AIL n. m.
- Espèce d’oignon de la famille des Liliacées, d’une odeur et d’un goût très forts, composé de plusieurs petites gousses réunies sous une enveloppe commune.
- Une tête d’ail. Une gousse d’ail. Un gigot de mouton à l’ail. Frotter son pain d’ail. Sentir l’ail. Il y a des aulx cultivés et des aulx sauvages. Les botanistes disent également
- Ails, au pluriel.
- Il cultive des ails de plusieurs espèces.
AILANTE n. m.
- Botanique. Arbre de l’Asie orientale, de la famille des Rutacées, dont les feuilles servent à la nourriture d’une certaine espèce de vers à soie.
- L’ailante glanduleux ou vernis du Japon.
AILE n. f.
- Membre qui sert à certains animaux pour se soutenir en l’air et pour voler.
- Les ailes des oiseaux sont revêtues de plumes. Les ailes des chauves-souris sont membraneuses. Les ailes de certains insectes sont si déliées qu’elles en sont transparentes. Un oiseau qui étend les ailes, qui déploie ses ailes. Un oiseau qui vole à tire-d’aile. Un oiseau qui tire de l’aile. Les pigeons ont l’aile forte, l’aile raide. Un moineau qui bat des ailes. Un oiseau blessé qui ne bat que d’une aile. Une poule qui rassemble ses poussins sous ses ailes. Les ailes d’un moucheron. Les ailes d’un papillon. On figure ordinairement les anges avec des ailes. Les poètes et les artistes donnent des ailes à la Victoire, à la Renommée, à l’Amour, au cheval Pégase, aux Vents, au Temps, aux Heures, à Mercure, etc. Poétiquement,
- Sur les ailes, sur l’aile des vents, des zéphyrs. Sur les ailes du temps. Etc.
- Prov. et fig.,
- La peur donne des ailes, Elle précipite la marche, la course.
- Le mal a des ailes, Il arrive promptement.
- Prov. et fig.,
- Ne battre plus que d’une aile, Avoir beaucoup perdu de sa vigueur, de son crédit, de sa considération.
- Depuis sa maladie, il ne bat plus que d’une aile. Cette affaire est bien compromise : elle ne bat plus que d’une aile.
- Prov. et fig.,
- Il a du plomb dans l’aile. Il en a dans l’aile, se dit d’un Homme à qui il est survenu quelque altération grave dans la santé ou quelque disgrâce.
- Prov. et fig.,
- Tirer une plume de l’aile à quelqu’un, Attraper quelque chose à quelqu’un, tirer de l’argent de lui.
- Arracher à quelqu’un une plume de l’aile, une belle plume de l’aile, Lui ôter quelque chose de considérable, le priver de quelque emploi.
- Prov. et fig.,
- Rogner les ailes à quelqu’un, Lui retrancher de son autorité, de son crédit, de ses profits.
- Prov. et fig.,
- Vouloir voler sans avoir des ailes, Entreprendre une chose au-dessus de
ses forces; et
-
- Voler de ses propres ailes, être en état de se passer du secours d’autrui.
- Prov. et fig.,
- Tirer pied ou aile d’une chose, En tirer quelque profit de manière ou d’autre.
- Prov. et fig.,
- Cette jeune fille est encore sous l’aile de sa mère, Elle est encore sous la conduite et la surveillance de sa mère.
-
- L’aile, les ailes du Seigneur, La protection de Dieu.
- Seigneur, couvrez-moi de vos ailes. Je ne craindrai rien à l’ombre de vos ailes.
- Aile se dit aussi de Cette partie d’un volatile préparé pour être mangé, qui comprend l’aile proprement dite et la portion charnue du haut de l’estomac au-dessus de la cuisse
- . Servir une aile de perdreau, une aile de chapon, une aile de bécasse. Le haut de l’aile, le bas, le bout de l’aile. Ailes d’oie confites.
- Par analogie, en termes d’Arts,
- Les ailes d’un moulin à vent, Les grands châssis garnis de toile qui sont mis en mouvement par le vent.
-
- Les ailes d’une hélice, Les branches de l’hélice.
- Les ailes d’un aéroplane, Dispositif rappelant les ailes d’oiseau. Voyez hélicoptère.
- Par extension, en termes d’Architecture,
- Les ailes d’un édifice, Les deux parties d’un édifice qui sont jointes de chaque côté au principal corps de bâtiment.
- Les deux ailes d’un bâtiment. Un bâtiment qui n’a qu’une aile. Aile en retour. - Les anciens appelaient
- Ailes d’un temple Les murs latéraux d’un temple, avec ou sans péristyle; ce qui a fait donner, par quelques auteurs modernes, le nom
- d’Ailes aux Bas côtés ou nefs latérales d’une église.
- Les ailes d’une église.
-
- Ailes de pont, Les évasures circulaires ou à pans coupés qu’on pratique aux extrémités d’un pont pour faciliter la circulation.
-
- Ailes de théâtre, Les côtés du théâtre où se meuvent les châssis des décors et où se tiennent les acteurs pour entrer sur la scène par la droite ou par la gauche.
-
- Ailes de mouche, Les ancres employées aux angles des coffres de cheminées construits en briques.
- En termes militaires,
- Les ailes d’une armée, d’une troupe, Les deux extrémités d’une armée, d’une troupe rangée en ordre de bataille.
- L’aile droite, l’aile gauche d’une armée, d’un bataillon. L’aile droite de la première ligne. L’aile gauche de la seconde ligne. L’aile marchante. La cavalerie qui voltigeait sur les ailes. L’aile droite était appuyée à un bois, à un village. Il commandait l’aile droite. Le général replia son aile droite, ou simplement
- sa droite. On dit de même
- L’aile gauche, l’aile droite d’une armée navale, etc.
- En termes d’Anatomie,
- Les ailes du nez, Les deux parties du nez qui forment le côté extérieur des narines.
- En termes d’Horlogerie,
- Les ailes d’un pignon, Les dents d’un pignon.
- En termes de Corderie,
- Les ailes d’un touret, Les deux planchettes en croix qui servent à retenir le fil sur le touret, lorsqu’il est près d’être rempli.
- En termes de Botanique,
- Les ailes d’une fleur papilionacée, Les deux pétales latéraux.
-
- Ailes de pigeon, Cheveux disposés en aile de chaque côté.
- En termes de Sports, AILE se dit de l’Extrémité droite ou gauche des lignes de joueurs. fig.
AILé adj.
- Qui a des ailes.
- Des poissons ailés. Des fourmis ailées. Suivant les poètes, Pégase est un cheval ailé. Les anciens croyaient à l’existence de serpents ailés.
- En termes d’Iconologie,
- Un foudre ailé, Symbole de la puissance et de la vitesse.
- En termes de Botanique,
- Tige ailée, pétiole ailé, Tige, pétiole garni d’une expansion de même nature que les feuilles ou les folioles.
- Péricarpe ailé, Péricarpe garni d’appendices membraneux, comme celui du frêne, de l’érable.
- Feuilles ailées, Feuilles dont le pétiole porte de
chaque côté plusieurs folioles.
-
- Feuille ailée avec impaire, ou
- sans impaire, c’est-à-dire Avec ou sans une foliole terminale.
- Les feuilles du noyer sont ailées.
AILERON n. m.
- Extrémité de l’aile d’un oiseau à laquelle tiennent les grandes plumes de l’aile.
- Un oiseau qui a l’aileron brisé. Un ragoût, une fricassée d’ailerons.
- Il se dit aussi des Nageoires de quelques poissons.
- Les ailerons d’une carpe.
- Par analogie, en termes d’Arts, il se dit de Tout ce qui rappelle la forme d’un aileron.
- Les ailerons d’un moulin à eau. Les ailerons d’une fusée.
AILETTE n. f.
- Architecture. Petite aile ajoutée à un corps de bâtiment.
- En termes de Marine, il signifie Prolongement des cordages de l’arrière d’un vaisseau.
- En termes d’Arts, il se dit de la Saillie circulaire d’un radiateur destinée à augmenter la surface de refroidissement.
- En termes de Guerre,
- Torpille à ailettes.
AILLADE n. f.
- Cuisine. Sauce faite avec de l’ail.
AILLEURS adv. de lieu. En un autre lieu. S’il ne se trouve pas bien où il est, que ne va-t-il ailleurs? Qu’il aille se pourvoir ailleurs. Vous chercherez inutilement ailleurs. Je le ferai venir d’ailleurs. La voie dont vous vous servez pour vos lettres n’est pas sûre, il faut les faire parvenir par ailleurs. être ailleurs, Ne pas prêter son attention. Répétez, je vous prie, j’étais ailleurs. AILLEURS, en parlant d’un livre, d’un auteur, signifie Dans un autre passage. Nous avons dit ailleurs... On dit de même Cette expression, cette locution se trouve dans tel écrivain, et ailleurs, Et dans les ouvrages d’autres écrivains. D’AILLEURS, loc. adv. D’une autre cause, par un autre motif. Vous lui attribuez mal à propos votre disgrâce, elle vient d’ailleurs. S’il le querelle sur un si mince sujet, c’est qu’il lui en veut d’ailleurs. Il signifie encore De plus, pour le reste. Je vous dirai d’ailleurs... D’ailleurs, il faut considérer que... Cet historien, fort clair d’ailleurs, a mal expliqué cette partie de son sujet. PAR AILLEURS, loc. adv.
- En un autre lieu.
- S’il ne se trouve pas bien où il est, que ne va-t-il ailleurs? Qu’il aille se pourvoir ailleurs. Vous chercherez inutilement ailleurs. Je le ferai venir d’ailleurs. La voie dont vous vous servez pour vos lettres n’est pas sûre, il faut les faire parvenir par ailleurs.
-
- être ailleurs, Ne pas prêter son attention.
- Répétez, je vous prie, j’étais ailleurs.
- Ailleurs, en parlant d’un livre, d’un auteur, signifie Dans un autre passage.
- Nous avons dit ailleurs... On dit de même
- Cette expression, cette locution se trouve dans tel écrivain, et ailleurs, Et dans les ouvrages d’autres écrivains.
- D’ailleurs, loc. adv. D’une autre cause, par un autre motif.
- Vous lui attribuez mal à propos votre disgrâce, elle vient d’ailleurs. S’il le querelle sur un si mince sujet, c’est qu’il lui en veut d’ailleurs.
- Il signifie encore De plus, pour le reste.
- Je vous dirai d’ailleurs... D’ailleurs, il faut considérer que... Cet historien, fort clair d’ailleurs, a mal expliqué cette partie de son sujet.
- Par ailleurs, loc. adv. D’un autre côté, pour un autre motif, par un autre moyen.
- Je l’ai trouvé très irrité et, par ailleurs, décidé à se retirer.
AILLOLI n. m.
- Cuisine. Mets provençal composé d’huile et d’ail pilé.
AIMABLE adj. des deux genres
- Qui est digne d’être aimé.
- La vertu est aimable. Un objet aimable. Un caractère aimable. Des manières aimables. Aimez tout ce qui est aimable. Il cherche à se rendre aimable.
- Il se dit particulièrement, dans le langage de la société, des Personnes qui plaisent par leurs agréments.
- C’est une femme très aimable. C’est un aimable homme. C’est l’homme du monde le plus aimable. On dit quelquefois, par une sorte de plaisanterie ironique,
- Faire l’aimable.
- Par forme de remerciement, on dit
- Vous êtes bien aimable de venir me voir. Ce serait aimable à vous de venir.
AIMABLEMENT adv.
- D’une manière aimable.
- Il lui répondit aimablement. Il le traita fort aimablement.
AIMANT adj.
- Qui est porté à aimer.
- Il est d’un caractère aimant. Elle a une âme naturellement aimante.
AIMANT n. m.
- Minéral dont une des propriétés est d’attirer le fer.
- Pierre d’aimant. L’aimant communique sa vertu attractive au fer et à l’acier. Aimant naturel. Aimant artificiel. Aiguille frottée d’aimant. La déclinaison de l’aimant. Voyez boussole.
-
- Les deux pôles de l’aimant, Les deux portions de la surface d’un aimant où ses facultés
magnétiques se manifestent avec le plus d’intensité.
-
- Armer un aimant, L’envelopper d’une plaque de fer doux qui dirige les résultantes de ses forces attractives de manière à en rendre plus énergique l’effort simultané.
- Il se dit quelquefois figurément de Ce qui attire et attache.
- La modestie, la douceur est un aimant qui attire les coeurs.
AIMANTATION n. f.
- Action d’aimanter.
AIMANTER v. tr.
- Douer de la propriété de l’aimant.
- Aimanter l’aiguille d’une boussole, en la frottant sur un aimant naturel ou artificiel. Aiguille aimantée. Barre aimantée.
AIMER v. tr.
- Avoir un sentiment d’affection, un vif attachement pour quelqu’un ou pour quelque chose.
- Aimer Dieu par-dessus toutes choses. Aimer son prochain comme soi- même. Aimer son père et sa mère. Aimer ses enfants, sa famille. Aimer une femme. Aimer d’un amour honnête. Aimer tendrement. Aimer quelqu’un plus que ses yeux, l’aimer plus que sa vie, plus que le jour, plus qu’on ne peut dire, l’aimer à la folie, jusqu’à la folie. Aimer éperdument. Aimer de tout son coeur. Aimer quelqu’un d’amitié, de bonne amitié. Aimer son chien, son cheval. Cette femme aime beaucoup son perroquet. On le dit également en parlant des Choses physiques ou morales.
- Aimer son pays, sa patrie. Aimer sa maison de campagne, ses livres, etc. Aimer l’étude, le travail. Aimer son devoir. Aimer la vertu. Aimer la gloire. Il devrait suffire de s’aimer soi-même pour éviter tout excès. Cet homme s’aime trop pour aimer les autres. Deux personnes qui s’aiment tendrement. Ils s’aiment comme frères. Aimez-vous les uns les autres.
- S’aimer signifie quelquefois Se plaire, trouver plaisir.
- Il s’aime à la campagne. Je m’aimerais infiniment chez vous, dans votre société. Les pigeons s’aiment où il y a de l’eau. Les oliviers s’aiment dans les lieux sablonneux.
- Aimer s’emploie absolument.
- L’homme est fait pour connaître et pour aimer. Le temps d’aimer. Dans cet emploi, il se dit particulièrement de la Passion de l’amour.
- Prov.,
- Qui aime bien, châtie bien.
- Prov. et fig.,
- Qui m’aime, aime mon chien, Quand on aime une personne, on aime tout ce qui lui appartient.
- Aimer signifie aussi Avoir un goût plus ou moins vif pour certaines personnes, pour certains animaux, pour certaines choses.
- Aimer les enfants. Aimer la musique. Aimer la société des femmes. Aimez-vous l’odeur de cette plante? J’aime beaucoup ce tableau. J’aime ce procédé. J’aime ce ton de franchise. Aimer le lait. Cet homme n’est pas difficile à nourrir, il aime tout.
- Aimer à, suivi d’un infinitif, signifie Prendre plaisir à quelque chose.
- Aimer à jouer, à chasser, à se promener. Aimer à lire, à travailler. J’aime à voir comme vous vous conduisez avec lui. Il aime à être flatté, caressé. On dit de même
- Cet animal aime à courir. Cet arbuste aime à être arrosé, etc.
- Aimer, suivi du subjonctif, signifie Trouver bon, avoir pour agréable.
- Aimez qu’on vous conseille. Il aime qu’on le prévienne. Il n’aime pas qu’on le flatte.
- Aimer mieux signifie Préférer, aimer une chose par préférence à une autre.
- Elle a mieux aimé rester fille que de faire le mariage qu’on lui proposait. J’aimerais mieux mourir que de faire une si mauvaise action. J’aime mieux qu’il vienne. Aimer mieux l’étude que le jeu. fig.
AINE n. f.
- Partie du corps humain qui est entre le haut de la cuisse et le bas-ventre.
- Il fut blessé dans l’aine. Avoir une excroissance dans l’aine, un bubon dans l’aine. Maladies de l’aine.
AîNé adj.
- Le premier-né des enfants du même père et de la même mère.
- Son fils aîné, sa fille aînée. Votre frère aîné. Votre soeur aînée. Il est l’aîné de tous. Il est l’aîné de sa branche.
-
- La branche aînée d’une maison, Celle qui a un aîné pour tige, qui descend de l’aîné.
-
- Le Fils aîné de l’église, Qualification donnée autrefois au roi de France.
- La fille aînée de l’église, La France.
-
- La Fille aînée des rois de France, Titre que prenait l’Université de Paris.
- Aîné est aussi nom.
- Mon aîné. Votre aîné. La cadette vaut bien l’aînée.
- Il se dit également d’un Second enfant à l’égard d’un troisième, et ainsi des autres.
- Il est mon aîné et je suis le vôtre.
- Il se dit, par extension, de Toute personne plus âgée qu’une autre.
- Il est plus vieux que moi, il est mon aîné de cinq ans, de six ans, etc.
AîNESSE n. f.
- Priorité d’âge entre frères et soeurs. Il n’est guère usité que dans cette locution,
- Droit d’aînesse. ésaü vendit son droit d’aînesse à Jacob pour un plat de lentilles.
AINSI adv. En cette manière. L’orateur parla ainsi. La chose est ainsi, se passa ainsi. Les choses étant ainsi, je n’ai plus rien à dire. Cela n’ira pas ainsi. Il n’en ira pas ainsi. Le sort le veut ainsi. Ainsi l’a voulu sa destinée. Ainsi va le monde. Je suis ainsi fait. Elliptiquement, Ainsi des autres choses, ainsi du reste, Il en est ainsi des autres choses, il en est ainsi du reste. Dans les phrases comparatives à propositions renversées, il sert à faire l’application de la première proposition à la seconde. Comme le soleil chasse les ténèbres, ainsi la science chasse l’erreur. Il signifie aussi Par conséquent. Ainsi je conclus que... Ainsi vous refusez. Il sert encore à marquer un Souhait. Ainsi le ciel vous soit propice! Ainsi Dieu me soit en aide! Ainsi soit-il! Façon de parler dont on se sert pour demander l’accomplissement de ce que l’on vient de dire. Cette locution se place ordinairement à la fin des prières qu’on adresse à Dieu ou aux Saints. S’il en est ainsi, puisqu’il en est, qu’il en va ainsi. Façons de parler qui s’emploient pour constater un fait et signifient Cela étant. AINSI QUE, loc. conj.
- En cette manière.
- L’orateur parla ainsi. La chose est ainsi, se passa ainsi. Les choses étant ainsi, je n’ai plus rien à dire. Cela n’ira pas ainsi. Il n’en ira pas ainsi. Le sort le veut ainsi. Ainsi l’a voulu sa destinée. Ainsi va le monde. Je suis ainsi fait.
- Elliptiquement,
- Ainsi des autres choses, ainsi du reste, Il en est ainsi des autres choses, il en est ainsi du reste.
- Dans les phrases comparatives à propositions renversées, il sert à faire l’application
- de la première proposition à la seconde.
- Comme le soleil chasse les ténèbres, ainsi la science chasse l’erreur.
- Il signifie aussi Par conséquent.
- Ainsi je conclus que... Ainsi vous refusez.
- Il sert encore à marquer un Souhait.
- Ainsi le ciel vous soit propice! Ainsi Dieu me soit en aide!
-
- Ainsi soit-il! Façon de parler dont on se sert pour demander l’accomplissement de ce que l’on vient de dire. Cette locution se place ordinairement à la fin des prières qu’on adresse à Dieu ou aux Saints.
-
- S’il en est ainsi, puisqu’il en est, qu’il en va ainsi. Façons de parler qui s’emploient pour constater un fait et signifient
- Cela étant.
- Ainsi que, loc. conj. De même que.
- Les plaisirs ainsi que les peines troublent l’âme. Je me plains de vous ainsi que de lui. Il s’emploie dans le commencement des comparaisons.
- Ainsi que le soleil dissipe les nuages, ainsi la vérité...
- Ainsi que signifie aussi Comme, de la manière que.
- Cela s’est passé ainsi que je vous l’ai dit.
-
- S’il est ainsi que, S’il est vrai que.
- S’il est ainsi que nous ne soyons créés que pour servir Dieu... Il a vieilli.
AIR n. m.
- Fluide élastique, dont la masse totale forme l’atmosphère qui enveloppe la terre.
- Air atmosphérique. L’air est plus léger que l’eau. La basse, la haute, la moyenne région de l’air. Une colonne d’air. La pesanteur de l’air. La circulation de l’air. L’air se dilate, se raréfie. L’air se condense, se comprime. La masse de l’air. Nous respirons l’air. Dans les airs. Au plus haut des airs.
- Il se dit souvent par rapport à la Température et à la qualité de l’air.
- Air sain, malsain. Bon air. Grand air. Mauvais air. Air vif. Air frais. Air doux. Air tempéré. Air subtil. Air pur. Air lourd. Air étouffé, renfermé, vicié, infect. Air brûlant. Air glacé. L’air du soir est humide. L’air de ce pays est excellent. Air marin. Air des montagnes, des bois, etc.
-
- Air natal, L’air du pays où l’on est né.
- Prendre l’air natal. Aller respirer l’air natal.
-
- Aller prendre l’air, Aller se promener, aller au grand air; et simplement
- Prendre l’air,
Respirer l’air, être dans un lieu où l’on respire un air plus pur, plus léger.
-
- Changer d’air, Changer de séjour, afin de respirer un autre air.
-
- Mettre, exposer quelque chose à l’air, Le placer dehors, en un lieu où il soit exposé à l’action de l’air. On dit de même
- Se tenir à l’air. On dit aussi
- En plein air, Dans un lieu où l’action de l’air se fait sentir de tous côtés, où rien ne garantit de l’action de l’air.
-
- Donner de l’air à une chambre, En ouvrir les fenêtres, afin que l’air entre et sorte plus librement. On dit dans un sens analogue
- Renouveler l’air d’une chambre, d’une salle.
-
- Donner de l’air à un tonneau de vin, En ôter le bondon, de peur que le vin ne fasse éclater les douves.
- En termes de Peinture,
- Il n’y a pas d’air dans ce tableau, Les figures n’y sont pas assez détachées du fond et les plans se confondent.
-
- Fendre l’air, se dit d’un Oiseau qui vole rapidement, d’un Cheval lancé à la course, d’une Personne qui court très vite.
- Prov. et fig.,
- Ne faire que battre l’air, Se donner inutilement de la peine pour quelque chose.
-
- Prendre l’air du feu, un air de feu, S’approcher du feu, afin de se chauffer comme en passant.
-
- Se donner de l’air, Se dérober, prendre la fuite.
- Fig.,
- Porter le mauvais air en quelque endroit, Y porter la contagion; et
- Prendre le mauvais air, être atteint de la contagion, gagner le mal contagieux.
- L’air du monde est contagieux, La fréquentation du monde peut faire contracter des vices.
- Fig.,
- Cela est dans l’air se dit de Certains sentiments, généralement répandus et qui se communiquent à tous les esprits.
- Ces idées étaient dans l’air. La révolution était dans l’air.
- Air se dit, par extension, de Tout fluide élastique et invisible. Dans cette acception, il est synonyme de GAZ.
- Air fixe, ou
- Gaz acide carbonique. Air inflammable, ou
- Gaz hydrogène. Air vital, ou
- Gaz oxygène, etc.
- Il se dit aussi de l’Air en mouvement, du vent.
- Il ne fait point d’air. Il y a ici de l’air, beaucoup d’air. Il n’y a pas un brin d’air, pas un souffle d’air. Courant d’air. Il faut se défier des courants d’air. Il vient de l’air par cette fenêtre.
-
- Coup d’air, Fluxion ou douleur qui vient de ce qu’on s’est exposé à un courant d’air.
- Fig. et fam.,
- L’air du bureau, Ce qui paraît, en bien ou en mal, des dispositions de ceux à qui l’on a affaire.
- J’allai prendre l’air du bureau et je m’aperçus qu’il m’était contraire.
- Fam.,
- être libre comme l’air, N’avoir aucune sujétion, pouvoir disposer de tous ses moments.
- Depuis que j’ai donné ma démission, je suis libre comme l’air.
- Prov. et fig.,
- Vivre de l’air du temps, N’avoir rien pour vivre.
- Air, en termes d’Aéronautique, désigne la Partie de l’atmosphère où l’homme se meut à l’aide d’appareils construits et aménagés pour le vol.
- La conquête de l’air. Les routes de l’air. Les héros, les victimes de l’air. Le martyrologe de l’air.
-
- Prendre l’air se dit d’un Aviateur qui se met en route, d’un avion, d’un dirigeable qui sort de son hangar.
-
- Tirer en l’air, tirer un coup en l’air, Tirer un coup de fusil, de pistolet sans le diriger vers aucun but; et figurément et familièrement Faire une démarche inutile, qui ne conduit point au but.
-
- Avoir toujours le pied en l’air, un pied en l’air, être toujours prêt à partir, à courir, à sauter, à danser. On dit dans le même sens
- Cet homme, cet enfant est toujours en l’air. On dit encore d’une Personne frivole qu’elle
- est en l’air.
- Fig. et fam..
- Tout le monde est en l’air,
-
- toute la ville est en l’air, Tout le monde, toute
la ville s’agite, est en mouvement.
-
- Quand on apprit leur arrivée, toute la ville fut en l’air.
-
- être en l’air, tout en l’air, se dit aussi d’une Chose qui ne paraît presque soutenue par rien. Un
- escalier qui est tout en l’air. Fig.,
- Une chambre tout en l’air, En désordre.
- Fig. et fam.,
- Toute sa fortune est en l’air, Sa fortune ne porte sur rien de solide.
- En l’air se dit figurément et au sens moral des Choses qui sont sans réalité, sans vérité, sans fondement.
- Des contes en l’air. Des paroles en l’air. Des propos en l’air. Des menaces en l’air. Des projets en l’air. Des craintes en l’air. Un raisonnement en l’air. C’est pour une Iris en l’air qu’il fait des vers amoureux. On dit de même
- Parler, raisonner en l’air. Vous dites cela en l’air. fig.
AIR n. m.
- Manière de parler, d’agir, de marcher, de se tenir, de s’habiller, de se conduire dans le monde; et généralement Tout ce qui regarde le maintien, la contenance, la mine, la grâce et toutes les façons de se comporter.
- à l’air dont il marche, dont il se met, dont il entre, on voit qu’il est plein d’orgueil. De l’air dont il parle, dont il agit, dont il se conduit, on peut juger que... De l’air dont il s’y prend, il aura de la peine à réussir. Dire les choses d’un certain air. Il a un certain air de dire les choses qui fait qu’on ne s’en fâche point. On juge, on voit à son air que... Avoir bon air, mauvais air. Avoir l’air noble, l’air grand, grand air, l’air du monde, l’air distingué, l’air guerrier, l’air martial, l’air d’un honnête homme. Avoir l’air d’un fripon. Avoir l’air agréable, l’air aisé, l’air gracieux, l’air enfantin, l’air enjoué, l’air badin. Avoir l’air bas, l’air simple, l’air niais, l’air ridicule, l’air prétentieux, l’air provincial, l’air bourgeois, l’air écolier, l’air d’un écolier, l’air d’un vaurien, l’air renfrogné, l’air sombre, l’air triste. Cette femme a l’air chagrin, l’air méprisant, l’air hautain. Ils ont tous deux l’air prévenant, l’air spirituel, l’air railleur, etc.
-
- Avoir grand air, se dit des personnes qui ont une Haute distinction, des choses qui ont une Belle et grande apparence.
-
- Un homme du bel air, les gens du bel air, les gens du grand air, se dit de Ceux qui veulent se distinguer des autres par des manières plus recherchées. Il est le plus souvent ironique.
- Fam.,
- Prendre des airs, se donner des airs, se donner de grands airs, Affecter, prendre un ton, des manières au-dessus de son état, de sa condition, de sa fortune.
- Prendre des airs de maître, de savant, de bel esprit, Vouloir s’attribuer sans raison une autorité de maître, affecter de passer pour savant, pour bel esprit, quoiqu’on ne le soit pas.
- Fam.,
- Avoir des airs penchés, prendre des airs penchés, Affecter certaines attitudes pour chercher à intéresser et à plaire.
-
- Avoir l’air signifie aussi Sembler, paraître; et alors, quand le mot
- Air est immédiatement suivi d’un adjectif, si cet adjectif se rapporte également au sujet de la proposition et au mot
- Air, il s’accorde de préférence avec ce mot.
- Elle a l’air bon. Elle a l’air faux. Mais quand l’adjectif se rapporte plus directement au sujet, il vaut mieux qu’il s’accorde avec lui,
- Elle a l’air mal faite; Ces propositions ont l’air sérieuses; ou mieux,
- d’être mal faite, d’être sérieuses.
- Air se dit aussi d’une Certaine ressemblance qui résulte de toute la personne, et particulièrement des traits du visage.
- Avoir un faux air de quelqu’un, Avoir quelque ressemblance avec lui.
- Il a beaucoup de votre air. Un peintre qui prend bien, qui attrape bien l’air du visage. On voit tous les traits de son visage dans ce portrait, mais la physionomie, l’air n’y est pas.
-
- Avoir un air de famille, Avoir cette conformité de traits, de physionomie, qui existe ou
qu’on croit reconnaître entre les personnes d’une même famille.
- En termes de Peinture et de Sculpture,
- Un air de tête, des airs de tête, L’attitude d’une tête, la manière dont une tête est dessinée.
- De beaux airs de tête. De grands airs de tête. De vilains airs de tête.
- Air, en termes de manège, se dit des Allures d’un cheval.
- Airs bas, Ceux où le cheval manie près de terre.
- Airs relevés, Ceux où le cheval s’enlève davantage en maniant.
- Ce cheval va à tous airs, On le manie comme on veut.
AIR n. m.
- Musique. Il se dit d’une Suite de sons, de notes qui composent un chant, suivant les règles de l’art.
- Air gai. Air triste. Air nouveau. Air ancien. Vieil air. Un bel air. Un grand air. Un petit air. Un air noté. Un air connu. Un air à la mode. Un air de violon, de flûte. Un air de ballet. Un air de vaudeville. Un air de danse. Composer un air. Apprendre un air. Chanter, jouer un air. Faire un air sur des paroles. Faire des paroles sur un air. L’air va bien aux paroles.
-
- N’être pas dans l’air, Ne pas chanter exactement un air, détonner.
- Prov. et fig.
- Je connais des paroles sur cet air-là, J’ai entendu en pareille occasion les mêmes choses que vous venez de dire pour vous excuser, pour soutenir cette opinion.
- Air se dit quelquefois du Chant et des paroles tout ensemble.
- Un air à boire. Un recueil d’airs. Apprendre un air nouveau. fig.
AIRAIN n. m.
- On donne ce nom surtout dans le style poétique à un Alliage de différents métaux dont le cuivre est la base.
- Statue d’airain. Graver sur l’airain. Plaque d’airain. On dit aujourd’hui
- le bronze.
- En termes d’Antiquité,
- Airain de Corinthe, Alliage fort estimé des anciens; l’airain en faisait la base et il y entrait une certaine quantité d’or et d’argent.
- En termes de Mythologie,
- Le siècle d’airain, l’âge d’airain, Le temps qu’on suppose avoir existé entre le siècle d’argent et le siècle de fer.
- Fig.,
- Un siècle d’airain, Un temps malheureux et dur.
- Fig., En termes d’écriture sainte,
- Un ciel d’airain, Un temps sec et aride, pendant lequel il ne tombe ni pluie ni rosée.
- Fig.,
- Un front d’airain, Une extrême impudence.
- Cet homme a un front d’airain. Il faut avoir un front d’airain pour oser soutenir une pareille fausseté.
- Fig.,
- Avoir un coeur d’airain, être dur et impitoyable.
- Loi d’airain, Loi impitoyable.
- Prov. et fig.,
- Les injures s’écrivent sur l’airain et les bienfaits sur le sable, On se souvient longtemps des injures et on oublie vite les bienfaits. fig.
AIRE n. f.
- Place qu’on a unie et préparée pour y battre les grains.
- L’aire d’une grange.
- Il se dit spécialement, en termes d’Architecture, de Toute surface plane.
- L’aire d’un plancher, L’enduit de maçonnerie sur lequel on pose le parquet ou le carrelage.
- L’aire d’un bassin, Le massif de ciment ou de terre glaise dont on fait le fond d’un bassin.
- L’aire d’une maison, La superficie, l’espace compris entre les murs d’une maison.
- En termes de Géométrie, il désigne la Superficie d’une figure.
- L’aire d’un triangle. L’aire d’un carré. L’aire d’un cercle. L’aire d’une sphère. Mesurer l’aire d’un triangle.
- En termes de Marine,
- Aire de vent se dit de Toute direction selon laquelle souffle le vent.
- On distingue trente-deux aires de vent principales. Aire de tempête.
- Il se dit aussi du Nid des oiseaux de proie, parce qu’ils nichent ordinairement sur un espace plat et découvert.
- Les aigles font toujours leur aire au même endroit. L’aire d’un vautour. Un faucon de bonne aire.
AIRéE n. f.
- La quantité de gerbes qu’on met en une fois sur l’aire.
- Une airée de froment, de seigle, etc.
AIRELLE n. f.
- Botanique. Sous- arbrisseau à fleurs rougeâtres, de la famille des Vacciniées, qui porte une petite baie nommée aussi
- Airelle, d’un noir violacé, légèrement acide, dont on fait usage en médecine et dans la teinture.
AIRER v. intr.
- Faire son nid, en parlant de certains oiseaux de proie.
AIS n. m.
- Planche de bois.
- Ais de chêne, de hêtre, de sapin. Faire des ais. Scier des ais Scieur d’ais. Cloison d’ais.
-
- Ais de bateau, Planches de chêne ou de sapin tirées des bateaux que l’on défait. Elles servent à faire des cloisons légères.
- Cloison d’ais de bateau.
- En termes de jeu de Paume,
- Un coup d’ais, Le coup que la balle donne de volée dans un ais qui est du côté du service.
- Voilà un beau coup d’ais.
AISANCE n. f.
- Liberté de corps et d’esprit dans le travail, dans les mouvements, dans les manières, dans le commerce de la vie.
- Porter avec aisance un pesant fardeau. Faire tout avec aisance. L’aisance avec laquelle il traite les affaires les plus difficiles. L’aisance qu’il a dans ses manières. Il se présente, il parle, il s’exprime avec aisance.
- Il signifie par extension état de fortune suffisant pour se procurer les commodités de la vie.
- Il vit dans l’aisance. Il est dans l’aisance. Il a de l’aisance. Il jouit d’une honnête aisance. Il doit son aisance à son travail.
- Aisances, au pluriel, se dit d’un Lieu pratiqué dans une maison pour y satisfaire les besoins naturels.
- Cabinet d’aisances. Fosse d’aisances. Lieux d’aisances.
AISE n. f. Sentiment de joie, de plaisir, causé par la présence, par la possession d’un bien. Tressaillir d’aise. être transporté d’aise. être ravi d’aise. Il ne se sent pas d’aise. Il signifie aussi état commode et agréable. être à son aise, bien à son aise. Vous êtes là bien à votre aise. Se mettre à son aise. Travailler à son aise. Je ferai cela à mon aise. Par ellipse, à votre aise, à votre commodité quand vous voudrez. être à son aise, vivre à son aise, être fort à l’aise, être dans l’abondance selon sa condition. être mal à son aise, Se sentir indisposé. Fig., Mettre quelqu’un à son aise, L’encourager, empêcher qu’il n’ait de la timidité ou de l’embarras, faire qu’il soit dans un état de liberté et de familiarité. Mettre les gens à leur aise. Je le craignais, mais il m’a mis promptement à mon aise par la franchise de ses discours. Je n’osais vous parler de cela, mais vous me mettez à mon aise en m’en parlant le premier. On dit de même C’est un homme agréable et commode, avec qui on est toujours à son aise. Fam., Se mettre à son aise signifie quelquefois Manquer aux convenances, en user avec trop de liberté, de familiarité. Fam., N’en prendre qu’à son aise, Ne faire que ce qui plaît, sans se gêner, sans se fatiguer. Fam., Vous en parlez bien à votre aise, se dit d’une Personne qui donne quelque conseil difficile à pratiquer et qu’elle n’est pas obligée de suivre, ou qui parle avec sang-froid des misères et des douleurs qu’elle n’éprouve pas. Paix et aise, Une vie tranquille, sans contrainte et sans soins. Je ne demande que paix et aise. Il s’emploie aussi adverbialement. Il vit chez lui paix et aise. AISES se dit au pluriel pour signifier les Commodités de la vie. Aimer ses aises. Chercher ses aises. Prendre ses aises. On n’a pas toutes ses aises en ce monde. à L’AISE, loc. adv.
- Sentiment de joie, de plaisir, causé par la présence, par la possession d’un bien.
- Tressaillir d’aise. être transporté d’aise. être ravi d’aise. Il ne se sent pas d’aise.
- Il signifie aussi état commode et agréable.
- être à son aise, bien à son aise. Vous êtes là bien à votre aise. Se mettre à son aise. Travailler à son aise. Je ferai cela à mon aise.
- Par ellipse, à
- votre aise, à votre commodité quand vous voudrez.
-
- être à son aise, vivre à son aise, être fort à l’aise, être dans l’abondance selon sa condition.
-
- être mal à son aise, Se sentir indisposé.
- Fig.,
- Mettre quelqu’un à son aise, L’encourager, empêcher qu’il n’ait de la timidité ou de l’embarras, faire qu’il soit dans un état de liberté et de familiarité.
- Mettre les gens à leur aise. Je le craignais, mais il m’a mis promptement à mon aise par la franchise de ses discours. Je n’osais vous parler de cela, mais vous me mettez à mon aise en m’en parlant le premier. On dit de même
- C’est un homme agréable et commode, avec qui on est toujours à son aise.
- Fam.,
- Se mettre à son aise signifie quelquefois Manquer aux convenances, en user avec trop de liberté, de familiarité.
- Fam.,
- N’en prendre qu’à son aise, Ne faire que ce qui plaît, sans se gêner, sans se fatiguer.
- Fam.,
- Vous en parlez bien à votre aise, se dit d’une Personne qui donne quelque conseil difficile à pratiquer et qu’elle n’est pas obligée de suivre, ou qui parle avec sang-froid des misères et des douleurs qu’elle n’éprouve pas.
-
- Paix et aise, Une vie tranquille, sans contrainte et sans soins.
- Je ne demande que paix et aise. Il s’emploie aussi adverbialement.
- Il vit chez lui paix et aise.
- Aises se dit au pluriel pour signifier les Commodités de la vie.
- Aimer ses aises. Chercher ses aises. Prendre ses aises. On n’a pas toutes ses aises en ce monde.
- à l’aise, loc. adv. Commodément, sans peine.
- On est fort à l’aise dans ce fauteuil. Il tient six personnes à l’aise dans cette voiture. Cette ville n’est pas éloignée, on y va à l’aise dans un jour. On dit aussi figurément,
- être à l’aise dans un sujet, devant un public, etc.
- On dit aussi, ironiquement,
- à votre aise, au sens de : Comme il vous plaira.
- Aise s’emploie aussi comme adjectif et signifie Qui ressent de la joie.
- Que je suis aise de vous avoir rencontré! Je suis bien aise de vous voir en bonne santé. J’en suis très aise. J’en suis aise au dernier point. Que je suis aise de cette nouvelle! Nous en sommes bien aises. Elle en est fort aise. Elle est tout aise et tout heureuse d’avoir trouvé ce mari-là. fig.
AISé adj.
- Qui se fait avec aise.
- Cela est aisé, bien aisé. C’est une chose aisée. Il n’y a rien de si aisé. Des moyens courts et aisés. Voilà le chemin le plus aisé. Une chose aisée à faire. Cela est aisé à trouver. Cela n’était pas aisé à trouver. Cet enfant est aisé à gouverner. Une lettre qui n’est pas aisée à lire. Il n’est pas aisé de bien écrire. Il est aisé de voir que cela le contrarie.
-
- Cela vous est bien aisé à dire, Manière de parler qu’on emploie familièrement lorsqu’un homme donne quelque conseil difficile à pratiquer et qu’il n’est pas obligé de suivre.
-
- Cet homme est aisé à vivre, Il est d’un commerce facile et doux.
-
- Un habit aisé, des souliers aisés, Un habit, des souliers qu’on met facilement, où l’on est à l’aise.
- Ces souliers sont trop aisés, Ils sont trop larges, ils ne serrent pas assez le pied.
-
- Une morale, une dévotion aisée, Une morale, une dévotion relâchée.
-
- Avoir les manières aisées, Avoir des manières d’agir faciles, où il n’y a rien de contraint, rien de gêné.
- Avoir la conversation aisée, Avoir une conversation facile et agréable.
- Avoir l’esprit aisé, Imaginer, concevoir, s’expliquer facilement.
- Avoir un style aisé, écrire d’une manière naturelle, claire, qui semble n’avoir point donné de peine.
- Des vers aisés, Des vers qui paraissent faits sans peine, qui ne sentent point le travail. On dit plus ordinairement
- Des vers faciles.
-
- Une taille aisée, Une taille libre, dégagée. On dit dans le même sens
- Un air aisé.
- Aisé signifie encore Qui vit à l’aise.
- Un bourgeois aisé. C’est un homme aisé, fort aisé. Il est aisé dans ses affaires.
AISéMENT adv.
- D’une manière aisée.
- J’en viendrai aisément à bout. Je veux des chaussures que je puisse mettre aisément. Travailler aisément. Faire aisément des vers. Il change aisément d’avis. Vivre aisément. Ce cheval va aisément.
AISSELLE n. f.
- Dessous du bras, endroit où il se joint à l’épaule.
- L’aisselle droite. L’aisselle gauche. Porter quelque chose sous ses aisselles.
- Il se dit par analogie, en termes de Botanique, de l’Angle plus ou moins aigu que forme avec la tige un rameau ou une feuille.
- Les fleurs de certaines plantes naissent dans les aisselles des feuilles.
AISSETTE n. f.
- Marteau qui d’un côté a une tête ronde et de l’autre un large tranchant. On écrit quelquefois ESSETTE.
AJOINTER v. tr.
- Joindre par les extrémités bout à bout.
AJONC n. m.
- Arbuste épineux, à fleurs jaunes et à feuilles petites, appelé aussi
- Genêt épineux. Faire des fagots d’ajonc pour chauffer le four. Les jeunes pousses de l’ajonc servent à nourrir les bestiaux.
AJOURé adj.
- Qui est percé à jour.
- Balcon ajouré. Dentelle ajourée.
- En termes de Blason, il se dit de Pièces percées à jour qui laissent voir l’émail du champ.
AJOURER v. tr.
- Pratiquer des jours, des vides, rendre ajouré.
- Ajourer du bois, une étoffe.
AJOURNEMENT n. m.
- Action d’ajourner.
- L’ajournement d’un mariage, d’un projet, d’un procès. On a demandé l’ajournement de la délibération.
- En termes de Procédure, il signifie Assignation ou avertissement qu’on fait donner par officier public à une personne pour qu’elle se présente devant la justice à un jour désigné.
- Exploit d’ajournement. Ajournement fait à domicile, fait à personne. Le délai des ajournements. Ajournement à quinzaine.
- En termes d’ancienne Procédure criminelle,
- Ajournement personnel, Assignation donnée à quelqu’un, en vertu d’une ordonnance ou d’un décret du juge, pour comparaître en personne et répondre sur les faits dont il est accusé.
- Décerner un ajournement personnel. Décréter d’ajournement personnel. Décret d’ajournement personnel.
AJOURNER v. tr.
- Remettre à un autre jour.
- Ajourner une affaire, une partie de plaisir, une élection.
- Il signifie aussi, en matière de Délibération, Renvoyer à un certain jour ou à un temps indéterminé.
- Ajourner une affaire, une question, une discussion. La séance fut ajournée au lundi de la semaine suivante.
- En termes de Procédure, il signifie Assigner quelqu’un à certain jour en justice.
- Ajourner par exploit. Ajourner des témoins.
AJOUTAGE n. m.
- Arts. Chose ajoutée à une autre.
AJOUTER v. tr.
- Mettre en plus.
- Ce passage a été ajouté à ce livre. Il a ajouté de nouveaux legs à son testament. à toutes ces raisons ajoutez que... Ajoutez à cela que... Je n’ajouterai plus qu’un mot. Est-il besoin d’ajouter que?...
- Absolument,
- Ajouter au conte, ajouter à la lettre, Amplifier un conte par des circonstances inventées.
-
- Ajouter foi à quelqu’un, ajouter foi à quelque chose, Croire ce que quelqu’un dit, croire quelque chose.
- On peut lui ajouter foi. Il ne faut pas lui ajouter foi légèrement. Ajoutez- vous foi à ces choses-là?
AJOUTOIR n. m.
- Voyez ajutage.
AJUSTAGE n. m.
- Arts. Action d’ajuster ensemble les différentes pièces d’un instrument, d’une machine.
- En termes de Monnayage, il signifie Action d’ajuster, de donner à une pièce le poids légal.
AJUSTEMENT n. m.
- Action d’ajuster, de s’ajuster ou Résultat de cette action.
- Chercher, trouver des ajustements dans quelque affaire. L’ajustement de sa maison, de son jardin annonce qu’il a du goût. Un artiste doit faire concourir l’ajustement, les ajustements à l’aspect général de son oeuvre. Elle n’est pas belle, elle a besoin d’ajustement. Un peu d’ajustement lui sied bien. Des ajustements de femme.
AJUSTER v. tr.
- Accommoder une chose, en sorte qu’elle s’adapte à une autre.
- Ajuster un châssis à une fenêtre, un couvercle à une boîte. Ajuster une vis à un écrou, une clef à une serrure. Une chose s’ajuste bien, ne s’ajuste pas bien à une autre, avec une autre. Deux choses s’ajustent bien ensemble, etc.
- Il signifie aussi, en termes de Monnayage, Rendre un poids ou une mesure juste, conforme à l’étalon.
- Ajuster un poids, une mesure sur l’étalon. Ajuster un boisseau, un litre sur l’étalon. On dit de même
- Ajuster une pièce de monnaie, Faire qu’elle ait exactement le poids légal; et dans un sens analogue
- Ajuster une balance.
- Prov. et fig.,
- Ajustez vos flûtes, se dit soit en parlant à quelqu’un qui ne paraît pas bien d’accord avec lui-même dans ce qu’il dit; soit en parlant à plusieurs personnes qui ne s’accordent pas sur les moyens de faire réussir quelque chose.
- Fig.,
- Ajuster deux personnes, Les concilier, faire qu’elles soient d’accord touchant quelque chose.
- Il est difficile de les ajuster l’un avec l’autre. Il n’y a que vous qui puissiez les ajuster.
-
- Ils se sont ajustés ensemble pour cela, Ils se sont concertés, ils sont convenus entre eux des moyens à employer pour faire réussir cette affaire.
- Ils ne sauront jamais s’ajuster, Ils ne sauront jamais s’accorder, s’entendre.
-
- Ajuster un différend, Le terminer à l’amiable.
- Fig.,
- Ajuster des passages d’un auteur qui paraissent opposés, Les concilier ensemble, faire voir qu’ils n’ont qu’un même sens.
- Comment ajusterez-vous ces passages opposés?
- Fig.,
- Cela s’ajuste mal au dessein que vous avez, Cela ne s’y accommode pas, n’y convient pas.
- Ajuster signifie encore Mettre une chose en état de bien faire son effet.
- Ajuster un ressort. Ajuster une machine. Ajuster son fusil pour tirer.
-
- Ajuster son coup, Faire ce qu’il faut pour frapper juste, pour atteindre au but.
- Il ajusta son coup et blessa le sanglier. Ajuster un lièvre, une perdrix, etc. On dit encore absolument
- Ajuster, Viser juste.
- Le gibier est parti trop vite, je n’ai pas eu le temps d’ajuster.
-
- Ajuster toutes choses pour quelque dessein, Prendre des mesures pour en assurer la réussite.
- En termes de Manège,
- Ajuster un cheval, Lui enseigner ses exercices.
- Il a ajusté son cheval sur les voltes. Il l’a ajusté à toutes sortes d’airs de manège.
- Ajuster signifie aussi Embellir par des ajustements.
- Il a bien ajusté sa maison. Voilà une chambre bien ajustée. Vous avez bien ajusté votre cabinet, votre jardin.
- Il s’emploie de même en parlant de la Parure dans l’habillement, et alors il s’applique principalement aux Femmes.
- Ses femmes de chambre ne peuvent jamais venir à bout de l’ajuster à son gré. Cette femme est deux heures à s’ajuster.
- S’ajuster signifie également S’habiller. Il vieillit en ce sens.
- Il s’emploie quelquefois ironiquement et familièrement.
- Voilà votre habit bien ajusté, vous voilà bien ajusté, Vous êtes couvert de boue, de poussière, vos vêtements sont déchirés.
- On l’a bien ajusté, on l’a ajusté de toutes pièces. fig.
AJUSTEUR n. m.
- Arts. Celui qui assemble les pièces exécutées par d’autres.
- En termes de Monnayage, il se dit de Celui qui ajuste les monnaies.
AJUSTOIR n. m.
- Petite balance où l’on pesait et ajustait les monnaies avant de les marquer et qu’on appelle maintenant TRéBUCHET.
AJUTAGE n. m.
- Arts. Tuyau court qu’on adapte à un orifice d’écoulement pour en accroître ou en modifier le jeu.
- Gros ajutage. Petit ajutage. Ajutage à tête d’arrosoir. Il faut mettre un plus gros, un plus petit ajutage à cette fontaine. L’ajutage est trop petit. On dit aussi ajoutoir.
ALAISE n. f.
- Osier ou jonc qui fixe une jeune branche d’arbre.
- Il désigne aussi une Planche emboîtée dans une autre pour l’élargir.
- Il désigne également un Drap plié que l’on place sous un malade. On écrit aussi ALèSE.
ALAMBIC n. m.
- Sorte de vaisseau, de formes très variées, qui sert à distiller et dont les pièces essentielles sont une cucurbite et un chapiteau.
- Alambic de verre. Alambic de cuivre. Alambic de terre. Le bec d’un alambic. Le col d’un alambic. Il faut mettre cela à l’alambic. Passer à l’alambic. Passer par l’alambic.
- Fig.,
- Cette affaire a passé par l’alambic, Elle a été examinée avec un grand soin, avec une grande exactitude, elle a été discutée et approfondie.
fig.
ALAMBIQUER v. tr.
- Distiller. Il ne s’emploie qu’au figuré.
- Alambiquer l’esprit, s’alambiquer l’esprit, la cervelle, Torturer l’esprit, le rendre trop subtil.
- Il s’emploie aussi comme verbe intransitif et signifie Raffiner, subtiliser.
- Dans ces sortes de matières, il ne s’agit pas d’alambiquer. Allez au fait, sans alambiquer plus longtemps.
-
- Esprit alambiqué, Qui aime à raffiner, à subtiliser.
- Style alambiqué.
ALANGUIR v. tr.
- Rendre languissant.
- Sa maladie l’a tout alangui.
- S’alanguir signifie Devenir languissant.
- En prenant de l’âge, il s’est beaucoup alangui. Fig.,
- Son style s’alanguit. fig.
ALANGUISSEMENT n. m.
- état d’une personne rendue languissante.
- Elle tomba dans un grand alanguissement.
- Par extension,
- Alanguissement du corps, Alanguissement de l’esprit.
ALARGUER v. intr.
- Marine. Se mettre au large, s’éloigner de la côte ou de quelque vaisseau. Il a vieilli.
ALARMANT adj.
- Qui alarme.
- Nouvelle alarmante. Situation alarmante.
ALARME n. f.
- Signal pour faire courir aux armes ou pour appeler au secours.
- Chaude alarme. Fausse alarme. Sonner l’alarme. Canon d’alarme. Cloche d’alarme.
- Il se dit d’une émotion causée dans un camp, dans une place de guerre, à l’approche ou sur le bruit de l’approche des ennemis.
- Donner l’alarme. L’alarme est au quartier, est au camp. Les ennemis nous donnaient de fréquentes alarmes.
- Il se dit figurément de Toute sorte de frayeur subite.
- Il a pris l’alarme bien légèrement. Vous nous avez donné une alarme bien chaude, bien des alarmes. Par cette nouvelle, il a porté l’alarme dans toute la famille.
- Prov. et fig.,
- L’alarme est au camp, se dit en parlant de Quelque chose qui met tout d’un coup plusieurs personnes en éveil et en émoi.
- Il se dit aussi pour Inquiétude, souci, chagrin, et, en ce sens, il s’emploie souvent au pluriel.
- Il est toujours en alarme. La présence de cet homme dans la ville la tient en alarme. Il est dans de grandes alarmes, dans de terribles alarmes, dans de continuelles alarmes. Il n’est pas encore revenu de ses alarmes. On vivait alors au milieu des alarmes. fig.
ALARMER v. tr.
- Troubler, effrayer, à propos d’un fait qui va ou qui peut se produire.
- Il ne faut pas que cela vous alarme. Il fut fort alarmé de cette nouvelle. Sa maladie nous a bien alarmés. Il s’alarme sans cesse. On croirait qu’il aime à s’alarmer. Je ne m’alarme pas du bruit. Ne vous alarmez pas de tous ces faux bruits.
- Il signifie aussi Faire prendre inopinément les armes à une garnison.
- Alarmer la garnison.
ALARMISTE n. des deux genres
- Celui, celle qui se plaît à répandre des bruits alarmants.
ALATERNE n. m.
- Botanique. Arbrisseau, espèce de nerprun, dont les feuilles sont rangées alternativement le long des tiges.
ALBâTRE n. m.
- Sorte de gypse d’une pâte homogène, d’un grain fin, demi-translucide, susceptible d’un beau poli, et qui présente quelquefois des veines colorées.
- Albâtre oriental. Vase d’albâtre. Blanc comme l’albâtre. Albâtre naturel. Albâtre artificiel.
- Fig.,
- Un sein d’albâtre, Un sein extrêmement blanc. On dit de même
- L’albâtre de son sein. fig.
ALBATROS n. m.
- Zoologie. Genre d’oiseaux palmipèdes,
de la famille des Longipennes, qui habitent les mers australes et qui sont très voraces.
-
- L’albatros est le plus grand des oiseaux aquatiques.
ALBERGE n. f.
- Sorte d’abricot dont la pulpe est très adhérente au noyau.
- Un panier d’alberges.
ALBERGIER n. m.
- Arbre qui porte des alberges.
ALBINISME n. m.
- Médecine. Absence plus ou moins complète de pigment, manifestée par une décoloration de la peau et des cheveux qui sont presque blancs et des yeux qui sont grisâtres ou rougeâtres.
ALBINOS n. des deux genres
- Celui, celle qui est atteint d’albinisme.
- Les albinos ont les yeux tellement sensibles qu’il leur est impossible de supporter la lumière du jour.
ALBUGINé adj.
- Médecine. Qui est blanc, en parlant de certains tissus, de certaines membranes.
- Tunique albuginée. Fibre albuginée. La membrane albuginée de l’oeil.
ALBUGINEUX adj.
- Médecine. Qui est blanchâtre.
ALBUM n. m.
- Cahier ou registre destiné à recevoir des dessins, des autographes, des photographies, etc. Recueil de compositions reproduites par la gravure.
- écrire une pensée sur un album. Un album de caricatures. Toute une époque revit dans les albums de Gavarni.
- Il signifie, en termes d’Antiquités romaines, Tablettes de bois ou pan de mur blanchi sur lesquels l’autorité faisait inscrire ce qu’elle voulait faire savoir au public.
ALBUMINE n. f.
- Chimie. Blanc d’oeuf ou Substance azotée de même nature qu’on trouve dans diverses matières végétales et animales.
- Albumine animale, végétale.
ALBUMINEUX adj.
- Qui contient de l’albumine.
- Liquide albumineux. Substance albumineuse.
ALBUMINOïDE adj. des deux genres
- Qui a les caractères de l’albumine.
- Il s’emploie en termes de Chimie, comme nom masculin, pour désigner les Substances azotées, animales ou végétales.
ALBUMINURIE n. f.
- Médecine. Maladie dans laquelle on émet des urines qui contiennent de l’albumine.
ALCADE n. m.
- Juge ou magistrat d’Espagne, dont l’attribut distinctif est une longue baguette blanche.
ALCAïQUE adj. des deux genres
- Prosodie ancienne. Il se dit d’une Sorte de vers ou mètre grec qui fut inventé par Alcée et adopté par les Latins.
- Un vers alcaïque. Une strophe alcaïque. Dans ce sens, il est quelquefois nom masculin.
- Un alcaïque.
ALCALESCENT adj.
- Chimie. Qui devient alcalin.
ALCALI n. m.
- Chimie. Substance qui a des propriétés chimiques analogues à celles de la soude, c’est-à-dire qui bleuit le tournesol rouge et se combine avec les acides pour former des sels.
- Les anciens chimistes ne connaissaient que trois alcalis, l’ammoniaque, la potasse et la soude : ils nommaient le premier alcali volatil, et les deux autres alcalis fixes. Les alcalis ont la plus grande tendance à s’unir avec les acides.
ALCALIN adj.
- Chimie. Qui a rapport aux alcalis.
- Caractère alcalin. Propriété, réaction alcaline. Saveur alcaline. Substance alcaline. Sel alcalin. Terres alcalines.
ALCALISER v. tr.
- Chimie. Faire développer dans une substance les propriétés
alcalines qui y étaient masquées par une autre substance, ou Rendre alcaline une substance en y ajoutant un alcali.
ALCALOïDE n. m.
- Chimie. Corps organique qui a, comme les alcalis, la propriété de neutraliser les acides.
- Les alcaloïdes végétaux. Les alcaloïdes animaux.
ALCARAZAS n. m.
- Mot tiré de l’espagnol. Vase poreux, dans lequel l’eau se rafraîchit.
ALCéE n. f.
- Botanique. Genre de plantes de la famille des Malvacées, qui comprend trois espèces : l’
- Alcée rose, appelée aussi
- Rose trémière et
- Passe-rose. l’Alcée à feuilles de figuier et l’Alcée de Chine.
ALCHIMIE n. f.
- Science chimérique qui consistait surtout dans la recherche d’un remède universel et d’un moyen propre à opérer la transmutation des métaux.
- L’alchimie était en usage au moyen âge. L’alchimie a été une préparation à la chimie.
ALCHIMIQUE adj. des deux genres
- Qui a rapport à l’alchimie.
- Livre alchimique. Travaux alchimiques. Rêveries alchimiques.
ALCHIMISTE n. m.
- Celui qui s’occupait d’alchimie.
- Les alchimistes passaient leur vie à chercher ce qu’ils appelaient la Pierre philosophale ou le Grand oeuvre, c’est-à-dire un moyen d’opérer la transmutation des métaux.
ALCOOL n. m.
- Chimie, emprunté de l’arabe. Liquide incolore, très fluide, d’une saveur brûlante, qui s’obtient en soumettant à la distillation le vin, le cidre et toutes les liqueurs fermentées provenant de matières sucrées ou féculentes. Dans le langage ordinaire, Alcool est synonyme d’ESPRIT-DE- VIN.
- Lampe à alcool.
ALCOOLAT n. m.
- Chimie. Liquide provenant de la distillation de l’alcool sur des substances aromatiques ou végétales.
ALCOOLIQUE adj. des deux genres
- Qui contient de l’alcool.
- Liqueur alcoolique.
- Il signifie aussi, par extension, Qui fait abus de l’alcool.
- Devenir alcoolique. En ce sens, on l’emploie comme nom.
- Un alcoolique.
ALCOOLISER v. tr.
- Chimie. Mêler de l’alcool à un autre liquide.
- Bière alcoolisée. Il signifie aussi Rendre alcoolique.
ALCOOLISME n. m.
- Habitude, passion de boire de l’alcool, et Maladie produite par l’abus des boissons alcooliques.
- L’alcoolisme mène à la folie. Le fléau, les ravages, les progrès de l’alcoolisme. Les victimes de l’alcoolisme. Combattre l’alcoolisme. La lutte contre l’alcoolisme.
ALCORAN n. m.
- Livre qui contient la loi de Mahomet. On dit plutôt CORAN.
- Il signifie également la Loi de Mahomet contenue dans l’Alcoran.
- Abjurer l’Alcoran.
ALCôVE n. f.
- Enfoncement pratiqué dans une chambre pour y placer un lit.
- Alcôve carrée. Alcôve cintrée. Une chambre à alcôve.
- Il s’est dit autrefois de la Partie de la chambre où certaines femmes du bel air tenaient salon.
- L’alcôve des Précieuses.
ALCYON n. m.
- Nom donné par les Grecs à un oiseau fabuleux que les uns identifient avec le goéland, la mouette, les autres avec le pétrel.
- Les poètes ont feint que les alcyons rendaient la mer calme pendant qu’ils faisaient leurs nids.
- Il se dit aussi, en termes d’Histoire naturelle, d’une Sorte de polypier.
ALCYONIEN adj. m.
- Qui a rapport à l’alcyon. Il n’est usité que dans cette locution
- Les jours alcyoniens, qui sont sept jours avant le solstice d’hiver et sept jours après, pendant lesquels on dit que l’alcyon fait son nid et que la mer est ordinairement calme.
- Il signifie aussi Qui a rapport au polypier dit ALCYON.
ALéA n. m.
- Chance bonne ou mauvaise.
- Il y a beaucoup d’aléa dans cette affaire. Cette entreprise présente un grand aléa.
ALéATOIRE adj. des deux genres
- Qui renferme un aléa.
- Cette affaire est très aléatoire.
- Il se dit, en termes de Droit, d’une Convention dont les effets dépendent d’un événement incertain.
- Contrat aléatoire. Les assurances, les prêts à la grosse aventure sont des contrats aléatoires. Un pêcheur qui vend d’avance son coup de filet fait une vente aléatoire.
ALêNE n. f.
- Arts. Poinçon de fer, qui est emmanché dans un morceau de bois, dont on se sert pour percer le cuir et pour le coudre.
- Alêne plate, ronde, carrée. Manche d’alêne. Les cordonniers, les bourreliers, etc., se servent d’alênes. La pointe d’une alêne.
- En termes de Botanique,
- Feuilles en alêne. Voyez subulé.
ALéNIER n. m.
- Celui qui fait des alênes.
ALéNOIS adj. m.
- Botanique. Il ne s’emploie que dans cette dénomination,
- Cresson alénois, Plante crucifère qui a, comme le cresson, une saveur piquante.
ALENTOUR adv. Aux environs. Les échos d’alentour. Les bois d’alentour. Quand il n’est pas précédé de la préposition de, quelques-uns écrivent à L’ENTOUR. Tourner, roder à l’entour. Le paysage est riant tout à l’entour. à L’ENTOUR DE, loc. prép.
- Aux environs.
- Les échos d’alentour. Les bois d’alentour.
- Quand il n’est pas précédé de la préposition
- de, quelques-uns écrivent à L’ENTOUR.
- Tourner, roder à l’entour. Le paysage est riant tout à l’entour.
- à l’entour de, loc. prép.
- à l’entour des bois, d’une table. Elle a vieilli et elle est généralement remplacée par AUTOUR DE.
- Il s’emploie aussi comme nom masculin pluriel et signifie les Lieux circonvoisins.
- Les alentours de ce château sont magnifiques.
- Il se dit aussi des Gens qui vivent familièrement avec quelqu’un, qui sont en liaison avec lui.
- Si vous voulez réussir auprès de ce ministre, assurez-vous de ses alentours. Ce fut par ses alentours que l’on pénétra son secret. On dit plutôt :
- par son entourage.
- Il se dit même de Ce qui entoure une chose.
- S’attarder aux alentours d’un sujet.
ALéRION n. m.
- Blason. Petit aiglon qu’on représente avec les ailes étendues et sans bec ni pieds.
ALERTE interj.
- Debout, soyez sur vos gardes.
- Alerte, alerte, soldats!
- Il s’emploie aussi comme nom féminin et signifie Avertissement d’être sur ses gardes.
- Donner une vive alerte. Donner l’alerte. Nous avons eu cette nuit trois ou quatre alertes.
- Alerte est aussi adjectif des deux genres et signifie Qui se tient sur ses gardes.
- On ne le surprendra pas aisément, il est toujours alerte.
- Il s’emploie plus souvent dans le sens de Qui est prompt, agile, souple. Il se dit du Corps et de l’esprit.
- Jeune homme, vieillard alerte. Jambes, membres alertes. Démarche, tournure alerte. Malgré son âge avancé, il a gardé un esprit alerte. Style alerte.
ALERTER v. tr.
- Avertir d’un danger en donnant l’alerte.
ALéSAGE n. m.
- Arts. Action d’aléser.
ALèSE n. f.
- Voyez alaise.
ALéSER v. tr.
- Arts. Rendre unie la surface intérieure d’un objet qui a été foré.
- Par extension. il signifie Augmenter le calibre d’un canon.
ALéSOIR n. m.
- Arts. Outil pour aléser.
ALEVIN n. m.
- Menu poisson qui sert à peupler les étangs.
- Il faut jeter de l’alevin dans cet étang.
ALEVINAGE n. m.
- Action d’aleviner.
- L’alevinage d’un étang.
ALEVINER v. tr.
- Peupler un étang avec de l’alevin.
- Employé intransitivement, il signifie Déposer son frai, en parlant du poisson.
ALEXANDRIN adj.
- Versification. Qui a douze syllabes.
- Vers alexandrin. Les tragédies, les poèmes épiques sont ordinairement écrits en vers alexandrins. La césure, le repos du vers alexandrin est le plus souvent après la sixième syllabe. Les vers alexandrins sont aussi appelés Vers héroïques.
- Il s’emploie quelquefois comme nom dans ce sens,
- Un alexandrin. On dit absolument et collectivement
- L’alexandrin, pour Les vers alexandrins.
- Employer l’alexandrin dans un poème.
- Alexandrin, en termes d’Histoire littéraire, se dit aussi de Ce qui a rapport à l’école d’Alexandrie.
- Un poète, un philosophe alexandrin. La période alexandrine de la littérature grecque.
ALEZAN adj.
- Qui est de couleur fauve, tirant sur le roux. Il ne se dit qu’en parlant de Chevaux.
- Un cheval alezan. Une jument alezane.
- Dans les expressions
- Couleur alezan, Jument alezan clair, Alezan doré, ALEZAN reste invariable.
- Il est aussi nom masculin et signifie un Cheval de poil alezan.
- Il était monté sur un alezan.
ALFA n. m.
- Botanique. Graminée de l’Afrique du Nord dont on fait des cordages, des nattes, du papier, etc.
ALGARADE n. f.
- Insulte faite brusquement, avec un certain éclat, sans sujet, ou pour un sujet très léger.
- Faire une algarade. Il lui a fait mille algarades. Il vint nous faire une algarade.
ALGèBRE n. f.
- Branche des mathématiques dans laquelle, les grandeurs et les nombres étant représentés par des lettres, les problèmes sont résolus par des formules.
- Apprendre l’algèbre. Savoir l’algèbre.
- Il se dit aussi d’un Traité d’algèbre.
- Acheter une algèbre.
- Fig. et fam.,
- C’est de l’algèbre pour lui, se dit en parlant de Quelqu’un qui n’entend rien à la chose dont il est question. fig.
ALGéBRIQUE adj. des deux genres
- Qui a rapport à l’algèbre.
- Calcul algébrique. Formule algébrique. Opérations algébriques.
ALGéBRIQUEMENT adv.
- Conformément à l’algèbre.
ALGéBRISTE n. des deux genres
- Celui, celle qui s’occupe d’algèbre.
ALGIDE adj. des deux genres
- Médecine. Qui fait éprouver une sensation de froid.
- Fièvre algide.
ALGUAZIL n. m.
- Agent de police, en Espagne.
- Par extension et ironiquement, il se dit de Toute sorte d’agents de police.
- La police a mis tous ses alguazils à ses trousses.
ALGUE n. f.
- Botanique. Plante qui croît dans l’eau, soit salée, soit douce.
- Les algues forment une famille de plantes cryptogames. Il croît beaucoup d’algues sur les rivages de l’océan.
ALIBI n. m.
- Mot emprunté du latin, signifiant Ailleurs. En termes de Jurisprudence criminelle, Présence d’une personne dans un lieu autre que celui où a été commis le crime ou le délit dont on l’accuse.
- On l’accusait d’un meurtre commis à Charenton; mais il a prouvé son alibi et il a été acquitté. La fausseté de cette accusation a été prouvée par un alibi. Invoquer un alibi. Prouver l’alibi. Prouver son alibi. Des alibis.
ALIBILE adj. des deux genres
- Physiologie. Qui est propre à nourrir.
ALIBORON n. m.
- Il ne s’emploie que dans cette locution familière
- Maître aliboron, Personnage ou animal ignorant, stupide, ridicule.
- C’est un maître aliboron.
ALIDADE n. f.
- Règle mobile qui tourne sur le centre d’un instrument avec lequel on prend la mesure des angles.
- Diriger l’alidade vers un objet.
ALIéNABILITé n. f.
- Possibilité pour une chose d’être aliénée.
ALIéNABLE adj. des deux genres
- Droit. Qui peut s’aliéner.
- Il y a des biens qui ne sont pas aliénables. Les terres substituées n’étaient pas aliénables.
ALIéNATION n. f.
- Action d’aliéner un fonds. On l’emploie surtout en termes de Jurisprudence.
- Aliénation d’un domaine, d’une terre. Aliénation volontaire. Aliénation forcée.
- Il signifie aussi éloignement que des personnes ont les unes pour les autres.
- Aliénation des volontés, des esprits.
- En termes de Médecine,
- Aliénation d’esprit, ou
- Aliénation mentale, égarement d’esprit, folie.
ALIéNER v. tr. T. de Droit. Transférer à un autre la propriété d’un fonds ou de ce qui tient lieu de fonds. Aliéner une rente. Aliéner une terre, un domaine. Aliéner des meubles précieux. Il y a des biens qui ne peuvent pas s’aliéner. Fig., Aliéner les affections, les coeurs, les esprits, Faire perdre la bienveillance, l’affection, l’estime. Cela lui aliéna le coeur des peuples. Il a aliéné les esprits, il s’est aliéné, il s’aliénera les esprits par ses manières hautaines. Les esprits étaient aliénés. Aliéner l’esprit, Faire perdre l’esprit, rendre fou, faire devenir fou. Sa dernière maladie lui a aliéné l’esprit. Il vieillit. Le participe passé
- Aliéné, ée, s’emploie comme nom et absolument pour désigner Ceux qui ont l’esprit dérangé.
- Un hospice pour aliénés. Un asile d’aliénés. Les progrès de l’alcoolisme augmentent considérablement le nombre des aliénés. fig.
ALIéNISME n. m.
- Science qui étudie l’aliénation mentale.
ALIéNISTE adj. des deux genres
- Qui concerne les aliénés.
- La médecine aliéniste. Médecin aliéniste.
- Il s’emploie comme nom.
- Un aliéniste, une aliéniste.
ALIGNEMENT n. m.
- Action d’aligner.
ALIGNER v. tr.
- Ranger, dresser sur une même ligne droite. Il se dit ordinairement des Bâtiments et des jardins.
- On n’a pas bien aligné cette muraille, cette allée. Cette nouvelle rue est bien alignée.
-
- Aligner une troupe, des soldats, Les ranger, les disposer exactement en ligne droite.
- Aligner le premier rang. Alignez-vous. Le bataillon s’est aligné en un clin d’oeil.
- Fig.,
- Aligner ses phrases, aligner ses mots, Mettre beaucoup d’ordre, de régularité dans ce qu’on écrit ou ce qu’on dit.
- S’aligner signifie aussi, dans la langue familière, Se mettre en ligne pour se battre en duel. fig.
ALIMENT n. m.
- Ce qui se mange et sert à entretenir la vie.
- Le pain est un bon aliment.
-
- Les aliments les plus simples sont les plus sains. Des aliments légers, substantiels, lourds.
- Il signifie aussi Action de nourrir.
- Des biens destinés pour l’aliment des pauvres. Ce sens est peu usité.
- Aliments, au pluriel, s’emploie en termes de Droit pour exprimer Tout ce qu’il faut pour nourrir et entretenir une personne.
- Les enfants doivent des aliments à leurs père et mère et autres ascendants qui sont dans le besoin. On lui adjugea une pension pour ses aliments.
- Aliment se dit souvent au figuré de Ce qui entretient quelque chose.
- Le bois est l’aliment du feu. Les sciences sont l’aliment de l’esprit. C’est un esprit vif, il faut lui donner de l’aliment. L’aliment des passions. L’aliment des factions.
ALIMENTAIRE adj. des deux genres
- Qui est propre à servir d’aliment.
- Les substances alimentaires. Plantes alimentaires.
- En termes de Médecine,
- Régime alimentaire, Régime que l’on suit à l’égard des aliments.
- En termes de Droit,
- Pension alimentaire, Pension réglée par autorité de justice ou par convention entre les parties, et,
- Provision alimentaire, Somme accordée par provision à l’une des parties pour vivre, en attendant le jugement du fond de l’affaire.
ALIMENTATION n. f.
- Action d’alimenter, de s’alimenter.
- Substituer un mode d’alimentation à un autre. Magasin, société d’alimentation. L’alimentation d’une machine.
ALIMENTER v. tr.
- Pourvoir des aliments nécessaires.
- Le marché ne fournit pas de quoi alimenter la ville. Ces provinces alimentaient la capitale de l’empire.
- Il s’emploie aussi figurément et signifie Entretenir quelque chose.
- Ces matières alimentaient l’incendie. Cette nouvelle alimente les conversations, les journaux. Alimenter la haine, la sédition.
ALINéA Locution
- empruntée du latin. En s’écartant de la ligne. Ce mot s’écrivait autrefois " a linea ". Quand on dictait à quelqu’un, on disait
- A linea, c’est-à-dire Quittez la ligne où vous en êtes et commencez-en une autre au-dessous.
- Il ne s’emploie plus guère que comme nom masculin et désigne une ou plusieurs Phrases d’un écrit, d’un livre, séparées des précédentes et des suivantes par des intervalles laissés en blanc.
- Lisez jusqu’au premier alinéa. Observez les alinéas. Le premier mot d’un alinéa doit rentrer sur les autres lignes. Le premier alinéa de ce chapitre est fort long. Un alinéa très court.
ALIQUOTE adj. des deux genres
- Mathématiques. Qui est contenu un nombre exact de fois dans un tout.
- Parties aliquotes. Trois est une partie aliquote de douze. Le pouce était une partie aliquote du pied.
- En termes de Musique,
- Sons aliquotes, Les harmoniques d’un son principal que produisent une corde, un corps mis en vibration.
- Il se prend quelquefois comme nom féminin.
- Deux est une aliquote de six.
ALISE n. f.
- Fruit de l’alisier.
ALISIER n. m.
- Botanique. Arbre de la famille des Rosacées, qui porte des alises et qui croît naturellement dans les bois.
- On cultive plusieurs espèces d’alisiers. Alisier blanc. Alisier de Fontainebleau, etc.
ALITER v. tr.
- Forcer à se mettre au lit, à garder le lit.
- Cette blessure l’a alité pendant trois mois.
- S’aliter signifie Se mettre, se tenir au lit pour cause de maladie.
- Il y avait longtemps qu’il traînait; enfin il a été contraint de s’aliter.
ALIZé adj. m.
- Marine. Il se dit de certains vents qui règnent entre les deux tropiques et qui soufflent de l’est à l’ouest.
- Vents alizés.
ALKéKENGE n. m.
- Botanique. Plante de la famille des Solanées qui croît dans les haies et dans les vignes et dont le fruit est une baie légèrement aigrelette, renfermée dans une vésicule rougeâtre.
ALKERMèS n. m.
- Pharmacie, emprunté de l’arabe. Médicament extrait du kermès.
- Il se dit aussi d’une Liqueur colorée avec le kermès.
ALLAH n. m.
- Nom que les Mahométans donnent à Dieu et qui est leur exclamation ordinaire de joie, de surprise, de crainte, etc.
- Par Allah! Ils crièrent Allah!
ALLAITEMENT n. m.
- Action d’allaiter.
- La santé de la nourrice a forcé d’abréger le temps de l’allaitement. Allaitement maternel, au sein, au biberon.
ALLAITER v. tr.
- Nourrir de son lait.
- La nourrice qui l’a allaité. Une mère qui allaite son enfant. La louve qui allaita Rémus et Romulus.
ALLANT adj.
- Qui aime à aller et venir; qui montre de l’activité.
- Il est encore fort allant, malgré son âge, pour son âge.
- Il s’emploie aussi comme nom masculin pluriel par opposition à VENANTS.
- Les allants et venants. à tous allants et venants. Cette maison est ouverte aux allants et venants.
- Fam.,
- Avoir de l’allant, Avoir de l’initiative, de l’entrain.
ALLANTOïDE n. f.
- Physiologie. Membrane qui appartient au foetus de certains animaux.
ALLéCHANT adj.
- Qui allèche.
- Plat alléchant.
- Fig., il signifie Qui attire, qui séduit.
- Promesse alléchante. fig.
ALLèCHEMENT n. m.
- Action d’allécher.
- Les allèchements du plaisir, de la faveur. Présenter des allèchements à des gens qu’on veut séduire.
ALLéCHER v. tr.
- Attirer par quelque appât.
- On allèche les souris avec du lard, avec des noix.
- Il s’emploie plus souvent au figuré et signifie Attirer par le plaisir, par l’espérance, par la séduction, etc.
- On l’avait alléché par la promesse d’une grande place.
ALLéE n. f.
- Action d’aller. Il s’emploie particulièrement dans l’expression
- Allées et venues, signifiant les Pas, les démarches que l’on fait pour une affaire.
- Faire des allées et venues. Après plusieurs allées et venues, il fut conclu que... Il a perdu son temps en allées et venues.
- Allée se dit aussi d’un Passage entre deux murs parallèles qui conduit de l’entrée d’une maison dans l’intérieur.
- Longue allée. Allée obscure. Allée étroite. Il ne faut pas embarrasser l’allée. La porte, l’issue d’une allée. On préfère les maisons à porte cochère aux maisons à allée.
- Il se dit encore d’un Lieu propre à se promener, qui s’étend en longueur et qui est bordé d’arbres ou de verdure.
- Ce bois percé d’allées est fort agréable. Il se promène dans la grande allée du jardin. Longues allées. Belles allées. Allée double. Allée droite. Allée tortueuse. Allée à perte de vue. Allée couverte. Allée sablée. Planter des allées d’ormes, de tilleuls, de noyers, etc.
ALLéGATION n. f.
- Ce qui est allégué.
- Il répondit fort habilement aux allégations de son adversaire. Justifier une allégation.
ALLèGE n. f.
- Marine. Embarcation qui sert à alléger un bâtiment, à le décharger de ce qu’il y a de trop, ainsi qu’à le charger.
- L’allège d’un bâtiment. Il y a des allèges assez grandes pour pouvoir naviguer le long des côtes.
- En termes d’Architecture, il se dit d’un Petit mur construit dans la partie inférieure d’une baie de fenêtre, pour servir de garde- fou et porter l’appui.
ALLéGEANCE n. f.
- Soulagement, adoucissement. Il a vieilli.
- Il signifiait, en termes de Droit féodal, le Fait d’être un homme lige d’un suzerain.
- Serment d’allégeance. Serment de fidélité à un roi.
ALLéGEMENT n. m.
- Action d’alléger.
- Donner allégement à un plancher, à un bateau. Recevoir allégement, de l’allégement. Fig.,
- Ce sera pour les contribuables un sérieux allégement. Ne sentez-vous point d’allégement à votre mal? fig.
ALLéGER v. tr.
- Soulager d’une partie d’un fardeau.
- Alléger un bateau. Le plancher est trop chargé, il faut l’alléger : S’alléger pour marcher avec plus de facilité.
- Il signifie aussi Diminuer un poids, un fardeau, le rendre plus léger.
- Alléger le fardeau de quelqu’un. Alléger la charge d’un cheval.
- Il s’emploie figurément dans les deux acceptions.
- Alléger les contribuables. Alléger les charges publiques. Alléger la douleur de quelqu’un, alléger ses scrupules. Ma douleur s’est un peu allégée. Familièrement,
- Alléger quelqu’un de sa bourse.
ALLéGER v. tr.
- Arts. Rendre plus léger en diminuant le volume, l’épaisseur.
- Alléger une poutre, une planche.
- En termes de Manège, il signifie Rendre un cheval plus loger en avant ou en arrière, suivant la position du corps du cavalier.
ALLéGORIE n. f.
- Procédé qui consiste à présenter un objet à l’esprit de manière à lui donner l’idée d’un autre.
- Le bandeau, les ailes et l’enfance de Cupidon sont une allégorie qui représente le caractère et les effets de la passion de l’amour. Les mystères des Grecs et des égyptiens étaient remplis d’allégories. Les allégories en peinture sont généralement froides.
- Il se dit également, en termes de Rhétorique, d’une Figure, qui n’est autre chose qu’une métaphore prolongée.
ALLéGORIQUE adj. des deux genres
- Qui a rapport à l’allégorie.
- Discours allégoriques. Termes allégoriques. Sens allégorique. Explication allégorique. Personnage allégorique. Le merveilleux allégorique est employé dans " la Henriade ". Le " Roman de la Rose " n’est un poème allégorique. " La Justice et la Vengeance divine poursuivant le Crime ", de Prudhon, est un tableau allégorique.
ALLéGORIQUEMENT adv.
- D’une manière allégorique.
- Cela doit s’entendre allégoriquement et non littéralement. Les Prophètes parlent quelquefois allégoriquement.
ALLéGORISER v. tr.
- Expliquer selon le sens allégorique.
- Les Pères de l’église ont allégorisé presque tout l’Ancien Testament.
ALLéGORISEUR n. m.
- Celui qui allégorise. Il ne se dit guère qu’en mauvaise part, en parlant de Quelqu’un qui s’attache à chercher dans tout un sens allégorique. Il est vieux.
ALLéGORISTE n. m.
- Celui qui explique un texte, un auteur dans un sens allégorique.
- Origène est un grand allégoriste.
ALLèGRE adj. des deux genres
- Qui est prompt et animé dans tout ce qu’il fait.
- Il est toujours allègre. Il est sain et allègre. Une humeur, un esprit allègre.
ALLéGREMENT adv.
- D’une manière allègre.
- Marcher allégrement. Allons, mes amis, allégrement.
ALLéGRESSE n. f.
- Joie qui se manifeste au dehors.
- Il reçut cette nouvelle avec une grande allégresse.
- Il se dit plus ordinairement d’une Joie publique.
- Cris d’allégresse. L’allégresse de la victoire. L’allégresse publique. Des transports d’allégresse.
-
- Les sept Allégresses de la Vierge, Les circonstances heureuses de sa vie célébrées par des prières.
ALLéGRETTO adv.
- Diminutif du mot suivant. D’un mouvement très vif.
ALLéGRO adv.
- Musique emprunté de l’italien. D’un mouvement vif. On le met au commencement d’un morceau de musique pour indiquer qu’il doit être joué ou chanté d’un mouvement vif.
- Il se dit comme nom de l’Air même.
- Jouer un allégro. Des allégros.
ALLéGUER v. tr.
- Citer comme autorité, comme preuve de ce qu’on affirme.
- Alléguer un passage, un texte. Alléguer des auteurs. C’est un tel qui m’a donné cette nouvelle, je vous allègue mon auteur. On dit mieux
- Je vous cite mon auteur.
- Il signifie aussi simplement Mettre en avant.
- Alléguer des raisons. Alléguer des excuses. Il allégua pour raison que... Les juges sont obligés de juger selon ce qui est allégué et prouvé. Alléguerez-vous que...
ALLéLUIA n. m.
- Liturgie. Cri de joie qui termine certaines hymnes, particulièrement au temps de Pâques.
- Chanter l’Alléluia. Chanter des Alléluias.
- Il se dit aussi, en termes de Botanique, d’une Petite plante qui fleurit vers le temps de Pâques, dont les feuilles ont un goût aigrelet et qui fournit le sel d’oseille.
ALLEMANDE n. f.
- Espèce de danse vive et gaie, dont l’usage a passé de l’Allemagne dans d’autres pays.
- Danser l’allemande, une allemande.
- Il se dit aussi des Airs sur lesquels on exécute cette sorte de danse.
- Jouer une allemande sur le piano. Recueil d’allemandes.
ALLER v. intr.
- Se mouvoir, se transporter; être mû, transporté d’un lieu à un autre.
- Il s’applique aux personnes et aux choses et s’emploie soit seul.
- Ne faire qu’aller et venir. Marchez, allez donc. Ce pauvre homme ne peut plus aller, tant il est fatigué. Soit suivi d’un complément.
- Aller à Rome, en Espagne, aux Indes. Aller à la ville, à la campagne. Aller d’un lieu à un autre. Aller de ville en ville. Y va-t-il? Vas-y. Les fleuves vont à la mer. Aller près. Aller loin. Je vais à deux pas. Aller vite. Aller doucement. Aller clopin-clopant. Aller comme le vent. Ce cheval va au trot, au galop; il va le pas, l’amble, le grand galop; il va bon train. Le vaisseau allait à pleines voiles. Aller en avant, en arrière. Aller à tâtons. Aller devant soi, droit devant soi. Aller contre le courant de l’eau. Aller contre vent et marée. Aller sur la terre. Aller sur l’eau. Aller par monts et par vaux. Aller par terre, par eau, par mer. Aller par le chemin le plus court, par un chemin de traverse. Aller par la grande route, par un sentier. Aller à travers les bois, à travers champs. Aller à pied, à cheval, à âne, à bicyclette, en voiture, en automobile, en bateau, par la diligence. Aller sur un pied ou à cloche-pied. Ces bâtiments vont à voile et à rame. Les girouettes vont selon le vent. Aller à la file les uns des
-
- autres. Aller les uns après les autres. Aller de compagnie. Aller en troupe. Aller par troupes.
- Souvent, le complément d’ALLER indique le Motif ou la Fin de l’action.
- Aller à la messe, au sermon, à confesse. Aller à la promenade, au bal, au spectacle. Aller à la guerre, à l’armée, à un siège. Aller à la chasse, à la pêche, en vendange. Aller en ambassade, en pèlerinage. Aller au-devant de quelqu’un, à la rencontre de quelqu’un. Aller aux nouvelles. Aller à la découverte. Aller au supplice, à la mort.
-
- Aller au combat, S’avancer pour combattre.
- Aller à l’ennemi, aux ennemis, S’avancer vers les ennemis pour les combattre, pour les charger.
- Aller au feu, S’exposer au feu des ennemis.
- Ce soldat va au feu gaiement.
-
- Aller au bois, à l’eau, etc., Aller en quelque endroit pour s’y pourvoir de bois, d’eau, etc. On dit de même
- Aller à la provision.
-
- Aller au ministre, à l’évêque, etc., S’adresser au ministre, à l’évêque, etc.
- Pour cela il vous faut aller au ministre.
-
- Cette affaire s’en va au diable, à tous les diables, se dit d’une Affaire qui tourne mal, qu’on regarde comme manquée, comme perdue.
- Allez au diable, à tous les diables, est une expression d’impatience, de colère, une sorte d’imprécation.
- Aller à la diable, Très mal.
-
- Aller aux opinions, aux voix, Recueillir les opinions, les voix. On dit de même
- Aller aux avis.
-
- Aller aux renseignements sur quelqu’un, S’adresser à ceux qui peuvent donner des renseignements sur quelqu’un.
- Aller aux informations.
-
- Aller au plus pressé, S’occuper d’abord de l’affaire qui souffrirait le plus d’un retardement.
-
- Ce vase va au feu, Il résiste à l’action du feu, on y peut faire cuire ou chauffer quelque chose sans craindre qu’il se casse, qu’il éclate. On dit dans un sens analogue
- Cette étoffe va à la lessive, etc.
-
- Aller de pair, être égal, être pareil.
- Il va de pair, pour la dépense, avec les gens les plus riches. Cicéron va de pair avec Démosthène. Ces deux avocats vont de pair.
- En termes d’Escrime,
- Aller à la parade, Parer un coup.
- L’infinitif présent qui suit ALLER peut exprimer aussi le Motif ou la Fin de l’action.
- Aller se promener. Aller travailler. Aller étudier. Aller le trouver. J’irai lui parler. Va l’en informer. Va en savoir des nouvelles. Allez me chercher cela.
-
- Allez vous promener, qu’il aille se promener, se dit lorsqu’on s’impatiente contre un importun, lorsqu’on se met en colère contre quelqu’un.
- Aller, suivi d’un infinitif, sert encore à marquer qu’une Chose est sur le point d’être faite, d’avoir lieu.
- Nous allons voir ce qu’il dira. Ils vont partir. Je vais y aller. Elle va chanter, danser. Allez-vous recommencer vos doléances? Le jour va finir. Un homme qui va mourir. Le sermon va commencer. On va se mettre à table. J’allais me coucher quand il est venu. La contestation allait finir lorsque vous êtes parti. Il jugea que l’affaire allait se terminer heureusement.
- Aller se joint au gérondif d’un verbe pour exprimer, avec l’idée d’un mouvement, Celle d’une certaine durée de l’action.
- Un ruisseau qui va serpentant. Ce tour a vieilli.
- Fig.,
- Le mal, l’inquiétude, etc., va croissant, va toujours croissant, Croît de plus en plus. On dit aussi
- Aller en augmentant, en diminuant, en déclinant, etc.
- Par analogie, Aller signifie aussi Marcher, fonctionner en parlant d’un mécanisme. Une
- montre qui va trente heures. Cette horloge va bien, va mal. Ce ressort, cette machine ne va plus. Faire aller un moulin. Il y a quelque chose qui empêche la roue d’aller. On dit dans un sens
analogue
-
- Son pouls va bien, Le mouvement de son pouls est bien réglé.
- Il se dit pour marquer l’écoulement du temps qui a été employé à quelque chose.
- Ces ouvriers vont bien lentement. Ce bâtiment-là est allé fort vite. Cet enfant va sur quatre ans, sur ses quatre ans, Il aura bientôt quatre ans.
- Il se dit aussi pour marquer l’étendue de certaines choses.
- La forêt va depuis le village jusqu’à la rivière. Son manteau va jusqu’à terre.
- Il sert également à marquer où mène un chemin, où il aboutit.
- Ce sentier va à la fontaine. Ce chemin va droit à la ville.
- Il sert de même à indiquer la Direction des choses.
- Cette allée va en pente, va en montant. Cette pièce de terre va en pointe. Cette étoffe va de biais.
- Il se dit quelquefois pour indiquer à quoi se montent des nombres, des sommes, des supputations.
- Ce calcul va bien haut. Les nouvelles levées vont à trente mille hommes. La dépense ira plus loin qu’on ne croit.
- Aller sert aussi à marquer, tant au propre qu’au figuré, le Progrès, en bien ou en mal, des personnes ou des choses.
- Cela va. Cela ira. Vous n’allez pas. Il n’y a point d’homme dont l’esprit aille jusque-là. Son imagination va si loin qu’elle se perd. Le raisonnement des plus habiles ne va pas bien avant. Cette vengeance est allée trop loin. Son amour va jusqu’à la folie. Il ira loin. Cette affaire ira plus loin qu’on ne pense. Cela va de mal en pis. Il va de mieux en mieux.
-
- Cette chose va de suite, elle doit aller de suite, Elle est la conséquence naturelle, nécessaire de telle autre chose. On dit aussi
- Cela va de soi.
- Aller sert particulièrement à désigner la Fin, le résultat de quelque chose.
- Tous ses voeux vont à la paix, vont au bien de l’état. Toute son entreprise est allée en fumée, est allée à rien. Cette affaire peut aller à vous perdre. Cela va à vous déshonorer.
- Il se dit également en parlant de l’état bon ou mauvais des personnes ou des choses.
- Comment va votre santé? Comment allez-vous? Il va bien. Tout va bien. Le commerce ne va pas, ne va plus. Ses affaires vont bien, vont mal, ne vont pas trop bien. Sa digestion va bien, va mal. Le feu va. Cet homme va encore. Ce cheval ne peut plus aller.
- Aller signifie encore Manière dont on agit, dont on se comporte en de certaines choses, et, dans cette acception, on l’emploie souvent avec la particule
- y. Aller vite en besogne. Il ne faut pas reprendre avec aigreur, il faut y aller doucement. Il n’y faut pas aller si rudement. La chose est bonne en elle-même, mais il faut y aller avec de grandes précautions. Il y va de bonne foi. Aller contre la volonté, contre les intentions, les ordres de quelqu’un. Aller à la fortune par des voies honorables, par de mauvaises voies. Aller aux grands emplois par la faveur. Aller d’abord aux grands desseins. C’est un homme qui va droit en tout. Il va au fait. Aller droit au fait. Aller au but. Aller droit au but.
-
- C’est un homme fait pour aller à tout, C’est un homme qui, par son mérite, par ses talents, est fait pour arriver aux plus hauts emplois ou aux plus grands honneurs.
- Aller sert en outre à marquer la Manière dont une chose est faite, est mise, est disposée, la manière dont elle sied à quelqu’un, et alors il se dit surtout de Ce qui regarde l’habillement.
- Un chapeau qui va mal. Cet habit ne va pas bien. Cette couleur va aux blondes, ne va pas bien aux brunes. Sa perruque lui va mal.
-
- Ces choses vont bien ensemble, vont bien l’une avec l’autre, Elles s’accordent bien ensemble.
- Le bleu et le rose vont bien ensemble. Ces deux couleurs vont bien l’une avec l’autre. Cette couleur va bien avec telle autre. Ces deux chevaux vont bien ensemble.
-
- Cette chose va bien à telle autre, sur telle autre, Mise, appliquée sur telle autre, elle y produit un effet agréable.
- Cette garniture va bien à cette robe. Ce ruban va bien à votre chapeau. Cette broderie va très bien sur ce fond-là.
-
- Cette chose va à telle autre signifie aussi Elle s’y adapte, elle s’y ajuste bien.
- Cette clef va, ne va pas à cette serrure. On dit de même
- Ces bottines me vont, ne me vont pas.
-
- Ces choses vont ensemble, se dit de Certaines choses qui sont appariées et qui ne se vendent point, qui ne s’emploient pas séparément.
- Ces deux gants-là vont ensemble. Ces deux bas vont l’un sur l’autre. Ces quatre estampes vont ensemble.
-
- Cela va par-dessus le marché, se dit d’une Chose donnée gratuitement, en considération d’un marché conclu, d’une vente faite.
- Aller, mis à l’impératif, sert également à Faire des souhaits, des exhortations ou des menaces et à marquer de l’indignation.
- Allez en paix. Allons, enfants, courage. Va, malheureux. Va, misérable. Allez, n’avez-vous point de honte? Allez, vous me faites horreur! Allez, je vous retrouverai.
- Il sert quelquefois à Affirmer avec plus de force. Ainsi on dit :
- Allez, nous en viendrons à bout. Il fera votre affaire, allez. N’allez pas vous imaginer, n’allez pas croire, Ne vous imaginez pas, ne croyez pas.
- Aller se dit, en termes de jeux de Cartes, en parlant de Ce que l’on hasarde au jeu.
- De combien allez-vous? J’y vais de cinq francs. Il y va de son reste. Rien ne va plus. Va tout. Cette locution s’emploie comme nom.
- Il joue son va-tout.
- Aller, joint à l’adverbe
- y et employé comme verbe impersonnel, sert à marquer de quoi il s’agit, de quelle importance est la chose dont on parle.
- Quand il devrait y aller de tout mon bien. Songez qu’il y va de votre fortune. C’est une affaire où il y va de l’intérêt public. Dans cette affaire il n’y allait pas moins que de son honneur et de sa vie. Souvenez-vous qu’il y va du salut éternel. Lorsque, dans cette signification, l’on se sert du temps
- Irait, on supprime, pour l’euphonie, l’adverbe
- y. Quand il irait de tout mon bien, quand il irait de ma vie; et, en général, dans tous les sens du verbe
- Aller, la particule
- y se supprime devant les temps
- Irais et
- Irai. Avez-vous été à Paris? J’irai. Ira-t-il à Rome? Il ira.
- Aller s’emploie aussi comme impersonnel, étant précédé de l’adverbe
- en. Ainsi on dit
- Il en va de cette affaire-là comme de l’autre. Il n’en ira pas de cela comme vous pensez.
- Il signifie quelquefois Faire ses nécessités naturelles.
- Le remède qu’il a pris l’a fait aller cinq ou six fois.
-
- Aller par haut, Vomir.
- Un remède qui fait aller par haut et par bas.
- Aller, précédé du verbe
- Laisser, forme une locution qui signifie Ne pas empêcher d’aller, ou simplement Ne plus retenir, lâcher.
- Je le laisse aller où il veut. On a laissé aller le prisonnier. Je vais crier, si vous ne me laissez aller. Laissez-la donc aller. On les a toutes laissées aller. Laissez aller cette corde.
-
- Laisser tout aller sous soi, Ne pouvoir retenir ses matières intestinales.
- Ce malade, cet enfant laisse tout aller sous lui.
- Fig. et fam.,
- Laisser tout aller, Négliger entièrement ses affaires, ou la gestion, l’administration dont on est chargé.
-
- Se laisser aller, Ne pas faire la résistance qu’on pourrait ou qu’on devrait faire, s’abandonner.
- Se laisser aller à l’entraînement de la coutume. Se laisser aller au torrent. Se laisser aller à la tentation. Se laisser aller aux mauvais exemples. Se laisser aller à la douleur, à la tristesse, au désespoir. Je me suis laissé aller à ses prières, à ses sollicitations. Se laisser aller à la faveur, aux présents. Elle s’est laissée aller à sa passion.
- Absolument,
- Cet homme se laisse aller, C’est un homme facile et on fait de lui tout ce qu’on
veut. Cela se dit aussi d’un homme qui se néglige, qui ne prend aucun soin de sa personne.
- Aller, précédé du verbe
- Faire, forme une locution qui signifie Leurrer quelqu’un par des promesses illusoires; quelquefois Obtenir des services qu’il ne doit pas.
- Il s’entend à faire aller son monde. Il m’a bien fait aller. Comme elle le fait aller! Il est familier.
- S’en aller signifie Partir, sortir d’un lieu.
- Il s’en va. Ils s’en iront bientôt. Il s’en est allé. Elles s’en sont allées. Il faut que tout le monde s’en aille. Allez-vous-en. Allons- nous-en d’ici. Va-t’en. Va-t’en porter ma lettre.
- Il s’emploie aussi en parlant des choses et signifie S’écouler, se dissiper, s’évaporer.
- Ce tonneau de vin s’en va, Le vin qui est dans ce tonneau s’écoule, s’enfuit.
- Tout le vin s’en ira par là, si on n’y prend garde. La fumée s’en va par la chambre. Si l’on ne bouche bien cette fiole, tout l’esprit-de-vin s’en ira.
- Il se dit pareillement de Tout ce qui commence à se passer, à s’effacer.
- On ne croit pas que sa fièvre s’en aille sitôt. Son mal s’en va peu à peu. Son rhumatisme s’en est allé par les sueurs. Sa beauté s’en va. L’éclat de son teint commence à s’en aller.
- Il se dit également de Tout ce qui se dissipe, se consume, s’use en quelque manière que ce soit.
- Tout son argent s’en va en procès. Tout son temps s’en est allé à cette affaire. Voilà un habit qui s’en va.
- Il se dit de même en parlant du Déclin de la vie, des approches de la mort.
- Cet homme est bien mal, il s’en va, il s’en ira avec les feuilles. Ce malade s’en va. On dit dans le même sens
- Cet homme s’en va mourir, s’en va mourant.
- Fam.,
- Faire en aller (avec ellipse du pronom personnel), Faire que quelqu’un ou quelque chose s’en aille.
- Faire en aller les punaises, les rousseurs, la fièvre. Un acide pour faire en aller les taches.
- En termes de jeu de Cartes,
- S’en aller d’une carte, Se défaire d’une carte, la jouer.
- Allez-vous-en de votre carreau. Je m’en suis allé de mon roi de pique. S’en aller des plus hautes cartes.
- Aller s’emploie dans diverses phrases proverbiales et familières.
- Fig.,
- Aller son chemin, Poursuivre son entreprise, ne pas se détourner de la conduite qu’on a commencé à tenir.
- Aller son petit bonhomme de chemin, Vaquer à ses affaires, poursuivre ses entreprises tout doucement et sans éclat.
- Aller son grand chemin, N’entendre point de finesse à ce qu’on fait, à ce qu’on dit.
- Aller le droit chemin, Procéder avec sincérité, sans nulle tromperie.
- Fig.,
- Il ne faut pas aller par quatre chemins, Il faut s’expliquer franchement, il ne faut pas chercher tant de détours.
-
- Aller vite en besogne, Agir avec précipitation.
- Fig.,
- Aller aux nues, Avoir un succès éclatant.
- Cette tragédie, cette comédie est allée aux nues.
- Fig. et prov.,
- Tant va la cruche à l’eau qu’à la fin elle se casse, Une action hasardeuse, souvent répétée, finit par devenir funeste.
-
- Tous chemins vont à Rome, Divers chemins mènent au même endroit; et, figurément, Divers moyens conduisent à la même fin.
- Fig.,
- Il va comme on le mène, Il n’est pas capable de prendre une résolution de lui- même.
- Fig.,
- Il s’en est allé comme il était venu, Il n’a rien obtenu de ce qu’il désirait.
-
- Cela va tout seul, La chose est aisée, elle n’offre point, elle ne souffre point de difficulté.
- Cela va comme il plaît à Dieu, C’est une affaire négligée, mal menée, dont on ne prend aucun soin.
- Tout va à la débandade, Tout va en désordre.
-
- Cela va sans dire, Cela va de soi, C’est une chose tellement certaine, incontestable, ou
tellement claire, naturelle, qu’il est inutile d’en parler, de la dire, de l’expliquer. On dit dans le même sens
-
- Il va sans dire que...
- Fig.,
- Tout s’en est allé en fumée, On n’a obtenu aucun résultat.
- Fig.,
- Tout y va, la paille et le blé, On n’y a rien épargné.
-
- N’y pas aller de main morte, Frapper rudement; et, au figuré, Mettre de la rudesse, de la violence dans une discussion verbale ou par écrit.
-
- Y aller rondement, y aller de franc jeu, y aller bon jeu, bon argent, Parler, agir sans détour, franchement, loyalement.
- Aller se prend comme nom dans quelques locutions.
- L’aller et le retour. Un billet d’aller et de retour.
- Prov.,
- Au long aller, petit fardeau pèse, Il n’y a point de charge si légère qui ne devienne pénible à la longue.
-
- Le pis aller, Le pis qu’il puisse arriver, le moindre avantage qu’on puisse avoir.
- S’il ne réussit pas dans sa nouvelle carrière, son pis aller sera de rentrer dans celle qu’il a quittée. Si vous ne trouvez mieux, je serai votre pis aller.
-
- Au pis aller se dit adverbialement du Plus grand mal ou du moindre avantage qui puisse résulter de quelque chose.
- Au pis aller, il en sera quitte pour une amende. fig.
ALLEU n. m.
- Droit féodal. Il n’est guère usité que dans la locution
- Franc-alleu, Fonds de terre, soit noble, soit roturier, exempt de tous droits seigneuriaux.
- Toutes ces terres étaient des francs-alleux. On disait de même
- Tenir, posséder une terre en franc- alleu.
ALLIACé adj.
- Qui tient de l’ail.
- Une odeur alliacée.
ALLIAGE n. m.
- Combinaison d’un métal avec un ou plusieurs autres métaux.
- Les monnayeurs doivent faire l’alliage selon les lois et règlements. Faire un alliage. Le bronze, le cuivre jaune sont des alliages.
- Il se dit quelquefois des Métaux mêmes que l’on combine avec un métal plus précieux.
- L’argent et le cuivre servent d’alliage à l’or. De l’or sans alliage.
- Il s’emploie aussi figurément.
- Il y a peu de vertus humaines sans quelque alliage.
ALLIAIRE n. f.
- Botanique. Plante de la famille des Crucifères qui a une odeur d’ail et qui est très commune.
ALLIANCE n. f.
- Union entre personnes, qui est le résultat d’une entente ou d’un pacte. En termes d’écriture sainte,
- Ancienne alliance, L’alliance que Dieu contracta avec Abraham et ses descendants; et
- Nouvelle alliance, L’alliance que Dieu a contractée par l’Incarnation et par la Rédemption avec tous ceux qui croiraient en JéSUS-CHRIST.
- L’ancienne alliance a duré depuis la vocation d’Abraham jusqu’à la venue du Messie. La nouvelle alliance dure depuis la venue du Messie et durera jusqu’à la consommation des siècles.
-
- Arche d’alliance. Voyez affinité.
- En termes de Politique, il se dit de l’Union, de la confédération qui se fait entre deux ou plusieurs états pour leurs intérêts communs.
- Ce peuple avait une ancienne alliance avec la France. Acte d’alliance. Traité d’alliance. La Sainte-Alliance. Alliance offensive et défensive. Faire alliance avec un peuple. Contracter, conclure une alliance. L’alliance qui existe entre ces deux souverains. Ils ont formé une alliance redoutable. Renouveler une alliance. Rompre une alliance. Deux partis font alliance, ont contracté une alliance, etc.
- Il se dit également des Liens contractés par le mariage.
- Il a fait une grande alliance, une alliance honorable en mariant sa fille à un tel. L’histoire a enregistré de nombreuses alliances entre ces deux maisons. Se pousser dans le monde par des alliances profitables.
-
- Bague, anneau d’alliance, ou, absolument,
- Alliance, désigne la Bague d’or ou d’argent, symbole de l’union contractée par le mariage.
- Acheter une alliance. Porter au doigt une alliance.
-
- Cousin, neveu par alliance, se dit d’une Affinité entre un époux et les parents de l’autre époux.
- Il se dit aussi d’une Affinité spirituelle. Voyez AFFINITé.
- Il signifie figurément Union et mélange de plusieurs choses différentes, opposées, disparates.
- Faire une alliance du sacré et du profane, du vice et de la vertu. La hardiesse de certaines alliances de mots. L’hémistiche, Il aspire à descendre,
- offre une heureuse alliance de mots.
ALLIER v. tr. Unir par une entente, un pacte. L’intérêt a allié ces deux peuples. En termes de Politique, ce verbe est surtout pronominal. Ces deux républiques s’allièrent ensemble. Il signifie figurément Joindre ensemble des choses différentes, opposées, disparates. Allier la force à la prudence. Allier les plaisirs avec les devoirs. Il sait allier l’esprit du monde avec celui de la religion. Ce poète a l’art d’allier les mots qui semblent le moins faits pour être unis. Ces deux qualités ne peuvent s’allier, ne s’allient que difficilement. Ces mots ne s’allient pas l’un avec l’autre, etc. ALLIER signifie particulièrement Unir par les liens du mariage. Allier une maison, une famille à une autre. Il s’est allié en bon lieu. Il veut se bien allier. S’allier à une bonne famille, avec une bonne famille. Ces deux familles se sont alliées. Il se dit spécialement, en termes d’Arts, de l’Action de combiner les métaux. Allier l’or avec l’argent. Ces deux métaux ne s’allient point, ne peuvent s’allier ensemble. Le participe passé
- Unir par une entente, un pacte.
- L’intérêt a allié ces deux peuples. En termes de Politique, ce verbe est surtout pronominal.
- Ces deux républiques s’allièrent ensemble.
- Il signifie figurément Joindre ensemble des choses différentes, opposées, disparates.
- Allier la force à la prudence. Allier les plaisirs avec les devoirs. Il sait allier l’esprit du monde avec celui de la religion. Ce poète a l’art d’allier les mots qui semblent le moins faits pour être unis. Ces deux qualités ne peuvent s’allier, ne s’allient que difficilement. Ces mots ne s’allient pas l’un avec l’autre, etc.
- Allier signifie particulièrement Unir par les liens du mariage.
- Allier une maison, une famille à une autre. Il s’est allié en bon lieu. Il veut se bien allier. S’allier à une bonne famille, avec une bonne famille. Ces deux familles se sont alliées.
- Il se dit spécialement, en termes d’Arts, de l’Action de combiner les métaux.
- Allier l’or avec l’argent. Ces deux métaux ne s’allient point, ne peuvent s’allier ensemble.
- Le participe passé Allié, ée, s’emploie aussi adjectivement avec le sens de Qui est uni par une entente, un pacte politique ou par des liens résultant du mariage.
- Peuples alliés. Nations alliées. Ils étaient alliés entre eux par suite d’un second mariage.
- Il s’emploie aussi comme nom.
- Intervention des alliés. L’armée des alliés. Les parents et alliés.
ALLIER n. m.
- Chasse. Sorte de filet à prendre des perdrix. Il est plus usité au pluriel qu’au singulier.
- Nous avons pris tant de perdrix avec des alliers. On écrit aussi HALLIER.
ALLIGATOR n. m.
- Zoologie. Reptile saurien qui a la tête plus ramassée que le crocodile et qui vit dans les fleuves du nord de l’Amérique du Sud et dans certains fleuves de Chine. On l’appelle aussi CAïMAN.
ALLITéRATION n. f.
- Grammaire. Figure de mots qui consiste dans la répétition recherchée dans la même phrase de mots commençant par la même syllabe ou la même consonne.
- Repos et repas font gros et gras. Jeter feu et flamme.
ALLOCATION n. f.
- Action d’allouer ou Ce qui est alloué.
- Il n’a pu obtenir l’allocation de cette somme. On n’a pas accordé l’allocation demandée. Il n’a pas encore reçu son allocation.
ALLOCUTION n. f.
- Discours, en général de peu d’étendue, adressé par un supérieur à ceux qu’il commande ou qu’il dirige.
- Après cette courte et vive allocution, il les conduisit à l’ennemi. Ce chef de fabrique a adressé à ses ouvriers une allocution vraiment paternelle. Allocution papale. Allocution épiscopale.
- En termes de Numismatique, il désigne les Médailles au revers desquelles les généraux ou les empereurs romains sont représentés sur un gradin, parlant à des soldats.
- Une allocution de Trajan bien conservée.
ALLODIAL adj.
- Droit féodal. Qui est tenu en franc-alleu.
- Terre allodiale. Biens allodiaux.
ALLODIALITé n. f.
- Droit féodal. Qualité de ce qui est allodial.
- L’allodialité d’une terre.
ALLONGE n. f.
- Ce qu’on ajoute à un vêtement, à un meuble pour l’allonger.
- Mettre une allonge à une jupe. Il faut mettre une allonge à ces rideaux. Une allonge de table. On dit aujourd’hui plus ordinairement
- Une rallonge de table.
ALLONGEMENT n. m.
- Action d’allonger.
- L’allongement d’un canal, d’un jardin, d’une allée, d’une avenue.
- Il se dit figurément des Lenteurs affectées et recherchées que certaines gens mettent dans les affaires.
- C’est un homme qui cherche, qui trouve toujours des allongements. Ce ne sont qu’allongements. Ce sens est peu usité.
ALLONGER v. tr. Rendre plus long. Allonger une table. Allonger une galerie. Allonger un habit, une jupe. Allonger des étriers. Les additions que l’auteur a faites ont trop allongé ce chapitre. Cette corde s’est allongée. Allonger le pas, Hâter sa marche en faisant de plus grands pas. Fig. et fam., Allonger la courroie, Tirer parti d’une somme modique, d’un revenu borné, en mettant une grande économie dans sa dépense. Il a peu de revenu et beaucoup de charges : il faut qu’il allonge bien la courroie pour se tirer d’affaire. Il signifie aussi Porter les profits d’une charge, d’un emploi plus loin qu’ils ne devraient aller légitimement. Sa place ne lui vaudrait pas tant, s’il n’allongeait la courroie. ALLONGER signifie aussi Déployer, étendre; et, dans ce sens, on ne le dit guère qu’en parlant des Membres, de certaines parties du corps de l’homme ou des animaux. Allonger le bras. Les bras peuvent s’allonger et se replier en plusieurs sens. Allonger les jambes. Allonger le cou. Un éléphant qui allonge sa trompe. Un serpent qui s’allonge sur l’herbe. Allonger un coup d’épée, une botte, Porter un coup d’épée, une botte en allongeant le bras. Il signifie encore Faire durer davantage. Allonger le temps. Allonger un procès. Allonger une affaire. Allonger le travail. Allonger une procédure. Le participe passé
- Rendre plus long.
- Allonger une table. Allonger une galerie. Allonger un habit, une jupe. Allonger des étriers. Les additions que l’auteur a faites ont trop allongé ce chapitre. Cette corde s’est allongée.
-
- Allonger le pas, Hâter sa marche en faisant de plus grands pas.
- Fig. et fam.,
- Allonger la courroie, Tirer parti d’une somme modique, d’un revenu borné, en mettant une grande économie dans sa dépense.
- Il a peu de revenu et beaucoup de charges : il faut qu’il allonge bien la courroie pour se tirer d’affaire. Il signifie aussi Porter les profits d’une charge, d’un emploi plus loin qu’ils ne devraient aller légitimement.
- Sa place ne lui vaudrait pas tant, s’il n’allongeait la courroie.
- Allonger signifie aussi Déployer, étendre; et, dans ce sens, on ne le dit guère qu’en parlant des Membres, de certaines parties du corps de l’homme ou des animaux.
- Allonger le bras. Les bras peuvent s’allonger et se replier en plusieurs sens. Allonger les jambes. Allonger le cou. Un éléphant qui allonge sa trompe. Un serpent qui s’allonge sur l’herbe.
-
- Allonger un coup d’épée, une botte, Porter un coup d’épée, une botte en allongeant le bras.
- Il signifie encore Faire durer davantage.
- Allonger le temps. Allonger un procès. Allonger une affaire. Allonger le travail. Allonger une procédure.
- Le participe passé Allongé, ée, se dit quelquefois adjectivement, surtout dans les Sciences naturelles, de Ce qui est long, par opposition aux choses de même espèce qui ont une forme plus ramassée.
- Ce poisson a une tête allongée. Un fruit de forme allongée.
- En termes d’Anatomie,
- La moelle allongée, La moelle qui remplit la cavité de toutes les vertèbres depuis le cerveau jusqu’à l’os sacrum.
- Fam.,
- Avoir le visage allongé, la mine allongée, Avoir un air qui dénote le déplaisir qu’on éprouve de quelque disgrâce, de quelque contrariété imprévue. fig.
ALLOPATHE n. m.
- Médecin qui traite par l’allopathie.
ALLOPATHIE n. f.
- Médecine usuelle, traditionnelle.
ALLOUABLE adj. des deux genres
- Qui peut s’allouer.
- Cette dépense n’est pas allouable. Il est peu usité.
ALLOUER v. tr.
- Attribuer.
- Allouer un traitement, une indemnité à quelqu’un. Allouer les dépenses. Le traitement que le budget alloue à ces fonctionnaires.
ALLUCHON n. m.
- Arts. Pointe ou dent placée à la circonférence d’une roue et qui sert à communiquer le mouvement à une autre roue.
ALLUMAGE n. m.
- Action d’allumer.
- L’allumage d’un poêle.
- Il se dit spécialement, en termes d’Automobilisme, de l’Inflammation du mélange gazeux combustible contenu dans la chambre à explosion.
ALLUMER v. tr.
- Enflammer quelque chose de combustible.
- Allumer un fagot. Allumer une allumette. Allumer les bougies. Allumer un flambeau. Allumer les cierges. Allumer la lampe. Allumer la mèche. Une lampe qui a bien de la peine à s’allumer.
-
- Allumer le feu, allumer du feu, Allumer le bois, le charbon qui est dans le foyer, faire du feu.
- Allumer sa pipe, Mettre le feu au tabac qui est dans une pipe.
- Allumer un bougeoir, Allumer la bougie qui est dans un bougeoir; on dit dans le même sens
- Allumer un réverbère, une lanterne, un fanal, un bec de gaz. Allumer un fourneau, un calorifère. Allumer l’électricité.
- Fig.,
- Allumer la guerre, être cause de la guerre.
- La guerre s’alluma de toutes parts. Allumer une passion, Exciter une passion.
- Allumer la colère, Exciter la colère. On dit dans le même sens
- Allumer la bile. Il est à craindre que sa bile ne s’allume. Cela allume le sang, Cela irrite ou anime excessivement.
- Cette lecture, ce récit lui allumait le sang.
- Fig.,
- Un teint allumé, Un teint rouge, échauffé. fig.
ALLUMETTE n. f.
- Brin de bois ou de toute autre matière inflammable servant à allumer.
- Vendeur, marchand d’allumettes. Paquet d’allumettes. Allumette phosphorique, chimique. Allumette bougie.
-
- Ce bois brûle comme des allumettes, Ce bois brûle trop facilement, trop vite.
ALLUMEUR n. m.
- Celui qui est chargé d’allumer.
- Les allumeurs de réverbères, de gaz.
ALLURE n. f.
- Façon de marcher.
- L’allure d’une personne, d’un animal. Contrefaire son allure. Je le reconnus à son allure. Une allure vive.
- En parlant du Cheval, il s’emploie quelquefois au pluriel.
- Ce cheval a une allure fort douce. Ce chenal a les allures belles, de belles allures. Allures naturelles. Allures artificielles. Les allures naturelles du cheval sont le pas, le trot et le galop. L’amble est ordinairement une allure artificielle.
- Il se dit figurément, et en mauvaise part, de la Manière dont quelqu’un se conduit dans une affaire, ou de la Tournure que prend une affaire.
- J’ai reconnu ses allures. Il faudra bien qu’il change d’allure. Cette femme a de singulières allures. Cette affaire prend une mauvaise allure, une allure inquiétante.
ALLUSION n. f.
- Façon de parler qui consiste à dire une chose pour faire penser à une autre.
- Allusion ingénieuse. Allusion forcée. Allusion froide et insipide. Allusion naturelle. En parlant ainsi, il faisait allusion aux moeurs de son temps. Le parterre a saisi toutes les allusions que l’auteur avait eu dessein de faire.
ALLUVION n. f.
- Accroissement de terrain qui se fait insensiblement à l’un des bords d’une rivière, ou qui a lieu lorsque la rivière s’en retire, et qu’elle prend son cours d’un autre côté.
- Cette terre s’est accrue par alluvion. Droit d’alluvion. En termes de Géologie,
- Terrains d’alluvion.
ALMAGESTE n. m.
- Collection d’observations astronomiques chez les anciens.
- L’almageste de Ptolémée.
ALMANACH n. m.
- Calendrier qui contient tous les jours de l’année, les fêtes, les lunaisons, les éclipses, les signes dans lesquels le soleil entre, et quelquefois des pronostics du
beau et du mauvais temps.
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- Almanach nouveau. Almanach pour l’année. Voyez dans l’almanach. Faire des almanachs. Composer des almanachs. Almanach perpétuel. Almanach de poche. Almanach de cabinet.
- Il se dit particulièrement de Certains livres qui sont publiés annuellement et qui contiennent, outre l’almanach, une foule d’autres indications d’un intérêt général, telles que le tableau des diverses administrations et la liste des personnes qui y sont attachées, des documents statistiques, des notions sur les monnaies, sur les poids et mesures, etc.
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- Almanach nautique, Recueil où sont consignés tous les éléments qui peuvent servir aux calculs nautiques.
- Fig.,
- Faire des almanachs, composer des almanachs, S’amuser à faire des pronostics en l’air, se remplir l’esprit d’idées qui peuvent ne se réaliser jamais.
- Un faiseur d’almanachs, Un homme qui se mêle de faire des pronostics de ce genre.
- Prov. et fig.,
- Une autre fois, je prendrai de ses almanachs, se dit de Quelqu’un qui avait prédit ce qui devait arriver dans une affaire. On dit dans le sens contraire
- Je ne prendrai plus de ses almanachs.
- Prov. et fig.,
- C’est un almanach de l’an passé, se dit d’une Chose qui n’a plus d’utilité, plus d’intérêt. fig.
ALMéE n. f.
- Danseuse d’Orient.
ALOèS n. m.
- Plante de la famille des Liliacées, originaire de l’Afrique et de l’Asie, dont on tire une résine fort amère qui est employée en médecine comme tonique et purgative.
- Suc d’aloès, ou simplement
- Aloès. Pilules d’aloès. Extrait d’aloès. Amer comme de l’aloès.
- Il se dit aussi d’un Arbre des Indes dont le bois est odoriférant.
- Du bois d’aloès. Brûler de l’encens et de l’aloès.
ALOéTIQUE adj. des deux genres
- Pharmacie. Dont le suc d’aloès est l’un des principaux ingrédients.
- Pilules aloétiques.