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Vignettes :
- ↑ Voyez les Mémoires de Coulanges, p. 228, et l’article de la Gazette du 10 février 1691, daté de Rome le 20 janvier.
- ↑ Le nom de Chubere (Chubère ou Chuberé?), et les deux suivants : Durye, Guilbert, se trouvent dejà dans la lettre de Coulanges à Lamoignon du 10 décembre précédent, tome IX, p. 602 et 603.
- ↑ Sans doute celui dont il a été question au tome III, p. 367, note 23.
- ↑ Le petit marquis de Vins.
- ↑ La Gazette (p. 263) nous montre encore vers le milieu de mai 1691, le marquis de Vins guerroyant contre les Barbets, et remportant sur eux un avantage signalé. Il eut en cette occasion un cheval tué sous lui.
- ↑ Voyez la lettre de Mme de Sévigné à Bussy du 12 juillet suivant, p. 31.
- ↑ Cette lettre est une de celles qu’il est le plus difficile de lire dans l’original. La plume était si mauvaise, que l’écriture est presque indéchiffrable. (Note de l'édition de 1820.)
- ↑ C’est ainsi que le mot est écrit dans l’original.
- ↑ Alexandre VIII mourut le 1er février, sur les six heures du soir : voyez la Gazette du 17 et celle du 24 Février 1691. « Trois jours avant sa mort, dit Coulanges (Mémoires, p. 230 et 231),... il convoqua dans sa chambre une assemblée de douze des plus anciens cardinaux .... et après qu’ils se furent assis, lui étant dans son lit, habillé de ses habits pontificaux, avant de faire lire la constitution qu’il avoit méditée depuis longtemps, et dont il vouloit leur faire part, pour marquer son improbation sur ce qui s’étoit passé dans l’assemblée du clergé de France, tenue en 1682, il fit un assez long discours en latin, qu’il commença par ces paroles : Deficiunt vires, sed non deficit animus. Il parla avec toute la majesté d’un grand pape, la fermeté d’un jeune homme, et l’éloquence d’un habile Vénitien, pour leur faire connoître qu’il ne pouvoit résister plus longtemps au scrupule que lui causoit le silence qu’il avoit gardé jusqu’alors, dans l’espérance dont il s’étoit flatté de voir rétablir toutes choses en France sur le pied où elles étoient avant le pontificat de son prédécesseur, et avant cette assemblée du clergé ; mais qu’en étant frustré, il se croyoit obligé, en conscience, de faire, avant de mourir, une constitution qui marquât à quel point il improuvoit ce qui s’étoit passé. »
- ↑ La Gazette du 24 février annonce que « le cardinal de Bouillon et le cardinal d’Estrées sont partis pour se rendre en Provence, où le cardinal de Bonzi et le cardinal le Camus doivent se trouver, pour s’embarquer ensemble et se rendre à Rome. »
- ↑ Le pape Alexandre VIII « fut assez libéral envers les pauvres et beaucoup trop envers ses proches, qu’il se hâtait d’enrichir à cause de son grand âge.... Il distribua en mourant à ses neveux tout ce qu’il avait amassé d’argent, ce qui fit dire à Pasquin qu’il aurait mieux valu pour l’Église être sa nièce que sa fille. » (Biographie universelle, 1811.) — Innocent XII, successeur d’Alexandre VIII, tint une conduite tout opposée ; il disait que ses neveux étaient les pauvres ; il en fit mettre cinq mille dans le palais de Saint-Jean de Latran, et il assigna des fonds pour leur entretien.
- ↑ La fontaine que fit réparer le pape Alexandre VIII très-peu de temps avant sa mort, est celle de S. Pietro in Montorio, sur le Janicule. On y voit ses armes, et au—dessous une inscription latine de huit lignes, qui explique la nature des réparations.
- ↑ Armand, né le 28 décembre 1690, mort le 28 avril suivant. — La fille à marier dont Coulanges parle un peu plus loin est la petite Lamoignon dont il a été question au tonne VIII, p. 360 et note 23, et qui épousa le marquis de Poissy deux ans après : voyez la lettre de Coulanges du 24 mai 1694.
- ↑ Louis-Charles, prince de Courtenay, né en 1640, mort en 1723. Sur cet avant-dernier chef d’une « branche de la maison royale, légitimement issue du roi Louis le Gros, » et sur sa famille, voyez les Mémoires de Saint—Simon, tome XIII, p. 180 et suivantes.
- ↑ Voyez les Mémoires de Coulanges, p. 225.
- ↑ Chevigny. Voyez tome IV, p. 358, note 3.
- ↑ Lettre 1316 (revue sur l’original). Cette lettre est de la main d’un secrétaire, la signature seule est du comte de Grignan. Elle ne porte point de suscription, mais il est permis de conclure et de son contenu et de ce qui est dit dans la lettre suivante de Mme de Grignan, qu’elle est adressée à Pontchartrain , alors ministre de la marine.
- ↑ La Gazette en divers endroits (p. 78, 103, 417) désigne aussi cette sorte de peste, dont il a été question plus haut, dans la lettre de Coulanges à Lamoignon, p. 2, par le nom du « mal contagieux. »
- ↑ « Pêcherie faite de câbles et de filets, pour prendre des thons, qui occupe près d’un mille en carré, dont il est parlé dans l’Ordonnance de la marine. » (Dictionnaire de Trévoux.)
- ↑ Mazargues, près de Marseille. Voyez la lettre suivante, et en outre tome V, p. 43, fin de la note II, et plus loin la lettre de Mme de Grignan à Mme de Coulanges du 5 février 1703.
- ↑ LETTRE 1317 (revue sur l’autographe). — Pierre-Cardin le Bret, sieur de Flacourt, Pantin, etc., conseiller au grand conseil en 1668, maître des requêtes en 1676, intendant à Limoges en 1681, de Dauphiné en 1683, de Lyon en 1686, de Provence en 1687, et premier président du parlement d’Aix depuis 1690 (voyez tome IX, p. 572, note 23). Il mourut en mars 1710. — Il avait épousé Marie Veideau de Grandmont, fille de François, seigneur de Saint-Lubin, conseiller au parlement, et de Marie Courtin. Moréri ne lui donne qu’un fils, qui lui succéda en Provence, et une fille, Marie, qui fut mariée à Antoine-François Meliand, conseiller d’Etat.
- ↑ Petite ville et port de mer, à cinq lieues sud-est de Marseille.
- ↑ Lettre 1318. — Voyez ci-dessus, p. 5.
- ↑ La ville de Nice avait été prise le 26 mars, et la citadelle avait capitulé le 2 avril ; la garnison en était sortie le 5. Voyez le Journal de Dangeau, au 8 avril 1691, et la Gazette du 14.
- ↑ Cette épître fait partie du recueil indiqué dans la note 6 de la lettre du 17 décembre précédent (tome IX, p. 606). Cette pièce n’offre rien de remarquable ; le duc y élève jusqu’aux nues le poëte le Clerc, qui serait depuis longtemps oublié, si Racine ne lui avait fait l’honneur de le nommer dans l’épigramme qui commence par ce vers:
Entre le Clerc et son ami Coras, etc.
(Note de l’édition de 1818.) — Michel le Clerc, né à Albi, auteur d’une Virginie Romaine et d’une Iphigénie pour laquelle Coras lui avait fourni une centaine de vers, entra à l’Académie le 26 juin 1662, et mourut le 8 décembre 1691.
- ↑ C’est-à-dire « c’est excellent. » Voyez tome V, p. 506, note 6.
- ↑ Voici le passage de la chanson du duc de Nevers où se trouvent les deux vers que cite Mme de Sévigné:
Le vin le plus fin
Et le nectar de la Toscane,
Verdée et Carmignane,
Et Mont-Alcin,
Sur la membrane de leurs sens
Font des sillons charmants.
(Note de l’édition de 1818.) La chanson tout entière est citée dans les Mémoires de Coulanges, p. 223 et 224. — Voyez le traité de l’Homme de Descartes (édition de M. Cousin), tome IV, p. 396 et suivantes,
- ↑ Cet opéra, représenté avant la mort d’Alexandre VIII, était de son neveu, Pierre Ottoboni, fait cardinal par lui à l’âge de vingt-deux ans et trois mois. Christophe Colomb en était le héros. (Coulanges donne à cet égard des détails curieux ; il cite dans ses Mémoires (p. 227 et 228) les vers qui avaient plu à Mme de Sévigné, et qui ne manquent point d’originalité :
L’un d’un gosier tranchant, sur des tons glapissants,
Tire tout au plus haut la chanterelle humaine,
Et l’autre à même temps,
De son agilité voulant faire parade,
De cent croches ne fait qu’une seule tirade.
(Note de l’édition de 1818.)
- ↑ Le duc de Nevers avait deux fils : l’aîné, Philippe-Jules—François Mazarini Mancini, né en octobrc 1676 et qui devint duc de Nevers ; l’autre, né récemment, le 2 mars 1690, Jacques-Hippolyte, qui porta le titre de marquis Mancini.
- ↑ « A quoi bon? » Il semble bien du moins que Mme de Sévigné prend ici dans ce sens, devenu assez ordinaire dans l'usage familier, ces mots, que nous avons traduits plus exactement au tome IX, p. 85, note 9.
- ↑ Le duc et la duchesse de Nevers étaient partis de Rome le dernier jour de mars. Voyez les Mémoires de Coulanges, p. 238, et ci-après, p. 16, la note 16 de cette lettre.
- ↑ « Le Roi .... alla se promener à l’entour de la place, et fut assez longtemps à demi-portée du mousquet. Une de nos vedettes l’arrêta ; on lui dit : « Est-ce que tu ne connois pas le Roi? — Je le connois bien, répondit le cavalier, mais ce ne devroit pas être lui qui vint si avant. » (Journal de Dangeau, au 21 mars 1691.) — Mons se rendit le 9 avril.
- ↑ 11. « On amena au Roi, à son dîner, un officier de l’artillerie des ennemis qui vouloit se jeter dans Mons .... Il y avoit trois jours qu’il étoit dans le camp, et avoit fait beaucoup de tentatives pour entrer ; mais tous les postes sont si bien gardés qu’il n’avoit pu y réussir. Le Roi l’a fort interrogé; il dit qu’il devoit commander l’artillerie dans Mons. Il a fort assuré le Roi qu’il ne prendroit pas la place sans donner bataille. Le Roi lui a répondu fort froidement : « Monsieur, nous sommes ici pour cela. » (Journal de Dangeau, au 23 mars 1691.)
- ↑ 12. Allusion à l’épître, mentionnée plus haut (p. 8), adressée par le duc de Nevers à la duchesse de Bouillon sa sœur, sur la permission qu’elle venait d’obtenir de rentrer en France. Il disait en parlant du duc de Cbaulnes : Notre illustre ambassadeur, Avec éclat, avec grandeur, Soutient l’identité du plus grand roi du monde. (Note de l’edition de I818.) — Voyez les Mémoires de Caulanges, p. 226.
- ↑ 13. « Avide de renommée. » Mme de Sévigné dans une lettre antérieure a appliqué ces mots à son fils : voyez tome II, p. 230.
- ↑ Elle ne revint de cette maladie que pour tomber en enfance. Elle mourut trois ans après : voyez la lettre à Mme de Guitaut du 25 avril 1694.
- ↑ Il paraît que Coulanges n’habita pas longtemps le Temple, car en 1695 il demeurait rue des Tournelles. Voyez la lettre du 21 janvier de cette année-là. (Note de l’édition de 1818.)
- ↑ Coulanges envoya de Rome à la duchesse de Nevers ce triolet, imité du joli triolet de Ranchin. Le dernier jour du mois de mars Fut le dernier jour de ma vie : Diane, à six heures trois quarts, Le dernier jour du mois de mars, Quitta le séjour des Césars, Pour retourner en sa patrie : Le dernier jour du mois de mars Fut le dernier jour de ma vie. (Note de l’édition de 1818.) ·
- ↑ Le cardinal de Bouillon était arrivé à Rome, d’après la Gazette, le 25 mars, d’après Coulanges, le 29. Il y avait amené avec lui l’abbé de Polignac, dont il fit son premier conclaviste d’honneur. Voyez la Gazette du 28 avril et les Mémoires de Coulanges, p. 237 et 238.
- ↑ Pauline. Voyez tome IX, p. 364.
- ↑ Jean-François-Paul, duc de Lesdiguières, né en 1678. Il épousa en 1696 Louise-Bernardine de Durfort Duras, et mourut sans postérité le 6 octobre 1703. « Une assez courte maladie l’emporta à Modène. Il s’étoit extrêmement distingué et fait aimer et estimer en Italie. Le Roi le regretta fort. Il étoit brigadier, et pour aller rapidement à tout par sa valeur et son application. Ce fut une véritable perte pour sa famille et pour celle où il étoit entré. C’étoit un homme doux, modeste, gai, mais qui se sentoit fort et qui n’avoit pas plus d’esprit qu’il n’en falloit pour plaire et réussir à notre cour. Fort honnête homme et fort magnifique, il vivoit très-bien avec sa femme, qui en fut fort affligée. Le vieux Canaples se sut bon gré alors de n’avoir jamais voulu renoncer à cette succession, qui le fit duc de Lesdiguières. » (Mémoires de Saint-Simon, tome IV, p. 184.)
- ↑ Vovez tome IX, p. 532, note 6.
- ↑ Le duc de Nevers avait adressé au comte du Charmel, sur sa retraite de la cour (voyez la lettre du 15 août 1688, tome VIII, p. 169, note 2) une épître qui a été imprimée dans le Recueil de pièces curieuses, la Haye, 1694, tome II, p. 327.