ACTEUR n.
- Celui, celle qui représente un personnage dans une pièce de théâtre.
- Les acteurs sont prêts, on va commencer. Il faut cinq acteurs pour jouer cette pièce. On applaudit l’acteur, mais on siffla la pièce.
- Il signifie aussi Celui, celle qui exerce la profession de comédien, de comédienne.
- Se faire acteur, actrice. Bon acteur. Grand acteur. Mauvais acteur. Excellente actrice. Former un acteur.
- Il se dit figurément de Celui qui a une part active dans la conduite, dans l’exécution d’une affaire.
- Il a été un des principaux acteurs dans cette négociation. Il fut un des acteurs de la scène qu’on joua pour tromper cette personne. On dit de même
- être acteur dans un événement, dans une aventure, dans un complot.
ACTIF adj.
- Qui agit ou Qui a la vertu d’agir. Il se dit par opposition à PASSIF.
- Qualités actives. Principes actifs. L’esprit est actif, la matière est passive.
-
- Dettes actives, Les sommes dont on est créancier, par opposition à
- Dettes passives, Celles dont on est débiteur. Il s’emploie dans ce sens comme nom.
- L’actif et le passif. Son actif s’élève à trente mille francs et son passif à dix mille.
-
- Citoyen actif. Expression qui a été employée pour désigner un Citoyen jouissant de ses droits politiques.
-
- Prendre une part active dans une affaire, Y concourir de son action, de son influence, de sa fortune.
- Je laisserai faire et ne prendrai point de part active à tout cela.
- Actif signifie aussi Qui agit avec promptitude, avec énergie.
- Ce remède, ce poison est très actif.
- Il signifie encore Qui est diligent, laborieux.
- C’est un homme actif, extrêmement actif. Un esprit actif.
- En termes de Théologie,
- Vie active, Celle qui consiste dans les actions extérieures de piété, par opposition à
- Vie contemplative, Celle qui consiste dans les sentiments et les affections de l’âme.
- En termes d’Administration,
- Service actif se dit de Tout service public, sédentaire ou ambulant, qui est valable pour la retraite.
- Service actif se dit aussi en certains cas par opposition à
- Service sédentaire. Il a alors proprement le sens de Service ambulant.
- En termes de Recrutement,
- Service actif, Le temps durant lequel un soldat est sous les drapeaux.
- La durée de son service actif lui a donné droit à une retraite. Armée active.
- Actif, en termes de Grammaire, se dit par opposition à PASSIF.
- Voix active, L’ensemble des formes d’un verbe qui indiquent que l’action est faite et non supportée par le sujet.
- J’aime, je loue sont deux verbes employés à la voix active; ils sont employés à la voix passive dans
- Je suis aimé, je suis loué. Ayant chanté est un participe passé actif, tandis que
- chanté, ou
- ayant été chanté, est un participe passé passif. Il se dit comme nom masculin.
- Conjuguer l’actif d’un verbe. La plupart des verbes intransitifs ne se conjuguent qu’à l’actif.
ACTION n. f.
- Opération d’un agent quelconque, physique, chimique, mécanique, immatériel.
- L’action du feu sur le bois, sur les métaux. L’action du soleil, de la lumière sur les plantes. L’action du levier sur une masse. L’action et la réaction des corps les uns sur les autres. L’action de l’âme sur le corps, de la pensée sur les actes, de Dieu sur toute la nature.
- Il se dit d’une manière plus étendue de l’Exercice de la faculté d’agir.
- Préférer l’action au repos. C’est un homme d’action. La morale en action. L’action de marcher, de courir.
- D’ordinaire, et dans le sens le plus général, il signifie Tout ce qu’on fait,
- Bonne action. Mauvaise action. Vilaine action. Action noire, lâche. Action généreuse. Faire de belles actions. S’illustrer par de grandes actions, par des actions d’éclat. Il nous faut des hommes d’action et non des discoureurs.
-
- Action de grâces, Remerciement, témoignage de reconnaissance.
- Rendre mille actions de grâces. Le Te Deum
- fut chanté en action de grâces. On lui rendit de très humbles actions de grâces.
- Action se dit aussi d’un Combat, d’un engagement entre des troupes.
- Les deux armées étaient si près l’une de l’autre qu’elles ne pouvaient se séparer sans qu’il y eût quelque action. Engager une action. L’action est devenue générale. L’action a été chaude. Il se dit plus particulièrement d’une Petite bataille.
- L’action de Bléneau fut une affaire décisive. On ne pourrait pas dire
- L’action de Zama, de Fontenoy, d’Austerlitz, etc.
-
- Entrer en action se dit des Troupes qui commencent à agir.
- Les armées entrèrent tard en action.
- Action se dit aussi de la Véhémence, de la chaleur à dire ou à faire quelque chose.
- Parler avec action. Ce qu’il fait, il le fait avec action. Mettre de l’action dans tout ce qu’on fait.
-
- être en action, être en mouvement, se remuer, s’agiter souvent.
- C’est un homme qui est toujours en action. Ce cheval est toujours en action, Il s’agite continuellement.
- On dit aussi
- Les actions d’un cheval, pour signifier les Mouvements du cheval dans la marche.
- Il se dit plus particulièrement de Tout ce qui regarde la contenance, le mouvement du corps, les gestes de l’orateur, de l’acteur.
- Ce prédicateur n’a point d’action. Il a l’action belle, noble, libre, aisée. Cet acteur a l’action froide, contrainte. Action oratoire. Action théâtrale.
-
- Langage d’action, Signes naturels ou artificiels au moyen desquels on supplée à la parole.
- Il se dit aussi d’un Discours public, tel qu’un sermon, une harangue, un plaidoyer.
- Une action publique. Ce sens a vieilli.
- Action se dit en outre, en termes de Droit, d’une Demande, d’une poursuite en justice.
- Action publique. Action privée. Action criminelle. Action civile. Action au civil, au criminel. Action personnelle. Action réelle. Action mixte. Action de rapt. Intenter une action en justice. Action principale. Action en garantie.
- Il signifie aussi le Droit qu’on a de former une demande en justice.
- Avoir action contre quelqu’un. Le mari exerce les actions de la femme et le tuteur celles du mineur. Il l’a subrogé en tous ses droits, noms et actions.
- Action se dit encore de l’événement qui fait le sujet d’une pièce de théâtre ou d’un poème épique.
- Il faut dans un poème dramatique qu’il y ait unité d’action. Action simple. Action compliquée. L’action est bien ménagée, est conduite avec art.
-
- Il y a beaucoup d’action dans cette tragédie, dans cette comédie, La plupart des événements s’y passent en action et non en récit. On dit dans un sens contraire
- Cette tragédie, cette comédie manque d’action.
- Il se dit aussi de la Part qu’on a dans quelque société commerciale ou civile. Il se dit encore du Titre qui constitue cette part.
- Action de la Compagnie des Indes, de la Banque de France. Une action de mille francs. Créer, offrir des actions. Prendre une action. Action libérée. Action nominative. Action au porteur. Vendre, acheter, négocier des actions. Les actions ont haussé, ont baissé.
- Fig. et fam,
- Ses actions haussent, ses actions baissent, se dit de Quelqu’un dont la réputation, dont le crédit s’accroît ou diminue. On dit plutôt aujourd’hui, au sens propre et au sens figuré,
- Les actions de cette Compagnie
-
- ne cessent de monter. Ses actions montent. fig.
ACTIONNAIRE n. des deux genres
- Finance et de Commerce. Celui, celle qui a une ou plusieurs actions dans une société commerciale ou civile.
- Les actionnaires de la Banque de France. Les actionnaires d’un chemin de fer, d’un canal, d’un théâtre. L’assemblée des actionnaires.
ACTIONNER v. tr.
- Droit. Poursuivre en justice.
- S’il ne paie pas, il faudra le faire actionner, l’actionner.
- On l’emploie, en termes d’Arts, pour dire Mettre en mouvement une machine, un appareil, etc.
- L’hélice de l’avion est actionnée par un moteur.
ACTIVEMENT adv.
- D’une manière active.
- Cela n’a pas été conduit assez activement. Il ne s’est pas conduit activement dans ce procès.
- En termes de Grammaire, il signifie Suivant la voix active.
- Le verbe VENIR
- ne peut se conjuguer qu’activement.
ACTIVER v. tr.
- Rendre plus prompt.
- Activer le travail. Activer la maturité des fruits.
ACTIVITé n. f.
- Faculté active, puissance d’agir.
- L’activité du feu. Un volcan en activité. Une exploitation en pleine activité. L’activité de l’esprit.
- En termes de Physique,
- Sphère d’activité, L’espace dans lequel la faculté d’agir d’un agent naturel est renfermée.
- Fig.,
- Sphère d’activité se dit quelquefois du Cercle, de l’étendue des entreprises, des travaux, des projets dont un homme s’occupe.
- Ceux qui se trouvent placés dans sa sphère d’activité n’ont aucun repos. Sa sphère d’activité n’est pas fort étendue.
- Activité signifie au figuré Promptitude, vivacité dans l’action, dans le travail.
- J’admire l’activité de cet homme. Il est d’une grande activité. Il a de l’activité, beaucoup d’activité. On poursuit ces travaux avec beaucoup d’activité. Mettre de l’activité dans une affaire.
-
- être en activité de service, en activité, Servir actuellement, exercer actuellement les fonctions de sa place, de son grade, etc.
- Il est nommé depuis un an, mais il n’y a que six mois qu’il est en activité de service, en activité. On dit par opposition, en termes d’Administration,
- Non-activité. fig.
ACTUAIRE n. m.
- Celui qui détermine, à l’aide du calcul des probabilités, les primes d’assurances sur la vie, contre les accidents, etc.
ACTUALITé n. f.
- état de ce qui est actuel.
- Il désigne aussi les Faits qui se produisent dans le temps présent, dans quelque ordre que ce soit, ou les Faits très nouveaux, très récents, politiques, littéraires, artistiques, etc. Dans ce sens il s’emploie indifféremment au singulier et au pluriel.
- Le souci de l’actualité est l’essence du journalisme. Un bon journaliste est à l’affût des actualités. Les actualités de la mode, du théâtre, etc.
ACTUEL adj.
- Qui se traduit par des actes.
- Il s’emploie, en termes de Philosophie et de Théologie, par opposition à diverses qualifications. Ainsi
- Volonté actuelle se dit par opposition à
- Volonté potentielle; Intention actuelle, par opposition à
- Intention virtuelle; Grâce actuelle, par opposition à
- Grâce habituelle, et
- Péché actuel, par opposition à
- Péché originel.
- Il signifie d’ordinaire Qui est présent, qui a lieu, ou qui a cours, qui est usité dans le moment présent.
- Le moment actuel. La saison actuelle. L’état actuel. Les moeurs actuelles. La monnaie actuelle. Le langage actuel.
ACTUELLEMENT adv.
- Présentement, au moment où l’on parle.
- On juge actuellement mon procès. Il demeure actuellement en tel endroit.
ACUITé n. f.
- Qualité de ce qui est aigu.
- Acuité de la douleur. Acuité du son.
ACUMINé adj.
- Botanique. Dont l’extrémité offre une pointe allongée et très aiguë, en parlant des Feuilles, des bractées, des divisions du calice.
- Les feuilles du cornouiller mâle sont acuminées.
ACUPONCTURE n. f.
- Chirurgie. Opération qui consiste à enfoncer dans une partie du corps une aiguille métallique.
- L’acuponcture est fort usitée chez les Chinois, les Japonais et les peuples de l’Inde.
ACUTANGLE adj.
- Géométrie. Dont les trois angles sont aigus.
- Triangle acutangle.
ADAGE n. m.
- Proverbe, sentence populaire.
- C’est un vieil adage. Ne parler que par adages.
-
- Un adage de droit se dit pour désigner un Principe universellement admis en matière de jurisprudence.
ADAGIO adv.
- Musique emprunté de l’italien. D’un mouvement plus lent que le mouvement indiqué par
- Andante, mais moins lent que le mouvement indiqué par
- Largo. Ce morceau doit être joué adagio.
- Il se dit aussi, comme nom, de l’Air même.
- Un bel adagio. Des adagios.
ADAPTATION n. f.
- Action d’adapter.
- Adaptation d’un roman au théâtre, Adaptation d’un ouvrage dramatique à une scène étrangère.
- En termes de Physiologie,
- L’adaptation d’un organe à ses fonctions.
ADAPTER v. tr.
- Appliquer, ajuster une chose à une autre.
- Adapter un robinet à un tonneau. Ce couvercle s’adapte bien à son vase. Couvercle mal adapté à sa boîte. Adapter les moyens à la fin. S’adapter aux circonstances. Cet organe s’est adapté à sa fonction.
- Il se dit particulièrement de l’Application d’une phrase ou d’un passage d’ouvrage à une personne, à une chose.
- Ce prédicateur a cité plusieurs passages de l’écriture qu’il a très bien adaptés au sujet de son sermon. Cette épigraphe s’adapte bien au sujet de votre ouvrage.
ADDITION n. f.
- Ce qu’on ajoute à quelque chose.
- Un livre avec des corrections et des additions.
- En termes d’ancienne Procédure,
- Informer par addition, Ajouter une nouvelle information à la première.
- En termes d’Arithmétique, il signifie Opération qui sert à trouver la somme de plusieurs nombres ajoutés l’un à l’autre.
- Il ne sait encore que l’addition.
-
- Faire une addition, Pratiquer ce que la règle d’addition enseigne. On dit de même
- Faire la preuve d’une addition. Cette addition est bonne, est exacte. Etc.
- En termes d’Imprimerie, il se dit des Dates, des citations, des petites notes placées en marge d’un texte.
- Il se dit encore familièrement de la Note de la dépense qu’on a faite dans un restaurant.
- Demander l’addition.
ADDITIONNEL adj.
- Qui est ajouté.
- Cette disposition ayant été oubliée dans la loi, on en fera l’objet d’un article additionnel. Clause additionnelle.
- En termes de Contributions,
- Centime additionnel, Partie aliquote d’un impôt; qui s’y ajoute, et qu’on fait payer en sus par les contribuables.
- Principal et centimes additionnels.
ADDITIONNER v. tr.
- Ajouter plusieurs nombres l’un à l’autre pour en trouver le total.
- Il faut additionner toutes ces sommes.
- En termes de Chimie et de Pharmacie,
- Additionner de sucre un sirop, Ajouter du sucre.
ADDUCTEUR adj. m.
- Arts. Qui amène.
- Tube adducteur.
- En termes d’Anatomie, il se dit de Différents muscles dont la fonction est de rapprocher de l’axe du corps les parties auxquelles ils sont attachés.
- Muscles adducteurs.
- Il s’emploie aussi comme nom.
- Les adducteurs
-
- de la cuisse. L’adducteur du pouce, du petit doigt.
ADDUCTION n. f.
- Arts. Action d’amener.
- L’adduction des eaux d’une source.
- En termes d’Anatomie, il se dit de l’Action des muscles adducteurs.
ADEMPTION n. f.
- Jurisprudence. Révocation d’un legs, d’une donation. Il est peu usité.
ADéNITE n. f.
- Médecine. Inflammation des ganglions lymphatiques.
ADéNOïDE adj. des deux genres
- Médecine. Qui a rapport aux ganglions lymphatiques.
- Végétations adénoïdes.
ADEPTE n. des deux genres
- Personne initiée dans les mystères d’une secte ou dans les secrets d’une science.
- Cela passe mes connaissances; je ne suis pas un adepte. L’adepte d’une doctrine. Il s’est dit primitivement des Alchimistes qui croyaient être parvenus au grand oeuvre.
ADéQUAT adj.
- Philosophie. Qui est équivalent à... qui est d’une étendue, d’une compréhension égale à...
- Une bonne définition doit être adéquate, c’est-à-dire qu’elle doit convenir à l’objet défini tout entier et ne convenir qu’à lui seul. Une définition adéquate à son sujet.
ADHéRENCE n. f.
- Union d’une chose qui tient à une autre.
- L’adhérence de deux corps entre eux.
- Il se dit, en termes de Médecine, de l’Union accidentelle ou morbide de deux parties qui sont séparées à l’état normal.
- Il y avait adhérence du poumon aux côtes. Il lui est resté des adhérences qui le font souffrir.
ADHéRENT adj.
- Qui adhère à quelque chose.
- Une pierre adhérente à la vessie. Avoir le poumon adhérent aux côtes.
- Il s’emploie aussi comme nom et signifie Celui, celle qui est du sentiment, du parti de quelqu’un, qui se range dans un groupement politique, social, littéraire, etc.
- Les adhérents de cette nouvelle doctrine. Adhérent d’une association amicale, d’un syndicat.
ADHéRER v. intr.
- être attaché, tenir à quelque chose.
- L’écorce de cet arbre adhère fortement au bois.
- Il signifie figurément être du sentiment de quelqu’un, se ranger dans un parti.
- Il adhère à tout ce que vous dites. Adhérer aux fantaisies, aux opinions d’autrui. Tous ceux qui ont adhéré à ce parti-là. Adhérer à une doctrine, à des maximes, etc. Adhérer à une association amicale, à un syndicat.
- En termes de Jurisprudence, il signifie Confirmer ou Approuver un premier acte par un acte subséquent.
- La Cour, adhérant aux conclusions du procureur général... Tous les créanciers ont adhéré au concordat.
ADHéSIF adj.
- Qui adhère.
- Or adhésif.
ADHéSION n. f.
- Action d’adhérer.
- Ces deux corps ont ensemble une adhésion qui les rend difficiles à séparer. Une forte adhésion. Par son adhésion au traité. Acte d’adhésion. Donner, refuser son adhésion à un projet, à une société de secours mutuels.
AD HOC Locution
- empruntée du latin. Expressément, pour un objet spécial.
- Un congrès ad hoc.
- Un argument ad hoc.
- Curateur ad hoc.
- Tuteur ad hoc.
AD HOMINEM Locution
- empruntée du latin. Qui s’adresse à la personne même à qui l’on parle.
- Argument ad hominem. Voyez argument.
AD HONORES Locution
- empruntée du latin. Pour l’honneur.
- C’est une place, un titre ad honores.
ADIANTE n. m.
- Botanique. Genre de plantes de la famille des Fougères dont deux espèces sont employées en médecine sous le nom de
- Capillaires.
ADIEU Loc. interj.
- Terme de civilité et d’amitié dont on se sert en prenant congé de quelqu’un.
- Adieu, monsieur. Adieu, je m’en vais. Adieu, jusqu’au revoir. Je ne veux vous dire que bonjour et adieu.
-
- Dire adieu, Prendre congé.
- Il est allé dire adieu à un tel. Il ne dit jamais adieu à ses amis. Il ne lui a seulement pas dit adieu. Il y eut bien des larmes répandues quand ils se dirent adieu.
- Fam.,
- Je ne vous dis pas adieu, ou
- Sans adieu, se dit à une Personne qu’on ne quitte que pour peu d’instants, qu’on se propose de revoir bientôt.
- Fig.,
- Dire adieu à quelque chose, Y renoncer.
- Il a dit adieu au monde. Il a dit adieu au Palais. Dire adieu aux plaisirs, aux muses.
- Adieu se dit quelquefois figurément et familièrement en parlant d’une Personne qui est dans un péril évident ou d’une Chose qui court un grand risque.
- Si la fièvre vient à redoubler, adieu le malade. Si vous touchez à ce plateau, adieu mes porcelaines. Adieu mon argent.
- Prov.,
- Adieu panier, vendanges sont faites, se dit figurément de Toutes les affaires manquées.
- Il s’emploie aussi comme nom masculin.
- Un éternel adieu. Un dernier adieu. Un triste adieu. Les adieux furent longs et tendres. Les adieux de Fontainebleau. fig.
ADIPEUX adj.
- Anatomie. Qui est de nature graisseuse.
- Membrane adipeuse. Tissu adipeux. Nageoire adipeuse.
-
- Vaisseaux adipeux, Vaisseaux qui se distribuent dans la graisse.
ADIRER v. tr.
- égarer. Il n’est guère usité qu’en termes de Jurisprudence et au participe passé.
- Titre adiré. Pièce adirée.
ADITION n. f.
- Droit. Il n’est usité que dans cette locution,
- Adition d’hérédité, Acceptation d’une succession.
ADJACENT adj.
- Qui est situé auprès.
- Pays adjacent. Tout le pays adjacent. Lieux adjacents. Les maisons adjacentes. Les rues adjacentes.
- En termes de Géométrie,
- Angles adjacents, Angles contigus ayant un côté commun.
ADJECTIF adj. m.
- Grammaire. Qui se joint aux noms pour les qualifier ou les modifier.
- Mot adjectif.
- Il s’emploie surtout comme nom.
- Un adjectif verbal. L’adjectif doit s’accorder avec le nom en genre et en nombre. Un adjectif masculin. Un adjectif féminin.
ADJECTIVEMENT adv.
- Avec la valeur d’un adjectif.
- Ce mot s’emploie quelquefois adjectivement.
ADJOINDRE v. tr.
- Joindre une ou plusieurs personnes à une ou plusieurs autres pour exécuter une chose.
- Il ne pouvait suffire seul à un emploi si fatigant, on fut obligé de lui adjoindre quelqu’un. Il s’est adjoint un tel.
ADJOINT n.
- Celui, celle qui est adjoint à un autre pour certaines fonctions.
- C’est mon adjoint. On lui a donné une adjointe, des adjointes. Ce professeur s’est fait remplacer par son adjoint.
- En termes d’Administration, il désigne spécialement l’Officier municipal qui assiste et supplée le maire.
- Le maire et ses adjoints. Il est adjoint du maire de cette ville.
ADJONCTION n. f.
- Action d’adjoindre.
- L’adjonction d’une aile à un bâtiment, d’un nom à une liste.
ADJUDANT n. m.
- Officier ou sous-officier destiné à seconder les chefs dans le commandement.
- Adjudant major. Adjudant sous-officier. On a dit aussi
- Adjudant général, adjudant commandant.
ADJUDICATAIRE n. des deux genres
- Celui, celle à qui on attribue quelque chose
par voie d’adjudication.
-
- Il est adjudicataire de cette maison, de cette terre. Elle s’est rendue adjudicataire. Adjudicataire au rabais de la fourniture des vivres.
ADJUDICATEUR n. m.
- Celui qui est chargé d’une adjudication.
- Huissier, notaire adjudicateur.
ADJUDICATION n. f.
- Acte par lequel on adjuge une chose.
- Adjudication publique. Jugement adjudication. Un bail par adjudication. Vente et adjudication sur soumissions cachetées. L’adjudication de cette fourniture fut faite publiquement.
ADJUGER v. tr.
- Procédure. Déclarer par autorité de justice qu’une personne devient propriétaire d’un bien meuble ou immeuble mis à l’enchère.
- Personne n’ayant surenchéri, on lui adjugea ces meubles. Adjuger un domaine à l’enchère. Cette maison lui fut adjugée à tant.
- Il se dit dans un sens analogue en parlant des Fournitures, des travaux qui sont proposés au rabais.
- On vient de lui adjuger l’éclairage des rues de cette ville.
- Il signifie aussi Déclarer en jugement qu’une chose contestée entre deux parties appartient de droit à l’une d’elles.
- L’arrêt lui a adjugé le legs qui lui était contesté. On dit dans un sens analogue
- Adjuger les dépens.
-
- Adjuger au demandeur ses conclusions, Rendre un jugement conforme aux prétentions du demandeur.
- Il se dit par extension en parlant de Certaines choses qui sont accordées à un de ceux qui pouvaient y prétendre.
- On lui adjugea le prix à l’unanimité. Il s’adjugea la meilleure part. En ce sens, on dit plus ordinairement
- Donner ou
- Décerner.
- On dit par ellipse, en termes d’Encan,
- Adjugé, pour La chose est adjugée.
ADJURATION n. f.
- Action d’adjurer, formule qu’on prononce dans les exorcismes.
- Après plusieurs adjurations.
- D’une manière générale, il signifie Prière instante.
ADJURER v. tr.
- Commander au nom de Dieu de faire ou de dire quelque chose.
- Je t’adjure de dire la vérité. Je t’adjure par le Dieu vivant.
- Il s’emploie particulièrement dans les exorcismes.
- Il s’emploie aussi d’une manière générale.
- Je vous adjure au nom de la patrie.
ADJUVANT adj.
- Qui aide.
- Circonstances adjuvantes.
- Il s’emploie aussi comme nom.
- Un caractère égal est un précieux adjuvant.
AD LIBITUM Locution
- empruntée du latin. à volonté.
- Prenez celui des deux partis qui vous plaira, c’est ad libitum.
ADMETTRE v. tr. Recevoir par choix, faveur ou condescendance. Admettre aux ordres sacrés. Admettre quelqu’un dans une société, dans une compagnie, à sa table. Admettre quelqu’un au nombre de ses amis. Admettre à la communion de l’église. Admettre à la participation des sacrements. Il fut admis à l’audience du Prince. Admettre quelqu’un à se justifier, Permettre qu’il expose ce qui peut le justifier, consentir qu’il se justifie dans les formes. On dit aussi, en termes de Palais, Admettre quelqu’un à faire preuve, Admettre à la preuve. Admettre quelqu’un à faire valoir ses droits à une pension de retraite. Admettre les raisons, les excuses de quelqu’un, Les recevoir pour bonnes, pour valables. On dit dans le même sens Admettre une requête. Il signifie aussi Reconnaître pour véritable. Les philosophes admettent pour principe que... Les philosophes n’admettent plus les qualités
occultes. C’est un fait que je n’admets pas, que je ne puis admettre. ADMETTRE se dit encore figurément e parlant des Choses. Cette affaire n’admet point de retard, Ne doit souffrir aucun retard. Cette substance admet dans sa composition tel élément, Il entre tel élément dans sa composition. Le participe passé
- Recevoir par choix, faveur ou condescendance.
- Admettre aux ordres sacrés. Admettre quelqu’un dans une société, dans une compagnie, à sa table. Admettre quelqu’un au nombre de ses amis. Admettre à la communion de l’église. Admettre à la participation des sacrements. Il fut admis à l’audience du Prince.
-
- Admettre quelqu’un à se justifier, Permettre qu’il expose ce qui peut le justifier, consentir qu’il se justifie dans les formes. On dit aussi, en termes de Palais,
- Admettre quelqu’un à faire preuve, Admettre à la preuve.
-
- Admettre quelqu’un à faire valoir ses droits à une pension de retraite.
-
- Admettre les raisons, les excuses de quelqu’un, Les recevoir pour bonnes, pour valables. On dit dans le même sens
- Admettre une requête.
- Il signifie aussi Reconnaître pour véritable.
- Les philosophes admettent pour principe que... Les philosophes n’admettent plus les qualités
-
- occultes. C’est un fait que je n’admets pas, que je ne puis admettre.
- Admettre se dit encore figurément e parlant des Choses.
- Cette affaire n’admet point de retard, Ne doit souffrir aucun retard.
- Cette substance admet dans sa composition tel élément, Il entre tel élément dans sa composition.
- Le participe passé Admis se dit particulièrement comme adjectif ou comme nom des Candidats qui, ayant subi avec succès jusqu’à la fin toutes les épreuves d’un concours, obtiennent le diplôme, entrent à l’école ou parviennent à la fonction qui se recrute ainsi.
- Il n’y a eu que trois élèves admis sur dix. La liste des admis est affichée.
ADMINISTRATEUR n.
- Celui, celle qui régit les biens, les affaires d’une société, d’un grand établissement, etc.
- Il est administrateur de tel hôpital, de tel chemin de fer. L’administrateur du Collège de France, de la Bibliothèque Nationale, de la Comédie- Française. Administrateur d’une société par actions. Cette abbesse fut une bonne administratrice.
- Administrateur se dit aussi de Celui qui est chargé de quelque partie du gouvernement.
- C’est un mauvais administrateur, un excellent, un sage administrateur.
- Il peut se dire absolument de Celui qui sait bien administrer.
- Ce préfet n’est point administrateur. C’est un administrateur.
-
- Administrateur judiciaire, La personne chargée par la justice d’administrer une succession ou une société.
ADMINISTRATIF adj.
- Qui a rapport à l’administration.
- Il y a quelquefois conflit entre l’autorité administrative et l’autorité judiciaire. Fonctions administratives. Décision administrative. Talents administratifs.
ADMINISTRATION n. f.
- Action d’administrer.
- L’administration d’un état, d’une province, d’une commune. L’administration des finances. Il avait l’administration des principales affaires. Pendant son administration. Sous son administration. Les actes de son administration. Cet homme n’entend rien à l’administration, il ne sait rien en administration. Conseil d’administration. Comme tuteur, il a l’administration des biens de ces mineurs. L’administration de vos biens est mal placée dans les mains de cet intendant.
- Il se dit également d’un Corps d’administrateurs et d’employés, chargés collectivement de quelque partie de l’administration publique.
- Il est attaché à telle administration. Il y a beaucoup d’employés dans cette administration. Il est en procès avec telle administration, ou absolument
- avec l’administration. L’administration des domaines, des douanes, des postes, des hospices, etc. Les administrations publiques. L’administration centrale. Les bureaux, les registres d’une administration.
-
- L’administration de la justice, L’action d’exercer la justice.
- Il ne faut avoir aucun égard aux personnes dans l’administration de la justice. Les abus qui se commettent dans l’administration de la justice.
-
- L’administration des sacrements, L’action de conférer les sacrements.
- Réclamer l’administration des sacrements.
-
- Administration d’un remède, Action de donner un remède.
ADMINISTRATIVEMENT adv.
- D’une manière administrative.
- Cette affaire s’est traitée administrativement.
ADMINISTRER v. tr. Gouverner, régir les affaires publiques ou particulières. Administrer l’état, un état. C’est un homme qui a toujours sagement administré les affaires. On l’accusait d’avoir mal administré les affaires, d’avoir mal administré les finances, les revenus de l’état. Il a sagement administré les biens de son pupille. Il administre lui-même son bien.
Il signifie aussi Donner, appliquer. Administrer un remède. Pop., Administrer des coups de bâton. Administrer les sacrements, Conférer les sacrements; et, par extension, Administrer un malade, Lui donner le viatique et l’extrême- onction. On l’administra une heure avant sa mort. En termes de Procédure, Administrer des témoins, des preuves, des titres, Fournir des témoins, des titres, des preuves. Il administra les témoins nécessaires pour vérifier la dénonciation qu’il avait faite. Le participe passé
- Gouverner, régir les affaires publiques ou particulières.
- Administrer l’état, un état. C’est un homme qui a toujours sagement administré les affaires. On l’accusait d’avoir mal administré les affaires, d’avoir mal administré les finances, les revenus de l’état. Il a sagement administré les biens de son pupille. Il administre lui-même son bien.
- Il signifie aussi Donner, appliquer. A
- dministrer un remède. Pop.,
- Administrer des coups de bâton.
-
- Administrer les sacrements, Conférer les sacrements; et, par extension,
- Administrer un malade, Lui donner le viatique et l’extrême- onction.
- On l’administra une heure avant sa mort.
- En termes de Procédure,
- Administrer des témoins, des preuves, des titres, Fournir des témoins, des titres, des preuves.
- Il administra les témoins nécessaires pour vérifier la dénonciation qu’il avait faite.
- Le participe passé Administré, ée, s’emploie comme nom, surtout au pluriel, et se dit des Citoyens par rapport aux administrateurs.
- Ce maire, ce magistrat est chéri de ses administrés.
ADMIRABLE adj. des deux genres
- Qui mérite, qui attire l’admiration.
- Dieu est admirable dans ses oeuvres. Cet homme est admirable par sa vertu, dans sa conduite. Il a tenu, dans cette occasion, une conduite admirable. Ce peintre est admirable pour son coloris. Cet élixir a des vertus admirables.
-
- Cet homme est admirable, ce qu’il fait est admirable, se dit ironiquement, dans la langue familière, pour marquer qu’on est surpris ou choqué de ce qu’il dit, de ce qu’il fait.
- Vous êtes admirable de venir ici nous contrôler.
ADMIRABLEMENT adv.
- D’une manière admirable.
- Cet ouvrage est admirablement écrit. Il peint, il chante, il danse admirablement bien, admirablement.
ADMIRATEUR n.
- Celui, celle qui admire, ou qui a coutume d’admirer.
- Il est de vos admirateurs. C’est un admirateur de l’antiquité. C’est un admirateur convaincu. Elle est grande admiratrice de tout ce qui est nouveau.
ADMIRATIF adj.
- Qui exprime l’admiration.
- Ah! est quelquefois particule admirative.
- Il se dit aussi du Ton, des gestes.
- Il prend toujours le ton admiratif. Ils témoignèrent leur satisfaction par des gestes admiratifs.
ADMIRATION n. f.
- Sentiment de celui qui admire.
- Quand il voit un beau tableau, il est en admiration. Je suis dans l’admiration de ses vertus, de ses talents. Avoir de l’admiration. être saisi d’admiration. Causer de l’admiration. S’attirer l’admiration de tout le monde. Mouvement d’admiration. Transport d’admiration. C’est un sujet d’admiration. C’est une chose digne d’admiration.
- Il se dit aussi de l’Objet même qu’on admire.
- On tient à ses vieilles admirations.
ADMIRER v. tr.
- Considérer avec un étonnement mêlé de plaisir ce qui paraît beau, ce qui paraît merveilleux.
- Admirer la nature. Admirer l’immensité du ciel. Admirer la beauté d’une femme. Admirer les talents, les ouvrages d’un écrivain, d’un artiste. J’admire sa sagesse, sa valeur, sa magnificence. Il s’admire lui-même.
- Il se dit aussi par ironie de Ce qui paraît extrême, étrange, excessif dans son genre.
- J’admire la folie des hommes. Je vous admire de vouloir qu’on suive aveuglément vos conseils. J’admire comment on a pu prendre un semblable parti. Vraiment, je vous admire.
ADMISSIBILITé n. f.
- état d’une personne ou d’une chose admissible.
- L’admissibilité de tous les citoyens aux emplois publics.
- Il se dit spécialement du Résultat de la première épreuve d’un examen ou d’un concours.
- L’admissibilité au baccalauréat, à la licence. L’admissibilité reste acquise dans certains examens.
ADMISSIBLE adj. des deux genres
- Qui peut être admis.
- Ses moyens de requête civile ont été jugés admissibles. Cette excuse est admissible. Cette raison n’est pas admissible.
- Il se dit spécialement de Celui, de celle qui a été déclaré digne de l’admissibilité dans
un examen ou un concours.
-
- Il est admissible au baccalauréat, à l’agrégation, à l’école Normale.
ADMISSION n. f.
- Le fait d’être admis.
- Depuis son admission dans la compagnie, il n’a pas manqué une séance.
- Il se dit spécialement du Fait d’être admis après épreuves à un examen, à un concours. Voyez admettre.
ADMONESTATION n. f.
- Action d’admonester.
- Malgré de sévères admonestations.
ADMONESTER v. tr.
- Faire une sévère réprimande à quelqu’un.
- Il a été sérieusement admonesté en présence de ses camarades.
- Anciennement, ADMONESTER était un terme de Jurisprudence dont on se servait lorsqu’un particulier ayant commis une faute qui ne méritait pas une grande punition, le juge le mandait pour lui faire quelque remontrance à huis clos, avec défense de récidiver.
- La Cour ordonna qu’il serait mandé et admonesté.
ADMONITION n. f.
- Avertissement.
- Après plusieurs admonitions.
ADOLESCENCE n. f.
- âge qui suit la puberté et qui forme la première période de la jeunesse.
- Au commencement de l’adolescence. Il est encore dans l’adolescence. La fleur de l’adolescence.
ADOLESCENT adj.
- Qui est dans l’âge de l’adolescence.
- Un jeune homme encore adolescent.
- Il s’emploie aussi comme nom.
- Un adolescent. Une adolescente.
ADONIEN OU ADONIQUE adj. et n. m.
- Prosodie ancienne. Qui est composé d’un dactyle et d’un spondée.
- Il y a une sorte de strophe, en grec et en latin, qui se compose de trois vers saphiques et d’un vers adonique.
ADONIS n. m.
- On appelle ainsi, en plaisantant, un Jeune homme qui fait le beau, soigne sa mise et tire vanité de son physique, par allusion à un personnage mythologique célèbre par sa beauté et qui fut aimé de Vénus.
- Il se prend pour un adonis.
- Adonis, en termes de Botanique, se dit d’une Plante à fleurs rouges ou citrines, qui se rapproche de la renoncule et qui pousse dans les blés.
ADONISER v. tr.
- Parer avec un soin extrême, avec une grande recherche.
- Cette mère gâte son fils, elle se plaît à l’adoniser. Il est familier et vieux.
- S’adoniser signifie surtout Prendre un trop grand soin de s’ajuster pour paraître plus jeune ou plus beau.
- Il aime à s’adoniser. Il a vieilli.
ADONNER (S’) v. pron.
- S’appliquer particulièrement à quelque chose, s’y livrer avec chaleur, s’y plaire habituellement.
- Il s’adonne à l’étude, aux plaisirs, à la chasse. Il s’adonne à la paresse, à l’ivrognerie. Il s’est adonné à boire.
ADOPTANT n. m.
- Droit. Celui qui adopte quelqu’un légalement.
ADOPTER v. tr. Choisir quelqu’un pour fils ou pour fille et lui en donner les droits civils en remplissant certaines conditions prescrites par la loi. Auguste adopta Tibère. Chez les Romains, ceux qu’on avait adoptés passaient dans la famille et sous la puissance de celui qui les avait adoptés. Il se dit, par extension, de Toute personne qui, sans formes légales, prend soin d’un enfant comme si c’était son fils ou sa fille. Il m’adopta et me servit de père. Il signifie au figuré Admettre, accepter, recevoir comme sien un sentiment, un avis, un projet. J’adopte vos sentiments. Je n’adopterai jamais une pareille opinion. J’adopte cet avis, ce projet. Il adopta un parti. C’est dans le même sens que l’on dit La Chambre adopta cette loi. Il signifie aussi Choisir de préférence
un genre de travail, une manière de faire quelque chose. Il adopta une méthode. Après avoir essayé des différents genres de peinture, il adopta le paysage. Cet écrivain a adopté depuis peu une mauvaise manière. Le plan que vous avez adopté me paraît vicieux. Mode adoptée par tout le monde. Le participe passé
- Choisir quelqu’un pour fils ou pour fille et lui en donner les droits civils en remplissant certaines conditions prescrites par la loi.
- Auguste adopta Tibère. Chez les Romains, ceux qu’on avait adoptés passaient dans la famille et sous la puissance de celui qui les avait adoptés.
- Il se dit, par extension, de Toute personne qui, sans formes légales, prend soin d’un enfant comme si c’était son fils ou sa fille.
- Il m’adopta et me servit de père.
- Il signifie au figuré Admettre, accepter, recevoir comme sien un sentiment, un avis, un projet.
- J’adopte vos sentiments. Je n’adopterai jamais une pareille opinion. J’adopte cet avis, ce projet. Il adopta un parti. C’est dans le même sens que l’on dit
- La Chambre adopta cette loi.
- Il signifie aussi Choisir de préférence
un genre de travail, une manière de faire quelque chose.
-
- Il adopta une méthode. Après avoir essayé des différents genres de peinture, il adopta le paysage. Cet écrivain a adopté depuis peu une mauvaise manière. Le plan que vous avez adopté me paraît vicieux. Mode adoptée par tout le monde.
- Le participe passé Adopté, ée, s’emploie quelquefois comme nom, pour désigner Celui, celle qui est légalement adopté.
ADOPTIF adj.
- Qui a été adopté.
- Fils adoptif. Fille adoptive. Enfants adoptifs.
- Il signifie aussi Qui a adopté.
- Père adoptif.
- Il peut signifier encore Qui a rapport à l’adoption.
- à titre adoptif.
ADOPTION n. f.
- Action d’adopter.
- Tibère n’était fils d’Auguste que par adoption. Déterminer les formes et les effets de l’adoption. L’adoption confère le nom de l’adoptant à l’adopté.
- Par extension, il signifie l’Action d’admettre, de recevoir comme sien, soit au propre, soit au figuré.
- L’adoption des étrangers dans la République romaine. La France est pour beaucoup d’étrangers un pays d’adoption. L’adoption, dans une langue, de mots étrangers. L’adoption d’une loi par 1a Chambre.
ADORABLE adj. des deux genres
- Qui est digne d’être adoré.
- Dieu seul est adorable. Les mystères de la religion sont adorables. La providence de Dieu est adorable en toutes choses.
- Par exagération,
- Cette femme est adorable. Cet homme est d’un caractère adorable. Une bonté adorable. Le style de cet auteur est d’une grâce adorable.
ADORATEUR n.
- Celui, celle qui adore.
- Les adorateurs du vrai Dieu. Les vrais adorateurs. Les Guèbres ou adorateurs du feu.
- Par exagération,
- Il est adorateur de cet homme, Il est prévenu d’une estime extraordinaire pour lui, il l’admire en tout ce qu’il fait.
- Il est adorateur de cette femme, il est au nombre de ses adorateurs. On dit dans le même sens
- Cette femme a beaucoup d’adorateurs.
ADORATION n. f.
- Action d’adorer.
- L’adoration proprement dite n’est due qu’à Dieu seul. L’adoration perpétuelle du Saint Sacrement. Geste d’adoration. L’adoration de la Croix est une des cérémonies de l’église dans la semaine sainte. Aller à l’adoration de la Croix. Voyez adorer.
- Il se dit aussi de la Cérémonie qui se pratique à l’égard d’un pape nouvellement élu, lorsqu’il est mis sur l’autel après son élection et que les cardinaux vont lui rendre honneur.
- Aller à l’adoration du pape.
- Dans la même acception,
- Ce pape a été fait par voie d’adoration, Tous les cardinaux sont allés le reconnaître pour pape, sans avoir fait de scrutin auparavant.
- Il signifie par exagération Amour, attachement extrême.
- Son amour pour cette femme va jusqu’à l’adoration. Cette femme a de l’adoration pour son mari, est en adoration devant son mari.
ADORER v. tr.
- Honorer la Divinité en lui rendant le culte qui lui est dû.
- Il ne faut adorer que Dieu. Adorer le vrai Dieu en esprit et en vérité. Adorer JéSUS-CHRIST
- dans l’Eucharistie.
-
- Adorer la Croix se dit, par extension et par relation à JéSUS-CHRIST, en parlant d’une des Cérémonies du culte catholique.
- C’était le vendredi saint, à l’heure où les fidèles vont adorer la Croix.
-
- Adorer les faux dieux, les idoles, etc., Rendre à de faux dieux, à des idoles, etc., le culte dû à la Divinité.
- Les Israélites adorèrent le veau d’or. Ce peuple adorait le soleil.
- Prov. et fig.,
- Adorer le veau d’or, Faire la cour à quelqu’un, à cause de ses richesses, de son crédit, avoir le culte de la richesse.
- Il s’emploie quelquefois absolument.
- Les Juifs adoraient à Jérusalem et les Samaritains à Samarie. Le peuple d’Israël allait adorer sur les montagnes.
- Adorer signifie aussi Rendre des respects extraordinaires en se prosternant.
- La reine Esther adora le roi Assuérus. Les rois de Perse se faisaient adorer.
- Il signifie encore par exagération Aimer extrêmement.
- Il ne l’aime pas, il l’adore. Cette mère est folle de son fils, elle l’adore. Ce lettré adore l’antiquité. Ce mari et cette femme s’adorent.
- Quand
- Adorer est employé à la voix passive, le nom qui exprime l’auteur de l’action est précédé de la préposition
- Par, s’il s’agit de la cérémonie d’adoration; de la préposition
- De, si
- Adorer a le sens d’aimer extrêmement.
- Les rois de Perse étaient adorés par leurs sujets. Ce père est adoré de ses enfants. fig.
ADOS n. m.
- Agriculture et d’Horticulture. Terre qu’on élève en talus, ordinairement le long d’un mur bien exposé, pour y semer quelque chose qu’on veut faire venir plus tôt qu’on ne le pourrait en pleine terre.
ADOSSEMENT n. m.
- état de ce qui est adossé.
- L’adossement d’une maison contre un coteau, à un coteau.
ADOSSER v. tr. Appuyer le dos contre quelque chose. Adosser un enfant contre la muraille pour l’empêcher de tomber. Attaqué par trois hommes, il s’adossa à la muraille et se défendit. Il signifie aussi figurément Placer une chose contre une autre qui lui sert d’appui ou d’abri. Adosser un bâtiment contre une montagne, à un rocher. Adosser un appentis contre un bâtiment, contre une maison. On dit dans un sens analogue Adosser une troupe, une armée, contre une colline, à une colline. Le participe passé
- Appuyer le dos contre quelque chose.
- Adosser un enfant contre la muraille pour l’empêcher de tomber. Attaqué par trois hommes, il s’adossa à la muraille et se défendit.
- Il signifie aussi figurément Placer une chose contre une autre qui lui sert d’appui ou d’abri.
- Adosser un bâtiment contre une montagne, à un rocher. Adosser un appentis contre un bâtiment, contre une maison. On dit dans un sens analogue
- Adosser une troupe, une armée, contre une colline, à une colline.
- Le participe passé Adossé, ée, se dit, en termes de Blason, de Deux pièces d’armoiries, comme deux lions, deux poissons mis dos à dos.
- Il porte de gueules à deux lions adossés.
- En termes de Dessin et d’Antiquité,
- Têtes adossées, Deux têtes mises sur une même ligne en sens opposé. Voyez accoupler.
ADOUBER v. tr.
- Arranger. Il a vieilli.
- Il signifie, en termes de Marine, Réparer, raccommoder.
- Adouber une voile.
- En termes de jeu de Trictrac et de jeu d’échecs, il sert à indiquer qu’on touche une pièce non pour la jouer, mais pour l’arranger. Alors il devient intransitif.
- J’adoube. Dans ces deux sens il a vieilli.
- Il signifiait autrefois et signifie encore quelquefois Revêtir un homme d’armes défensives.
ADOUCIR v. tr.
- Rendre doux, tempérer l’âcreté de quelque chose d’aigre, de piquant, de salé.
- Adoucir l’acide du citron avec le sucre. Adoucir une sauce trop salée en y ajoutant de l’eau.
-
- La pluie adoucit le temps, Elle le rend moins aigre.
- Le temps commence à s’adoucir.
-
- Adoucir sa voix, Parler d’un ton moins aigre ou moins élevé.
- Sa voix s’adoucit.
- Il signifie aussi Polir en ôtant les aspérités.
- On adoucit le bois avec la prêle. On adoucit les glaces avec l’émeri.
- Il signifie au figuré Rendre plus supportable.
- Cela adoucira un peu votre mal. Si quelque chose pouvait adoucir ma peine. Adoucir l’ennui, l’amertume, le chagrin, etc. Tous les maux s’adoucissent avec le temps. On dit dans le même sens
- Adoucir l’humeur, le caractère, Rendre l’humeur, le caractère plus traitable.
-
- Adoucir les traits, adoucir l’air du visage, Les rendre moins rudes.
- La manière de se coiffer adoucit l’air du visage, ou le rend plus rude.
-
- Adoucir une expression, La corriger, la tempérer par une autre. On dit dans le même sens
- Cette critique est trop sévère, il faut l’adoucir.
-
- Adoucir des reproches, des remontrances, un refus, etc.
- En termes de Peinture et de Sculpture,
- Adoucir les formes, les contours, Diminuer ce qu’ils ont de trop prononcé. On dit de même
- Adoucir les traits d’une figure, Les rendre plus délicats, plus aimables. On dit aussi
- Adoucir les teintes d’un tableau, Graduer avec plus de délicatesse le passage de l’une à l’autre.
- Adoucir signifie encore Apaiser.
- Adoucir la colère de quelqu’un. Adoucir un esprit irrité. Sa colère s’est adoucie. à la fin de l’entretien il s’est adouci.
ADOUCISSANT adj.
- Médecine. Qui est capable de diminuer la douleur ou l’irritation.
- élixir adoucissant. Tisane adoucissante. Le lait d’ânesse est adoucissant.
- Il s’emploie comme nom masculin.
- Donnez- lui des adoucissants.
ADOUCISSEMENT n. m.
- Action d’adoucir ou Résultat de cette action. On l’emploie surtout au figuré.
- L’adoucissement de l’humeur, du caractère. Sa critique est tempérée par quelques adoucissements. Il a rendu son tableau beaucoup plus agréable par l’adoucissement du coloris, des contours.
- Il signifie plus particulièrement Soulagement de peine, de douleur.
- Ce fut un bien faible adoucissement au sort du prisonnier. Rien ne peut apporter d’adoucissement à sa douleur. Son repentir lui a valu un adoucissement de sa peine.
- Adoucissement se dit de même en parlant des Choses morales, des affaires; et il signifie Restriction, expédient propre à concilier.
- Ne saurait-on trouver d’adoucissement à cela? On trouve des adoucissements à toutes choses. Leur querelle s’est fort aigrie; on y cherche quelque adoucissement. Cette proposition, quoique vraie en elle-même, demande quelque adoucissement.
AD PATRES Locution
- empruntée du latin. Du côté des ancêtres.
- Aller ad patres, Mourir.
- Cet homme est allé ad patres.
- Envoyer ad patres, Faire mourir. Il
- a pris un médecin qui l’a envoyé ad patres.
ADRAGANT. N. M. OU ADRAGANTE n. f.
- ou ADRAGANTE. n. f. Gomme qu’on tire de plusieurs arbrisseaux du genre des Astragales.
AD REM Locution
- empruntée du latin. à la chose.
- Répondre ad rem, Répondre catégoriquement.
ADRESSE n. f.
- Indication, désignation, soit de la personne à qui il faut s’adresser, soit du lieu où il faut aller ou envoyer.
- Donner, indiquer une adresse pour faire tenir des lettres, pour faire remettre un paquet. Une bonne adresse. Une adresse sûre. Une fausse adresse. Je vous donnerai, je vous laisserai mon adresse. Mettre l’adresse sur une lettre. Cette adresse est indéchiffrable. Envoyer une lettre à son adresse. Livre d’adresses.
-
- Faire tenir des lettres à leur adresse, à leurs adresses, Envoyer des lettres à ceux à qui elles sont adressées.
- Fig. et fam.,
- C’est à l’adresse d’un tel. Allusion, conseil ou critique détournée qui vise quelqu’un qu’on ne nomme pas expressément, mais que l’auditeur désigne aussitôt.
- Le trait arrivera à son adresse.
-
- Bureau d’adresse, ou
- d’adresses, Lieu, établissement où l’on s’adressait pour obtenir certains renseignements. Fig. et fam.,
- C’est un vrai bureau d’adresse, se dit d’une Maison où l’on débite ordinairement beaucoup de nouvelles.
- Adresse se dit aussi d’un écrit ayant pour objet une demande, une adhésion, des félicitations, etc., présentées par un corps constitué, par une réunion de citoyens, soit au chef de l’état, soit à quelque autre autorité.
- Projet d’adresse. Adresse de félicitations. Adresse du Conseil municipal de telle ville. Rédiger, lire une adresse.
fig.
ADRESSE n. f.
- Dextérité, soit pour les exercices du corps, soit pour les actes de l’intelligence.
- Grande adresse. Il fait tout avec adresse. Il a beaucoup d’adresse dans tous les exercices du corps. Son adresse à manier un fusil. Adresse d’esprit. Il faut traiter, il faut manier cette affaire avec adresse. Il a tiré cela de lui par adresse.
-
- Tour d’adresse, Tour de souplesse de main.
- C’est un homme qui sait, qui fait des tours d’adresse. Il signifie aussi familièrement un Tour de finesse d’esprit.
- Il lui a joué un tour d’adresse.
- On dit absolument
- Une adresse pour désigner une intervention habile, faite avec tact et à propos.
- C’est une adresse. Cette démarche a été de sa part une adresse.
-
- Adresses de style, Certaines tournures habiles et délicates dans la manière d’écrire.
- Ce sont des adresses de style.
- En termes de Peinture,
- Adresse de pinceau, se dit d’une Manière de peindre généralement précise, facile et spirituelle. Au pluriel,
- Adresses de pinceau, Certaines touches, ou coups de pinceau, qui expriment la forme avec précision et facilité.
ADRESSER v. tr.
- Envoyer directement à quelque personne, en quelque lieu.
- Adresser une lettre, un paquet à quelqu’un. Vous n’avez qu’à me l’adresser à tel endroit. Vous adresserez vos lettres à un tel, pour qu’il me les fasse tenir. Cette lettre lui est adressée. Le paquet vous est adressé, mais il doit s’y trouver une lettre pour moi. Vous m’avez adressé un homme qui n’a pu me rendre raison de rien. Il m’a adressé à un excellent ouvrier.
-
- Adresser la parole à quelqu’un, Parler à quelqu’un. On dit aussi
- Adresser des voeux, une question, une demande. Adresser des prières.
- S’adresser signifie Aller trouver directement quelqu’un, avoir recours à ses services, soit de vive voix, soit par écrit.
- Il faut s’adresser à un tel pour cette affaire. Pour visiter cette maison, s’adresser au concierge. Je m’adresse à vous comme à la seule personne de qui je puisse attendre quelque secours. On dit
- Vous vous adressez mal, pour Vous vous méprenez.
-
- S’adresser à quelqu’un signifie quelquefois Adresser la parole à quelqu’un. On dit de même
- C’est à vous que ce discours s’adresse, etc.
-
- Cela s’adresse à vous se dit d’une Chose qui concerne quelqu’un, qui le désigne dans un discours, dans un compliment indirect, dans une critique où même il n’est pas nommé.
- Adresser est aussi intransitif et signifie Toucher droit où l’on vise.
- Adresser au but. Vous avez bien adressé, vous avez mal adressé. Cet emploi est rare.
ADROIT adj.
- Qui a de l’adresse. Il se dit du Corps et de l’esprit.
- Il est adroit à ses exercices Adroit à tirer de l’arc. Adroit comme un singe. être adroit à manier les esprits. C’est un esprit adroit.
- Il se dit aussi des Choses.
- C’est un conseil, c’est un moyen adroit.
ADROITEMENT adv.
- D’une manière adroite.
- Il manie cela fort adroitement. Il fait adroitement des armes. Il a conduit cette affaire fort adroitement. Il s’est tiré adroitement d’affaire.
ADULATEUR n.
- Celui, celle qui adule.
- Lâche, vil adulateur. Les adulateurs ont perdu ce prince. C’est un perpétuel adulateur. C’est une grande adulatrice.
- Il s’emploie quelquefois adjectivement dans la poésie et dans le style soutenu.
- Langage adulateur. Vers adulateurs.
ADULATION n. f.
- Action d’aduler.
- Il y a trop d’adulation à cela. C’est une adulation honteuse.
ADULER v. tr.
- Flatter quelqu’un avec excès par bassesse ou par intérêt.
- Aduler la puissance On adule ce prince.
ADULTE adj. des deux genres
- Qui a dépassé l’adolescence.
- Il n’était pas encore adulte. Une personne adulte. L’âge adulte.
-
- Animal adulte, Qui est parvenu au terme de sa croissance. On dit dans le même sens
- Plante adulte.
- Il est souvent employé comme nom.
- Cette maladie attaque rarement les adultes. école pour les adultes, école d’adultes.
ADULTéRATION n. f.
- Action d’adultérer.
- L’adultération des monnaies est un crime. L’adultération des médicaments.
ADULTèRE adj. des deux genres
- Qui viole la foi conjugale.
- époux adultère. Commerce adultère. Amour adultère. Femme adultère.
- Il se dit quelquefois, par extension, dans le style oratoire ou poétique, des Choses qui offrent un mélange vicieux.
- Mélange adultère. Assemblage adultère.
- Il s’emploie aussi comme nom; et alors il se dit de Celui, de celle qui viole la foi conjugale.
- Ni les fornicateurs ni les adultères ne posséderont le royaume des cieux.
ADULTèRE n. m.
- Violation de la foi conjugale.
- Commettre un adultère. On les surprit en adultère.
-
- Double adultère, L’adultère qu’un homme marié et une femme mariée commettent ensemble.
- Enfant né d’un double adultère.
ADULTéRER v. tr.
- Gâter, falsifier ce qui est pur.
- Adultérer les médicaments. On dit plutôt aujourd’hui ALTéRER.
ADULTéRIN adj.
- Qui est né d’un adultère.
- Des enfants adultérins.
- Il s’emploie aussi comme nom.
- Les adultérins ne peuvent jamais être reconnus.
ADUSTE adj. des deux genres
- Médecine. Qui est comme brûlé. Il se disait autrefois en parlant de Certaines altérations supposées des humeurs du corps humain.
- Humeur aduste. Sang aduste. Bile aduste.
ADVENIR v. intr. Arriver par accident, par surprise. Il n’est employé qu’à l’infinitif et aux troisièmes personnes. Les choses étant dans cet état, il advint que...; s’il advenait que... Quand le cas adviendra. Quoi qu’il advienne. Il en adviendra ce qu’il pourra. Quelque chose qu’il en advienne. Je me résous à tout ce qui en peut advenir. On ne peut pas prévoir tous les cas qui adviendront. Les choses qui sont advenues. Prov., Fais ce que dois, advienne que pourra, Fais ce que tu dois faire, advienne ce qu’il pourra advenir. Le gérondif ADVENANT s’emploie dans les Contrats et autres actes publics, dans le sens de S’il advient que, s’il arrive que. Advenant le décès de l’un des deux. Le cas advenant que... Voyez avenu. Pour le participe passé
- Arriver par accident, par surprise. Il n’est employé qu’à l’infinitif et aux troisièmes personnes.
- Les choses étant dans cet état, il advint que...; s’il advenait que... Quand le cas adviendra. Quoi qu’il advienne. Il en adviendra ce qu’il pourra. Quelque chose qu’il en advienne. Je me résous à tout ce qui en peut advenir. On ne peut pas prévoir tous les cas qui adviendront. Les choses qui sont advenues.
- Prov.,
- Fais ce que dois, advienne que pourra, Fais ce que tu dois faire, advienne ce qu’il pourra advenir.
- Le gérondif ADVENANT s’emploie dans les Contrats et autres actes publics, dans le sens de S’il advient que, s’il arrive que.
- Advenant le décès de l’un des deux. Le cas advenant que... Voyez AVENANT.
- Pour le participe passé Advenu, ue, voyez AVENU.
ADVENTICE adj. des deux genres
- T. didactique. Qui n’est pas naturellement dans une chose, qui y survient de dehors.
- Idées adventices, par opposition à
- Idées innées.
- En termes de Botanique,
- Plante adventice. Racines adventices.
ADVENTIF adj.
- Droit romain. Qui est concédé aux fils de famille en nue propriété.
- Pécule adventif. Cette expression n’est point usitée dans le Droit français.
ADVERBE n. m.
- Grammaire. Mot invariable qui se joint avec les verbes, les adjectifs ou les adverbes et qui les modifie de diverses manières.
- Adverbe de lieu. Adverbe de temps. Adverbe dérivé d’un verbe. Adverbe dérivé d’un adjectif. Ici
- et là
- sont des adverbes de lieu. Aujourd’hui, demain, bientôt, tantôt
- sont des adverbes de temps. Beaucoup
- et peu
- sont des adverbes de quantité. Doucement
- et fortement
- sont des adverbes de manière.
ADVERBIAL adj.
- Grammaire. Qui tient de l’adverbe.
- Locutions adverbiales, Groupes de deux ou de plusieurs mots qui, étant joints ensemble, ont force et signification d’adverbe. à contretemps, sens dessus dessous
- sont des façons de parler adverbiales des locutions adverbiales. Haut
- a la valeur adverbiale dans Parler haut. Vite
- n’a plus dans la langue actuelle que le sens adverbial.
ADVERBIALEMENT adv.
- Grammaire. Avec la valeur d’un adverbe.
- Dans Chanter juste,
- l’adjectif juste
- est pris adverbialement.
ADVERSAIRE n. m.
- Celui qui est opposé, qui lutte contre quelqu’un.
- Vaincre son adversaire, ses adversaires. Désarmer son adversaire. Ménager, écraser son adversaire. J’ai pour adversaire un homme fort habile.
- Il se dit quelquefois d’une Femme, sans prendre le genre féminin.
- Cette femme est un dangereux adversaire.
ADVERSATIF adj.
- Grammaire. Il ne s’emploie guère que dans cette locution,
- Conjonction adversative, Conjonction qui marque quelque opposition, quelque différence entre ce qui la précède et ce qui la suit. Mais
- est une conjonction adversative.
ADVERSE adj. des deux genres
- Qui est contraire, opposé. Il n’est usité que dans ces locutions :
- Fortune adverse, Fortune contraire, défavorable. En termes de Palais,
- La partie adverse, La personne contre qui l’on plaide; et
- L’avocat adverse, L’avocat qui plaide pour la partie adverse.
ADVERSITé n. f.
- état, situation de celui qui éprouve les rigueurs du sort.
- être dans l’adversité. Tomber dans l’adversité. être constant dans l’adversité. Succomber à l’adversité.
- Il se dit aussi d’une Infortune, d’un accident fâcheux; et dans ce sens il s’emploie plus particulièrement au pluriel.
- Les adversités que Dieu nous envoie. Il a soutenu de grandes adversités. Il a eu de grandes adversités à essuyer.
ADYNAMIE n. f.
- Médecine. état morbide, caractérisé par l’abattement de la physionomie, la flaccidité des chairs, la difficulté du mouvement ou son impossibilité, l’affaiblissement des sensations, etc.
ADYNAMIQUE adj. des deux genres
- Médecine. Qui a le caractère de l’adynamie.
- état adynamique. Fièvre adynamique.
AéRAGE. N. M. OU AéRATION n. f.
- ou AéRATION. n. f. Action d’aérer ou Résultat de cette action.
- L’aération d’une chambre, d’un vaisseau.
AéRER v. tr. Assainir en mettant en contact avec l’air. Aérer un escalier, une salle de spectacle, un sous-sol. Il signifie aussi Faire prendre l’air à quelqu’un. Aérer un convalescent. Le participe passé
- Assainir en mettant en contact avec l’air.
- Aérer un escalier, une salle de spectacle, un sous-sol.
- Il signifie aussi Faire prendre l’air à quelqu’un.
- Aérer un convalescent.
- Le participe passé Aéré, ée, s’emploie adjectivement et se dit d’un Bâtiment qui est au grand air, en bel air.
- Une maison bien aérée.
AéRIEN adj.
- Qui est formé d’air, qui a rapport à l’air, qui est un effet de l’air, ou qui se passe dans l’air.
- Un corps aérien. Les démons, les esprits aériens. Un phénomène aérien. La navigation aérienne.
AéRIFèRE adj. des deux genres
- Anatomie. Qui amène l’air.
- Voies aérifères, conduits aérifères, L’ensemble des conduits destinés à porter l’air dans les poumons.
AéRIFORME adj. des deux genres
- Qui ressemble à l’air.
- Le gaz hydrogène est une substance aériforme.
AéROBIE adj. des deux genres
- Biologie. Qui a besoin pour vivre d’air atmosphérique.
- Microbe aérobie.
AéRODROME n. m.
- Champ disposé pour les courses d’essai des avions.
AéRODYNAMIQUE n. f.
- Partie de la physique qui étudie les lois et les mouvements des gaz.
AéROGRAPHIE n. f.
- Description de l’air.
AéROLITHE n. m.
- Masse minérale qui tombe du ciel.
- Les aérolithes viennent des espaces situés au delà de notre atmosphère.
AéROLOGIE n. f.
- Science qui s’occupe des mouvements et variations barométriques et thermiques de l’atmosphère.
AéROMANCIE n. f.
- Art prétendu de deviner l’avenir par le moyen de l’air et des phénomènes aériens.
AéROMèTRE n. m.
- Instrument qui sert à mesurer la condensation ou la raréfaction de l’air.
AéROMéTRIE n. f.
- Science qui a pour objet la constitution physique de l’air et qui en mesure et en calcule les effets mécaniques.
- éléments d’aérométrie.
AéRONAUTE n. des deux genres
- Celui, celle qui parcourt les airs dans un aérostat. Il s’emploie surtout en parlant de Celui qui le manoeuvre.
AéRONAUTIQUE adj. des deux genres
- Qui a rapport à la navigation aérienne.
- Parc aéronautique.
- Il s’emploie aussi comme nom féminin et désigne l’Art de la navigation aérienne.
- Les progrès de l’aéronautique. Services de l’aéronautique militaire.
AéRONEF n. m.
- Tout appareil volant qui présente un volume tel qu’on puisse l’assimiler à un navire.
AéROPHAGIE n. f.
- Médecine. Aspiration excessive de l’air dans les voies digestives, qui provoque la dilatation de l’oesophage ou de l’estomac.
AéROPLANE n. m.
- Appareil de locomotion aérienne, muni d’une ou de plusieurs hélices qu’actionnent un ou plusieurs moteurs et qui est soutenu par la pression de l’air sur des surfaces planes. Voyez avion.
AéROSTAT n. m.
- Espèce de ballon fixé au sol par un câble et rempli d’air échauffé ou d’un gaz plus léger que l’air, au moyen duquel on peut s’élever dans l’atmosphère.
AéROSTATION n. f.
- Art de construire des aérostats et de les employer.
- école d’aérostation.
AéROSTATIQUE adj. des deux genres
- Qui a rapport à l’aérostation.
- Ballon aérostatique. Machine aérostatique.
AéROSTIER n. m.
- Celui qui concourt à la construction ou à la direction des aérostats.
- Bataillon des sapeurs aérostiers.
AéROTHéRAPIE n. f.
- Médecine. Traitement de certaines maladies par l’air.
AFFABILITé n. f.
- Qualité de celui qui reçoit avec bonté et douceur ceux qui ont affaire à lui. Il se dit principalement en parlant de la Manière dont on reçoit ses inférieurs.
- Recevoir avec affabilité. Il a beaucoup d’affabilité. L’affabilité de ce prince lui gagnait tous les coeurs.
AFFABLE adj. des deux genres
- Qui a de l’affabilité.
- C’est un homme extrêmement affable. Il est d’un caractère doux et affable. On dit aussi
- Des manières affables.
AFFABULATION n. f.
- Histoire littéraire. Partie d’une fable, d’un apologue, qui en explique le sens moral. On emploie plus souvent dans ce sens le mot MORALITé ou MORALE.
- Il sert aussi à désigner la Trame d’un récit, l’intrigue d’une pièce.
- Voici en deux mots l’affabulation de cette comédie.
AFFADIR v. tr.
- Dégoûter par une sensation de fadeur.
- Une sauce qui affadit. Fig.,
- Des louanges outrées affadissent le coeur.
- Il signifie aussi Rendre fade.
- Affadir une sauce, un ragoût, en y mêlant quelque chose de trop doux.
- Il se dit figurément en parlant des Ouvrages d’esprit.
- Affadir un discours par des pensées et par des expressions affectées et doucereuses. fig.
AFFADISSANT adj.
- Qui affadit.
- Cuisine affadissante. Fig., et au sens moral,
- éducation affadissante. fig.
AFFADISSEMENT n. m.
- Effet que produit la fadeur. Fig.,
- Louer jusqu’à l’affadissement. fig.
AFFAIBLIR v. tr.
- Rendre faible.
- On a trop raboté cette planche, on l’a affaiblie. Les débauches affaiblissent le corps. Le vin pris avec excès affaiblit les nerfs, affaiblit le cerveau, affaiblit la vue. Affaiblir un parti. Affaiblir une armée. Affaiblir la puissance de son ennemi. L’âge affaiblit l’esprit, affaiblit la mémoire. Il s’affaiblit. Son esprit, sa tête s’affaiblit.
AFFAIBLISSANT adj.
- Qui affaiblit.
- Il y a des remèdes fortifiants, il y en a d’affaiblissants.
AFFAIBLISSEMENT n. m.
- état de ce qui est affaibli. Il se dit des Forces du corps, de celles de l’esprit, de celles d’un état, d’un parti, etc.
- L’affaiblissement du corps. L’affaiblissement de la vue. L’affaiblissement de la voix. L’affaiblissement d’une armée, d’un parti. L’affaiblissement des forces ennemies.
AFFAIRE n. f. Ce qui est le sujet de quelque occupation. Affaire agréable. Affaire importante. Il n’a d’autre affaire que de se divertir. Il est fort occupé, il a bien des affaires. Je suis accablé d’affaires. Avoir affaire. Il est en affaires. Toutes affaires cessantes. L’affaire du salut est la plus grande d’un chrétien. J’en fais mon affaire, Je m’en charge, je réponds du succès. Dites-moi la place que vous désirez, j’en fais mon affaire. C’est une affaire faite signifie L’affaire est terminée, conclue de façon définitive : il n’y a plus à y revenir. Fam., C’est mon affaire, se dit à une Personne qui veut nous détourner de quelque dessein, en nous faisant voir le danger, les inconvénients qui sont à craindre et signifie Cela ne regarde que moi, ne peut compromettre, léser ou exposer que moi seul. On dit dans un sens analogue C’est son affaire, c’est leur affaire. AFFAIRE signifie aussi Soin, peine, embarras, difficulté, querelle, danger. Il a bien des affaires sur les bras. Il a une fâcheuse, une mauvaise affaire sur les bras. Il vous donnera bien des affaires. Il était bien embarrassé, mais il s’est tiré d’affaire. Susciter des affaires à quelqu’un. Il a si bien manoeuvré qu’il s’est mis hors d’affaire. Il ne veut point d’affaire. Il se fait une affaire de la moindre chose. Si vous vous brouillez avec cet homme-là, vous vous ferez, vous vous attirerez des affaires. Vider une affaire. Assoupir, étouffer, arranger une affaire. Que d’affaires pour si peu de chose! C’est toute une affaire se dit d’une Chose qu’on regarde comme malaisée, et Ce n’est pas une affaire se dit d’une Chose facile. Il s’est tiré d’affaire, Il a su par son intelligence, par sa bonne conduite, se procurer une fortune honnête, une position honorable. Ce malade est hors d’affaire, Il ne court plus aucun danger. Il se dit de Toutes les choses qu’on a à discuter, à démêler avec quelqu’un dans le commerce de la vie. C’est une affaire d’intérêt. C’est une affaire d’honneur. Sortir d’une affaire avec honneur. Se bien tirer d’une affaire. Voilà le noeud de l’affaire. S’entremettre d’une affaire. Se charger d’une affaire. Je vous rendrai compte de votre affaire. Entendre bien une affaire. Comprendre, concevoir une affaire. Il débrouille bien, il démêle bien une affaire. Affaire d’honneur signifie quelque fois Duel, combat singulier. Dans ce sens on dit de même simplement Une affaire.
Affaire de coeur, Commerce de galanterie. Fam. et ironiq., Votre affaire est faite, Elle est manquée, vous ne devez plus rien espérer, vous n’avez plus rien à prétendre. Son affaire est faite se dit aussi d’un Homme perdu au physique ou au moral et qui ne peut se relever de son état. Son affaire est bonne, Il ne peut éviter une punition, un malheur. AFFAIRE se dit particulièrement des Procès et de tout ce qui se traite en quelque juridiction que ce soit, tant en matière civile qu’en matière criminelle. Il y a une grande affaire au Conseil d’état, à la Cour d’appel. Cet avocat est chargé d’une belle affaire, d’une affaire qui fera du bruit. C’est une affaire de grande discussion, de longue discussion. Une affaire embrouillée, épineuse, embarrassée. Les affaires civiles. Les affaires criminelles. Ce juge entend mal mon affaire. Le point, le secret, le fin de l’affaire. Poursuivre une affaire. Il se dit aussi des Actions de guerre. C’est un homme qui a vu bien des affaires. Il s’est toujours bien conduit dans toutes les affaires où il s’est rencontré. Il fit des merveilles dans la dernière affaire. L’affaire fut quelque temps disputée. L’affaire a été vive, a été chaude. AFFAIRE signifie encore particulièrement Convention, marché, traité, transaction commerciale, entreprise d’industrie, spéculation financière. J’ai fait affaire avec lui. Nous avons fait affaire ensemble. Nous avons fait beaucoup d’affaires ensemble. Cette ville fait quelques affaires avec Londres. Il propose une affaire qui paraît bonne. C’est une affaire dans laquelle il y a beaucoup à gagner, beaucoup à perdre. Il entreprend trop d’affaires. Cette affaire peut réussir. Les faiseurs d’affaires. Les gens d’affaires. L’affaire est conclue. L’affaire est manquée. Fam., C’est un homme qui entend son affaire se dit d’un Homme habile dans sa profession ou attentif à son intérêt. Ironiquement, Il a fait une belle affaire se dit d’un Homme qui a fait quelque chose mal à propos. AFFAIRE est aussi un terme général que l’on substitue souvent dans le langage ordinaire à des termes propres et particuliers. Il s’emploie ainsi dans des significations très diverses et quelquefois dans des sens opposés qu’il est impossible d’indiquer tous et que l’usage apprendra. J’ai affaire au ministre, J’ai une question à traiter avec lui. Vous aurez affaire à moi, Je vous châtierai. Qu’ai-je affaire de toutes ces querelles? Ai-je à m’en occuper? Cette maison est mon affaire, Elle me convient, elle m’accommode. Ironiquement, C’est une autre affaire. Le bon de l’affaire c’est que... AFFAIRES, au pluriel, se dit généralement de Toutes les choses qui concernent la fortune et les intérêts du public et des particuliers. Affaires publiques. Affaires d’état. Ce ministre est chargé de toute la conduite des affaires du royaume. Les affaires étrangères. Les affaires ecclésiastiques. Affaires temporelles. Affaires spirituelles. Le train, le courant des affaires. Pour les affaires urgentes. Les affaires d’une ville, d’une communauté. Les affaires particulières et privées. Les affaires d’une succession. Un homme dont les affaires sont en bon état, en mauvais état. Ses affaires vont bien, vont mal. Il est bien, il est mal dans ses affaires. Il est au-dessus de ses affaires. Il a bien fait ses affaires. Donner ordre, mettre ordre à ses affaires. Affaires domestiques. Chacun a ses affaires, doit savoir ses affaires. Il a soin de ses affaires. Il a donné la conduite, le maniement de ses affaires à un habile homme. Il est prudent en affaires. Il a le génie, l’esprit des affaires. Il entend bien les affaires. Il est propre aux affaires. Il a un homme d’affaires fort négligent. On est souvent trompé par ses gens d’affaires. Un tel est son homme d’affaires. Ce ne sont pas là mes affaires Pourquoi en parlez-vous? sont-ce là vos affaires? Mêlez-vous de vos affaires. Il se dit spécialement de la Profession de commerçant. Il s’est mis dans les affaires. Il a quitté les affaires. Il n’est plus dans les affaires. Il s’est retiré des affaires. Le monde des affaires. Il se disait particulièrement autrefois des Opérations des traitants, de ce qui concernait la levée des deniers publics. Il est intéressé dans les affaires, dans les affaires du roi. Il a commencé par une petite recette, et maintenant il est dans les grandes affaires. Fam., Cette femme a ses affaires, Elle a ses règles. POINT D’AFFAIRE, loc. adv.
- Ce qui est le sujet de quelque occupation.
- Affaire agréable. Affaire importante. Il n’a d’autre affaire que de se divertir. Il est fort occupé, il a bien des affaires. Je suis accablé d’affaires. Avoir affaire. Il est en affaires. Toutes affaires cessantes. L’affaire du salut est la plus grande d’un chrétien.
-
- J’en fais mon affaire, Je m’en charge, je réponds du succès.
- Dites-moi la place que vous désirez, j’en fais mon affaire.
-
- C’est une affaire faite signifie L’affaire est terminée, conclue de façon définitive : il n’y a plus à y revenir.
- Fam.,
- C’est mon affaire, se dit à une Personne qui veut nous détourner de quelque dessein, en nous faisant voir le danger, les inconvénients qui sont à craindre et signifie Cela ne regarde que moi, ne peut compromettre, léser ou exposer que moi seul. On dit dans un sens analogue
- C’est son affaire, c’est leur affaire.
- Affaire signifie aussi Soin, peine, embarras, difficulté, querelle, danger.
- Il a bien des affaires sur les bras. Il a une fâcheuse, une mauvaise affaire sur les bras. Il vous donnera bien des affaires. Il était bien embarrassé, mais il s’est tiré d’affaire. Susciter des affaires à quelqu’un. Il a si bien manoeuvré qu’il s’est mis hors d’affaire. Il ne veut point d’affaire. Il se fait une affaire de la moindre chose. Si vous vous brouillez avec cet homme-là, vous vous ferez, vous vous attirerez des affaires. Vider une affaire. Assoupir, étouffer, arranger une affaire. Que d’affaires pour si peu de chose!
-
- C’est toute une affaire se dit d’une Chose qu’on regarde comme malaisée, et
- Ce n’est pas une affaire se dit d’une Chose facile.
-
- Il s’est tiré d’affaire, Il a su par son intelligence, par sa bonne conduite, se procurer une fortune honnête, une position honorable.
-
- Ce malade est hors d’affaire, Il ne court plus aucun danger.
- Il se dit de Toutes les choses qu’on a à discuter, à démêler avec quelqu’un dans le commerce de la vie.
- C’est une affaire d’intérêt. C’est une affaire d’honneur. Sortir d’une affaire avec honneur. Se bien tirer d’une affaire. Voilà le noeud de l’affaire. S’entremettre d’une affaire. Se charger d’une affaire. Je vous rendrai compte de votre affaire. Entendre bien une affaire. Comprendre, concevoir une affaire. Il débrouille bien, il démêle bien une affaire.
-
- Affaire d’honneur signifie quelque fois Duel, combat singulier. Dans ce sens on dit de même simplement
- Une affaire.
-
- Affaire de coeur, Commerce de galanterie.
- Fam. et ironiq.,
- Votre affaire est faite, Elle est manquée, vous ne devez plus rien espérer, vous n’avez plus rien à prétendre.
- Son affaire est faite se dit aussi d’un Homme perdu au physique ou au moral et qui ne peut se relever de son état.
- Son affaire est bonne, Il ne peut éviter une punition, un malheur.
- Affaire se dit particulièrement des Procès et de tout ce qui se traite en quelque juridiction que ce soit, tant en matière civile qu’en matière criminelle.
- Il y a une grande affaire au Conseil d’état, à la Cour d’appel. Cet avocat est chargé d’une belle affaire, d’une affaire qui fera du bruit. C’est une affaire de grande discussion, de longue discussion. Une affaire embrouillée, épineuse, embarrassée. Les affaires civiles. Les affaires criminelles. Ce juge entend mal mon affaire. Le point, le secret, le fin de l’affaire. Poursuivre une affaire.
- Il se dit aussi des Actions de guerre.
- C’est un homme qui a vu bien des affaires. Il s’est toujours bien conduit dans toutes les affaires où il s’est rencontré. Il fit des merveilles dans la dernière affaire. L’affaire fut quelque temps disputée. L’affaire a été vive, a été chaude.
- Affaire signifie encore particulièrement Convention, marché, traité, transaction commerciale, entreprise d’industrie, spéculation financière.
- J’ai fait affaire avec lui. Nous avons fait affaire ensemble. Nous avons fait beaucoup d’affaires ensemble. Cette ville fait quelques affaires avec Londres. Il propose une affaire qui paraît bonne. C’est une affaire dans laquelle il y a beaucoup à gagner, beaucoup à perdre. Il entreprend trop d’affaires. Cette affaire peut réussir. Les faiseurs d’affaires. Les gens d’affaires. L’affaire est conclue. L’affaire est manquée.
- Fam.,
- C’est un homme qui entend son affaire se dit d’un Homme habile dans sa profession ou attentif à son intérêt.
- Ironiquement,
- Il a fait une belle affaire se dit d’un Homme qui a fait quelque chose mal à propos.
- Affaire est aussi un terme général que l’on substitue souvent dans le langage ordinaire à des termes propres et particuliers. Il s’emploie ainsi dans des significations très diverses et quelquefois dans des sens opposés qu’il est impossible d’indiquer tous et que l’usage apprendra.
- J’ai affaire au ministre, J’ai une question à traiter avec lui.
- Vous aurez affaire à moi, Je vous châtierai.
- Qu’ai-je affaire de toutes ces querelles? Ai-je à m’en occuper?
- Cette maison est mon affaire, Elle me convient, elle m’accommode. Ironiquement,
- C’est une autre affaire. Le bon de l’affaire c’est que...
- Affaires, au pluriel, se dit généralement de Toutes les choses qui concernent la fortune et les intérêts du public et des particuliers.
- Affaires publiques. Affaires d’état. Ce ministre est chargé de toute la conduite des affaires du royaume. Les affaires étrangères. Les affaires ecclésiastiques. Affaires temporelles. Affaires spirituelles. Le train, le courant des affaires. Pour les affaires urgentes. Les affaires d’une ville, d’une communauté. Les affaires particulières et privées. Les affaires d’une succession. Un homme dont les affaires sont en bon état, en mauvais état. Ses affaires vont bien, vont mal. Il est bien, il est mal dans ses affaires. Il est au-dessus de ses affaires. Il a bien fait ses affaires. Donner ordre, mettre ordre à ses affaires. Affaires domestiques. Chacun a ses affaires, doit savoir ses affaires. Il a soin de ses affaires. Il a donné la conduite, le maniement de ses affaires à un habile homme. Il est prudent en affaires. Il a le génie, l’esprit des affaires. Il entend bien les affaires. Il est propre aux affaires. Il a un homme d’affaires fort négligent. On est souvent trompé par ses gens d’affaires. Un tel est son homme d’affaires. Ce ne sont pas là mes
-
- affaires Pourquoi en parlez-vous? sont-ce là vos affaires? Mêlez-vous de vos affaires.
- Il se dit spécialement de la Profession de commerçant.
- Il s’est mis dans les affaires. Il a quitté les affaires. Il n’est plus dans les affaires. Il s’est retiré des affaires. Le monde des affaires.
- Il se disait particulièrement autrefois des Opérations des traitants, de ce qui concernait la levée des deniers publics.
- Il est intéressé dans les affaires, dans les affaires du roi. Il a commencé par une petite recette, et maintenant il est dans les grandes affaires.
- Fam.,
- Cette femme a ses affaires, Elle a ses règles.
- Point d’affaire, loc. adv. Nullement, en aucune façon.
- Des conseils tant qu’il vous plaira, mais de l’argent point d’affaire. Il vieillit.
AFFAIRé adj.
- Qui a bien des affaires.
- Il est si affairé qu’il n’a pas une heure à lui. Avoir toujours l’air affairé. Substantivement.
- Il fait l’affairé.
AFFAISSEMENT n. m.
- état de ce qui est affaissé.
- L’affaissement des terres. J’ai trouvé ce malade dans un grand affaissement. L’affaissement de l’esprit est souvent l’effet d’un grand chagrin.
- En termes d’Automobilisme et de Cyclisme, il signifie Dégonflement d’un pneumatique qui s’affaisse sur le sol.
AFFAISSER v. tr.
- Faire ployer sous un faix.
- Les grandes pluies affaissent les terres. Les terres rapportées sont sujettes à s’affaisser. Ce monceau de foin s’est affaissé de tant de mètres. Fig.,
- Le grand âge n’a point affaissé son esprit. La douleur affaisse trop son âme. Un esprit qui s’affaisse. Un empire qui s’affaisse.
- Il se dit d’un Vieillard qui se courbe.
- Il s’affaisse, il commence à s’affaisser sous le poids des années.
- Il signifie aussi S’écrouler, s’abattre.
- Frappé d’apoplexie, il s’affaissa sur le sol. fig.
AFFAITER v. tr.
- Arts. Façonner le cuir.
- En termes de Fauconnerie, il signifie Apprivoiser, dresser un oiseau de proie.
AFFALER v. tr.
- Marine. Abaisser un cordage pour l’aider à courir dans sa poulie ou dans son conduit et à descendre plus facilement.
- Affaler une manoeuvre.
- Il signifie aussi en parlant du vent, Pousser un bâtiment vers la côte et le mettre en danger d’échouer.
- Le vent nous avait affalés sur la côte, nous avait affalés. Le navire va s’affaler, s’il ne change pas de manoeuvre.
-
- Navire affalé, Navire arrêté sur la côte par le défaut de vent ou par les courants.
- S’affaler signifie Se laisser glisser le long d’un cordage, etc., pour descendre plus vite.
- Ce matelot s’est affalé le long de tel cordage.
- Par extension, dans la langue familière, il signifie Se laisser tomber ou simplement tomber.
- De fatigue, il s’affala sur un banc. Il s’est affalé par terre tout de son long.
AFFAMER v. tr. Réduire à la faim par la suppression des vivres. Affamer une ville, une place, une province, tout un pays. Vous ne faites que l’affamer en lui donnant si peu à manger. Le participe passé
- Réduire à la faim par la suppression des vivres.
- Affamer une ville, une place, une province, tout un pays. Vous ne faites que l’affamer en lui donnant si peu à manger.
- Le participe passé Affamé, ée, s’emploie aussi comme adjectif. Prov. et fig.,
- Ventre affamé n’a point d’oreilles, Un homme qui a faim n’écoute guère ce qu’on lui dit, les représentations qu’on lui fait.
- Il s’emploie même comme nom.
- C’est un affamé.
- Affamé, adjectif, signifie au figuré Qui a de l’avidité pour quelque chose, qui souhaite quelque chose avec ardeur.
- être affamé de gloire, affamé d’honneurs, affamé de nouvelles. fig.
AFFECTATION n. f.
- Destination, application d’une chose à un certain usage.
- L’affectation d’une somme à telle dépense, d’un monument à tel usage.
- Il désigne aussi l’Action de feindre ou d’exagérer certains sentiments et certaines qualités.
- Affectation de sensibilité, de générosité, de modestie, etc.; et par extension une Manière de parler et d’agir qui s’éloigne du naturel.
- Il y a de l’affectation dans tout ce qu’il fait, dans tout ce qu’il dit. Affectation marquée. Affectation de langage, dans le langage, dans le ton, dans le geste, dans les manières. Il n’y a rien de naturel en elle, elle est pleine d’affectation. On ne saurait la corriger de ses affectations. Toutes ces affectations me déplaisent.
AFFECTER v. tr. Destiner et appliquer une chose à un certain usage. Affecter un fonds de terre pour l’entretien, à l’entretien d’une école. Affecter une rente au paiement d’une dette. Il signifie aussi Feindre ou exagérer certains sentiments, certaines qualités. Affecter la douceur. Affecter l’humilité, la modestie. Il signifie encore Marquer une prédilection excessive pour certaines choses. Affecter certains mots, certaines façons de parler, certains airs, certains gestes. Il affecte le genre anglais. Il affecte toujours de dire des choses flatteuses. Il affecte de dire en grand secret des choses insignifiantes. Il affecte l’air distrait. Il affecte de grands airs. C’est une chose dont il affecte de ne point parler. Il signifie encore Rechercher une chose avec ambition, y aspirer, s’y porter avec ardeur. Affecter le pouvoir suprême. Affecter le premier rang, les premières places. Il se dit figurément pour exprimer la Disposition que certaines substances ont à prendre certaines figures.. Le sel marin affecte dans sa cristallisation la figure cubique. Le participe passé
- Destiner et appliquer une chose à un certain usage.
- Affecter un fonds de terre pour l’entretien, à l’entretien d’une école. Affecter une rente au paiement d’une dette.
- Il signifie aussi Feindre ou exagérer certains sentiments, certaines qualités.
- Affecter la douceur. Affecter l’humilité, la modestie. Il signifie encore Marquer une prédilection excessive pour certaines choses.
- Affecter certains mots, certaines façons de parler, certains airs, certains gestes. Il affecte le genre anglais. Il affecte toujours de dire des choses flatteuses. Il affecte de dire en grand secret des choses insignifiantes. Il affecte l’air distrait. Il affecte de grands airs. C’est une chose dont il affecte de ne point parler.
- Il signifie encore Rechercher une chose avec ambition, y aspirer, s’y porter avec ardeur.
- Affecter le pouvoir suprême. Affecter le premier rang, les premières places.
- Il se dit figurément pour exprimer la Disposition que certaines substances ont à prendre certaines figures..
- Le sel marin affecte dans sa cristallisation la figure cubique.
- Le participe passé Affecté, ée, s’emploie comme adjectif et signifie Qui a de l’affectation, où il y a de l’affectation.
- Ce comédien est affecté dans son jeu. Cet écrivain est affecté dans son style. Langage affecté. Geste affecté. Humilité, modestie affectée.
AFFECTER v. tr.
- Médecine. Faire sur quelque partie de l’organisme une impression qui l’altère.
- Il est à craindre que l’air trop vif n’affecte la poitrine. Ce remède affecte le poumon.
- Il signifie aussi figurément Faire sur l’âme une impression qui cause de la douleur, du chagrin, émouvoir, affliger.
- Cet événement l’a beaucoup affecté, ne laissera pas de l’affecter. C’est un homme qui s’affecte aisément, qui ne s’affecte de rien. Il a été vivement affecté de cette nouvelle. Je suis très affecté de son mauvais procédé.
- Il signifie encore, par analogie, Modifier de quelque manière. En termes de Mathématiques,
- Affecter un nombre d’un exposant.
AFFECTIF adj.
- Qui inspire, qui est propre à inspirer de l’affection. Il se dit surtout en parlant des Choses de piété.
- Il parle des choses de Dieu d’une manière très affective. Saint Bernard est un des Pères de l’église les plus affectifs. On a imprimé des livres sous le titre de Théologie affective.
- Il se dit, en termes de Philosophie, de Ce qui se rapporte aux sentiments, aux passions.
- Les facultés affectives.
AFFECTION n. f.
- Sentiment qui fait qu’on aime quelque personne avec attachement, qu’on se plaît à quelque chose, qu’on s’y porte avec ardeur.
- Tendre affection. Affection paternelle. Affection maternelle. Sentiment d’affection. Témoignage d’affection. Faire une chose par affection pour quelqu’un. Avoir de l’affection pour quelqu’un. Porter de l’affection à quelqu’un. C’est le cadet qui est l’objet des affections de sa mère. Il n’a d’affection pour rien. Il n’a d’affection à rien. Il a pris la peinture en affection. La personne en qui il avait mis ses affections. Il a son art en affection. Il se porte à cette étude par affection. Il s’y livre
-
- avec affection. Il en parle d’affection. Chaque jour on se détache de quelqu’une de ses affections.
- Il se dit, dans une acception générale, pour désigner Divers mouvements de l’âme.
- Les affections de l’âme. Affections humaines, naturelles. Toutes ses affections sont douces. Affections déréglées.
- Affection, en termes de Médecine, est synonyme de MALADIE.
- Affection nerveuse. Affection hystérique. Affection aiguë, chronique.
AFFECTIONNER v. tr. Aimer avec attachement. C’est une personne que j’affectionne. C’est un genre d’étude qu’il affectionne beaucoup. Affectionner quelque chose signifie quelquefois S’y intéresser avec affection, avec chaleur. C’est l’affaire du monde que j’affectionne le plus. S’affectionner à une chose, S’y attacher, s’y appliquer avec affection. Dans les formules de politesse par lesquelles on termine les lettres, le participe passé
- Aimer avec attachement.
- C’est une personne que j’affectionne. C’est un genre d’étude qu’il affectionne beaucoup.
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- Affectionner quelque chose signifie quelquefois S’y intéresser avec affection, avec chaleur.
- C’est l’affaire du monde que j’affectionne le plus. S’affectionner à une chose, S’y attacher, s’y appliquer avec affection.
- Dans les formules de politesse par lesquelles on termine les lettres, le participe passé Affectionné s’emploie comme adjectif pour signifier Qui a de l’affection pour...
- Votre très humble et très affectionné serviteur. Votre affectionné serviteur. Votre affectionné.
AFFECTUEUSEMENT adv.
- D’une manière affectueuse.
- Il lui parla très affectueusement.
AFFECTUEUX adj.
- Qui montre de l’affection.
- C’est un homme très affectueux. Un orateur pathétique et affectueux. Sentiments affectueux. Discours affectueux. Toutes ses paroles étaient affectueuses. Mouvements affectueux. Manières affectueuses.
AFFéRENT adj.
- Qui se rapporte à
- ... Renseignements afférents à une affaire. Portion, part afférente, La part qui revient à chacun des intéressés dans un objet indivis ou dans un partage.
AFFéRENT adj.
- Qui apporte.
- Les anatomistes appellent vaisseaux afférents les vaisseaux lymphatiques qui apportent aux ganglions les liquides absorbés.
AFFERMER v. tr.
- Donner à ferme.
- Ce propriétaire vient d’affermer sa terre. Autrefois, le gouvernement affermait la perception des impôts.
- Il signifie aussi prendre à ferme.
- Tous ceux qui ont affermé cette terre y ont bien fait leurs affaires.