Dictionnaire universel d'histoire et de géographie Bouillet Chassang - AE

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Sommaire

Æ, [modifier]

Cherchez par E les art. qui ne seraient pas ici.

ÆA, [modifier]

île et v. de Colchide, à l’embouchure du Phase. C’est là que la Fable place la résidence du roi Æétès et de Circé, sa sœur, ainsi que l’histoire de la Toison d’Or.-Anc. île de la mer de Toscane, réunie depuis à la terre ferme, forma le Circeium promontoriunt. On y place aussi la résidence de Circé.

AÈDES, [modifier]

c. -à-d. en grec chantres, nom sous lequel on désigne les premiers poëtes de la Grèce, surtout ayant Homere. La plupart venaient de Thrace et étaient prêtres. Les plus célèbres sont Orphée, Linus. Musée, Eumolpe, et plus tard Thamyris, Phémius, Démodocus qui sont nommés avec honneur par Homère dans l’Odyssée. A la différence des rhapsodes, qui récitaient les poésies des autres, les Aèdes chantaient leurs propres poésies, en s’accompagnant de la cithare ou de la lyre.

ÆDESIUS, [modifier]

philosophe néoplatonicien du IVe siéc. de de notre ère, né en Cappadoce, étudia sous Jamblique et forma à Pergame une école célèbre, d’où sortirent Chrysanthe, Maxime d’Éphèse et Julien. Il prétendait avoir commerce avec les dieux. Il mourut dans un âge avancé. On trouve dans Eunape de curieux détails sur ce philosophe.

ÆÉTÈS, [modifier]

roi de Colchide, fils du Soleil et de Persa, frére de Circé, fut père de Médée et d’Absyrte. Il régnait à Æa du temps de l’expédition de Jason, et fut tué dans un combat livré sur le Pont-Euxin à la flotte des Argonautes.

ÆGADES INSULAÆ. [modifier]

V. ÉGADES.

ÆGÆ ou ÈGES, [modifier]

nom de plusieurs v. grecques. Les plus connues sont : une v. de Macédoine, sur l’Erigon, à 35 kil. N. O. de Pella, - et une v. d’Achaïe, sur le golfe de Corinthe, à l’embouchure du Crathis, l’une des 12. qui formèrent dés l’origine la Confédération achéenne. Elle fut détruite de bonne heure par une inondation. V. ÆGIRA.

ÆGIDIUS, [modifier]

dit aussi le comte Gilles, était grand maître de la milice romaine dans les Gaules vers le milieu du Ve siècle, et s’y était formé un petit État indépendant qui comprenait Beauvais, Soissons, Amiens, Troyes, Reims et leurs territoires. Childéric ayant été chassé du trône en 457, Ægidius fut choisi pour chef par les Francs, et sut maintenir son autorité pendant sept années ; mais les guerres continuelles qu’il avait à soutenir et la dureté de son gouvernement lui ayant aliéné les esprits, les Francs l’abandonnèrent pour se rallier à Chilpéric. Ægidius se retira à Soissons, qui lui était resté fidèle. Il y mourut en 464, laissant à son fils Syagrius les débris de ses États. Pour les autres Ægidius. V. GILLES et COLONNE.

ÆGIRA, [modifier]

Paleocastro, v. et port d’Achaïe, une des 12 villes confédérées, reçut les habitants d’Ægoe, quand cette ville eut été ruinée par l’inondation.

ÆGIRCIUS, [modifier]

riv. d’Aquitaine, auj. le GERS. [ÆGIUM,] Vostitza, v. d’Achaïe sur le golfe de Corinthe, une des 12 de la confédération et celle où se tenaient les assemblées générales de la Ligue. C’est là que mourut Aratus. Ruines.

ÆGOS-POTAMOS [modifier]

(c’est-à-dire fleuve de la chèvre), auj. Indjé-limen ou Galata petite riv. de la Chersonèse de Thrace, tombait dans l’Hellespont à quelques kil. au N. de Sestos. C’est à l’embouchure de cette riv. que Lysandre gagna sur les Athéniens l’an 405 av. J.-C., la victoire navale qui mit fin à la guerre du Péloponèse.

ÆLANA ou AILATH, [modifier]

auj. Akaba-el-Mesrim, anc. v. de l’Arabie-Pétrée, sur la mer Rouge, au fond d’un petit golfe que cette mer forme au N. E. et qui recevait de là le nom d’Ælanites sinus. C’est un des ports d’où partaient les navires de Salomon.

ÆLIA CAPITOLINA, [modifier]

nom donné à Jérusalem par Adrien (AElius Adrianus), après qu’il l’eut rebâtie en y élevant un temple à Jupiter Capitolin.

ÆLIUS SEXTUS CATUS, [modifier]

jurisconsulte romain, fut successivement édile, consul et censeur. Étant édile, 2190 ans av. J.-C., il divulgua les formules du droit, dont les patriciens s’étaient, jusque-là réservé la connaissance : la partie du droit qu’il fit connaltre prit de lui le nom de Droit Élien.

ÆMILIA, ÆMILIUS. [modifier]

V. ÉMILIE, ÉMILE.

ÆMODÆ INSULÆ, [modifier]

auj. les îles SHETLAND.

ÆMONA, [modifier]

v. de l’anc. Germanie, auj. LAYBACH.

ÆNARIA, [modifier]

auj. Ischiar île volcanique de la Méditerranée, dite aussi Pithécuse et Inarime. Sources chaudes. C’est sous cette île, selon la Fable, que Typhée fut enseveli après avoir été foudroyé.

ÆNEAS. [modifier]

V. ÉNÉE. - ÆNEAS SYLVIUS. V PIE II.

ÆNÉSIDÈME, [modifier]

philosophe sceptique de Cnosse en AFFR - 21 - AFRA Crète, vivait à Alexandrie à la fin du 1°’siècle av. J.-C. Il renouvela le pyrrhonisme, reproduisit sous des formes plus rigoureuses les tropes ou motifs de doute des sceptiques, et attaqua l’idée de cause. I1 avait écrit 8 livres de Discours sceptiques, dont il ne reste que des extraits, conservés par Sextus Empiricus et Photius.-Gottl.-Ern. Schulze, philosophe sceptique allemand, a pris le nom d’Aenésidème dans plusieurs de ses écrits, par allusion à la doctrine que professait le philosophe grec.

ÆNOS, [modifier]

v. de Thrace, à l’emb. de l’Hèbre. V. ÉNOS.

ÆPINUS (Fr.-Marie-Ulrich-Théod.), [modifier]

célèbre physicien, né en 1724, à Rostock mort en 1802 àDorpat en Livonie, enseigna la physique à St-Pétersbourg. Il s’est surtout occupé d’électricité, et a beaucoup avancé cette partie de la science en y appliquant le calcul avec un grand succès. On a de lui Tentamen theorias electricitatis et magnetismi, 1759 (Pétersbourg, 1 vol. in-4), dont Haüy a donné un Abrégé en 1787 ; Réflexions sur la distribution de la chaleur sur la surface de la terre, en latin, trad. en français, par Raoult, de Rouen ; Recherches sur la tourmaline, 1762, et d’intéressants Mémoires fournis à l’Académie de St-Pétersbourg. AERSCHOOT, v. de Belgique (Brabant mérid.), à 15 kil. N. E. de Louvain, sur la Demer ; 4232 hab. Titre de comté dès le XIe siècle, elle fut érigée en duché en 1533, après avoir passé par mariage dans la maison de Croï.

AERSCHOOT (Phil. de CROÏ, duc d’). [modifier]

Il refusa d’entrer dans la confédération des nobles du Brabant contre Philippe II, roi d’Espagne, et même s’arma contre eux. Il fut nommé en 1577 burgrave d’An-vers, et bientôt après stathouder de Flandre. Ayant échoué dans ses efforts contre la maison d’Orange, il se retira à Venise, où il mourut en 1595.

ÆSIS, [modifier]

auj. l’Esi ou Esino, petite riv. d’Italie, séparait le Picenum de l’Ombrie, arrosait une ville d’.Hsis, et tombait dans l’Adriatique.

ÆTHALIA ou ILVA, [modifier]

auj. l’île d’ELBE.

AÉTIUS, [modifier]

hérésiarque du iv° siècle, chef des Aetiens, né à Antioche, enseignait que le fils de Dieu n’est pas semblable à son père, renouvelant en cela les erreurs d’Arius. Condamné dans plusieurs conciles, il fut exilé par Constance. Julien le rappela. Il mourut à Constantinople en 366.

AÉTIUS, [modifier]

l’un des plus grands généraux des derniers temps de l’empire romain, vivait sous Valentinien 11I, empereur d’Occident. Il défendit long-temps les Gaules contre les invasions des Francs, des Bourguignons et autres barbares, puis il réunit ces peuples contre Attila, qu’il tailla en pièces dans les champs Catalauniques (près de Châlons), 451. Il eut avec le comte Boniface des démêlés sanglants, qui eurent pour résultat d’attirer les Vandales en Afrique (V. Boffisica) ; il tua ce général de sa propre main dans un combat qu’il lui livra en Italie. Aétius fut lui-même assassiné par Valentinien, jaloux de sa gloire et de sa popularité, 454.

AÉTIUS, médecin grec, [modifier]

d’Amide., sur le Tigre exerçait dans Alexandrie vers la fin du Ve siècle. IÎ est auteur du Tetrabiblos, vaste compilation en 4 parties qui ont été subdivisées en 16 livres, et où il avait mis à contribution les plus grands médecins des âges antérieurs. On n’en a imprimé que les 8 premiers livres, Venise, 1534 ; il a été trad. en entier en latin par Cornaro et Montana, Ven., 1542.