ALOI n. m.
- Titre que l’or et l’argent doivent avoir selon les lois et les règlements.
- De l’or, de l’argent de bon aloi, Qui est au titre des ordonnances;
- De l’or, de l’argent de mauvais aloi, Qui n’est pas à ce titre.
- Fig.,
- Un homme de bas aloi, Qui est de basse condition, d’une profession vile, ou qui est méprisable par lui-même.
- Marchandises de mauvais aloi, Marchandises qui ne sont pas de la qualité requise par les règlements ou qui leur est attribuée par le vendeur. On dit de même
- Plaisanterie de bon aloi, de mauvais aloi. Vers de mauvais aloi, de bas aloi, Vers mal faits, qui pèchent contre le sens ou qui manquent d’élégance. fig.
ALOPéCIE n. f.
- Médecine. Chute des cheveux, et quelquefois des sourcils, de la barbe, etc., avec dénudation de la peau. C’est ce qu’on nomme autrement PELADE.
ALORS adv. de temps. En ce temps-là. Alors on vit paraître. Alors je lui dis. Où étiez- vous alors? Nous étions alors chez un tel. Prov., Alors comme alors, Quand on sera dans ce temps-là, dans cette conjoncture-là, on avisera à ce qu’il faudra faire. Vous me dites que, dans deux ans, les affaires seront fort changées : eh bien, alors comme alors. C’étaient les manières d’alors, c’était la mode d’alors, On en usait alors de la sorte, c’était alors la mode. On dit quelquefois de même Les hommes d’alors. Jusqu’alors, Jusqu’à ce temps-là, jusqu’à ce moment-là. Il exprime un temps passé antérieurement à un autre temps. Ses affaires se sont dérangées depuis un an; elles avaient été très bonnes jusqu’alors. ALORS QUE, loc. conj.
- En ce temps-là.
- Alors on vit paraître. Alors je lui dis. Où étiez- vous alors? Nous étions alors chez un tel.
- Prov.,
- Alors comme alors, Quand on sera dans ce temps-là, dans cette conjoncture-là, on avisera à ce qu’il faudra faire.
- Vous me dites que, dans deux ans, les affaires seront fort changées : eh bien, alors comme alors.
-
- C’étaient les manières d’alors, c’était la mode d’alors, On en usait alors de la sorte, c’était alors la mode. On dit quelquefois de même
- Les hommes d’alors.
-
- Jusqu’alors, Jusqu’à ce temps-là, jusqu’à ce moment-là. Il exprime un temps passé antérieurement à un autre temps.
- Ses affaires se sont dérangées depuis un an; elles avaient été très bonnes jusqu’alors.
- Alors que, loc. conj., a vieilli comme synonyme de LORSQUE, dans le sens de Au moment de.
- Il s’emploie souvent pour désigner une Chose qui a lieu en même temps qu’une autre qui ne devrait pas exister, se produire.
- Il flâne alors que les autres travaillent. Sa santé décline alors qu’on le croyait guéri.
ALOSE n. f.
- Poisson de mer qui remonte ordinairement au printemps dans les rivières. Sa chair est très délicate.
ALOUETTE n. f.
- Petit oiseau de l’ordre des Passereaux qui vit de grain et qui fait son nid dans les plaines.
- Le chant de l’alouette. Tendre aux alouettes. Prendre des alouettes au miroir. Une douzaine d’alouettes. Pâté d’alouettes. Manger des alouettes.
-
- Alouette huppée, Sorte d’alouette qu’on nomme autrement COCHEVIS.
-
- Des terres à alouettes, se dit communément des Terres sablonneuses.
- Prov.,
- Si le ciel tombait, il y aurait bien des alouettes prises, se dit pour se moquer d’une supposition absurde en y répondant par une autre encore plus absurde.
- Prov.,
- Il attend que les alouettes lui tombent toutes rôties dans le bec, lui tombent toutes rôties, se dit d’un Paresseux qui voudrait avoir les choses sans peine.
- Prov.,
- S’éveiller, se lever au chant de l’alouette, S’éveiller, se lever de très grand matin.
ALOURDIR v. tr.
- Rendre lourd.
- La pluie alourdit mon manteau. Fig.,
- Ma tête s’alourdit. Les épithètes alourdissent la phrase. Ce temps m’alourdit. Les années ont alourdi sa marche. fig.
ALOURDISSEMENT n. m.
- état de ce qui est alourdi.
- Il ressentit de l’alourdissement. L’alourdissement des sens.
ALOYAU n. m.
- Terme par lequel on désigne en boucherie une Pièce de boeuf coupée le long du dos.
- Aloyau rôti.
ALPAGA n. m.
- Zoologie. Ruminant sans cornes qui habite l’Amérique du Sud.
- Les poils de l’alpaga sont longs et d’une grande finesse.
- Il se dit aussi d’une étoffe faite avec le poil de l’alpaga.
- Un veston d’alpaga. Les vêtements d’alpaga se portent surtout en été.
ALPESTRE adj. des deux genres
- Qui a rapport aux Alpes.
- Paysage alpestre. Moeurs alpestres. Plantes alpestres.
ALPHA n. m.
- Première lettre de l’alphabet grec, dont le nom s’emploie figurément dans cette locution
- L’alpha et l’oméga, Le commencement et la fin.
ALPHABET n. m.
- Réunion de toutes les lettres d’une langue rangées dans l’ordre établi pour cette langue.
- Alphabet hébreu. Alphabet arabe. Alphabet grec. Alphabet latin. L’alphabet français. Les alphabets européens.
- Fig. et fam.,
- Il n’est encore qu’à l’alphabet, se dit de quelqu’un qui n’a encore que les premiers commencements d’une science.
- Il faut le renvoyer à l’alphabet, se dit de quelqu’un qui n’a pas les premiers principes de la chose dont on parle.
- Il se dit aussi d’un Petit livre qui contient les lettres de l’alphabet et les premières leçons qu’on donne lorsqu’on enseigne à lire.
- Acheter un alphabet pour un enfant. Il a perdu son alphabet. fig.
ALPHABéTIQUE adj. des deux genres
- Qui est selon l’ordre de l’alphabet.
- Une table alphabétique. Un index alphabétique.
-
- Ordre alphabétique, L’ordre selon lequel les lettres sont rangées dans l’alphabet.
- L’ordre alphabétique est employé dans la plupart des vocabulaires. Ranger des noms par ordre alphabétique.
-
- écriture alphabétique, L’écriture au moyen des lettres de l’alphabet, par opposition à
- écriture hiéroglyphique.
ALPHABéTIQUEMENT adv.
- Dans l’ordre alphabétique.
ALPIN adj.
- Qui se trouve, qui croît sur les Alpes et, par extension, sur les hautes montagnes.
- Chalet alpin. Végétation alpine. Plantes alpines.
- Il signifie aussi Qui a rapport aux Alpes.
-
- Club alpin, Association qui a pour objet d’encourager les excursions dans les régions alpestres.
-
- Chasseurs alpins, Corps spécial d’infanterie destiné à la défense des Alpes et, par extension, des montagnes qui forment frontière.
ALPINISME n. m.
- Sport qui consiste à faire des ascensions dans les Alpes et, par extension, dans n’importe quelles montagnes.
- L’alpinisme se développe de plus en plus. La passion, les émotions de l’alpinisme. Les surprises, les dangers de l’alpinisme.
ALPINISTE n. des deux genres
- Celui, celle qui pratique l’alpinisme.
- Société d’alpinistes.
ALSINE n. f.
- Voyez morgeline.
ALTéRABLE adj. des deux genres
- Qui peut être altéré.
- Parmi les métaux, il y en a de plus ou moins altérables.
ALTéRANT adj.
- Qui altère, qui cause de la soif.
- Un mets altérant.
- Il se dit aussi comme nom masculin, en termes de Médecine, de Certains remèdes ou médicaments qui modifient l’organisme d’une manière insensible.
ALTéRATION n. f.
- Changement dans l’état d’une chose. En ce sens, il n’est guère usité que dans les Sciences physiques.
- L’altération des qualités dans les corps. L’altération d’un sel, d’une couleur, d’une liqueur. Altération subite, lente, graduelle.
- Dans l’usage ordinaire, il signifie Modification de bien en mal dans l’état d’une personne ou d’une chose.
- L’altération des couleurs de cette étoffe, de ce tableau. Tous les excès causent de l’altération dans la santé. L’altération des organes. L’altération du sang, de la lymphe. L’altération du texte est manifeste dans ce passage. L’altération de son caractère, de son humeur, vient de ses longs chagrins. Il n’y aura jamais d’altération dans mes sentiments, dans mon amitié pour lui. Ces événements ont causé une altération sensible dans les moeurs, dans les usages de la nation. La forme du gouvernement a éprouvé de grandes altérations. Son tempérament a subi une profonde altération. L’altération de ses traits, de son visage annonce combien il a souffert. L’altération de sa voix vient d’une longue maladie. Il n’entendit pas ces paroles sans une altération visible.
- Altération, en parlant des Monnaies, signifie Falsification des monnaies par l’excès de l’alliage.
- L’altération de la monnaie est un délit sévèrement puni par la loi.
- En termes de Musique, il se dit de Tout changement chromatique qu’on fait subir à une note.
- L’altération est ascendante ou descendante, mélodique ou harmonique.
ALTERCATION n. f.
- Débat, contestation entre deux ou plusieurs personnes.
- Il s’éleva une grande altercation entre eux. Ils ont ensemble de fréquentes altercations. Ils ont des altercations perpétuelles. Cette altercation doit enfin cesser.
ALTER EGO n. m.
- Expression empruntée du latin. Un second moi. Personne à qui on accorde une confidence absolue et qu’on charge d’agir à la place de soi-même. On dit aussi familièrement
- C’est mon alter ego, C’est un autre moi-même.
ALTéRER v. tr.
- Modifier dans sa manière d’être. En ce sens général, il n’est guère usité que dans les Sciences physiques.
- Tout ce qui altère les qualités d’un corps.
- Il signifie, dans l’usage ordinaire, Modifier en bien ou en mal.
- Le soleil altère les couleurs.
-
- La grande chaleur altère les liqueurs. Cela altère les humeurs, altère le sang. Cela lui a altéré le tempérament. Ses malheurs ont altéré son caractère, son humeur, son jugement. Sa santé en est fort altérée. La souffrance avait altéré ses traits, son visage. L’émotion altère sa voix. Le défaut de confiance altère l’amitié. L’exemple du vice altère les moeurs. Cette disgrâce altère son repos, son bonheur. Le vin s’altère à l’air. Les bonnes coutumes s’altèrent peu à peu.
-
- Altérer un discours, Le rapporter autrement qu’il n’a été prononcé ou écrit.
- Altérer un texte, Y faire des changements qui en corrompent la pureté.
- Altérer le sens d’un passage, Détourner ce passage de son véritable sens.
- Altérer la vérité, S’écarter de la vérité en parlant, en écrivant.
-
- Altérer les monnaies, Les falsifier par un alliage illégal, excessif.
- Altérer signifie aussi Causer de la soif.
- La chaleur et la poussière m’ont fort altéré.
-
- être toujours altéré, Avoir toujours soif, et par plaisanterie être toujours disposé à boire, aimer à boire.
- Fig.,
- Il est altéré de sang, C’est un tigre altéré de sang, C’est un homme cruel, qui se plaît à répandre le sang.
- En termes de Musique,
- Des accords altérés, Notes naturelles ou diatoniques modifiées par les dièses et les bémols. fig.
ALTERNANCE n. f.
- Action d’alterner.
- L’alternance des jours et des nuits. L’alternance des cultures.
- Il signifie spécialement, en termes d’Arts, Demi-cycle de voltage ou de courant.
ALTERNANT adj.
- Qui alterne.
- Ordre alternant. Cultures alternantes.
ALTERNAT n. m.
- Action ou Droit d’alterner.
ALTERNATEUR adj.
- Qui fait alterner.
- Alternateur est aussi nom masculin et s’emploie, en termes d’électricité, pour désigner un Générateur de courant alternatif.
ALTERNATIF adj.
- Qui se produit tour à tour en parlant de deux choses.
- La systole et la diastole du coeur sont deux mouvements alternatifs. Courant alternatif. Mouvement alternatif de deux pièces d’une machine.
- En termes de Logique,
- Proposition alternative, Proposition qui contient deux affirmations, dont l’une exclut l’autre.
- Il faut ou payer, ou rendre.
- En termes de Droit,
- Obligation alternative, Obligation dont le débiteur se libère par la délivrance de l’une des deux choses qu’il a promises.
- Il se dit aussi des Charges, des offices qui sont exercés tour à tour par deux personnes.
- Une présidence alternative.
ALTERNATIVE n. f.
- Succession de deux choses qui reviennent tour à tour.
- La vie est une alternative de peine et de plaisir. On combattit avec une alternative presque égale de succès et de revers.
- Il signifie par extension Option entre deux propositions, entre deux choses.
- On lui a proposé ou de partir secrètement ou de se cacher; il est embarrassé sur l’alternative. Je vous offre l’alternative. On lui a donné l’alternative. Il n’y a pas d’alternative.
ALTERNATIVEMENT adv.
- D’une manière alternative.
- Commander alternativement.
ALTERNE adj. des deux genres
- T. didactique. En termes de Géométrie,
- Angles alternes, Qui sont formés par deux droites parallèles, avec les côtés opposés d’une même sécante.
- Il se dit, en termes de Botanique, des Feuilles qui croissent des deux côtés de la tige et des branches et qui ne sont pas en face les unes des autres, à la différence des feuilles qu’on appelle
- Opposées et qui naissent
de points correspondants.
-
- Les feuilles de l’érable sont opposées, celles de l’orme sont alternes.
ALTERNER v. intr. Faire successivement et tour à tour une même chose en parlant de deux personnes. Ces deux fonctionnaires alternent tous les mois, Ils exercent l’un après l’autre, de mois en mois. Il se dit également d’Objets qui se succèdent tour à tour et avec régularité. On a disposé les arbres de cette allée de manière que les ormeaux alternent avec les tilleuls. Dans beaucoup de fleurs les pétales alternent avec les étamines. Il signifie transitivement, en termes d’Agriculture, Faire produire tour à tour à un champ des blés et des fourrages. Alterner un champ. Alterner une culture, ou, absolument, Alterner chaque année ou après plusieurs années. Le participe passé
- Faire successivement et tour à tour une même chose en parlant de deux personnes.
- Ces deux fonctionnaires alternent tous les mois, Ils exercent l’un après l’autre, de mois en mois.
- Il se dit également d’Objets qui se succèdent tour à tour et avec régularité.
- On a disposé les arbres de cette allée de manière que les ormeaux alternent avec les tilleuls. Dans beaucoup de fleurs les pétales alternent avec les étamines.
- Il signifie transitivement, en termes d’Agriculture, Faire produire tour à tour à un champ des blés et des fourrages.
- Alterner un champ. Alterner une culture, ou, absolument,
- Alterner chaque année ou après plusieurs années.
- Le participe passé Alterné, ée, se dit adjectivement, en termes de Blason, des Pièces qui se correspondent.
ALTESSE n. f.
- Titre d’honneur qui se donne à différents princes, en parlant et en écrivant.
- Altesse royale, impériale. Altesse sérénissime. Traiter d’altesse. Son Altesse, ou par abréviation,
- S. A. le prince de...
-
- Donner de l’altesse à quelqu’un, Lui donner ce titre pour le flatter.
ALTHæA n. m.
- Botanique. Plante de la famille des Malvacées, dite communément GUIMAUVE.
- Sirop d’althæa. Pastilles d’althæa.
ALTIER adj.
- Qui est d’une fierté hautaine.
- Esprit altier. Humeur altière. Caractère altier. Mine altière. Démarche altière.
ALTITUDE n. f.
- T. didactique. élévation d’un lieu au-dessus du niveau de la mer.
- L’altitude d’une montagne, d’une localité.
- Il se dit aussi des Endroits plus ou moins élevés au-dessus du niveau de la mer et s’emploie particulièrement en termes de Médecine.
- Le choix de telle ou telle altitude pour un malade dépend du degré de son affection.
ALTO n. m.
- Musique. La partie basse dans un morceau à plusieurs parties.
- Voix d’alto.
- Il se dit aussi d’une Sorte de violon plus grand qu’un violon ordinaire et monté à une quinte au-dessous.
- Jouer de l’alto.
- Il désigne aussi un Instrument de cuivre à vent, ayant une embouchure et trois pistons, intermédiaire entre le bugle et le baryton.
ALTRUISME n. m.
- Philosophie. Disposition à s’occuper d’autrui, à s’y intéresser.
ALTRUISTE adj. des deux genres
- Qui a rapport à l’altruisme.
- Sentiments altruistes.
- Il s’emploie aussi comme nom et désigne Celui, celle qui pratique l’altruisme.
ALUDE n. f.
- Basane colorée dont on couvre les livres.
ALUMELLE n. f.
- Lame de couteau ou Lame d’épée longue et mince. Il a vieilli.
- Il se dit, en termes de Marine, de Lames ou Petites plaques de fer dont on garnit intérieurement la mortaise du gouvernail, du cabestan, etc., pour empêcher qu’elle ne soit usée ou déformée par le jeu et la pression de la barre.
ALUMINE n. f.
- Chimie. Oxyde d’aluminium, substance faiblement basique qui peut en outre jouer le rôle d’acide. Elle entre dans la composition de l’alun et forme une partie notable de l’argile.
- Le corindon et le rubis sont formés d’alumine presque pure.
ALUMINER v. tr.
- Mélanger avec de l’alumine.
ALUMINEUX adj.
- Chimie. Qui contient de l’alumine ou présente sous quelques rapports une ressemblance avec l’alumine.
- Eau alumineuse. Terre alumineuse.
ALUMINIUM n. m.
- Chimie. Métal dont l’oxyde forme l’alumine : on l’extrait des argiles et il est propre à divers usages industriels.
- Des couverts d’aluminium. Des plats, des casseroles d’aluminium.
ALUN n. m.
- Chimie. Sulfate acide d’alumine et de potasse, ou d’ammoniaque. Sel astringent utilisé dans les arts et en thérapeutique.
- Poudre d’alun. Eau d’alun.
ALUNAGE n. m.
- Action d’aluner.
ALUNATION n. f.
- Chimie. Opération par laquelle on forme l’alun.
ALUNER v. tr.
- Tremper dans une dissolution d’alun, imprégner d’alun.
- On alune le papier pour l’empêcher de boire. On alune les étoffes pour que les matières colorantes s’y fixent ensuite d’une manière solide.
ALUNIèRE n. f.
- Lieu d’où l’on tire de l’alun.
ALVéOLAIRE adj. des deux genres
- Anatomie. Qui appartient aux alvéoles.
- Les nerfs alvéolaires. Les artères alvéolaires.
ALVéOLE n. m.
- Petite cellule où les abeilles déposent leurs oeufs et leur miel.
- Chaque abeille a son petit alvéole.
- Il se dit aussi, en termes d’Anatomie, des Cavités de l’os maxillaire dans lesquelles les dents sont enchâssées.
- L’alvéole d’une dent.
ALVIN adj.
- Médecine. Qui a rapport au bas-ventre.
- Flux alvin, évacuations alvines, déjections alvines.
AMABILITé n. f.
- Qualité d’une personne aimable et signes par lesquels elle se manifeste.
- Il montre toujours de l’amabilité. Son amabilité est à toute épreuve. Il m’a fait beaucoup d’amabilités. Faire assaut d’amabilités. Pratiquer les amabilités en pure perte.
AMADOU n. m.
- Substance végétale à laquelle une certaine préparation donne la propriété de prendre facilement feu et de brûler lentement.
- Cet amadou serait meilleur s’il était plus sec. Un morceau d’amadou. Prendre feu comme de l’amadou.
AMADOUER v. tr.
- Flatter quelqu’un pour le disposer à ce qu’on désire de lui.
- Amadouer les enfants. Amadouer le peuple. Il l’amadoua par de belles paroles. Il est familier.
AMAIGRIR v. tr. Rendre maigre. Le jeûne amaigrit. L’usage fréquent de certains aliments dessèche et amaigrit. Le travail l’a beaucoup amaigri. En termes d’Architecture, Amaigrir une pierre, une pièce de charpente, En diminuer l’épaisseur, pour l’ajuster à la place qu’elle doit occuper. AMAIGRIR, intransitif
- Rendre maigre.
- Le jeûne amaigrit. L’usage fréquent de certains aliments dessèche et amaigrit. Le travail l’a beaucoup amaigri.
- En termes d’Architecture,
- Amaigrir une pierre, une pièce de charpente, En diminuer l’épaisseur, pour l’ajuster à la place qu’elle doit occuper.
- Amaigrir, intransitif, et S’AMAIGRIR signifient Devenir maigre.
- Il amaigrit tous les jours. Les boeufs amaigrissent dans ces pâturages, au lieu d’engraisser. S’amaigrir par le travail, par un excès d’abstinence.
- En termes de Sculpture,
- Cette figure s’est amaigrie, se dit d’une Figure de terre glaise qui s’est réduite en séchant.
AMAIGRISSEMENT n. m.
- état d’une personne qui passe de l’embonpoint à la maigreur.
- L’amaigrissement est un mauvais présage chez les personnes âgées.
AMALGAMATION n. f.
- Action d’amalgamer. Il se dit spécialement, en termes de Chimie, de l’Opération métallurgique qui consiste à extraire l’or et l’argent de leurs gangues, par le moyen du mercure.
AMALGAME n. m.
- Chimie. Combinaison du mercure avec un autre métal.
- Faire un amalgame. Amalgame d’or, d’argent, de bismuth, etc. Le tain des glaces est un amalgame d’étain.
- Il se dit figurément et familièrement d’un Mélange de choses et de personnes qui ne sont pas ordinairement unies.
- Son caractère est un singulier amalgame de bassesse et d’insolence. Cette société offre un étrange amalgame de tous les rangs et de toutes les opinions.
AMALGAMER v. tr.
- Chimie. Combiner le mercure avec un autre métal.
- Il signifie figurément et familièrement Rapprocher et unir des choses différentes.
- Amalgamer des idées nouvelles avec des idées anciennes. Ces deux caractères auront de la peine à s’amalgamer.
AMAN n. m.
- Grâce, chez les Musulmans.
- Demander l’aman.
AMANDE n. f.
- Fruit de l’amandier, d’une saveur douce ou amère, d’une forme oblongue, et enfermé dans une coque recouverte d’une écale verte.
- Amande douce. Amande amère. La coque d’une amande. Huile d’amande douce ou
- d’amandes douces. Du lait d’amande. Pâte d’amandes. Un gâteau d’amandes. Biscuit d’amandes amères.
-
- Amandes lissées, Dragées faites d’amandes couvertes de sucre.
- Amandes à la praline, amandes pralinées, ou
- Pralines, Amandes cuites dans du sucre brûlant.
- Par analogie,
- Des yeux en amande, En forme d’amande.
- Il se dit aussi de Toute graine contenue dans un noyau.
- Casser un noyau de pêche pour en avoir l’amande. Les amandes d’abricots sont amères.
AMANDé n. m.
- Lait d’amande, sorte de boisson faite avec du lait et des amandes broyées et passées.
- Prendre un amandé.
AMANDIER n. m.
- Arbre de la famille des Rosacées, qui porte les amandes.
- Les amandiers fleurissent de bonne heure. Les amandiers sont sujets à geler. Greffer des fruits à noyau sur un amandier.
AMANT n. m.
- Celui qui reçoit les faveurs d’une femme avec laquelle il n’est point marié.
- Cette femme a un amant, a eu beaucoup d’amants. Dans cette signification, il ne s’emploie qu’au masculin et son féminin est MAîTRESSE. Voyez ce mot.
- Amant, ante, signifiait autrefois Celui, celle qui a de l’amour pour une personne d’un autre sexe.
- Amant fidèle. Amante infortunée.
- Fig.,
- Un amant de la liberté, de la gloire, Un homme qui aime la liberté, la gloire avec passion. fig.
AMARANTE n. f.
- Plante d’automne, dont la fleur est ordinairement d’un rouge de pourpre velouté.
- L’amarante est le symbole de l’immortalité. De la graine d’amarante. On la nomme autrement PASSE-VELOURS.
- Il désigne aussi la Fleur elle-même.
- Il est aussi adjectif des deux genres et se dit des Choses qui sont de la couleur de l’amarante.
- Un velours, un satin, un drap amarante. De la soie amarante. Un carrosse amarante.
AMARINAGE n. m.
- Marine. Action d’amariner.
AMARINER v. tr.
- Marine. Habituer au métier de marin.
- Amariner un mousse.
-
- Un matelot amariné, Qui n’éprouve plus le mal de mer et qui a le pied marin.
- Il signifie également Envoyer un équipage occuper un vaisseau capturé.
AMARRAGE n. m.
- Marine. Action d’amarrer un bâtiment.
- Il signifie aussi Union, jonction de deux cordages par un autre plus petit qui fait
plusieurs tours symétriques.
-
- Faire un amarrage, des amarrages. Ligne d’amarrage, Le cordage qui sert à faire cette espèce de liaison.
AMARRE n. f.
- Marine. Cordage servant à arrêter un bâtiment à terre ou à l’attacher à un autre bâtiment, et en général Tout cordage qu’on emploie à attacher divers objets dans un navire.
- Les amarres d’un vaisseau. Jeter une amarre à une embarcation, à un canot qui aborde au bâtiment. Retenir les canons avec des amarres. Lier une table avec une amarre.
-
- Ce bâtiment est sur ses amarres, Il est à l’ancre.
- Ce bâtiment a coulé bas sous ses amarres, Il a coulé bas étant à l’ancre.
AMARRER v. tr.
- Marine. Attacher avec une amarre.
- Amarrer un bâtiment dans le port. Amarrer un navire aux anneaux du quai, une chaloupe au rivage. Amarrer les canons dans un vaisseau, pour qu’ils ne roulent pas.
AMARYLLIS n. f.
- Botanique. Plante d’ornement de la famille des Narcisses.
AMAS n. m.
- Assemblage de plusieurs choses réunies, accumulées comme en une seule masse.
- Amas de sable. Amas de pierres. Amas d’argent. Avant que de commencer à bâtir, il faut faire amas des matériaux nécessaires. Faire de grands amas de blé. Faire amas de toutes sortes de provisions.
- Il se dit, dans un sens analogue, en parlant de Certaines choses liquides.
- Un grand amas d’eaux pluviales. Un amas d’humeurs, de pus, de sérosité, de sang.
- Il se dit figurément en parlant de Choses morales, et il se prend ordinairement en mauvaise part.
- Ce livre n’est qu’un amas de citations, un amas d’erreurs, un amas de paroles dénuées de sens, un amas confus de vérités et de mensonges. Sa vie est un amas d’horreurs, de crimes.
- Il signifie aussi Assemblage, concours de beaucoup de personnes.
- Lorsqu’ils virent un si grand amas de peuple... Un amas de toutes sortes de gens.
AMASSER v. tr.
- Réunir en masse.
- Amasser des matériaux. Amasser de l’argent. Amasser de grands biens. Amasser sou à sou. Amasser les eaux pluviales dans des citernes. Il s’est amassé beaucoup de sable dans le port. Les eaux pluviales s’amassent dans cette citerne.
- Employé absolument, il s’entend toujours de l’Argent et signifie Thésauriser.
- Cet homme ne fait qu’amasser. Au lieu de dépenser, il amasse.
- Figurément,
- Amasser des matériaux pour un ouvrage. Amasser des preuves pour une affaire. Il avait amassé beaucoup de connaissances.
- Il signifie encore Assembler beaucoup de personnes.
- Il amassa aussitôt ce qu’il put trouver d’amis. Amasser des troupes de tous côtés. Le peuple s’amassait autour de lui.
AMASSEUR n. m.
- Celui qui amasse.
- Un amasseur d’écus.
AMATELOTAGE n. m.
- Marine. Action d’amateloter. Il a vieilli.
AMATELOTER v. tr.
- Marine. Classer deux à deux tous les hommes d’un équipage, pour qu’ils s’aident ou se remplacent mutuellement dans le même service, dans le même emploi. Il a vieilli.
AMATEUR n. m.
- Celui qui a de l’attachement, du goût pour quelque chose.
- Amateur de la vertu, de la gloire. Amateur de louanges. Amateur de la nouveauté. Amateur de beaux- arts. Amateur de peinture, de sculpture, de musique.
- Il se dit absolument de Celui qui aime les Beaux-arts sans les exercer ou sans en faire profession.
- Il n’est pas artiste, il n’est qu’amateur. C’est un talent d’amateur, un ouvrage d’amateur.
- Il se dit aussi de Celui qui, ayant à faire une chose, s’en occupe négligemment.
- Il étudie en amateur.
- Il se dit encore de Celui qui pratique les sports sans en tirer aucun profit pécuniaire.
AMATIR v. tr.
- Orfèvrerie. Rendre mat l’or ou l’argent, en leur ôtant le poli.
AMAUROSE n. f.
- Médecine. Affection caractérisée par la perte complète ou incomplète de la vue, sans altération appréciable des parties constituantes du globe de l’oeil. On la nomme vulgairement
- Goutte sereine.
AMAZONE n. f.
- Mythologie. Femme faisant partie de tribus guerrières où aucun homme n’était admis. Figurément on dit
- C’est une amazone, C’est une femme d’un courage viril.
- Dans le langage courant, il signifie Femme qui monte à cheval.
- On rencontre souvent des amazones dans le bois de Boulogne.
-
- Monter en amazone, Monter à cheval, en se tenant assis sur la selle avec les deux jambes du côté gauche.
-
- Habit d’amazone, ou absolument
- Amazone, Robe, ordinairement de drap, que les femmes portent pour monter à cheval. On dit de même
- être vêtue en amazone.
AMBAGES n. f. pl.
- pl. Circuit de paroles témoignant d’un certain embarras.
- Avouer sans ambages. Parlez sans ambages! Parlez franchement.
AMBASSADE n. f.
- Emploi, fonction d’un ambassadeur.
- Envoyer quelqu’un en ambassade. Il alla en ambassade à Constantinople. C’est pendant son ambassade que la paix a été conclue.
- Il se dit aussi d’une Députation, d’une mission auprès d’un état étranger.
- Envoyer une ambassade. Recevoir une ambassade. Il fait partie de l’ambassade.
- En ce sens, il signifie quelquefois l’Ensemble des membres qui composent la mission et le lieu où elle réside.
- L’ambassade d’Angleterre est invitée à cette fête. Un attaché d’ambassade. Il est logé à l’ambassade.
- Ambassade se dit familièrement de Certains messages entre particuliers.
- Faire une ambassade, s’acquitter d’une ambassade auprès de quelqu’un. Se charger d’une ambassade. Je ne me charge point d’une pareille ambassade. Aller, venir en ambassade auprès de quelqu’un.
- Fam.,
- Il a fait une belle ambassade, se dit, par plaisanterie, de Celui qui a mal conduit une affaire et qui n’y a pas réussi.
AMBASSADEUR n. m.
- Celui qui est envoyé en ambassade par un prince ou par un état à un autre prince ou état, avec le caractère de représentant.
- Ambassadeur ordinaire. Ambassadeur extraordinaire. L’ambassadeur de France à Rome. L’ambassadeur d’Espagne en France. L’ambassadeur anglais, russe, etc. La qualité, le titre d’ambassadeur. L’ambassadeur tient le rang le plus élevé dans la représentation diplomatique des états. Nommer un ambassadeur. Envoyer un ambassadeur à un prince. Rappeler un ambassadeur. Recevoir un ambassadeur. L’introducteur des ambassadeurs.
- Il se dit encore de Celui qui fait partie d’une mission auprès d’un état étranger.
- Les ambassadeurs que les Scythes envoyèrent à Darius. Les ambassadeurs revinrent sans avoir rien pu obtenir.
- Il signifie, figurément et familièrement, Toute personne que l’on emploie à faire quelque message.
- Vous ne pouviez envoyer un plus habile ambassadeur.
AMBASSADRICE n. f.
- Femme d’un ambassadeur.
- Madame l’ambassadrice.
- Il se dit aussi, figurément et familièrement, d’une Femme chargée de quelque message.
- Vous m’avez envoyé une charmante ambassadrice.
AMBE n. m.
- Combinaison de deux numéros pris et sortis ensemble à la loterie.
- Avoir un ambe. Gagner un ambe. Il est sorti un ambe.
- Il signifie également, en termes de jeu de Loto la Sortie de deux numéros placés sur la même ligne horizontale.
AMBESAS n. m.
- jeu de Trictrac. Deux as amenés par le joueur.
- Amener ambesas. On dit plus communément BESET.
AMBIANCE n. f.
- Milieu matériel, intellectuel ou moral.
- Telle ou telle ambiance peut améliorer ou déformer un caractère.
AMBIANT adj.
- Qui entoure, qui circule autour.
- La température ambiante. L’air ambiant.
- Fig.,
- Les influences ambiantes, Celles du milieu intellectuel ou moral dans lequel nous vivons. fig.
AMBIDEXTRE adj. des deux genres
- Qui se sert des deux mains avec une égale facilité.
- Homme ambidextre. Femme ambidextre.
- Il peut s’employer comme nom.
- C’est un ou
- une ambidextre.
AMBIGU adj.
- Qui peut être pris dans deux sens.
- Réponse ambiguë. Paroles ambiguës. Parler en termes ambigus. Des signes ambigus. Des preuves ambiguës. Les oracles étaient souvent ambigus.
- Il signifie aussi Qui réunit deux qualités, deux natures opposées.
- Caractère ambigu. Façon de vivre ambiguë.
- Il s’emploie aussi comme nom masculin.
- Cette femme est un ambigu de prude et de coquette.
-
- Un ambigu s’est dit d’un Repas où l’on servait à la fois les viandes et le dessert.
- Un déjeuner, un dîner, un souper servi en ambigu.
AMBIGUïTé n. f.
- état de ce qui est ambigu.
- Parlez net et sans ambiguïté. Il y a de l’ambiguïté dans tout ce qu’il dit.
AMBIGUMENT adv.
- D’une manière ambiguë, équivoque.
- Il parle, il répond toujours ambigument.
AMBITIEUSEMENT adv.
- Avec ambition.
- Rechercher ambitieusement les honneurs.
AMBITIEUX adj.
- Qui a de l’ambition.
- Un homme ambitieux. Une femme ambitieuse. Il est plus ambitieux des marques du pouvoir que du pouvoir lui-même.
- Dans cette acception, il s’emploie souvent comme nom et signifie Celui qui a de l’ambition.
- L’ambitieux sacrifie tout à sa passion. Les ambitieux se permettent tout pour parvenir à leurs fins.
- Ambitieux se dit aussi de Tout ce qui renferme ou marque de l’ambition.
- Désirs ambitieux. Voeux, souhaits ambitieux. Prétentions ambitieuses.
- En parlant d’un Discours.
- Ornements ambitieux, Ornements recherchés, affectés. On dit de même
- Style ambitieux, phrase ambitieuse, expression ambitieuse.
AMBITION n. f.
- Désir ou Recherche d’honneurs, de gloire, d’élévation, de distinction.
- Grande ambition. Ambition démesurée. Ambition insatiable. Avoir de l’ambition. être dévoré d’ambition. Il a toutes les ambitions. Il est sans ambition. Noble ambition. Ambition louable, honnête. Une sainte ambition. Ce souverain n’avait d’autre ambition que de rendre ses peuples heureux. Il avait l’ambition de l’estime publique. Toute son ambition se borne à remplir ses devoirs.
AMBITIONNER v. tr.
- Rechercher avec ambition.
- Ambitionner les honneurs, les dignités, les premières places.
- Il se dit, par exagération, dans certaines formules de civilité.
- Ce que j’ambitionne le plus, c’est l’honneur de vous servir, c’est de pouvoir vous rendre quelque service.
AMBLE n. m.
- Sorte d’allure d’un quadrupède, dans laquelle il avance à la fois et alternativement les deux jambes d’un même côté.
- L’amble est ordinairement une allure artificielle. Grand amble. Amble doux. Amble rude. Un cheval qui va l’amble. Mettre un cheval à l’amble. Le pas de la girafe est un amble.
AMBLEUR adj.
- Qui va l’amble.
- Cheval ambleur.
-
- Cerf ambleur, Dont la trace du pied de derrière dépasse celle du pied de devant.
AMBON n. m.
- Architecture. Tribune élevée dans le choeur des basiliques et de quelques églises et servant aux lectures publiques.
AMBRE n. m.
- Nom donné à deux substances.
- Ambre jaune ou
- Succin, Substance solide plus ou moins transparente, d’une couleur jaunâtre plus ou moins foncée, et susceptible d’un beau poli.
- L’ambre jaune s’électrise par le frottement. L’ambre jaune se recueille sur les bords de la mer Baltique. Un collier, un chapelet d’ambre.
-
- Ambre gris, Substance molle, d’une couleur cendrée et d’une odeur très forte.
- Un morceau d’ambre gris. Sentir l’ambre, le musc et l’ambre. Essence d’ambre.
- Prov. et fig.,
- Il est fin comme l’ambre, se dit d’une Personne d’esprit délié, pénétrant. fig.
AMBRé adj.
- Qui a les teintes de l’ambre jaune.
- Rossolis ambré.
- Il signifie aussi Qui a le parfum de l’ambre gris.
- Eau de Cologne ambrée.
AMBRER v. tr.
- Parfumer avec de l’ambre gris.
- Ambrer des gants.
AMBRETTE n. f.
- Plante dont les grains ont l’odeur d’ambre gris et servaient autrefois principalement à parfumer la poudre pour les cheveux.
- Graines d’ambrette.
-
- Poire d’ambrette. Espèce de poire qui a une odeur d’ambre gris ou de musc.
- Il se dit aussi de la Centaurée jaune, musquée.
AMBROISIE n. f.
- Mythologie. Nourriture d’un goût et d’un parfum délicieux qui était destinée aux divinités de l’Olympe et qui donnait l’immortalité à ceux qui en goûtaient.
- Le nectar et l’ambroisie.
AMBROSIEN adj.
- Liturgie.
- Chant ambrosien, Chant de l’office divin, qui est attribué à saint Ambroise, et
- Messe ambrosienne, Messe selon le rite de l’église de Milan, dont saint Ambroise fut évêque.
AMBULANCE n. f.
- Sorte d’hôpital militaire qui suit une armée, un corps d’armée ou une division pour en recueillir les malades et les blessés.
- L’ambulance peut être établie dans un bâtiment près du champ de bataille, ou sous une tente, ou même en pleine campagne, derrière les rangs de l’armée. Voiture d’ambulance. Aller à l’ambulance. Porter des blessés à l’ambulance. Chirurgien d’ambulance. Infirmier d’ambulance. Assurer le service d’ambulance. Les ambulances du front, de l’arrière.
- Par extension, il se dit aussi d’un établissement hospitalier temporaire, pour suppléer aux hôpitaux dans une épidémie, durant une guerre ou en cas d’accident.
- On a établi partout des ambulances. Ambulances urbaines.
- Ambulance, en termes de Contributions indirectes et de Domaines, signifie Emploi d’un commis qui est obligé de se transporter sur des points divers.
- Il obtint une ambulance dans les Domaines.
AMBULANCIER n.
- Celui, celle qui appartient au service d’une ambulance militaire ou civile.
- école d’ambulancières. Section d’ambulanciers.
AMBULANT adj.
- Qui va d’un lieu à un autre.
- Comédiens ambulants, Ceux qui vont de ville en ville jouer la comédie.
- Marchands ambulants, musiciens ambulants, Chanteurs ambulants. Hôpital ambulant, Hôpital
qui suit l’armée.
-
- Commis ambulant, Celui qui est obligé par son emploi d’aller de côté et d’autre.
- Il se dit spécialement, en termes d’Administration postale, en parlant du Transport par voie ferrée des lettres et colis dont le tri se fait d’un bout à l’autre de la ligne.
- Service ambulant. Les ambulants, n. m. pl. Les commis chargés de ce tri.
- En termes de Médecine,
- érésipèle ambulant, dartre ambulante, etc., érésipèle, dartre, etc., qui abandonne une partie pour se porter sur une autre.
AMBULATOIRE adj. des deux genres
- T. didactique. Anciennement, Dont le siège n’était pas fixe et qui se tenait tantôt dans un endroit, tantôt dans un autre en parlant d’une juridiction.
- Le Parlement, à son origine, était ambulatoire.
-
- Typhus ambulatoire se dit, en termes de Médecine, du Typhus quand ceux qui en sont atteints ne se sentent pas assez malades pour ne point vaquer à leurs occupations.
- Fig.,
- La volonté de l’homme est ambulatoire, Elle est sujette à changer. fig.
AMéLIORATION n. f.
- Action d’améliorer ou Résultat de cette action.
- Ce bien est délabré, mais il est susceptible d’amélioration. Il y a une grande amélioration dans l’état de ce malade. Il s’opéra dans les moeurs une amélioration sensible.
- Il signifie particulièrement Ce qui se fait dans un fonds de terre ou dans une maison pour les mettre en meilleur état et pour en augmenter le revenu.
- On est obligé de payer les améliorations à un possesseur de bonne foi que l’on dépossède. Il a fait une amélioration considérable dans sa terre. Améliorations utiles.
- En termes de Droit,
- Améliorations voluptuaires, Améliorations qui n’ont en vue que l’agrément.
AMéLIORER v. tr.
- Rendre meilleur. Le
- régime a fort amélioré sa santé. Ces travaux ont amélioré le sol. Cet événement a bien amélioré sa fortune, ses affaires. Il a recouvré des titres qui ont amélioré son droit. Sa santé s’améliore de jour en jour. Les moeurs se sont améliorées. Cet enfant s’est fort amélioré.
- Il se dit particulièrement en parlant des Réparations qu’on fait à un bâtiment, des augmentations de revenu d’un fonds de terre.
- Il a beaucoup amélioré cette métairie, en faisant rétablir les bâtiments qui tombaient en ruine et en faisant fumer les terres.
AMEN AMEN
- AMEN. (On prononce l’N.) Terme emprunté de la langue hébraïque. Ainsi soit-il. Il termine la plupart des prières de l’église.
- Il s’emploie, dans le langage familier, pour exprimer que l’on consent à une chose.
- Il dit amen à toutes les propositions qu’on lui fait. Il dit amen à tout.
- Il s’emploie aussi familièrement pour signifier la Fin d’un discours, d’une proposition, d’un récit.
- Attendez jusqu’à amen. Il m’a tout conté, depuis Pater jusqu’à amen.
AMéNAGEMENT n. m.
- Action d’aménager ou Résultat de cette action.
- L’aménagement de cette usine est très bien entendu. L’aménagement d’un bois, d’une forêt.
AMéNAGER v. tr.
- Disposer pour un usage déterminé, précis.
- Aménager un magasin, une maison.
-
- Aménager un arbre, Le débiter en bois de charpente ou autrement.
- En termes d’Eaux et Forêts.
- Aménager un bois, une forêt, En régler les coupes.
AMENDABLE adj. des deux genres
- Agriculture. Qui peut être amendé.
- Une terre, un sol amendable.
AMENDE n. f.
- Jurisprudence. Peine pécuniaire imposée par la justice.
- Amende ordinaire. Amende arbitraire. Payer l’amende. être condamné à l’amende, à de grosses, à de fortes amendes. Une faible, une légère amende. Une amende de cinquante francs. Vous serez mis à l’amende.
- Prov.,
- C’est la coutume de Lorris, les battus paient l’amende; ou, simplement et plus ordinairement,
- Les battus paient l’amende, se dit en parlant de Quelqu’un qui est condamné, tandis qu’il devrait être dédommagé.
-
- Amende honorable, Sorte de peine infamante qui était ordonnée par justice et qui consistait à reconnaître publiquement son crime et à en demander pardon.
- Fig. et fam.,
- Faire amende honorable d’une chose, En demander pardon.
- Vous avez manqué aux égards qui lui sont dus, il faut que vous en fassiez amende honorable. fig.
AMENDEMENT n. m.
- Action d’amender.
- En termes d’Agriculture, Tout ce qui contribue à rendre un terrain meilleur et plus fertile.
- Les amendements naturels sont l’air, l’eau, la lumière, la chaleur, etc. Les labours, les sarclages, le mélange des terres, les engrais, etc., sont des amendements artificiels.
- Il signifie encore, en termes de Législation, Modification faite à un projet de loi, d’arrêté, pour changer quelqu’une de ses dispositions, ou seulement pour lui donner plus de clarté, plus de précision.
- Proposer, discuter, mettre aux voix, adopter, rejeter un amendement. On a fait à cette loi plusieurs amendements. La loi a passé sans amendement.
AMENDER v. tr.
- Corriger, rendre meilleur.
- Les bons conseils et les bons exemples ont amendé ce jeune homme. Il faut espérer qu’il s’amendera. Il faut qu’il amende son ouvrage. Cette place a bien amendé la position de votre frère. On amende les terres avec du fumier, de la marne; on les amende aussi par les labours, le sarclage, etc. Cette terre s’amendera à force de fumier.
-
- Amender un projet de loi, d’arrêté, Y faire des changements, des modifications en vue de l’améliorer.
- Prov.,
- Mal vit qui ne s’amende, C’est faire un mauvais usage de la vie que de ne point se corriger.
- Prov. et fig.,
- Cela n’amendera pas votre marché, Cela ne fera pas que vous en soyez quitte à meilleur compte, cela ne rendra pas votre condition meilleure. fig.
AMèNE adj. des deux genres
- Qui est agréable, au sens moral, aimable.
- Caractère amène. Paroles amènes.
AMENER v. tr.
- Mener en quelque endroit ou vers quelqu’un.
- Il m’a amené ici. Si vous venez nous voir, amenez votre frère. Il a amené du secours, des troupes. Amenez-le-moi. Il le
-
- fit amener devant lui. Je vous l’amènerai par le collet, par la main. Il lui amena son fils. Nous avons amené d’Angleterre plusieurs chevaux. Amenez-moi mon cheval, ma voiture. Amener des marchandises par charroi, par bateau, à dos de mulet. Ces marchandises nous sont amenées par la Seine, par ce canal, par le chemin de fer.
- Fam.,
- Quel sujet, quel bon vent vous amène? Quel sujet vous fait venir ici?
- En termes de Droit criminel,
- Mandat d’amener, Ordre de faire comparaître quelqu’un devant le juge.
- Fig.,
- Amener quelqu’un à une opinion, à un sentiment, etc., Parvenir à lui faire adopter une opinion, etc.
- Il me fut impossible de les amener à mon sentiment. Elle s’efforçait de l’amener à sa croyance. On dit de même
- Amener quelqu’un à faire une chose. Amener à composition. Amener à résipiscence. Malgré sa résistance, je l’ai amené où je voulais.
- Il signifie aussi Tirer à soi.
- La barque est poussée en avant lorsqu’on amène la rame à soi. Il amène à lui toute la couverture. Il amène à lui tout le profit de l’affaire.
- Il signifie, en termes de Marine, Faire descendre.
- Amener les basses vergues. Amener les voiles. Amener son pavillon, ou absolument
- Amener, Baisser son pavillon pour marquer qu’on se rend à l’ennemi.
- Il signifie encore figurément Introduire, faire adopter, mettre en usage.
- Ce sont les émigrés qui nous ont amené l’anglomanie. C’est lui qui a amené cette mode. C’est ce médecin qui a amené l’usage de tel remède.
-
- Amener un sujet de conversation, amener la conversation sur un sujet, Faire que la conversation tombe sur tel ou tel sujet.
- En termes d’Art dramatique,
- Bien amener, mal amener un incident, une reconnaissance, un dénouement, etc., Les préparer, les faire venir avec ou sans art, avec ou sans adresse.
- En matière de Discussion,
- Cette preuve est amenée de bien loin, Elle est bien recherchée, elle n’est guère naturelle. On dit quelquefois de même
- Cette comparaison est amenée de bien loin, de trop loin.
- Amener se dit aussi des Choses qui sont immédiatement suivies d’une autre, ou qui ont telle ou telle conséquence.
- Ce vent nous amènera de la pluie. Un malheur en amène un autre. Cela pourrait amener des querelles, une guerre, etc. Cet événement allait amener une réforme importante. La politesse des moeurs amène celle du langage. fig.
AMéNITé n. f.
- Douceur accompagnée de politesse et de grâce.
- Cet homme a de l’aménité, beaucoup d’aménité. Il n’a nulle aménité dans le caractère. L’aménité du caractère. Une grande aménité de moeurs. L’aménité d’un accueil. On dit dans un sens analogue
- Un style plein d’aménité, l’aménité du style, etc.
AMéNORRHéE n. f.
- Médecine. Cessation ou Diminution du flux menstruel.
AMENTACéES n. f. pl.
- Botanique. Famille des plantes à chaton.
- Le noisetier est de la famille des amentacées.
AMENUISEMENT n. m.
- Action d’amenuiser.
AMENUISER v. tr.
- Rendre plus menu.
- Amenuiser un bâton, une cheville, une planche.
AMER adj.
- Qui a une saveur âpre et ordinairement désagréable, telle que celle de l’absinthe ou de l’aloès.
- Ce vin est amer, devient amer. Amer comme suie, comme chicotin. Des herbes amères. Un suc amer. Cela est d’un goût amer.
- Prov.,
- Ce qui est amer à la bouche est doux au coeur, Ce qui nous déplaît le plus est souvent ce qu’il y a de meilleur pour nous, ce qui nous est le plus salutaire.
-
- Avoir la bouche amère, Sentir un goût amer à la bouche.
- Cela rend la bouche amère.
- Il signifie figurément Qui est mordant, offensant.
- Plaintes amères. Reproches amers. Critique amère. Propos amer. Rire amer. Trait amer. Réprimande amère. Raillerie amère. Ironie amère. Un esprit amer. Un homme amer en ses propos.
- Il signifie aussi figurément Qui est pénible, triste, douloureux.
- Regrets amers. Souvenirs amers. Chagrins amers. D’amères infortunes. Perte, privation amère. Sacrifice amer. Il est bien amer à un père de voir ses enfants ne pas répondre à ses soins. Douleur amère. Larmes amères.
- Fam.,
- Il est d’une bêtise amère, Il est extrêmement sot.
- Amer s’emploie quelquefois comme nom.
- L’amer et le doux sont deux qualités contraires.
- En termes de Médecine,
- Les amers. Prendre des amers, Prendre des infusions ou des jus d’herbes, d’écorces amères.
- Il se dit encore comme nom du Fiel de quelques animaux, et principalement des poissons.
- Un amer de boeuf, de volaille. Crever l’amer d’une carpe, d’un brochet.
AMèREMENT adv.
- D’une manière amère, au sens figuré.
- Se plaindre amèrement. Se repentir amèrement. On l’a critiqué amèrement. Il m’en a parlé fort amèrement.
AMéRICANISER v. tr.
- Revêtir de la forme, du caractère américain. Il s’emploie surtout avec la forme pronominale.
- Des moeurs qui s’américanisent. Il s’est vite américanisé.
AMéRICANISME n. m.
- Science qui concerne l’Amérique.
- Il signifie aussi Admiration outrée pour les idées et les usages d’Amérique.
- L’américanisme, en France, a succédé à l’anglomanie.
- Il désigne encore un Idiotisme dont se sert un Américain en parlant anglais.
AMERRIR v. intr.
- Reprendre contact avec la mer et par extension avec l’eau. Il se dit spécialement d’un Hydravion.
- L’hydravion amerrissait difficilement.
AMERRISSAGE n. m.
- Action d’amerrir.
- L’amerrissage est très difficile par mer houleuse.
AMERS n. m. pl.
- Marine. Marques très apparentes sur les côtes, telles que moulins, clochers, tours, etc., propres à guider les navigateurs qui sont à vue de terre, à leur indiquer l’entrée d’une rade, d’un port ou d’un fleuve.
- Prendre ses amers.
AMERTUME n. f.
- Saveur de ce qui est amer.
- L’amertume de l’aloès et de la coloquinte.
- Il se dit au figuré de Ce qu’il y a de mordant, d’offensant dans des écrits ou des discours.
- Il y a bien de l’amertume dans cette critique, dans cette défense. Ses propos sont pleins d’amertume. Il m’a parlé de lui avec amertume.
- Il signifie encore figurément âpre tristesse, douleur, humiliation.
- Avoir le coeur plein d’amertume. Je vous en parle dans l’amertume de mon coeur. On l’a abreuvé d’amertume. Cela servit à adoucir l’amertume de sa douleur. Les douceurs et les amertumes de la vie.
AMéTHYSTE n. f.
- Pierre précieuse de couleur violette.
- L’améthyste commune. L’améthyste orientale. Tailler une améthyste. Une améthyste bien mise en oeuvre.
AMéTROPE adj. des deux genres
- Médecine. Qui est atteint d’amétropie.
AMéTROPIE n. f.
- Médecine. Anomalie de la réfraction dans l’organe visuel.
AMEUBLEMENT n. m.
- Ensemble des meubles destinés a garnir une chambre, un appartement, une maison d’habitation.
- Acheter un bel ameublement. Un riche ameublement. Un ameublement de velours. Un ameublement de damas.
AMEUBLIR v. tr.
- Agriculture. Rendre meuble.
- Cette terre est trop compacte, il faut l’ameublir.
- En termes de Droit, il signifie spécialement Faire entrer dans la communauté conjugale tout ou partie des immeubles des époux, par une convention formelle, comme les meubles y entrent par l’effet de la loi.
- Ameublir un héritage, un domaine pour telle somme, jusqu’à concurrence de telle somme.
AMEUBLISSEMENT n. m.
- Agriculture. Action d’ameublir.
- Il en coûterait beaucoup pour l’ameublissement de ce terrain. La taupe est le meilleur agent d’ameublissement.
- En termes de Droit,
- Le père, en mariant sa fille, n’a consenti à l’ameublissement que pour telle somme. L’ameublissement montait à tant. Ameublissement général, particulier. Ameublissement déterminé, indéterminé. Clause d’ameublissement.
AMEUTER v. tr.
- Chasse. Mettre des chiens en état de bien chasser ensemble.
- Il faut du temps pour ameuter des chiens qui ne sont pas accoutumés à chasser ensemble.
- Il signifie par analogie Attrouper plusieurs personnes, particulièrement dans une intention séditieuse.
- Il ameuta les oisifs du quartier. Quand il eut ameuté tous ses amis pour faire passer cette délibération... Les factieux ameutèrent la populace. Le peuple s’était ameuté sur la principale place de la ville. Ils s’ameutèrent contre lui. Son intransigeance ameuta tout le monde contre lui.
AMI n. Celui, celle avec qui on est lié d’amitié. Ami fidèle. Ami cordial. Ami sûr. Ami intime. Véritable ami. C’est son meilleur ami. Il était autrefois de mes amis. être ami dans la bonne et dans la mauvaise fortune. être ami à toute épreuve. être ami jusqu’à la mort. Se faire des amis. Entretenir, ménager, conserver ses amis. Se brouiller avec ses amis. Perdre ses amis. Servir ses amis. Traiter, parler, agir en ami. Cela n’est pas d’un ami, d’un bon ami. Il ne faut point de cérémonie entre amis. Tout est commun entre amis. Elle est fort son amie. Prov., Les bons comptes font les bons amis, Pour rester bons amis, il faut régler exactement les intérêts réciproques. Ami lecteur, Formule très employée autrefois dans les préfaces, les avant-propos, etc., mais peu usitée aujourd’hui. Ami d’enfance, ami de collège, etc., Ami avec lequel on est lié depuis l’enfance, depuis le collège. Ami de tout le monde, ami du genre humain, Celui qui paraît avoir de l’affection pour tout le monde et qu’à cause de cela on soupçonne de n’en avoir véritablement pour personne. Ami jusqu’à la bourse, Ami à rendre toutes sortes de services, excepté d’aider de son argent. Ami de cour, Celui qui n’a que de fausses apparences d’amitié. Prov. et fig., Ami à pendre et à dépendre, ou à vendre et à dépendre. Voyez dépendre. Bon ami, bonne amie se disent familièrement pour Amant, maîtresse. Elle a un bon ami. Il va voir sa bonne amie. AMI signifie aussi Celui qui a beaucoup d’attachement pour une chose, qui en a le goût, la passion. Cet homme est ami de la vérité, de la raison, de la justice. Ami des sciences, des arts, des lettres. C’est un ami de la bouteille. Ami de la faveur, ami de la fortune, Celui qui ne rend des soins, qui ne s’attache qu’aux personnes en faveur ou dans l’opulence. L’ami de la maison, Celui qui fréquente le plus souvent une famille et qui vit dans l’intimité de ceux qui la composent. AMI se dit encore de Ceux qui sont liés entre eux par quelque intérêt de parti, de
coterie. Nous vous soutiendrons, mes amis et moi. Il se dit également des Nations, des puissances, des maisons qui sont unies entre elles par des traités, par des alliances. Dans cette guerre, la France tira du secours de ses amis. Il est souvent un terme de familiarité dont on se sert en parlant à des inférieurs. Travaillez, mes amis, vous serez bien payés. Tiens, mon ami, mon bon ami, voilà pour ta peine. L’ami, voudrais-tu me porter ce message? Il y entre une nuance de protection un peu méprisante, quand on dit : Mon petit ami, je veux que vous sachiez que... Il se dit en outre des Animaux qui ont de l’affection pour les hommes. Il y a des animaux qui sont amis de l’homme. AMIE, nom féminin
- Celui, celle avec qui on est lié d’amitié.
- Ami fidèle. Ami cordial. Ami sûr. Ami intime. Véritable ami. C’est son meilleur ami. Il était autrefois de mes amis. être ami dans la bonne et dans la mauvaise fortune. être ami à toute épreuve. être ami jusqu’à la mort. Se faire des amis. Entretenir, ménager, conserver ses amis. Se brouiller avec ses amis. Perdre ses amis. Servir ses amis. Traiter, parler, agir en ami. Cela n’est pas d’un ami, d’un bon ami. Il ne faut point de cérémonie entre amis. Tout est commun entre amis. Elle est fort son amie.
- Prov.,
- Les bons comptes font les bons amis, Pour rester bons amis, il faut régler exactement les intérêts réciproques.
-
- Ami lecteur, Formule très employée autrefois dans les préfaces, les avant-propos, etc., mais peu usitée aujourd’hui.
-
- Ami d’enfance, ami de collège, etc., Ami avec lequel on est lié depuis l’enfance, depuis le collège.
-
- Ami de tout le monde, ami du genre humain, Celui qui paraît avoir de l’affection pour tout le monde et qu’à cause de cela on soupçonne de n’en avoir véritablement pour personne.
-
- Ami jusqu’à la bourse, Ami à rendre toutes sortes de services, excepté d’aider de son argent.
-
- Ami de cour, Celui qui n’a que de fausses apparences d’amitié.
- Prov. et fig.,
- Ami à pendre et à dépendre, ou
- à vendre et à dépendre. Voyez DéPENDRE.
-
- Bon ami, bonne amie se disent familièrement pour Amant, maîtresse.
- Elle a un bon ami. Il va voir sa bonne amie.
- Ami signifie aussi Celui qui a beaucoup d’attachement pour une chose, qui en a le goût, la passion.
- Cet homme est ami de la vérité, de la raison, de la justice. Ami des sciences, des arts, des lettres. C’est un ami de la bouteille.
-
- Ami de la faveur, ami de la fortune, Celui qui ne rend des soins, qui ne s’attache qu’aux personnes en faveur ou dans l’opulence.
-
- L’ami de la maison, Celui qui fréquente le plus souvent une famille et qui vit dans l’intimité de ceux qui la composent.
- Ami se dit encore de Ceux qui sont liés entre eux par quelque intérêt de parti, de
coterie.
-
- Nous vous soutiendrons, mes amis et moi.
- Il se dit également des Nations, des puissances, des maisons qui sont unies entre elles par des traités, par des alliances.
- Dans cette guerre, la France tira du secours de ses amis.
- Il est souvent un terme de familiarité dont on se sert en parlant à des inférieurs.
- Travaillez, mes amis, vous serez bien payés. Tiens, mon ami, mon bon ami, voilà pour ta peine. L’ami, voudrais-tu me porter ce message?
- Il y entre une nuance de protection un peu méprisante, quand on dit :
- Mon petit ami, je veux que vous sachiez que...
- Il se dit en outre des Animaux qui ont de l’affection pour les hommes.
- Il y a des animaux qui sont amis de l’homme.
- Amie, nom féminin, s’est dit autrefois pour signifier une Femme avec qui on est en commerce de galanterie. On dit encore proverbialement,
- Jamais honteux n’eut belle amie, En amour il faut être entreprenant.
- Ami est aussi adjectif et signifie Qui est bienveillant, obligeant.
- Il m’a montré un visage ami. Parler un langage ami.
- Il se prend quelquefois pour Propice, favorable. Cette acception n’est guère usitée qu’en poésie.
- Les destins amis. La fortune amie.
- Il a aussi le sens d’Allié, bien d’accord.
- Peuples amis. Nations amies. Maisons amies. Figurément,
- Des couleurs amies, Des couleurs qui vont bien ensemble, dont l’union produit un effet agréable. fig.
AMIABLE adj. des deux genres. T. de Droit. Qui agit ou qui se fait par les voies de la douceur et de la conciliation. Vente, partage, transaction amiable. Un amiable compositeur, Celui qui est chargé d’accommoder un différend, un procès, sans être tenu de prendre la loi pour base de sa décision. à L’AMIABLE, loc. adv.
- Par voie de douceur et de conciliation, sans procès.
- Nous en conviendrons à l’amiable. Vider un différend à l’amiable.
-
- Vente à l’amiable, Vente faite de gré à gré; à la différence des Ventes faites par autorité de justice ou par la voie des enchères.
AMIABLEMENT adv.
- D’une manière amiable.
- Terminer une affaire amiablement.
AMIANTE n. m.
- Silicate de magnésie filamenteux dont on fait de la toile et des mèches incombustibles.
AMICAL adj.
- Qui fait preuve d’amitié.
- Conseil amical. Exhortation amicale. Paroles amicales. Ton amical. Air amical. Des offres amicales. Des conseils amicaux.
AMICALEMENT adv.
- D’une manière amicale.
- Il l’a traité amicalement. Ils vivent ensemble fort amicalement. Causer amicalement.
AMICT n. m.
- Linge bénit dont le prêtre catholique s’enveloppe le cou et les épaules quand il s’habille pour dire la messe.
AMIDON n. m.
- Fécule qu’on retire particulièrement de l’orge et du blé.
- Une livre d’amidon. L’amidon le plus fin est la poudre à poudrer. On délaie l’amidon pour faire de l’empois.
AMIDONNER v. tr.
- Enduire d’amidon.
- Un bandage amidonné.
AMIDONNERIE n. f.
- Fabrique d’amidon.
AMIDONNIER n. m.
- Celui qui fabrique ou qui vend de l’amidon.
AMINCIR v. tr.
- Rendre plus mince.
- Amincir une pièce de bois. Cette lame s’est amincie en passant au laminoir. Un vêtement qui amincit la taille.
AMINCISSEMENT n. m.
- Action d’amincir ou état de ce qui est aminci.
AMIRAL n. m.
- Dignité la plus élevée dans la marine militaire en France.
- être promu au grade d’amiral. Nommer des amiraux. On dit
- Monsieur l’amiral. Madame l’amirale. Voyez contre-amiral et CONTRE-AMIRAL.
-
- Le vaisseau amiral, ou simplement
- L’amiral, Le vaisseau monté par un amiral, ou Le principal vaisseau d’une escadre, d’une flotte.
- Il a servi toute la campagne sur l’amiral. C’est aussi, dans les ports militaires, la dénomination du Vaisseau disposé pour servir de corps de garde principal et de prison aux officiers punis.
- Il se disait encore du Chef suprême des forces navales d’un état.
- Grand amiral, amiral de France. La charge d’amiral de France était une des grandes charges de la couronne.
- Il s’est dit aussi de l’Officier qui commandait une armée navale, une escadre, une flotte, quoiqu’il n’eût point la charge d’amiral.
- Il était amiral de cette flotte.
- Amiral, en termes d’Histoire naturelle, désigne un Coquillage univalve qui se trouve sur les côtes de la mer des Indes.
AMIRALAT n. m.
- Dignité d’amiral.
- élever à l’amiralat.
AMIRAUTé n. f.
- Office d’amiral, de grand amiral dans l’ancienne marine française.
- L’Amirauté de France.
- Il se disait aussi de la Juridiction, du tribunal qui connaissait de toutes les affaires contentieuses relatives à la marine et à la navigation.
- Le siège de l’Amirauté. Lieutenant de l’Amirauté. Faire juger une prise par l’Amirauté.
- Amirauté, en Angleterre, désigne proprement l’Administration supérieure de la Marine.
- L’Amirauté anglaise. Les lords de l’Amirauté. Les bureaux de l’Amirauté. Il y avait de même, en France, un Conseil d’Amirauté qui a été remplacé par un Conseil supérieur de la Marine.
AMISSIBILITé n. f.
- Jurisprudence et de Théologie. Qualité de ce qui est amissible.
- Amissibilité d’un droit, de la grâce.
AMISSIBLE adj. des deux genres
- Jurisprudence et de Théologie. Qui peut être perdu.
- Droit amissible. Grâce amissible.
AMITIé n. f.
- Lien d’affection qui unit une personne à une autre.
- étroite amitié. Ferme, constante amitié. Amitié réciproque. Amitié sainte, sacrée, tendre, sincère, cordiale. Amitié apparente. Amitié trompeuse, intéressée. Les liens de l’amitié. Les lois, les devoirs de l’amitié. Les plaisirs, les douceurs de l’amitié. Contracter amitié avec quelqu’un. Entretenir l’amitié. Renoncer à l’amitié. Manquer à l’amitié. Répondre à l’amitié de quelqu’un. Promettre, jurer amitié. Vivre en amitié. Faire quelque chose par amitié, par pure amitié. Prendre en amitié. Il n’y a guère de véritable amitié qu’entre égaux. Le prince l’honore de son amitié. Il y a peu d’amitiés qui puissent résister à cette épreuve. On dit de même
- Il y a paix et amitié entre ces deux nations, entre ces deux puissances, etc.
- Prov.,
- Les petits présents entretiennent l’amitié.
- Il signifie familièrement Bon office, service.
- Faites-moi l’amitié de parler de mon affaire à mes juges. Faites-moi cette amitié.
- Il se dit aussi de l’Affection que certains animaux ont pour les hommes.
- Ce chien a de l’amitié pour son maître.
- Amitiés, au pluriel, signifie ordinairement Paroles obligeantes, qui marquent de l’affection.
- Il m’a fait des amitiés. Il m’a fait mille amitiés. Faites-lui mes amitiés. On dit quelquefois avec le singulier, dans la même acception,
- Faire amitié à quelqu’un. Il m’a fait amitié en cette occasion.
AMMI n. m.
- Botanique. Genre de plantes de la famille des Ombellifères, dont quelques espèces ont des semences d’une odeur aromatique qu’on emploie en médecine.
AMMON n. m.
- Voyez ammonite.
AMMONIAC adj.
- Chimie.
- Sel ammoniac, Nom anciennement donné au chlorhydrate d’ammoniaque.
- Gaz ammoniac, Alcali volatil à l’état de gaz.
- Gomme ammoniaque, Gomme résine d’une odeur fétide, produite par une plante qui croît en Afrique.
- Emplâtre de gomme ammoniaque.
AMMONIACAL adj.
- Chimie. Qui a rapport à l’ammoniaque, qui en contient, qui en a l’odeur ou les propriétés.
- Sel ammoniacal. Savon ammoniacal. Odeur ammoniacale. Vapeur ammoniacale.
AMMONIAQUE n. f.
- Nom vulgaire de l’alcali volatil.
- Sulfate d’ammoniaque. Quelques-uns le font masculin.
- Cet ammoniaque est très fort.
AMMONITE n. f.
- Histoire naturelle. Genre de coquilles fossiles qui ressemblent à des cornes de bélier, ce qui les a fait nommer aussi
- Cornes d’Ammon. On trouve beaucoup d’ammonites dans les terrains calcaires et schisteux.
AMNéSIE n. f.
- Médecine. Affaiblissement ou Perte de la mémoire.
AMNéSIQUE adj. des deux genres
- Médecine. Qui a rapport à l’amnésie, qui est frappé d’amnésie.
AMNIOS n. m.
- Anatomie. Une des enveloppes du foetus.
AMNISTIE n. f.
- Acte du pouvoir législatif qui accorde le pardon aux auteurs d’un même délit de droit commun ou politique.
- Il faut une loi spéciale pour accorder au Président de la République le droit d’amnistie. Acte, loi d’amnistie. On publia l’amnistie. Accepter l’amnistie. Il fut compris dans l’amnistie. Ceux qui furent exceptés de l’amnistie.
- Par extension, il signifie quelquefois Pardon général.
AMNISTIER v. tr.
- Comprendre dans l’amnistie.
- Il fut amnistié. Le prince amnistia les coupables.
- Son participe passé s’emploie comme nom.
- Les amnistiés rentrèrent dans le pays.
AMODIABLE adj. des deux genres
- Qu’on peut amodier.
AMODIATEUR n. m.
- Celui qui prend une terre à ferme. Il n’est guère usité que dans quelques provinces.
- Il s’est rendu amodiateur de telle terre.
AMODIATION n. f.
- Action d’amodier.
- Faire l’amodiation d’une terre.
AMODIER v. tr.
- Donner à ferme.
- Amodier sa terre pour tant de blé, ou tant d’argent.
AMOINDRIR v. tr.
- Rendre moindre.
- Cela amoindrira votre revenu. Cela a beaucoup amoindri ses forces. Son zèle s’amoindrit tous les jours.
AMOINDRISSEMENT n. m.
- état de ce qui est amoindri.
- L’amoindrissement de sa fortune. L’amoindrissement de sa puissance, de ses moyens.
AMOLLIR v. tr.
- Rendre mou et maniable.
- La chaleur amollit la cire. Mettre du cuir dans l’eau pour l’amollir.
- Il signifie au figuré Affaiblir, efféminer.
- La volupté amollit le courage. La retraite fortifie la vertu, la vie dissipée l’amollit.
- S’amollir signifie Devenir mou.
- La terre commence à s’amollir.
- Il signifie au figuré S’affaiblir, devenir efféminé.
- Son courage s’amollit. Il s’est amolli dans les voluptés.
AMOLLISSANT adj.
- Qui amollit.
- Des plaisirs amollissants.
AMOLLISSEMENT n. m.
- Action d’amollir ou Résultat de cette action.
- L’amollissement de la cire. Fig.,
- L’amollissement du courage. L’amollissement d’un peuple. fig.
AMOME n. m.
- Botanique. Genre de plantes presque toutes originaires des contrées chaudes de l’Asie, à peu près semblables à nos roseaux, et douées en général d’une saveur piquante et aromatique.
- Le gingembre est une espèce d’amome.
AMONCELER v. tr.
- Mettre en un monceau.
- Amonceler des gerbes. Le vent amoncelle les sables. Amonceler plusieurs choses les unes sur les autres. Amonceler des écus. Les livres s’amoncellent chez moi. Les nuages s’amoncellent. Fig.,
- Je pourrais amonceler les preuves, je me borne à celle-ci. Il amoncelle les citations sans nécessité. Les preuves s’amoncellent contre lui. fig.
AMONCELLEMENT n. m.
- Action d’amonceler ou Résultat de cette action.
- L’amoncellement des papiers sur une table. L’amoncellement des capitaux.
AMONT n. m.
- Côté d’où vient un cours d’eau, La partie supérieure opposée à la partie inférieure qu’on appelle AVAL. Il s’emploie surtout comme complément avec les prépositions
- de et
- en. Le pays d’amont. Ces bateaux, ces marchandises viennent d’amont, du pays d’amont. Le vent est d’amont, vient d’amont, le vent d’amont. En amont de la ville, du pont.
AMORAL adj.
- Qui est étranger à la morale, qui ne l’attaque ni ne la défend, qui se place en dehors d’elle.
- Ce roman est amoral plutôt qu’immoral.
AMORçAGE n. m.
- Action d’amorcer.
AMORCE n. f.
- Appât pour prendre certains animaux.
- Prendre des poissons avec de l’amorce. Mettre, attacher l’amorce à l’hameçon. De l’amorce pour prendre des oiseaux.
- Il se dit figurément de Ce qui attire vers quelque chose.
- Les amorces de la volupté. Douce amorce. Dangereuse amorce. Trompeuse amorce. Il n’y a point de plus grande amorce pour les âmes basses que l’intérêt. La gloire a de puissantes amorces pour les grandes âmes. Ne vous laissez pas prendre à cette amorce.
- Amorce, en termes de Pyrotechnie, signifie Matière explosive qui sert à communiquer le feu à la charge d’un canon, d’un fusil, d’une mine, etc.
- L’amorce est bien sèche. L’amorce est mouillée. L’amorce ne prend pas. L’amorce seule a brûlé.
-
- Ils ont pris la ville sans brûler une amorce, Sans tirer un seul coup de fusil.
- Il se dit, en termes d’Architecture, d’une Partie de muraille non achevée et qui doit être continuée plus tard.
- Il se dit, en termes de Ponts et Chaussées, d’une Route, d’une rue commencée à l’une de ses extrémités.
AMORCER v. tr.
- Garnir d’une amorce.
- Amorcer un hameçon, un pistolet, un fusil, etc. Absolument,
- Je n’ai pas eu le temps d’amorcer.
- Il signifie aussi Attirer avec de l’amorce.
- Amorcer des poissons, des oiseaux.
- Fig.,
- Se laisser amorcer au gain. être amorcé par le gain. C’est une femme adroite et dangereuse, qui sait les moyens d’amorcer les gens. Se laisser amorcer par une apparence de gloire.
- En termes d’Arts, AMORCER s’emploie dans un très grand nombre de cas pour désigner Tout travail qui sert à préparer, à commencer une opération.
- Amorcer une pompe, Y verser un peu d’eau.
- Amorcer un siphon, Y faire le vide.
- De là, figurément,
- Amorcer une manoeuvre, une discussion, une réforme, Les préparer, les mettre en voie de réalisation, d’exécution.
- En termes de Ponts et Chaussées,
- Amorcer une rue, une route, La commencer à l’une de ses extrémités. fig.
AMORçOIR n. m.
- Arts. Outil de charpentier pour commencer les trous qu’il achève ensuite avec des outils plus gros. On dit plus communément éBAUCHOIR.
AMORPHE adj. des deux genres
- T. didactique. Qui n’a pas de forme déterminée.
- Substances amorphes. Phosphore amorphe.
AMORTIR v. tr.
- Rendre moins ardent.
- Ce feu est trop ardent, il faut y jeter de l’eau pour l’amortir. Amortir le feu, la chaleur d’un érésipèle par des lotions émollientes. Le feu de cette plaie s’amortit.
- Il signifie aussi Rendre un coup moins fort en affaiblissant son effet.
- Son chapeau amortit le coup de sabre. Il est tombé sur un matelas qui a heureusement amorti sa chute. Le coup s’est amorti contre la cuirasse.
- Il signifie encore Soumettre à une macération.
- Amortir une viande, le cuir. Par extension,
- Amortir la chaux vive.
- Il signifie également, en parlant des couleurs, des sons, Rendre moins vif, moins éclatant.
- Ces couleurs sont un peu trop vives et trop dures, il faut les amortir par des nuances plus douces. Ces couleurs se sont amorties avec le temps. Le temps amortit les couleurs et rend la peinture plus harmonieuse. Amortir le bruit de la rue par une double fenêtre. Fig.,
- Amortir les feux, les ardeurs de la jeunesse. Amortir les passions. Cette découverte amortit son amour. Son amour commence à s’amortir.
- En termes de Finance,
- Amortir une dette, un emprunt. Amortir une redevance. éteindre en remboursant le capital, en désintéressant le créancier.
- Elliptiquement,
- Amortir une maison, une usine, Reconstituer le capital employé à la construction de cette maison, de cette usine. fig.
AMORTISSABLE adj. des deux genres
- Qui peut être amorti.
- Cette rente n’est pas amortissable. Le trois pour cent amortissable.
AMORTISSEMENT n. m.
- Action d’amortir.
- L’amortissement des haines, l’amortissement des passions. Faire l’amortissement d’une rente, d’une pension. L’amortissement de la dette publique.
-
- Fonds d’amortissement, Somme destinée à l’extinction d’une rente ou d’un capital employé.
-
- Caisse d’amortissement, Caisse établie pour l’amortissement graduel de la dette publique.
- Amortissement s’est dit aussi en parlant d’un domaine, d’une terre, d’un héritage qui tombait en mainmorte, et il signifiait Faculté donnée par le roi pour faire que des gens de mainmorte pussent devenir propriétaires, à charge de ne pouvoir vendre le fonds amorti.
- Ces religieux ont payé tant pour l’amortissement de telle terre. Ils ont payé les droits d’amortissement.
- En termes d’Architecture, il signifie Ce qui termine et surmonte le comble d’un bâtiment.
- On a mis pour amortissement à ce pavillon un vase de fleurs. Mettre des figures, des vases, des trophées au-dessus d’une corniche pour servir d’amortissement. Mettre un vase, mettre une figure en amortissement.
- Il désigne par extension Tout ornement qui termine des ouvrages d’architecture. Il se dit aussi d’un Cavet renversé qui couvre les corniches des croisées et des portes extérieures, pour les garantir de la pluie.
AMOUR n. m.
- Sentiment de vive affection pour quelqu’un ou quelque chose.
- Amour extrême. Amour ardent. Amour violent. Amour honnête. Amour légitime. Amour naissant. Amour divin. Amour céleste. Amour terrestre. Amour charnel, sensuel. Amour désordonné. Amour conjugal. Amour paternel. Amour filial. Amour mutuel. Amour partagé.
- Il est souvent suivi d’un complément introduit par la préposition
- de et signifie :
- L’objet vers lequel l’amour se porte :
- L’amour de Dieu, l’amour du prochain, l’amour des créatures, l’amour de la liberté, de la patrie, de la gloire, de la vertu, l’amour des richesses, des plaisirs, l’amour des femmes, L’amour qu’on a pour Dieu, pour le prochain, pour les créatures, etc.
- Le sujet dans lequel l’amour réside :
- L’amour des pères, l’amour des mères, l’amour des peuples, etc., L’amour qu’ont les pères et les mères, l’amour qu’ont les peuples, etc.
- La nature de l’amour en question :
- Amour de bienveillance, amour de charité, amour d’intérêt, Amour qui procède d’un sentiment de bienveillance, de charité, d’intérêt, etc.
-
- Amour de soi. Voyez amour-propre.
-
- Pour l’amour de Dieu, Dans la seule vue de plaire à Dieu.
- Faire quelque chose pour l’amour de Dieu. Cette locution signifie quelquefois, dans le discours familier, Sans aucun intérêt.
- On lui a donné cela pour l’amour de Dieu. C’est aussi une locution familière aux mendiants, qui demandent qu’on leur fasse l’aumône
- pour l’amour de Dieu. On l’emploie quelquefois ironiquement pour exprimer qu’une Chose est faite ou donnée à contrecoeur, ou qu’un don est fait avec lésinerie.
- On lui en a donné pour l’amour de Dieu. Le plus souvent dans le langage familier cette locution signifie Sans attention, sans soin, négligemment.
- Ce travail est manqué : il a été fait pour l’amour de Dieu.
-
- Pour l’amour de quelqu’un, Par la considération, par l’estime, par l’affection qu’on a pour quelqu’un.
- C’est une chose que je vous prie de faire pour l’amour de moi. Je voudrais pour l’amour de vous que cela me fût possible.
- Amour se dit particulièrement de la Passion d’un sexe pour l’autre, et en ce sens il s’emploie souvent absolument.
- Avoir de l’amour. Donner de l’amour. Inspirer de l’amour. éprouver de l’amour. être transporté d’amour. Brûler, languir, mourir d’amour. Il lui parlait d’amour. Il s’est marié par amour. Les passions de l’amour. Plaisir, chagrin, déception d’amour.
-
- Faire l’amour, Se livrer à la galanterie.
- Il passe sa vie à faire l’amour. Il fait l’amour à toutes les femmes.
-
- Filer le parfait amour, se dit d’un Amour sincère, fidèle et sans nuages.
-
- C’est un vrai remède d’amour, se dit d’une Femme très laide.
- En termes d’Agriculture et de Jardinage,
- La terre est en amour, Elle est dans un état de fermentation propre à la végétation. On dit aussi
- Cette terre n’a point d’amour, est sans amour.
-
- Cet ouvrage est fait avec amour, L’artiste s’est complu à le faire, il l’a fait avec plaisir, il l’a fini avec soin.
- Amour, quand il signifie Passion d’un sexe pour l’autre, est quelquefois féminin au singulier en poésie, et presque toujours féminin au pluriel, même en prose.
- Premier amour. Une amour violente. De nouvelles amours. De folles amours.
- Il se dit quelquefois de l’Objet qu’on aime avec passion.
- Ce prince est l’amour de
- son peuple. Titus était l’amour de l’univers. Mon cher pays, mon plus grand amour.
-
- Mon amour, Terme de tendresse familière.
- Il se dit pareillement au pluriel pour signifier une Personne que l’on aime passionnément.
- être avec ses amours. Quitter ses amours.
- Prov.,
- Il n’y a point de belles prisons ni de laides amours.
- Il se dit encore au pluriel des Choses qu’on aime passionnément.
- Les tableaux, les médailles, les livres sont ses amours.
- Amour s’écrit avec une majuscule pour désigner les Représentations, en peinture et
en sculpture, du dieu Amour.
-
- Peindre, sculpter des Amours, de petits Amours.
- Fig. et fam.,
- C’est un amour, se dit d’une Personne très jolie et surtout d’un enfant.
- Un amour de désigne une Chose que l’on trouve d’une exécution parfaite, d’un extrême agrément.
- Un amour de statuette. Un amour de bouquet.
- Pomme d’amour, Autre nom de la tomate. fig.
AMOURACHER v. tr.
- Engager dans un amour peu justifié.
- Je ne sais qui a pu l’amouracher de cette sotte. On l’emploie surtout à la forme pronominale.
- Il s’amourache de la première venue. Il s’est amouraché des sciences occultes.
AMOURETTE n. f.
- Amour de pur amusement, sans véritable passion.
- C’est un homme qui a toujours quelque amourette. Ses amourettes lui font tort dans le monde.
- Amourettes, au pluriel, se dit de la Moelle qui se trouve dans la colonne vertébrale du veau ou du mouton, quand elle est cuite et qu’elle peut être détachée des os.
- On lui servit les amourettes.
- Bois d’amourette, Bois d’un arbre de la famille des Légumineuses employé pour les ouvrages d’ébénisterie.
AMOUREUSEMENT adv.
- Avec amour.
- Soupirer amoureusement. Regarder amoureusement.
- Il se dit spécialement en parlant d’une OEuvre exécutée avec affection, avec grâce.
- Cet air doit être joué amoureusement. Ce petit tableau est amoureusement peint.
AMOUREUX adj.
- Qui aime d’amour.
- être amoureux, éperdument amoureux, passionnément amoureux. Tomber amoureux. Il est amoureux de cette femme, et elle est amoureuse de lui.
- Il signifie aussi Qui est enclin à l’amour.
- être d’un tempérament amoureux, de complexion amoureuse.
- Prov.,
- Il est amoureux des onze mille vierges, il serait amoureux d’une chèvre coiffée, se dit d’un Homme qui s’éprend de toutes les femmes qu’il voit.
- Amoureux signifie encore Qui exprime, qui marque de l’amour, qui est plein de sentiments d’amour, ou Qui tend, qui est propre à inspirer de l’amour.
- Soupirs amoureux. Regards amoureux. Transports amoureux. Lettres amoureuses. Style amoureux. Philtre amoureux. Lèvres amoureuses.
- Il signifie par extension Qui a une grande passion pour quelque chose.
- être amoureux de la gloire, de la liberté. Il est amoureux de la peinture. Il est amoureux de tableaux. Il est amoureux de ses ouvrages, de ses pensées, de ses sentiments, de ses opinions, Il en est plein, il en est entêté.
- En termes de Peinture,
- Pinceau amoureux, Pinceau dont la touche est moelleuse, douce, légère et délicate.
- Amoureux est aussi nom et signifie Celui qui aime d’amour
- Un amoureux transi. Cette fille a un amoureux.
- En termes de Théâtre, il se dit de Celui, de celle qui joue les personnages d’amoureux, d’amoureuses.
- Rôle d’amoureux, d’amoureuse. Jouer les amoureuses. La première, la seconde amoureuse.
AMOUR-PROPRE n. m.
- Sentiment légitime et nécessaire qui attache chaque homme à son existence et lui fait rechercher son bien- être.
- L’amour-propre bien entendu est le fondement de plusieurs de nos vertus, est le mobile de beaucoup de bonnes actions. L’amour- propre a été donné à chacun pour veiller à sa conservation.
- Il signifie plus ordinairement Importance que l’homme attache à ce qui lui est personnel, opinion trop avantageuse qu’il a de lui-même.
- L’amour-propre est le mobile de toutes ses actions. Cet homme a bien de l’amour-propre. Il est
-
- pétri d’amour-propre. Il n’agit ainsi que par amour-propre. Il y a bien de l’amour-propre dans sa conduite.
AMOVIBILITé n. f.
- Qualité de ce qui est amovible.
- L’amovibilité des membres du Conseil d’état. L’amovibilité d’une fonction.
AMOVIBLE adj. des deux genres
- Qui peut être déplacé ou destitué à volonté.
- Il ne faut pas que les juges soient amovibles. Dans les cours de justice, les membres du parquet sont seuls amovibles.
- Par extension,
- Emploi amovible, roue, pièce amovible. Qui peut être enlevé.
AMPèRE n. m.
- Physique. Unité pratique d’intensité pour la mesure des courants électriques.
AMPHIBIE adj. des deux genres
- Qui vit sur la terre et dans l’eau.
- Les veaux marins, les loutres, les castors, les crocodiles, les rats d’eau, etc., sont des animaux amphibies.
- Il se dit aussi de Plantes qui peuvent croître également dans l’eau et hors de l’eau.
- Il s’emploie comme nom masculin seulement en parlant des Animaux.
- Un amphibie. Les amphibies.
- Fig. et fam.,
- C’est un amphibie, se dit de Celui qui exerce deux professions disparates et quelquefois de Celui qui, par intérêt personnel, ménage deux partis opposés, adopte alternativement deux opinions contraires. fig.
AMPHIBOLOGIE n. f.
- Arrangement des mots d’une phrase qui peut la faire interpréter en deux sens différents et même contraires.
- Il y avait souvent de l’amphibologie dans les oracles. Il y a dans cette phrase une amphibologie. L’inversion produit souvent des amphibologies.
AMPHIBOLOGIQUE adj. des deux genres
- Qui a double sens.
- Phrase amphibologique. Discours amphibologique. Oracle amphibologique. Réponse amphibologique.
AMPHIBOLOGIQUEMENT adv.
- D’une manière amphibologique.
- Parler, écrire amphibologiquement.
AMPHICTYONS n. m. pl.
- Antiquité grecque. Représentants des villes qui avaient droit de suffrage dans le conseil ou tribunal des peuples helléniques.
- Le Conseil des amphictyons. Les amphictyons s’assemblaient à Delphes et aux Thermopyles.
AMPHIGOURI n. m.
- Discours, écrit burlesque et inintelligible fait à dessein.
- Un amphigouri composé sur un air d’opéra.
- Il se dit aussi d’un écrit ou d’un Discours dont les phrases, contre l’intention de l’auteur, ne présentent que des idées sans suite et n’ont aucun sens raisonnable.
- Je n’ai rien compris à ce discours, c’est un amphigouri d’un bout à l’autre.
AMPHIGOURIQUE adj. des deux genres
- Qui a le caractère de l’amphigouri.
- Un style amphigourique. Des vers amphigouriques.
AMPHISCIENS adj. m. pl.
- Géographie astronomique. Habitants de la zone torride, qui ont leur ombre dirigée tantôt vers le sud, tantôt vers le nord, suivant que le soleil est au nord ou au sud de l’équateur.
AMPHITHéâTRE n. m.
- édifice de forme ronde ou ovale, où les Anciens donnaient des jeux et dont le pourtour était formé de plusieurs rangs de gradins.
- L’amphithéâtre de Nîmes. L’amphithéâtre de Vespasien, à Rome, s’appelle aujourd’hui le Colisée.
- Il désigne aujourd’hui dans un théâtre un Lieu élevé par degrés vis-à-vis de la scène, au-dessus du parterre et au-dessous des loges ou à l’étage supérieur.
- L’amphithéâtre était plein de monde. Un billet d’amphithéâtre.
- Il se dit aussi d’une Salle garnie de gradins où un professeur fait ses cours ou donne ses leçons.
- L’amphithéâtre de l’école de Médecine. Le grand amphithéâtre de la Sorbonne.
- Par analogie,
- Ce terrain va en amphithéâtre, s’élève en amphithéâtre, Il va en s’élevant graduellement.
AMPHITRYON n. m.
- Celui qui donne à dîner, par allusion à un vers de
- l’Amphitryon de Molière.
- Voilà l’amphitryon. Notre amphitryon nous a bien régalés.
AMPHORE n. f.
- Antiquité. Grand vase à deux anses dans lequel on mettait le vin, l’huile.
AMPLE adj. des deux genres
- Qui est étendu en largeur au delà de la mesure ordinaire et commune.
- Une robe bien ample. Un manteau fort ample. Ce rideau est trop ample.
- Il signifie figurément Qui est abondant, considérable.
- Ample provision. Ample discours. Ample récit. Ample sujet. Une ample matière. Une relation bien ample. Un champ bien ample pour discourir. Ample pouvoir. Permission très ample. Il ne demandait qu’un congé d’un mois, on lui en a accordé un bien plus ample. Cela demande un plus ample examen. Un plus ample informé.
AMPLEMENT adv.
- D’une manière ample.
- Je lui ai écrit amplement, bien amplement. Je vous en entretiendrai plus amplement. Il m’a amplement satisfait. Il leur donna amplement raison.
AMPLEUR n. f.
- Caractère de ce qui est ample.
- Un manteau qui a trop d’ampleur. Un rideau qui n’a pas assez d’ampleur. Fig.,
- Son dessin a de l’ampleur. Son style a de l’ampleur. Sa méthode a de l’ampleur. Son geste a de l’ampleur. Le débat parlementaire a pris de l’ampleur. fig.
AMPLIATIF adj.
- Qui accroît, qui complète. En termes de Grammaire,
- Expression ampliative.
- Il se dit aussi, en termes de Chancellerie romaine, des Brefs et bulles, et autres lettres apostoliques, qui ajoutent quelque chose aux précédentes.
- Le bref ampliatif de Clément IX. La bulle ampliative de Paul III.
AMPLIATION n. f.
- Finance et d’Administration. Le double, la copie d’un acte.
- L’ampliation d’une quittance.
-
- Pour ampliation, Formule finale d’une ampliation.
- En termes d’Ancienne procédure,
- Lettres d’ampliation, Lettres de chancellerie, pour expliquer les moyens qu’on avait omis dans une requête civile.
AMPLIFICATEUR n. m.
- Celui qui amplifie un écrit, un discours.
- Ce n’est qu’un amplificateur. Il ne se dit qu’en mauvaise part.
- Il se dit, en termes de Photographie, d’un Appareil d’agrandissement.
- Il se dit aussi, en termes de Physique, d’un Appareil qui augmente l’effet d’un courant électrique selon les signaux reçus.
- Il désigne encore, en termes de Médecine, un Instrument destiné à rendre le sens de l’ouïe aux sourds.
AMPLIFICATION n. f.
- Rhétorique. Action d’amplifier.
- Amplification oratoire. Il y a trop d’amplification dans ce discours. Une longue, une lourde amplification. Ce n’est qu’une amplification de ce que l’autre avait déjà dit. Son discours, plein d’idées rebattues, n’était qu’une mauvaise amplification, n’était qu’une amplification.
- Il se disait, dans les collèges, des Discours que les écoliers faisaient sur un sujet qu’on leur donnait à développer.
- Cet écolier réussissait dans les amplifications.
- En termes de Physique, il désigne le Grossissement des corps vus à travers une lunette. Il se dit spécialement aussi des Modifications d’effets d’un courant électrique obtenues au moyen de l’amplificateur.
AMPLIFIER v. tr.
- Rendre ample.
- Amplifier une nouvelle. Il amplifie toujours les choses. Il amplifie tout ce qu’il dit. Absolument,
- Il amplifie toujours.
- En termes d’Optique, il signifie Grossir, en parlant des verres, des lunettes.
AMPLITUDE n. f.
- étendue considérable.
- Amplitude de la nature.
- Il se dit aussi, comme terme didactique, de la Grandeur linéaire ou angulaire servant à mesurer un phénomène.
- Amplitude d’une oscillation. Amplitude du jet, d’un projectile. L’intensité du son dépend de l’amplitude des vibrations.
AMPOULE n. f.
- Petite fiole renflée se terminant en pointe.
- La sainte ampoule, Fiole où l’on conservait l’huile qui servait à l’onction des rois de France, dans la cérémonie du sacre.
- Par analogie, il désigne des Appareils de verre servant à l’éclairage, la lumière étant produite par l’incandescence dans le vide de fils dans lesquels circule un courant.
- Ampoule électrique.
- Il se dit aussi, en termes de Médecine, de Petites tumeurs formées par des sérosités accumulées sous l’épiderme.
- Il lui est venu une ampoule à la main. Il a des ampoules, de grosses ampoules aux mains, sous les pieds.
- Il se dit encore, en termes de Botanique, des Renflements qu’on observe sur la tige des plantes aquatiques.
AMPOULé adj.
- Qui est enflé. Il ne se dit qu’au figuré et seulement en parlant des Paroles ou des écrits qui ont de l’exagération.
- Discours ampoulé. Style ampoulé. Vers ampoulé. éloge ampoulé.
AMPUTATION n. f.
- Chirurgie. Action d’amputer.
- Amputation d’un bras. Il n’a été sauvé que par l’amputation de sa jambe. Les chirurgiens opinèrent pour l’amputation.
AMPUTER v. tr.
- Chirurgie. Enlever, à l’aide d’instruments tranchants, un membre, une partie du corps.
- Amputer une jambe.
- Par extension,
- Amputer un blessé. Son participe passé s’emploie comme nom.
- Un amputé, Un homme qui a subi une amputation.
AMULETTE n. f.
- Figure ou objet portatif auquel on attache une confiance superstitieuse.
- Porter une amulette sur soi pour se préserver de la mort, des dangers, etc.
AMURE n. f.
- Marine. Manoeuvre, cordage servant à fixer le coin d’une basse voile opposé à celui qui est attaché à la vergue, du côté du vent.
-
- Avoir les amures à tribord, à bâbord, se dit Quand la voilure est disposée pour recevoir le vent par la droite ou par la gauche. On dit de même
- Prendre les amures à tribord, à bâbord; changer d’amures.
AMURER v. tr.
- Marine. Tendre, raidir plus ou moins l’amure d’une voile, afin de présenter celle-ci selon l’angle qu’elle doit former avec le vent.
- Amurer une voile.
AMUSABLE adj. des deux genres
- Qui peut être amusé.
- Cet homme-là n’est plus amusable.
AMUSANT adj.
- Qui amuse, qui divertit.
- C’est un esprit amusant. C’est la personne du monde la plus amusante. C’est un homme d’une conversation amusante. Un livre amusant. Une comédie amusante.
AMUSEMENT n. m.
- Ce qui amuse.
- Doux amusement. Amusement innocent. La musique est pour lui un amusement et non pas une occupation. On lui a procuré toutes sortes d’amusements.
- Il signifie quelquefois Perte de temps, retardement.
- Pas tant d’amusement, allez vite où je vous ai dit.
- Il signifie aussi Tromperie, promesses trompeuses.
- Tout ce que vous me dites là n’est qu’un
-
- amusement. Je suis las de tant d’amusements. Ce sens a vieilli.
AMUSER v. tr.
- Divertir par des choses agréables.
- En attendant le souper, on amusa la société par un concert. C’est un homme qui a l’art d’amuser agréablement ceux qui vont chez lui. Amuser des enfants.
- Il signifie aussi Repaître de vaines espérances.
- Il l’amuse de belles paroles. Il y a trois ans qu’il l’amuse de la sorte.
- Amuser signifie encore Occuper en faisant perdre le temps.
- Amuser quelqu’un. Il ne faut rien, il ne faut qu’une mouche pour l’amuser. Il vous amuse pour vous tromper. Amuser l’ennemi.
- Prov. et fig.,
- Amuser le tapis, Parler de choses vaines et vagues, pour faire passer le temps.
- Il sait amuser le tapis. C’est pour amuser le tapis. Cette locution signifie aussi Dire beaucoup de paroles, dans une affaire, sans arriver au fait.
- Pendant une heure il n’a fait qu’amuser le tapis.
- S’amuser signifie Prendre plaisir à quelque chose.
- Je me suis beaucoup amusé à ce spectacle.
- S’amuser à signifie S’occuper par simple divertissement et pour ne pas s’ennuyer.
- Il s’amuse depuis quelque temps à faire des expériences de physique. C’est perdre son temps que de s’amuser à faire des vers, quand on n’a point de talent pour la poésie.
- Fam.,
- à quoi vous amusez-vous de parler à un fou? De quoi vous avisez-vous, etc.? On dit aussi
- Ne vous amusez pas à le plaisanter, il n’entend pas raillerie.
- Prov. et fam.,
- S’amuser à la moutarde, S’arrêter à des bagatelles, à des choses inutiles.
-
- S’amuser de quelqu’un, Se moquer de lui.
-
- S’amuser de peu de chose, Trouver facilement à se divertir, à se distraire.
- Employé absolument, S’AMUSER signifie quelquefois Perdre le temps.
- Ne vous amusez pas, on vous attend. Il s’est amusé en route. Il signifie encore Se livrer aux plaisirs.
- à force de s’amuser, il a ruiné sa santé. fig.
AMUSETTE n. f.
- Petit amusement.
- Les poupées sont des amusettes d’enfants. Il regarde cela comme des amusettes. Ce n’est pour lui qu’une amusette. Il est familier.
AMUSEUR n. m.
- Celui qui amuse. Il ne s’emploie qu’avec une nuance défavorable.
- Cet écrivain, avec tout son succès, n’est qu’un amuseur.
AMUSOIRE n. f.
- Moyen d’amuser, de distraire.
- Cela n’est pas sérieux, ce n’est qu’une amusoire. Il est familier et très peu usité.
AMYGDALE n. f.
- Anatomie. Chacune des deux glandes, en forme d’amande, qui sont aux deux côtés de la gorge, sous la luette.
- Avoir les amygdales enflées. Enlever les amygdales.
AMYGDALITE n. f.
- Médecine. Inflammation des amygdales.
AMYGDALOïDE n. f.
- Minéralogie. Pierre qui, au milieu d’éléments d’une autre nature, renferme des parties ayant la forme d’une amande.
AMYLACé adj.
- T. didactique. Qui ressemble à l’amidon.
- Fécule amylacée.
AN n. m.
- Temps que met la terre à accomplir une révolution autour du soleil et qui se divise en douze mois.
- Après un an entier. Après un an révolu. Au bout de l’an il arriva que... Le premier jour de l’an. Le nouvel an. L’an passé. L’an dernier. L’an prochain. Il y a deux ans, trois ans, etc. Au bout de cinquante ans. Il n’a pas encore vingt- cinq ans accomplis. Il a dix ans de service.
- An tend de plus en plus à être remplacé par son synonyme année (Voyez ce mot). Il n’existe plus que dans quelques expressions.
-
- Dès ses jeunes ans, Dès sa première jeunesse.
-
- Dans ses vieux ans, sur ses vieux ans, Dans sa vieillesse. On dit quelquefois absolument
- Les ans, L’âge en général.
- La fleur des ans. Le poids, le fardeau des ans. L’injure, l’outrage des ans.
-
- Service de bout de l’an, ou simplement
- Bout de l’an, Le service qu’on fait dans une église pour une personne, un an après sa mort.
-
- L’an du monde; l’an de grâce, l’an du salut, l’an de Notre-Seigneur, l’an de l’Incarnation, Formules dont on se sert, suivant qu’on suppute les temps par rapport à la création du monde ou à la naissance de JéSUS-CHRIST.
-
- An premier, an deux, an trois, etc., se disait particulièrement des Années de l’ère républicaine des Français, commencée le 22 septembre 1792.
- La Constitution de l’an III, de l’an VIII. Le 16 floréal an IV ou
- de l’an IV.
- Prov. et fam.,
- Je m’en soucie, je m’en moque comme de l’an quarante, Cela m’est complètement indifférent.
-
- Le Jour de l’An, Le premier jour de l’an.
-
- Bon jour et bon an. Façon de parler proverbiale et populaire, employée pour saluer les personnes, la première fois qu’on les voit, dans les premiers jours de chaque année.
-
- Bon an, mal an, Compensation faite des mauvaises années avec les bonnes.
- Bon an, mal an, ce pré lui rapporte tant de foin. Bon an, mal an, sa terre lui vaut dix mille francs de rente.
-
- Par an, Chaque année.
- Sa terre lui rapporte tant par an.
- En termes de Jurisprudence,
- An et jour, L’année révolue et un jour par delà.
- Prescription de l’an et jour.
ANA n. m.
- Terminaison empruntée à un suffixe pluriel neutre latin et ajoutée au nom d’un auteur pour indiquer un Recueil de ses pensées détachées, de ses observations, de ses bons mots, ou des pensées, des anecdotes qu’il a recueillies.
- Le Ménagiana. Le Boloeana.
- Il s’emploie souvent isolé, pour désigner un Recueil de ce genre.
- C’est un ana. Défiez- vous des faiseurs d’ana. Cela traîne dans tous les ana.
ANABAPTISME n. m.
- Doctrine hérétique qui soutient qu’on ne doit pas baptiser les enfants avant l’âge de raison, ou qu’à cet âge il faut les baptiser de nouveau.
ANABAPTISTE n. m.
- Celui qui est partisan de l’anabaptisme.
ANACARDE n. m.
- Fruit de l’anacardier.
ANACARDIER n. m.
- Botanique. Arbre de la famille des Térébinthacées originaire des Indes.
ANACHORèTE n. m.
- Religieux qui vit seul dans un désert.
- Les anachorètes de la Thébaïde. Un saint anachorète. Un repas d’anachorète.
- Il signifie par extension Celui qui vit loin du monde.
- Ce savant est un anachorète. Il mène une vie d’anachorète.
ANACHRONISME n. m.
- Faute contre la chronologie.
- Virgile s’est permis un anachronisme en supposant énée contemporain de Didon.
- Il se dit, par extension, de Toute erreur qui consiste à attribuer des usages, des idées, etc., aux hommes d’une époque où ces idées, ces usages n’étaient pas encore connus.
- Les peintres italiens ont fait beaucoup d’anachronismes dans le costume. C’est un véritable anachronisme que de prêter des discours chevaleresques à un Athénien, à un Romain.
ANACOLUTHE n. f.
- Grammaire. Tournure de phrase par laquelle on abandonne une construction commencée pour en prendre une autre.
ANACRéONTIQUE adj. des deux genres
- Littérature. Qui a le ton, la manière des pièces d’Anacréon, en parlant d’un certain
genre de poésie.
-
- Vers anacréontiques. Ode anacréontique. Poésies anacréontiques. Pièce anacréontique. Genre anacréontique.
ANAéROBIE adj. des deux genres
- Biologie. Qui vit sans air atmosphérique.
ANAGLYPHE OU ANAGLYPTE n. m.
- Antiquité. Ouvrage sculpté en relief.
ANAGRAMME n. f.
- Transposition des lettres qui composent un mot, un nom, disposées de telle sorte qu’elles forment un ou plusieurs autres mots ayant un autre sens.
- Faire une anagramme. Les mots Roma, amor; rance, ancre,
- etc., sont des anagrammes les uns des autres.
ANAGYRIS n. m.
- Botanique. Arbrisseau de la famille des Légumineuses, dont les feuilles purgent violemment et dont l’écorce et le bois sont très fétides.
- L’anagyris croît dans les pays chauds. On le nomme aussi
- Bois puant.
ANAL adj.
- Anatomie. Qui a rapport à l’anus.
- Fonctions anales. Région anale.
ANALECTES n. m. pl.
- Fragments choisis d’un ou de plusieurs auteurs.
ANALEPTIQUE adj. des deux genres
- Médecine. Qui rend des forces aux convalescents.
- Traitement analeptique. Substantivement,
- Le salep, les gelées, etc., sont des analeptiques.
ANALGéSIE OU ANALGIE n. f.
- Médecine. Insensibilité à la douleur physique.
ANALGéSIQUE adj. des deux genres
- Médecine. Qui produit l’analgésie. Substantivement,
- L’aspirine est un analgésique.
ANALOGIE n. f.
- Sorte de rapport, de ressemblance dans l’ordre physique, intellectuel ou moral qui existe à certains égards entre deux ou plusieurs choses différentes.
- Analogie frappante, remarquable, évidente. Faible, vague analogie. Indiquer, relever les analogies et les différences. Il y a de l’analogie entre l’homme et l’animal, parce que tous deux ont le mouvement et la vie. Cette langue a beaucoup d’analogie avec telle autre. Il y a entre ces deux récits des analogies de temps et de circonstances, qui font soupçonner que c’est le même fait diversement raconté. Ces deux hommes se sont liés par l’analogie de leur caractère et de leurs goûts.
-
- Raisonner par analogie, Former un raisonnement fondé sur les ressemblances ou les rapports d’une chose avec une autre. On dit de même
- Conclure, juger par analogie. être guidé par l’analogie. L’analogie est souvent trompeuse. Le fil de l’analogie, etc.
- Il se dit particulièrement, en termes de Grammaire, du Rapport qu’ont entre eux certains mots ou certaines lettres.
- Il y a de l’analogie entre le B et le P, consonnes labiales, le D et le T, consonnes dentales, etc. Les mots nouveaux ne s’introduisent d’ordinaire qu’à l’aide de l’analogie.
ANALOGIQUE adj. des deux genres
- Qui repose sur l’analogie.
- Raisonnement analogique.
ANALOGIQUEMENT adv.
- Par analogie.