ACCOSTABLE adj. des deux genres

  1. Qui est facile à accoster.
    Ce quai est accostable.

ACCOSTER v. tr.

  1. Marine. Se placer le long de et à côté de.
    Accoster un vaisseau. Accoster un quai. Absolument,
    On leur cria d’accoster.
  2. Il signifie aussi Aborder quelqu’un qu’on rencontre pour lui parler.
    Il me vint accoster. Il m’accosta lorsque je n’y pensais pas.
  3. S’accoster de signifie Hanter, fréquenter quelqu’un.
    Je ne sais de quelles gens vous vous accostez. Il s’accosta d’un mauvais garnement. Il est familier et ne se dit guère qu’en mauvaise part.

ACCOT n. m.

  1. Ce qui sert à accoter.

ACCOTEMENT n. m.

  1. Ponts et chaussées. Espace compris entre la chaussée et le fossé, entre le ruisseau et la maison.
    Accotement de la route.
  2. Il se dit aussi de la Partie du ballast de chaque côté d’une voie ferrée.

ACCOTER v. tr.

  1. Appuyer d’un côté.
    Accoter sa tête. S’accoter sur une chaise contre une chaise. S’accoter contre une muraille.
  2. Il signifie aussi simplement Appuyer.
    Il faut accoter ce pot, de peur qu’il ne tombe. Accoter les roues d’une charrette.

ACCOTOIR n. m.

  1. Ce qui sert à s’accoter, ce qui est fait pour qu’on s’y accote.
    Les accotoirs d’un fauteuil, d’un confessionnal. Cela vous servira d’accotoir.

ACCOUCHéE n. f.

  1. Femme qui vient de mettre un enfant au monde.
    Aller voir une accouchée. Quand l’accouchée relèvera-t-elle?
  2. Loc. prov.,
    Les caquets de l’accouchée, Conversation frivole, comme celles qui se font dans les visites qu’on rend aux femmes en couches.

ACCOUCHEMENT n. m.

  1. Action d’accoucher.
    Heureux accouchement. Accouchement difficile, laborieux. Le travail de l’accouchement.
  2. Il se dit aussi de l’Action d’aider une femme à accoucher.
    Faire un accouchement. Ce chirurgien connaît bien la bonne méthode des accouchements. Faire un cours d’accouchement.
  3. Fig.,
    L’accouchement de cet ouvrage a été laborieux. fig.

ACCOUCHER v. intr.

  1. Mettre un enfant au monde.
    Elle est accouchée. Accoucher heureusement. Elle est accouchée d’un garçon, d’une fille, de deux jumeaux. Accoucher à terme, avant terme. Accoucher d’un enfant mort. Elle a accouché très courageusement. Elle s’est accouchée elle-même.
  2. Il est aussi transitif et signifie Aider une femme à accoucher.
    C’est ce chirurgien, c’est cette sage-femme qui l’a accouchée.
  3. Il se dit figurément en parlant de l’Esprit et des conceptions de l’esprit.
    J’ai eu bien de la peine à accoucher de cet ouvrage. Accoucher d’un projet, d’une idée. Socrate disait qu’il faisait l’office de sage-femme, qu’il faisait accoucher les esprits.

ACCOUCHEUR n.

  1. Celui, celle dont la profession est de faire des accouchements.
    Bon accoucheur. Il est l’accoucheur de cette femme. Habile accoucheuse. Au lieu d’
    Accoucheuse, on dit communément SAGE-FEMME.

ACCOUDER (S’) v. pron.

  1. S’appuyer du coude.
    S’accouder sur la table. S’accouder sur
  1. une balustrade. Accoudé sur son chevet. être accoudé sur un balcon.

ACCOUDOIR n. m.

  1. Ce qui est fait pour qu’on s’y accoude.
    Avoir un accoudoir sous le bras. L’accoudoir d’un prie-Dieu. Avoir les bras sur un accoudoir.
  2. Il signifie, en termes d’Architecture, Couronnement d’une balustrade ou de tout autre appui à la hauteur du coude.

ACCOUPLE n. f.

  1. Chasse. Lien avec lequel on attache les chiens ensemble.

ACCOUPLEMENT n. m.

  1. Assemblage par couple. Il se dit principalement en parlant des animaux.
    Accouplement de boeufs pour la charrue.
  2. En termes d’Architecture,
    Accouplement de colonnes, Arrangement de colonnes disposées deux à deux.
  3. Il s’emploie aussi figurément et signifie simplement Assemblage.
    Voilà un étrange accouplement d’idées, de mots, de lettres.
  4. Il signifie encore Conjonction du mâle et de la femelle pour la génération; en ce sens, il ne s’emploie guère qu’en parlant des animaux.
    L’accouplement d’un chien et d’une chienne. Le mulet vient de l’accouplement d’un âne et d’une jument, ou d’un cheval et d’une ânesse.

ACCOUPLER v. tr.

  1. Joindre deux choses ensemble.
    Vous accouplez deux mots qui vont mal ensemble. Ce serait vouloir accoupler le loup et la brebis. Ces deux personnes sont mal accouplées. Ces deux termes jurent d’être accouplés.
  2. Accoupler des boeufs, Les mettre ensemble sous le joug.
  3. Accoupler du linge, accoupler des serviettes, En attacher plusieurs ensemble pour les mettre à la lessive. Par extension, En faire des paquets.
  4. En termes d’Architecture,
    Colonnes accouplées, Colonnes disposées deux à deux. Voyez accouplement.
  5. En termes de Sculpture,
    Têtes accouplées, Deux têtes réunies en sens opposé, sur le même buste, sur le même socle.
  6. Accoupler, en parlant de quelques animaux, signifie Apparier ensemble le mâle et la femelle pour qu’ils fassent des petits.
    Accoupler des pigeons, des tourterelles, des serins. Ces deux serins, ces deux pigeons s’accouplent.

ACCOURCIR v. tr. Rendre plus court. Accourcir une robe, un manteau. Accourcir un ouvrage, une scène, un discours. Si cela est trop long, il faut l’accourcir. S’ACCOURCIR signifie Devenir plus court. Les jours commençaient alors à s’accourcir. Robe accourcie au blanchissage. Accourcir son chemin, Prendre quelque route de traverse qui rende le chemin plus court. Si vous allez par là, vous accourcirez votre chemin. On le dit aussi de la Traverse même. La chaussée qu’on a faite en tel endroit accourcit le chemin d’une grande lieue. Absolument, Prenez le bois, vous accourcirez. Il a vieilli. Le participe passé

  1. Rendre plus court.
    Accourcir une robe, un manteau. Accourcir un ouvrage, une scène, un discours. Si cela est trop long, il faut l’accourcir.
  2. S’accourcir signifie Devenir plus court.
    Les jours commençaient alors à s’accourcir. Robe accourcie au blanchissage.
  3. Accourcir son chemin, Prendre quelque route de traverse qui rende le chemin plus court.
    Si vous allez par là, vous accourcirez votre chemin. On le dit aussi de la Traverse même.
    La chaussée qu’on a faite en tel endroit accourcit le chemin d’une grande lieue. Absolument,
    Prenez le bois, vous accourcirez. Il a vieilli.
  4. Le participe passé Accourci, ie, s’emploie comme nom féminin dans la locution
    Prendre l’accourcie, Prendre le chemin le plus court.

ACCOURCISSEMENT n. m.

  1. Diminution d’étendue et de durée.
    Cette allée de traverse sert beaucoup à l’accourcissement du chemin. L’accourcissement des jours est déjà très sensible dans le mois de septembre.

ACCOURIR v. intr.

  1. Courir, venir promptement en un lieu où quelque chose nous attire.
    Accourir en grande hâte. Accourir en foule. Il est accouru au bruit. Je suis accouru pour la fête, etc. Ses amis ont accouru pour le féliciter de son succès. Dès qu’on sut qu’il y avait spectacle en tel endroit, la foule y accourut. Accourir
  1. au secours de quelqu’un. Il accourut à moi. Vous m’appelez, j’accours.

ACCOURSE n. f.

  1. Architecture. Galerie extérieure reliant des appartements.

ACCOUTREMENT n. m.

  1. Habillement.
    Il avait ses plus beaux accoutrements. Il est vieux en ce sens. On le prend le plus ordinairement en mauvaise part.
    Accoutrement ridicule.

ACCOUTRER v. tr.

  1. Habiller, parer. En ce sens, il a vieilli. On ne le dit guère que dans le langage familier et par une sorte de moquerie.
    On l’a plaisamment accoutré. Vous voilà bien accoutré. Elle s’est accoutrée d’une manière bien ridicule.
  2. Prov. et fig.,
    Cet homme est bien accoutré, accoutré de toutes pièces, Il a été fort maltraité, ou L’on a dit beaucoup de mal de lui. fig.

ACCOUTUMANCE n. f.

  1. Habitude que l’on prend de faire ou de souffrir quelque chose.
    Mauvaise accoutumance. L’accoutumance rend tout facile.

ACCOUTUMER v. tr. Amener à prendre une habitude. Accoutumer quelqu’un à quelque chose. Il faut accoutumer de bonne heure les enfants au travail, à la fatigue. Accoutumer un cheval à galoper sur le bon pied. Il est accoutumé à se lever de bonne heure, à se promener le matin. Il faut bien vous accoutumer à cela. Je m’accoutume au froid, au chaud, etc. Il s’est accoutumé à la fatigue. On s’accoutume à tout. Dans ce sens il se dit aussi des Personnes. Il s’accoutuma à son voisin. Il signifie aussi Avoir coutume dans cette locution, Il avait accoutumé d’aller, de faire. Il a vieilli dans cette acception. Il se dit quelquefois des Choses. Ces terres, ces arbres avaient accoutumé de produire beaucoup. L’automne n’a pas accoutumé d’être si pluvieux. Tout rentra dans l’ordre accoutumé. à l’heure accoutumée. à L’ACCOUTUMéE, loc. adv.

  1. Amener à prendre une habitude.
    Accoutumer quelqu’un à quelque chose. Il faut accoutumer de bonne heure les enfants au travail, à la fatigue. Accoutumer un cheval à galoper sur le bon pied. Il est accoutumé à se lever de bonne heure, à se promener le matin. Il faut bien vous accoutumer à cela. Je m’accoutume au froid, au chaud, etc. Il s’est accoutumé à la fatigue. On s’accoutume à tout. Dans ce sens il se dit aussi des Personnes.
    Il s’accoutuma à son voisin.
  2. Il signifie aussi Avoir coutume dans cette locution,
    Il avait accoutumé d’aller, de faire. Il a vieilli dans cette acception.
  3. Il se dit quelquefois des Choses.
    Ces terres, ces arbres avaient accoutumé de produire beaucoup. L’automne n’a pas accoutumé d’être si pluvieux. Tout rentra dans l’ordre accoutumé. à l’heure accoutumée.
  4. à l’accoutumée, loc. adv. à l’ordinaire, comme on a accoutumé.
    Il en a usé à l’accoutumée. Il a vieilli.

ACCRéDITER v. tr.

  1. Mettre quelqu’un en crédit, rendre digne de confiance.
    Sa bonne foi l’eut bientôt accrédité parmi les marchands. L’exactitude à payer accrédite les commerçants. Sa bonne conduite l’a fort accrédité dans sa compagnie. Ce marchand commence à s’accréditer.
  2. Accréditer un ministre auprès d’une cour étrangère, L’y faire reconnaître.
  3. En parlant des choses, il signifie Rendre croyable, vraisemblable, donner cours.
    Accréditer une nouvelle, un bruit, une calomnie. Cette nouvelle ne s’accrédite pas.

ACCROC n. m.

  1. Déchirure faite par ce qui accroche.
    Il y a un grand accroc, un vilain accroc à votre robe, à votre manteau. Fig. et fam.,
    Il y a un accroc à sa réputation.
  2. Il se dit figurément et familièrement d’une Difficulté, d’un embarras qui apporte du retard dans une affaire.
    Il est survenu un accroc qui retarde leur accommodement. Il y a un accroc dans cette affaire. Je ne prévoyais pas tous ces accrocs. fig.

ACCROCHAGE n. m.

  1. Action d’accrocher. Il se dit spécialement de Deux véhicules qui se rencontrent et s’accrochent l’un l’autre.

ACCROCHE-COEUR n. m.

  1. Petite mèche de cheveux en forme de boucle collée sur les tempes.
    Des accroche-coeurs.

ACCROCHEMENT n. m.

  1. Action d’accrocher.
    L’accrochement de deux voitures. Il est peu usité. On dit plutôt ACCROCHAGE.

ACCROCHER v. tr.

  1. Attacher, suspendre à un crochet, à un clou, à un portemanteau, etc.
    Accrocher une gravure. Accrocher sa montre.
  2. Il signifie aussi Arrêter, retenir par quelque chose de crochu ou de pointu.
    Prenez
  1. garde que l’on n’accroche votre habit. Je demeurai accrochée par ma robe. Sa robe s’accrocha à des ronces. Les semences du grateron s’accrochent aux vêtements.
  2. En termes de Marine,
    Accrocher un vaisseau, Jeter des grappins et des crocs d’un vaisseau à un autre pour venir à l’abordage.
    Il accrocha le vaisseau amiral de l’ennemi. Les deux vaisseaux s’accrochèrent l’un l’autre.
  3. Accrocher se dit aussi d’une Voiture qui, passant trop près d’une autre, la heurte ou l’arrête.
    Prenez garde à cette grosse charrette, elle accrochera votre voiture. Les deux voitures se sont accrochées. On l’emploie quelquefois absolument.
    Ce cocher est maladroit, il accroche souvent.
  4. Il signifie, figurément et familièrement, Retarder, arrêter.
    On a accroché cette affaire. Cette négociation est accrochée. Ce procès est accroché depuis longtemps.
  5. Il signifie aussi, figurément et familièrement, Attirer à soi, gagner, obtenir quelque chose.
    Cette fille aura bien de la peine à accrocher un mari. à force de sollicitations, il a accroché une bonne place.
  6. S’accrocher signifie Se suspendre.
    Quand on se noie, on s’accroche où l’on peut.
  7. Fig. et fam.,
    S’accrocher à tout, s’accrocher à ce qu’on peut, Employer tous ses moyens, ses dernières ressources pour se sauver, pour se tirer d’affaire.
  8. Fig. et fam.,
    S’accrocher à quelqu’un, S’attacher à la fortune de quelqu’un pour en être secouru.
    Il ne savait où donner de la tête, il s’est accroché à ce grand seigneur. On dit de même
    Ne savoir où s’accrocher.
  9. Fig. et fam.,
    Un homme accroché à moi se dit d’un Importun dont on ne peut se débarrasser. fig.

ACCROIRE v. tr.

  1. Il n’est usité qu’à l’infinitif avec le verbe
    Faire et il signifie Faire croire ce qui n’est pas.
    Vous voudriez nous faire accroire que, etc. En faire accroire, Essayer de tromper quelqu’un.
    Vous voudriez nous en faire accroire. Ce n’est pas un homme à qui l’on puisse en faire accroire.
  2. S’en faire accroire, Présumer trop de soi- même, tirer vanité d’un mérite qu’on n’a pas.
    Depuis qu’il a cette place, il est plein de lui-même, il s’en fait accroire. Il a quelque mérite, mais il s’en fait accroire.

ACCROISSEMENT n. m.

  1. Action de croître, de se développer.
    L’accroissement des plantes. L’accroissement du corps.
  2. Il signifie aussi l’Augmentation que reçoit la personne ou l’objet qui s’accroît.
    L’accroissement des rivières. L’accroissement d’un état. Un accroissement, des accroissements de biens, d’honneurs, de fortune.
  3. Il désigne aussi spécialement le Droit par lequel une chose accroît à quelque personne ou à quelque fonds.
    La loi attribue aux héritiers et aux légataires survivants, capables et acceptants, la part des cohéritiers morts, devenus incapables ou renonçants en vertu d’un droit d’accroissement. Les terres que l’eau ajoute peu à peu au bord des fleuves ou des rivières appartiennent aux riverains par droit d’accroissement.
  4. En termes de Législation fiscale, il désigne particulièrement le Droit établi dans une société civile sur la part des membres ayant cessé de faire partie de la société, qui augmente la part des membres restants.

ACCROîTRE v. tr.

  1. Augmenter, rendre plus grand, plus étendu.
    Accroître son bien, son revenu. Accroître un parc, un jardin; l’accroître de beaucoup, de la moitié. Accroître sa puissance, sa gloire, sa réputation, son autorité. Cette ville s’est fort accrue par son commerce.
  2. S’accroître ou ACCROîTRE, intransitif, signifie Aller en augmentant, devenir plus grand.
    Sa fortune s’accroît tous les jours. Son bien, son revenu accroît tous les jours.
  1. Il se dit, en termes de Droit, d’une Chose qui revient au profit de quelqu’un par la renonciation ou l’empêchement d’une autre personne.
    Entre colégataires, la portion de l’un accroît à l’autre; la part de l’héritier renonçant accroît à ses cohéritiers. On dit à peu près dans le même sens
    Cette portion de terre est accrue à son champ, à son héritage par alluvion, par atterrissement.

ACCROUPIR (S’) v. pron. Se tenir comme assis sur ses talons. S’accroupir auprès du feu. En termes de Beaux-Arts, le participe passé

  1. Se tenir comme assis sur ses talons.
    S’accroupir auprès du feu.
  2. En termes de Beaux-Arts, le participe passé Accroupi, ie, se dit des Figures assises sur leurs talons, et, par extension, des Figures agenouillées.
    Figures accroupies. La Vénus accroupie. En termes de Blason, il se dit des Animaux assis.
    Lion accroupi.

ACCROUPISSEMENT n. m.

  1. état d’une personne accroupie.

ACCRUE n. f.

  1. Droit. Augmentation que reçoit un terrain par la retraite insensible des eaux ou par atterrissement.
  2. Accrue de bois, Augmentation de l’étendue d’un bois, qui se fait naturellement, sans qu’on ait planté ni semé.

ACCUEIL n. m.

  1. Réception que l’on fait à quelqu’un qui arrive ou par qui l’on est abordé.
    Accueil chaleureux. Accueil froid. Faire un bon, un mauvais accueil. Faire bon accueil, mauvais accueil. Avoir l’accueil bienveillant.
  2. Absolument,
    Faire accueil, se prend toujours en bonne part.
    Il fait accueil à tous ceux qui vont chez lui. Je vous remercie de m’avoir fait accueil.

ACCUEILLANT adj.

  1. Qui fait bon accueil.
    Il est accessible et accueillant.

ACCUEILLIR v. tr.

  1. Recevoir bien ou mal quelqu’un qui arrive ou par qui l’on est abordé.
    Il nous a accueillis de la manière la plus aimable. Il nous a accueillis très froidement.
  2. Il se dit quelquefois figurément en parlant des Choses.
    Il accueillit fort mal cette proposition, cette demande.
  3. Il s’emploie aussi figurément à propos d’événements qui, en général, ne sont pas attendus, qui surprennent.
    La tempête, le vent les accueillit. Le détachement, en approchant du bois, fut accueilli à coups de fusil. être accueilli par des huées, par des applaudissements.

ACCUL n. m.

  1. Lieu qui n’a point d’issue, où l’on est acculé.
    Ceux qui poursuivaient les voleurs les poussèrent dans un accul où on les prit. Il a vieilli.
  2. Il se dit, en termes de Chasse, du Fond du terrier où les chiens poussent les renards, les blaireaux et autres animaux qui se terrent.
    Quand on voit que le renard est à l’accul... Avant que de lâcher les bassets, il faut savoir où sont les acculs.
  3. Il se dit, en termes de Marine, d’une Petite anse, d’une espèce de crique trop petite pour de grands bâtiments.
  4. Il se dit, en termes d’Artillerie, des Piquets qu’on enfonce en terre pour empêcher le recul du canon.

ACCULER v. tr.

  1. Pousser quelqu’un dans un endroit où il ne puisse plus reculer.
    Il le poursuivit l’épée à la main et l’accula contre la muraille. Notre armée était acculée à la montagne. Se voyant poursuivi par quatre hommes, il s’accula contre la muraille et se défendit longtemps.
  2. Il se dit aussi en parlant des Sangliers, des loups, des renards, etc.
    Les chiens avaient acculé le sanglier, le loup, le renard. Le blaireau était acculé dans son terrier. Fig.,
    Acculer quelqu’un à une difficulté, à une impossibilité, et elliptiquement,
    Acculer quelqu’un. Il est acculé aux expédients.
  1. En termes de Manège,
    Le cheval s’accule, Il ne va pas assez en avant à chacune des voltes. fig.

ACCUMULATEUR n.

  1. Celui, celle qui accumule.
    Un grand accumulateur d’écus, de vivres, etc. Il est peu usité.
  2. Il se dit, comme nom masculin, en termes d’Arts, d’un Appareil servant à emmagasiner l’énergie électrique.
  3. En termes de Mécanique, il sert encore à désigner un Réservoir d’eau sous grande pression, qui restitue le travail mécanique accumulé en quelque sorte pour produire sa compression.

ACCUMULATION n. f.

  1. Action d’accumuler ou Résultat de cette action. Il se dit des Choses physiques et des Choses morales.
    Accumulation de matériaux, de marchandises, de denrées. Accumulation de biens, d’honneurs. Accumulation de preuves. Accumulation d’intérêts. Ce discours n’est qu’une accumulation de mots sonores, d’images disparates, de phrases vides de sens.
  2. Il se dit particulièrement, en termes de Rhétorique, d’une Figure qui consiste à rassembler dans une période, sous une même forme et dans le même mouvement oratoire, un grand nombre de détails qui développent l’idée principale.

ACCUMULER v. tr.

  1. Amasser et mettre ensemble.
    Accumuler des marchandises. Accumuler des biens, des trésors. Accumuler sou à sou. Les denrées s’accumulent dans ce magasin.
  2. Absolument.
    Il ne songe qu’à accumuler, Qu’à thésauriser.
  3. Il s’emploie aussi figurément.
    Accumuler crime sur crime. Accumuler les preuves. Accumuler les honneurs sur sa tête. Les années s’accumulent. Les preuves s’accumulent contre lui. Les arrérages de cette rente s’accumulent tous les jours.

ACCUSABLE adj. des deux genres

  1. Qui peut être accusé.

ACCUSATEUR n.

  1. Celui, celle qui accuse quelqu’un en justice.
    Se rendre accusateur. Se porter, se constituer accusateur. Elle s’est rendue accusatrice.
  2. Il s’emploie aussi comme adjectif.
    Un langage accusateur. Des traces accusatrices.

ACCUSATIF n. m.

  1. Grammaire. Cas qui, dans certaines langues où les noms se déclinent, sert principalement à indiquer le complément d’objet direct.
    La désinence de l’accusatif. Accusatif singulier. Accusatif pluriel. Ce verbe régit l’accusatif. Il y a des prépositions qui se construisent avec l’accusatif.

ACCUSATION n. f.

  1. Action en justice par laquelle on accuse quelqu’un.
    Accusation capitale. Il y a plusieurs chefs d’accusation contre lui. Former, intenter, susciter une accusation. Il a été mis en accusation. Lire au prévenu son acte d’accusation.
  2. Il se dit aussi généralement de Tout reproche, de toute imputation qu’on fait à une personne de quelque faute, de quelque défaut que ce soit.
    Vous l’accusez de paresse, de peu d’exactitude, c’est une accusation mal fondée. On l’accuse de beaucoup de désordres, mais ce sont des accusations calomnieuses. Des accusations graves, légères, vagues.

ACCUSER v. tr. Déférer à la justice quelqu’un comme coupable d’un délit, d’un crime. En termes de Droit criminel actuel, il signifie proprement Poursuivre, en vertu d’un arrêt de la Chambre des mises en accusation, une personne devant la Cour d’assises pour la faire déclarer coupable du crime qu’on lui impute et pour obtenir sa condamnation. Accuser un homme d’assassinat. On l’accusa d’avoir eu des intelligences avec les ennemis. Le crime dont on l’accuse. S’accuser soi-même, Avouer un crime en justice. Par extension, il signifie généralement Présenter

quelqu’un comme coupable de quelque faute, de quelque défaut. Je l’accuse de négligence. Accuser une personne à tort. On l’accuse d’avoir fait cette satire. On accuse cette nation de légèreté.  Il peut signifier simplement Blâmer, reprendre. Accuser le sort. J’accusais sa lenteur, sa paresse.  ACCUSER se dit encore des Choses et signifie Servir de preuve, ou au moins d’indice contre quelqu’un. Ce fait vous accuse. Toutes les apparences accusent sa mauvaise intention. Son trouble l’accuse.  S’accuser en confession, accuser ses péchés, Déclarer ses péchés au prêtre, au tribunal de la Pénitence. Il faut s’accuser de tous ses péchés. S’accuser d’avoir offensé Dieu.  En termes de certains jeux de Cartes, Accuser son jeu, En faire connaître ce que les règles veulent qu’on déclare. Accusez votre point. Absolument, Accusez juste. Vous accusez faux.  On dit dans un sens analogue, en termes de Médecine, Le malade accuse telle douleur, telle sensation dans telle partie, Il dit qu’il ressent telle douleur, etc.  Accuser réception d’une lettre, d’un paquet, etc., Marquer, donner avis qu’on l’a reçu. Accusez-moi réception de ma lettre, ou absolument, Accusez-moi réception.  Il signifie, en termes de Peinture et de Sculpture, Indiquer, faire sentir certaines parties ou formes des corps recouvertes par quelque enveloppe. Accuser les os, les muscles sous la peau. Accuser le nu par le pli des draperies. On dit dans le même sens Accuser une ressemblance, une différence.  Le participe passé 
  1. Déférer à la justice quelqu’un comme coupable d’un délit, d’un crime.
  2. En termes de Droit criminel actuel, il signifie proprement Poursuivre, en vertu d’un arrêt de la Chambre des mises en accusation, une personne devant la Cour d’assises pour la faire déclarer coupable du crime qu’on lui impute et pour obtenir sa condamnation.
    Accuser un homme d’assassinat. On l’accusa d’avoir eu des intelligences avec les ennemis. Le crime dont on l’accuse. S’accuser soi-même, Avouer un crime en justice.
  3. Par extension, il signifie généralement Présenter
quelqu’un comme coupable de quelque faute, de quelque défaut. 
  1. Je l’accuse de négligence. Accuser une personne à tort. On l’accuse d’avoir fait cette satire. On accuse cette nation de légèreté.
  2. Il peut signifier simplement Blâmer, reprendre.
    Accuser le sort. J’accusais sa lenteur, sa paresse.
  3. Accuser se dit encore des Choses et signifie Servir de preuve, ou au moins d’indice contre quelqu’un.
    Ce fait vous accuse. Toutes les apparences accusent sa mauvaise intention. Son trouble l’accuse.
  4. S’accuser en confession, accuser ses péchés, Déclarer ses péchés au prêtre, au tribunal de la Pénitence.
    Il faut s’accuser de tous ses péchés. S’accuser d’avoir offensé Dieu.
  5. En termes de certains jeux de Cartes,
    Accuser son jeu, En faire connaître ce que les règles veulent qu’on déclare.
    Accusez votre point. Absolument,
    Accusez juste. Vous accusez faux.
  6. On dit dans un sens analogue, en termes de Médecine,
    Le malade accuse telle douleur, telle sensation dans telle partie, Il dit qu’il ressent telle douleur, etc.
  7. Accuser réception d’une lettre, d’un paquet, etc., Marquer, donner avis qu’on l’a reçu.
    Accusez-moi réception de ma lettre, ou absolument,
    Accusez-moi réception.
  8. Il signifie, en termes de Peinture et de Sculpture, Indiquer, faire sentir certaines parties ou formes des corps recouvertes par quelque enveloppe.
    Accuser les os, les muscles sous la peau. Accuser le nu par le pli des draperies. On dit dans le même sens
    Accuser une ressemblance, une différence.
  9. Le participe passé Accusé, ée, est aussi nom et signifie Celui, celle qui est accusé en justice.
    L’accusateur et l’accusé. Plus exactement on nomme
    Accusé, Celui, celle qui est renvoyé devant les tribunaux criminels pour être jugé; jusque-là, il n’est que prévenu.
    Amenez l’accusé, l’accusée.
  10. Accusé de réception, Pièce justificative par laquelle celui à qui on adresse une lettre, un paquet, reconnaît qu’il l’a reçu.

ACENSER v. tr.

  1. Donner à ferme. Il est vieux.

ACéPHALE adj. des deux genres

  1. T. didactique. Qui n’a point de tête.
    Mollusques acéphales. Foetus, monstre acéphale. Statue acéphale.
  2. Il signifie au figuré Qui n’a point ou ne reconnaît point de chef.
    Concile acéphale, Secte acéphale. Hérétiques acéphales.
  3. Il s’emploie comme nom masculin, surtout en termes de Zoologie.
    Les huîtres, les moules sont des acéphales.

ACéPHALIE n. f.

  1. Zoologie. Absence de tête.

ACéPHALOPODE adj. des deux genres

  1. Zoologie. Qui n’a ni tête ni pieds.

ACERBE adj. des deux genres

  1. Qui est d’un goût âpre.
    Des fruits acerbes. Du vin d’un goût acerbe.
  2. Il signifie figurément Qui est sévère, dur, amer.
    Des paroles acerbes. Un ton acerbe.

ACERBITé n. f.

  1. Qualité de ce qui est acerbe.
    Ce fruit est d’une acerbité insupportable. Il est peu usité.

ACéRER v. tr. Souder de l’acier à la pointe ou au tranchant d’un outil, d’un instrument de fer, pour le rendre susceptible d’être trempé et de devenir ainsi plus propre à percer ou à couper. Acérer un couteau, un burin, etc. Le participe passé

  1. Souder de l’acier à la pointe ou au tranchant d’un outil, d’un instrument de fer, pour le rendre susceptible d’être trempé et de devenir ainsi plus propre à percer ou à couper.
    Acérer un couteau, un burin, etc.
  2. Le participe passé Acéré, ée, est aussi adjectif et se dit en parlant du Fer lorsqu’on l’a garni d’acier, ce qui permet d’en rendre le tranchant plus affilé ou la pointe plus aiguë. Il se dit aussi, par extension, de Toute lame bien affilée, bien aiguisée.
    Lame acérée. Pointe acérée. Flèches acérées. Des traits acérés.
  1. Fig.,
    Des traits acérés, Des traits de satire qui doivent blesser profondément. On dit dans le même sens
    Les traits acérés de la calomnie. Un style acéré. Une plume acérée. Une langue acérée. fig.

ACESCENCE n. f.

  1. état de ce qui est acescent.
    L’acescence des humeurs, d’un liquide.

ACESCENT adj.

  1. Qui s’aigrit, qui commence à devenir acide.
    Liqueur acescente.

ACéTATE n. m.

  1. Chimie. Sel produit par la combinaison de l’acide acétique avec une base.
    Acétate d’ammoniaque, de cuivre, de mercure, de morphine, de plomb, de potasse, de soude, etc.

ACéTEUX adj.

  1. Qui a le goût du vinaigre.
    Saveur acéteuse.

ACéTIQUE adj. m.

  1. Chimie. Qui est le principe du vinaigre.
    On obtient de l’acide acétique en distillant le vinaigre ordinaire.

ACéTYLèNE n. m.

  1. Chimie. Gaz résultant de la décomposition de l’eau par le carbure de calcium.

ACHALANDAGE n. m.

  1. Action d’achalander. Par extension, les Chalands eux- mêmes.
    Il vend son fonds avec l’achalandage.

ACHALANDER v. tr.

  1. Fournir de chalands.
    La bonne marchandise et le bon marché achalandent une boutique. Ce marchand est fort achalandé. Cette boutique commence à s’achalander. Si vous voulez vous achalander, logez-vous dans un meilleur quartier. Fig.,
    Achalander un produit, un système, une invention. fig.

ACHARNEMENT n. m.

  1. Action d’un animal qui s’attache opiniâtrement à sa proie.
    L’acharnement d’un loup, d’un animal carnassier.
  2. Il se dit aussi de la Fureur opiniâtre avec laquelle des animaux, ou des hommes, se battent les uns contre les autres.
    L’acharnement de deux dogues l’un contre l’autre. Ces deux animaux, ces deux hommes se sont battus avec acharnement. On se battit avec acharnement durant tout le jour.
  3. Il se dit figurément de l’Animosité opiniâtre qu’on a contre quelqu’un.
    L’acharnement de ces deux plaideurs est inconcevable. Critiquer, censurer avec acharnement. Il le poursuivit avec acharnement. C’est de l’acharnement. Ils y mettent de l’acharnement.

ACHARNER v. tr.

  1. Donner aux chiens, aux oiseaux de proie le goût, l’appétit de la chair.
  2. Il signifie plus ordinairement Exciter un animal, un homme contre un autre.
    On avait acharné les chiens contre le taureau. Je ne sais qui peut les avoir ainsi acharnés les uns contre les autres. Ils sont acharnés au combat.
  3. S’acharner signifie S’attacher avec fureur, avec opiniâtreté
    Le loup s’acharne sur sa proie. Ces deux tigres s’acharnent l’un contre l’autre. Il s’acharne de plus en plus sur moi, contre moi.
  4. Il signifie aussi S’attacher à quelque chose avec excès.
    Il s’est acharné au jeu, à l’étude.
  5. Fig.,
    Un combat acharné, Où l’on se bat avec acharnement. fig.

ACHAT n. m.

  1. Acquisition faite à prix d’argent.
    Faire achat de marchandises. Je renonce à faire des achats cette année. Un achat avantageux.
  2. Il désigne aussi la Chose achetée.
    Je veux vous faire voir mon dernier achat.

ACHE n. f.

  1. Botanique. Plante de la famille des Ombellifères qui ressemble au persil.
    Dans certains jeux de la Grèce, on donnait une couronne d’ache au vainqueur.

ACHEMINEMENT n. m.

  1. Entrée, avancement dans une voie, vers un but.
    C’est un grand acheminement à la paix. Pour acheminement au traité, on résolut, etc.

ACHEMINER v. tr.

  1. Faire entrer, faire avancer dans un chemin.
    Il achemina son
  1. armée vers Rome. Nous nous acheminâmes vers tel endroit.
  2. Au figuré il se dit de Ce qui prépare à une certaine fin, de ce qui conduit à un certain but.
    Chaque jour nous achemine à la mort. Cette négociation peut acheminer à la paix. Il s’achemine à grands pas vers la ruine.
  3. Fig.,
    Cette affaire s’achemine, Elle est en bon train, elle avance.
  4. En termes de Manège,
    Acheminer un cheval, Habituer un jeune cheval à marcher droit devant lui.
  5. Adjectivement, en termes de Manège,
    Un cheval acheminé, Un cheval presque dressé. fig.

ACHETER v. tr.

  1. Acquérir à prix d’argent.
    Acheter des étoffes, des provisions, des livres, une maison, une terre. Acheter argent comptant, au comptant, comptant. Acheter à crédit. Acheter à bon marché. Acheter cher. Acheter à vil prix. Acheter au poids de l’or. Acheter en gros, en détail. J’ai acheté de lui cette maison, cette montre, ce cheval.
  2. Acheter des bans, Obtenir à prix d’argent dispense de faire publier des bans de mariage, à l’église.
  3. Au temps où la loi militaire permettait des remplaçants,
    Acheter un homme, Lui payer une somme convenue pour qu’il remplace un autre homme dans le service militaire.
  4. Acheter des voix, des suffrages, Se les procurer à prix d’argent ou au moyen de quelques avantages, de quelques faveurs. On dit dans un sens analogue
    Acheter le silence de quelqu’un.
  5. Acheter une chose à quelqu’un signifie L’acheter de lui.
    Je lui ai acheté un volume qu’il m’a fait payer cher. Vous ne sortirez pas de ma boutique sans m’acheter quelque chose. Il signifie aussi Acheter pour quelqu’un.
    J’ai acheté une montre à mon fils.
  6. Il se prend aussi figurément.
    J’ai bien couru pour obtenir cette grâce, on me l’a bien fait acheter. C’est une dignité qu’il a achetée au prix de son sang. Vous me faites acheter bien cher la grâce que vous m’accordez.

ACHETEUR n.

  1. Celui, celle qui achète.
    Le vendeur et l’acheteur.
  2. Il signifie aussi Celui, celle qui a la manie et la passion d’acheter.
    Caton disait que le père de famille doit être vendeur plutôt qu’acheteur. C’est un grand acheteur. C’est une grande acheteuse.

ACHèVEMENT n. m.

  1. Action d’achever ou Résultat de cette action.
    Il ne manque plus qu’un portail pour l’achèvement de cette église. L’achèvement de son travail dépendra de sa santé. On dit aussi achevage, en termes d’Arts, spécialement pour les ouvrages de poterie.
  2. Il se dit figurément de la Perfection dont un ouvrage est susceptible.
    Cet ouvrage n’est pas arrivé à son dernier degré d’achèvement.

ACHEVER v. tr. Finir une chose commencée. Ils ont achevé leur entreprise. On achèvera cela plus tard. Achever un portrait. Cette aventure achève sa ruine, sa honte, son malheur. Il achève de se ruiner, de se perdre. Achever ses jours, sa carrière, Terminer ses jours, sa carrière. Il acheva ses jours dans la retraite. Cet homme achève paisiblement sa carrière. On dit de même Achever de vivre. Il signifie aussi par extension Frapper à mort quelqu’un qui est déjà blessé. Ce passant avait été blessé par des voleurs, il en est venu d’autres qui l’ont achevé. Fig. et fam., Voilà de quoi l’achever, Voilà de quoi consommer sa ruine, sa perte, son malheur. On dit dans le même sens Il ne lui fallait plus que cela pour achever de le perdre. Le participe passé

  1. Finir une chose commencée.
    Ils ont achevé leur entreprise. On achèvera cela plus tard. Achever un portrait. Cette aventure achève sa ruine, sa honte, son malheur. Il achève de se ruiner, de se perdre.
  2. Achever ses jours, sa carrière, Terminer ses jours, sa carrière.
    Il acheva ses jours dans la retraite. Cet homme achève paisiblement sa carrière. On dit de même
    Achever de vivre.
  3. Il signifie aussi par extension Frapper à mort quelqu’un qui est déjà blessé.
    Ce passant avait été blessé par des voleurs, il en est venu d’autres qui l’ont achevé.
  4. Fig. et fam.,
    Voilà de quoi l’achever, Voilà de quoi consommer sa ruine, sa perte, son malheur. On dit dans le même sens
    Il ne lui fallait plus que cela pour achever de le perdre.
  5. Le participe passé Achevé, ée, est aussi adjectif, et alors il signifie Qui est accompli, parfait, qui a toutes les bonnes qualités de son genre.
    Un ouvrage achevé. Une beauté achevée.
  1. Il se dit également en mauvaise part de Ce qui est extrême dans son genre.
    C’est un sot achevé. Un scélérat achevé. fig.

ACHILLéE n. f.

  1. Botanique. Genre de plantes de la famille des Composées à fleurs radiées et disposées en corymbe.
    La mille-feuille est une espèce d’achillée.

ACHOPPEMENT n. m.

  1. Action de heurter du pied en marchant, de trébucher. Il ne se dit guère que dans cette locution figurée,
    Pierre d’achoppement, Occasion de faillir, de tomber dans l’erreur.
    La rencontre de cette femme a été une pierre d’achoppement pour lui. De pareilles propositions sont des pierres d’achoppement pour les faibles.
  2. Pierre d’achoppement se dit aussi quelquefois d’un Obstacle imprévu.
    L’affaire sera bientôt terminée, si nous ne rencontrons pas quelque pierre d’achoppement.

ACHOPPER v. intr.

  1. Se heurter à, faire un faux pas. Il ne s’emploie guère qu’au figuré dans le sens de Faillir, échouer.
    C’est là où tous ont achoppé. On dit aussi s’achopper.

ACHROMATIQUE adj. des deux genres

  1. Optique. Qui fait disparaître les irisations produites par certains verres de lunettes.
    Lunettes achromatiques.

ACHROMATISME n. m.

  1. Optique. Propriété ou effet des lunettes achromatiques.

ACIDE adj. des deux genres

  1. Qui a une saveur aigre.
    Fruit acide. Ces pommes sont bien acides. Il s’emploie au sens figuré :
    Un compliment, une plaisanterie acide.
  2. Il se dit, en termes de Chimie, de Ce qui jouit des propriétés physiques ou chimiques des acides.
    Liqueur acide. Sel acide.
  3. Il s’emploie aussi comme nom masculin et désigne Toute substance qui imprime sur la langue une saveur analogue à celle du vinaigre et qui fait passer au rouge les couleurs bleues des végétaux. Il se dit plus spécialement, en termes de Chimie, des Corps composés qui ont pour caractère de saturer plus ou moins complètement les alcalis.
    Acide végétal. Acide animal. Acide minéral. Acide acétique, nitrique, sulfurique, carbonique, etc.

ACIDITé n. f.

  1. Qualité de ce qui est acide.
    L’acidité de l’oseille, du verjus.

ACIDULE adj. des deux genres

  1. Qui est légèrement acide.
    Eaux minérales acidules. Liqueur acidule.

ACIDULER v. tr.

  1. Rendre une substance légèrement acide, lui communiquer une saveur aigrelette au moyen d’une petite quantité de quelque acide.
    Il faut aciduler les tisanes de ce malade.

ACIER n. m.

  1. Fer uni avec une faible proportion de charbon et devenu susceptible d’acquérir, par certains procédés, un grand degré de dureté.
    Tremper de l’acier, Le faire rougir au feu et le faire brusquement refroidir pour le rendre plus dur.
    Acier bien trempé. Acier de bonne trempe. Acier de Damas. Lame d’acier. Ressort d’acier. De l’acier cassant, élastique. On détrempe l’acier en le faisant rougir au feu et en le laissant refroidir peu à peu. Fig.,
    Des muscles d’acier. Un coeur d’acier. fig.

ACIéRAGE. N. M. OU ACIéRATION n. f.

  1. Arts. Opération qui consiste à donner à un métal la dureté de l’acier.

ACIéRER v. tr.

  1. Arts. Rendre dur comme l’acier.
    Aciérer le fer. Du fer qui commence à s’aciérer.

ACIéRIE n. f.

  1. Usine où l’on fabrique l’acier.

ACNé n. f.

  1. Médecine. Inflammation pustuleuse du visage ou de la partie supérieure du thorax.


ACOLYTE n. m.

  1. Liturgie. Clerc promu à l’un des quatre ordres mineurs et dont l’office est de servir à l’autel le prêtre, le diacre et le sous-diacre.
    Faire les fonctions d’acolyte à une grand-messe.
  2. Il se dit familièrement et avec une nuance de mépris d’une Personne qui est à la suite d’une autre.
    C’est son digne acolyte. Où qu’il aille, on le voit toujours avec ses deux acolytes.

ACONIT n. m.

  1. Botanique. Plante fort vénéneuse, de la famille des Renonculacées. On l’emploie à petites doses comme remède.

ACOQUINANT adj.

  1. Qui acoquine.
    Le feu est acoquinant. Une vie acoquinante. Il est familier.

ACOQUINER v. tr.

  1. Attacher par une habitude.
    Le métier de mendiant acoquine ceux qui l’ont fait une fois. L’oisiveté acoquine. En hiver, le feu acoquine. Il est familier et vieux.
  2. S’acoquiner signifie S’attacher trop à une personne, s’adonner trop à une chose.
    Il s’est acoquiné à ce pays-là. S’acoquiner auprès d’une femme. Il ne faut pas qu’un chien de chasse s’acoquine à la cuisine.

ACOTYLéDONE adj. des deux genres

  1. Botanique. Il se dit de certaines plantes dans les semences desquelles on ne découvre pas de lobes ou cotylédons.
    Les champignons, les mousses, les fougères sont des plantes acotylédones.
  2. Il s’emploie aussi comme nom féminin.
    La classe des acotylédones.

ACOUSTIQUE adj. des deux genres

  1. Qui sert à modifier ou à percevoir les sons.
    Instrument acoustique. Voûte acoustique. Cornet acoustique. En termes d’Anatomie,
    Conduit acoustique. Nerf acoustique.
  2. Il s’emploie aussi comme nom féminin et désigne la Science qui traite des sons et de leurs diverses qualités.
    Traité d’acoustique.
  3. On dit aussi
    L’acoustique de cette salle est bonne, pour signifier qu’Elle réalise des conditions favorables à une facile et complète perception de la parole et des sons musicaux.

ACQUéREUR n. m.

  1. Celui qui acquiert. Il se dit surtout de Celui qui acquiert des biens immeubles.
    Acquéreur de bonne foi. Se rendre acquéreur d’une chose. L’acquéreur sera tenu de... Avoir, trouver un acquéreur. Tiers acquéreur. Y a-t-il acquéreur?

ACQUéRIR v. tr. Devenir possesseur par suite d’un achat, d’un contrat, etc. Il se dit particulièrement en parlant d’Immeubles et d’autres choses qui procurent des profits ou des avantages d’une certaine durée. Acquérir une terre, une maison, un pré, une rente. Acquérir de ses deniers, des deniers d’autrui. Acquérir du bien légitimement. Acquérir quelque chose en son nom, au nom d’autrui, sous le nom d’un autre. Acquérir les droits de quelqu’un.

Acquérir un nouveau droit sur quelque chose. Du bien mal acquis.  Il s’emploie aussi figurément en parlant de Toutes les choses qui peuvent être mises au nombre des biens et des avantages réels. Acquérir de l’honneur, de la réputation, du crédit, de l’autorité, de la science, du savoir. Il s’est acquis quantité d’amis. Il s’est acquis les bonnes grâces de son supérieur. Vous avez acquis de la gloire dans cette occasion. Acquérir des droits à l’estime publique. Il y a des qualités naturelles et des qualités acquises.  Il signifie par extension Obtenir. Acquérir la preuve, la certitude d’un fait.  Il s’emploie dans le sens de Gagner, s’améliorer. Cet enfant a beaucoup acquis depuis quelque temps. Ce domaine acquiert de la valeur. Ce vin acquiert de la force. On dit absolument Ce vin acquiert.  Ce droit m’est acquis, Il m’appartient incontestablement, il ne peut m’être disputé.  Je vous suis acquis, Vous êtes assuré de mon attachement, de mon zèle à vous servir.  Le participe passé 
  1. Devenir possesseur par suite d’un achat, d’un contrat, etc. Il se dit particulièrement en parlant d’Immeubles et d’autres choses qui procurent des profits ou des avantages d’une certaine durée.
    Acquérir une terre, une maison, un pré, une rente. Acquérir de ses deniers, des deniers d’autrui. Acquérir du bien légitimement. Acquérir quelque chose en son nom, au nom d’autrui, sous le nom d’un autre. Acquérir les droits de quelqu’un.
  1. Acquérir un nouveau droit sur quelque chose. Du bien mal acquis.
  2. Il s’emploie aussi figurément en parlant de Toutes les choses qui peuvent être mises au nombre des biens et des avantages réels.
    Acquérir de l’honneur, de la réputation, du crédit, de l’autorité, de la science, du savoir. Il s’est acquis quantité d’amis. Il s’est acquis les bonnes grâces de son supérieur. Vous avez acquis de la gloire dans cette occasion. Acquérir des droits à l’estime publique. Il y a des qualités naturelles et des qualités acquises.
  3. Il signifie par extension Obtenir.
    Acquérir la preuve, la certitude d’un fait.
  4. Il s’emploie dans le sens de Gagner, s’améliorer.
    Cet enfant a beaucoup acquis depuis quelque temps. Ce domaine acquiert de la valeur. Ce vin acquiert de la force. On dit absolument
    Ce vin acquiert.
  5. Ce droit m’est acquis, Il m’appartient incontestablement, il ne peut m’être disputé.
  6. Je vous suis acquis, Vous êtes assuré de mon attachement, de mon zèle à vous servir.
  7. Le participe passé Acquis est aussi nom masculin et se dit des Connaissances acquises.
    Cet avocat, ce médecin a de l’acquis, beaucoup d’acquis. Cet élève a beaucoup de dispositions mais pas assez d’acquis.

ACQUêT n. m.

  1. Jurisprudence. Ce que l’on a acquis.
    Il a fait un bel acquêt. Dans ce sens il est peu usité.
  2. Il se dit plus ordinairement, surtout au pluriel, des Biens acquis pendant le mariage par l’un ou l’autre des époux et qui tombent dans la communauté; par opposition à
    Propres, Ceux qui restent la propriété exclusive de l’un des époux.
    Les acquêts et les propres. Il lui est permis de disposer de ses acquêts. Acquêts et conquêts. Société d’acquêts.
  3. Prov.,
    Il n’y a si bel acquêt que le don, Il n’y a point de bien plus agréablement et plus aisément acquis que celui qui nous est donné.
  4. Il se disait aussi familièrement de Ce qui donne avantage, profit, gain.
    Il n’y a pas grand acquêt à vendre cette marchandise-là. Il a vieilli.

ACQUIESCEMENT n. m.

  1. Action d’acquiescer.
    Un entier acquiescement aux volontés de quelqu’un. Acquiescement à la volonté de Dieu. On ne peut refuser son acquiescement à une proposition si bien démontrée.

ACQUIESCER v. intr.

  1. Déférer au désir de quelqu’un.
    Ils acquiescèrent à ce qu’on souhaitait d’eux. J’acquiesçais aux sentiments, aux volontés d’autrui. Nous acquiesçons à une demande, à une sentence.

ACQUISITION n. f.

  1. Action d’acquérir.
    Faire un contrat d’acquisition. Faire une acquisition. Il a fait acquisition, l’acquisition d’une belle terre.
  2. Il désigne aussi la Chose acquise.
    Bonne acquisition. Il lui a cédé son acquisition. Venez voir ma nouvelle acquisition.

ACQUIT n. m.

  1. Finance. Quittance, décharge.
    Je fournirai des acquits bons et valables. Mettez votre acquit au bas de ce billet. En recevant le montant d’un billet, d’un mémoire, etc., on écrit au bas
    Pour acquit, et l’on signe.
  2. Acquit de douane, Reçu constatant qu’on a payé les droits d’entrée ou de sortie de certaines marchandises.
  3. Payer une chose à l’acquit ou
    en l’acquit d’un autre, La payer à la décharge d’un autre.
    J’ai payé cela en l’acquit de la succession. On dit de même
    Cela va à l’acquit d’un tel, des mineurs, etc.
  4. Fig. et fam.,
    Faire quelque chose par acquit de conscience, pour l’acquit de sa conscience, Seulement pour n’en avoir pas la conscience chargée.
  5. Fam.,
    Faire quelque chose par manière d’acquit, Négligemment, et parce qu’on ne peut s’en dispenser.
  1. En termes de jeu de Billard, il se dit du Premier coup où l’on ne fait que placer sa bille, sur laquelle l’adversaire doit jouer.
    Donner un bon acquit, un mauvais acquit. Donnez votre acquit. fig.

ACQUIT-à-CAUTION n. m.

  1. Contributions indirectes. Autorisation que les employés d’une administration fiscale délivrent sur papier timbré, pour que telle marchandise qui n’a point encore payé les droits puisse librement circuler d’un entrepôt à un autre, sous la garantie qu’elle parviendra à sa destination.
    Un acquit-à-caution, des acquits-à-caution.

ACQUIT-PATENT n. m.

  1. Voyez patent.

ACQUITTEMENT n. m.

  1. Action d’acquitter, en parlant de Dettes ou d’engagements.
    L’acquittement, l’entier acquittement des dettes, des frais d’une succession.
  2. Il signifie, en termes de Droit criminel, Renvoi d’un individu déclaré non coupable.
    L’acquittement des accusés a été prononcé.

ACQUITTER v. tr.

  1. Rendre quitte, libérer des dettes. Il se dit en parlant des Personnes et des choses.
    Il les acquitta de ce qu’ils lui devaient. J’ai acquitté entièrement cette propriété. Il devait sur sa charge, mais il l’a tout à fait acquittée. Il s’est bien acquitté depuis tel temps. Il s’est acquitté de vingt mille francs depuis peu. Prov.,
    Qui s’acquitte s’enrichit.
  2. Acquitter une lettre de change, un billet à ordre, un mémoire, Constater, en y apposant sa signature au bas des mots
    Pour acquit, que le montant en a été payé.
  3. Il signifie aussi Payer.
    Il a acquitté toutes les dettes de sa famille.
  4. Acquitter un contrat, une obligation, Payer les sommes portées par ce contrat, par cette obligation.
  5. Fig.,
    Acquitter sa promesse, sa parole, Remplir la promesse qu’on a faite.
  6. Fig.,
    Acquitter sa conscience, Faire ce qu’on croit être obligé de faire en conscience.
  7. En termes de Droit criminel, il signifie Renvoyer absous d’une accusation.
    Ses juges viennent de l’acquitter. Il n’a été acquitté que d’une voix.
  8. S’acquitter de signifie au figuré Satisfaire à une obligation, la remplir.
    S’acquitter d’un devoir; s’en acquitter bien, s’en acquitter mal. S’acquitter d’une commission. Il s’acquitte de ses fonctions à la satisfaction générale. Il s’acquitte en conscience de tout ce qu’il fait. Il s’acquitte avec zèle de cet emploi. Il s’en acquitte dignement. Elle s’en est aisément acquittée.
  9. S’acquitter des obligations qu’on a à quelqu’un, Les reconnaître par ses services. On dit dans le même sens
    S’acquitter envers quelqu’un.
  10. S’acquitter signifie également, en termes de Jeux, Regagner ce qu’on a perdu et rester quitte à quitte.
    J’ai joué contre lui jusqu’à ce qu’il se fût acquitté. fig.

ACRE n. f.

  1. Mesure de superficie en usage dans l’ancienne France et encore employée dans divers pays avec des valeurs différentes.
    L’acre anglaise vaut un peu plus de 10 ares.

ACRIMONIE n. f.

  1. Disposition à l’âcreté.
    Les médecins ont disputé longtemps sur l’acrimonie des humeurs.
  2. Il se dit surtout figurément.
    Il y a de l’acrimonie
  1. dans son caractère, dans ses discours. Réclamer avec acrimonie.

ACRIMONIEUX adj.

  1. Qui a de l’acrimonie. Il ne s’emploie guère qu’au figuré.
    Langage acrimonieux.

ACROBATE n. des deux genres

  1. Danseur, danseuse de corde ou Faiseur, faiseuse de tours d’agilité.

ACROBATIE n. f.

  1. Exercice d’acrobate.
    C’est de l’acrobatie.

ACROBATIQUE adj. des deux genres

  1. Qui a rapport aux acrobates.
    Exercices acrobatiques.

ACROCéPHALIE n. f.

  1. Anatomie. Déformation congénitale du crâne qui se termine en pointe. On désigne familièrement cette déformation par
    Tête en pain de sucre.

ACROPOLE n. f.

  1. Antiquité. Ville haute, partie de la ville située sur une éminence fortifiée par la nature et par l’art et contenant le principal temple de la cité.
    Une acropole était à la fois une citadelle et un sanctuaire. La plus célèbre de toutes les acropoles est celle d’Athènes. L’acropole de Corinthe portait le nom particulier d’Acrocorinthe.

ACROSTICHE n. m.

  1. Pièce de vers dont les lettres initiales forment le nom d’une personne ou d’une chose.
    Un acrostiche ingénieux. Un sonnet par acrostiche.
  2. Il est aussi adjectif des deux genres.
    Sonnets acrostiches. Vers acrostiches.

ACROTèRE n. m.

  1. Architecture. Toute espèce d’ornementation placée aux extrémités supérieures des édifices, principalement sur les frontons.

ACTE n. m.

  1. Résultat d’une action, opération accomplie.
    La création du monde est un acte de la puissance de Dieu. Acte de l’entendement. Acte volontaire, instinctif, etc. Les mêmes actes plusieurs fois répétés créent peu à peu une habitude.
  2. Il se dit, en termes de Philosophie, par opposition à ce qu’on appelle
    Puissance, c’est à dire Capacité d’agir qui n’agit pas encore.
    Passer de la puissance à l’acte. Avoir certaines qualités, certains vices en puissance.
  3. Il se dit généralement de Toute sorte d’actions, de Tout ce qu’on fait ou ce qu’on peut faire.
    Acte de vertu, de piété, de générosité. Acte de scélératesse, d’ingratitude. Acte de folie, de démence. C’est l’acte le plus important de votre vie. Consommer un acte. Les actes de son administration, de sa gestion.
  4. Il se dit des Mouvements de l’âme vers Dieu.
    Acte de foi. Acte de contrition. Acte d’humilité. En ce sens il se dit aussi des Formules où ces divers sentiments religieux sont exprimés.
    Vous trouverez dans ce livre de prières les actes de foi, de contrition, etc.
  5. Acte d’autorité, Action par laquelle on use de son autorité, de son pouvoir.
    Cet acte d’autorité révolta tout le monde. Ce père a fait un acte d’autorité légitime. Il fallait un acte d’autorité pour étouffer la rébellion.
  6. Acte arbitraire, Acte d’autorité qui n’est fondé sur aucune loi.
  7. Acte hostile, acte d’hostilité, Acte d’agression par lequel un gouvernement, un parti se met en état de guerre contre un autre.
  8. Acte de soumission, Action par laquelle on témoigne qu’on se soumet.
    Faire acte de soumission.
  9. Acte de présence, Action de se présenter un moment en quelque endroit, pour satisfaire à quelque devoir, ou par pure civilité.
    Après avoir fait acte de présence, il se retira.
  10. Acte de complaisance, Action, démarche à laquelle on n’est point obligé et dont on ne s’acquitte que par bienveillance ou par facilité d’humeur.
    En vous rendant à mon invitation, vous avez fait acte de complaisance. C’est un acte de pure complaisance. Il n’a jamais fait un acte de complaisance.
  1. Acte de bonne volonté, Action, démarche que l’on fait uniquement pour prouver l’intérêt que l’on prend à quelqu’un ou à quelque chose.
    Je n’obtiendrai pas ce qu’il me prie de solliciter pour lui, mais je veux faire acte de bonne volonté.
  2. Faire acte d’héritier signifie, en termes de Droit, Agir comme héritier.
    Quand on fait acte d’héritier, on est engagé aux dettes. On dit dans une signification analogue
    Faire acte de possession.
  3. Acte, en termes de Jurisprudence, se dit aussi de Tout ce qui se fait entre particuliers, avec ou sans le concours d’un officier ministériel, soit en jugement, soit hors du jugement.
    Acte judiciaire. Acte extrajudiciaire. Acte passé par-devant notaire. Acte notarié. Passer un acte. Signer un acte. Acte conservatoire. L’audience sera poursuivie sur un simple acte d’avoué à avoué. La formule d’un acte. Acte faux. Acte nul.
  4. Acte sous seing privé, Acte fait entre particuliers et signé par eux, sans l’intervention d’un officier ministériel.
  5. Actes publics, solennels, authentiques, Ceux qui émanent d’officiers publics ou dans lesquels interviennent des officiers publics agissant dans l’exercice de leurs fonctions.
  6. Acte se dit également en parlant des Déclarations faites devant un tribunal, soit spontanément, soit d’après l’ordre de la justice, et dont on a constaté l’existence.
    Demander acte. Prendre acte de sa comparution. On lui a donné acte de sa plainte. Acte de désaveu. On dit quelquefois dans le langage ordinaire
    Prendre acte de la déclaration, de l’aveu de quelqu’un, Déclarer qu’on se prévaudra, dans l’occasion, de la déclaration, de l’aveu qu’il vient de faire.
  7. Acte d’accusation, L’exposé des faits qui sont imputés à un accusé.
  8. Acte de dernière volonté, se dit d’un Testament.
  9. Actes de l’état civil, Ceux par lesquels des officiers publics constatent les naissances, les décès, les mariages, etc.
    Acte de naissance, de décès, de mariage. L’extrait d’un acte de l’état civil. On dit dans un sens analogue
    Acte de notoriété.
  10. Il se dit en outre, surtout au pluriel, des Décisions de l’autorité publique.
    Les actes de l’autorité. Le Sénat cassa les actes de Néron. Acte administratif. Censurer les actes du gouvernement. Acte d’amnistie. La suspension de l’acte d’habeas corpus
    est quelquefois prononcée par le Parlement anglais.
  11. Acte capitulaire, Délibération prise dans un chapitre de chanoines ou de religieux.
  12. Actes, au pluriel, se dit aussi des Recueils où sont réunies les décisions de l’autorité.
    Les actes du Parlement d’Angleterre. Les actes des conciles. Cela est extrait des actes publics.
  13. Actes diurnes. Voyez diurne.
  14. Il se dit encore des Journaux ou mémoires faits par certaines sociétés de savants ou d’hommes de lettres.
    Les Actes de la société de Leipzig.
  15. Les Actes des Apôtres, Livre canonique écrit par saint Luc et contenant une partie de l’histoire des apôtres.
  16. Acte, en termes d’école, se disait, dans les anciennes Universités, d’une Dispute publique où l’on soutenait des thèses.
    Faire un acte. Soutenir un acte. Présider à un acte. Assister à un acte. Un acte de philosophie. Un acte de théologie. Un acte en Sorbonne. Un acte aux écoles de droit, de médecine. Salle des actes.
  17. En termes d’Art dramatique, il se dit de Chacune des parties principales dont une pièce de théâtre est composée et entre lesquelles il y a un intervalle appelé
    Entracte. Une pièce en trois actes, en cinq actes. Le premier acte de cette comédie est le meilleur. Les actes se divisent en scènes.
  18. Pièce en un acte, Pièce de théâtre dont
toute l’action est renfermée dans un seul acte. 
  1. Les Précieuses ridicules de Molière sont une pièce en un acte. On dit quelquefois absolument
    Un acte, pour signifier une Pièce en un acte.
    Il vient de donner un acte en vers à la Comédie-Française.
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