Discuter:Dictionnaire universel d'histoire et de géographie Bouillet Chassang/transfert Wikipédia-OCR/A

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Sommaire

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  • AI. V. AY.
  • AIA SOLOUK, Éphèse, v. de la Turquie asiatique, à 118 kil. S. E. de Smyrne, importants au moyen âge, dépeuplée auj. Antiquités.
  • AIAS, Aiazzo, Issus, Adjacium, Nicopolis, v. et port d'Anatolie, au coude N. E. de la Méditerranée; très-commerçante au moyen âge. V. Issus.
  • AÏBAR. Y. AYBAR.
  • AICHAH, 2° femme de Mahomet, et fille d'Abou-Bekr, morte à la Mecque en 677, était d'une grande beauté. Elle combattit avec violence le parti d'Ali. Les Musulmans lui donnent le titre de prophétesse.
  • AIDES, couR DES AIDES. Y. ces mots au Diction¬naire universel des Sciences, des Lettres et des Arts.
  • AIDIN, v. de Turquie (Anatolie), ch.-l. du livah de Guzei-Hissar, à 60 kil. S. de Smyrne. Grand commerce avec Smyrne, à laquelle l'unit un chemin de-fer; fruits secs très-estimés.
  • Aigle. Cet oiseau, emblème de la force et de la majesté, a figuré de tout temps comme symbole des peuples des rois et des armées. Il se voyait sur les étendards des rois de Perse et des Ptolémées d'Égypte. Sous la république romaine (depuis Marius) et sous l'empire, l'aigle surmontait lés enseignes des lé¬gions. Charlemagne adopta le même signe, et après lui les empereurs d'Allemagne. Napoléon I le reprit en 1804; il fut rétabli sur nos drapeaux en 1852. 11 avait été aussi adopté par l'ordre teutonique et la Pologne; il figure encore, sous différentes formes, dans les armes d'Autriche, de Russie, de Prusse, de Pologne, de Sicile, d'Espagne, de Sardaigne, etc.; l'Autriche, la Russie et la Prusse portent l'aigle à deux têtes. Il y a en Prusse deux ordres de ce nom, l'un de l'Aigle-Noir, -l'autre de l'Aigle-Rouge. Le l°°, fondé en 1701, est porté par les membres de la famille royale et les grands du royaume : on ne peut l'obte¬nir qu'après avoir été en possession du second. Celui-ci, fondé en 1705 par le prince de Bayreuth pour les sujets de son margraviat, ne devint ordre prus¬sien qu'après la cession du margraviat à la Prusse, en 1790.—L'ordre de l'Aigle-Blanc, en. Pologne, fut institué en 1705 par Auguste II. Il a été récemment réuni aux ordres impériaux de Russie.-Le Wur¬temberg possède depuis 1702 un ordre de l'Aigle-d'Or, et le duché de Modène eut, depuis 1856, un ordre de l'Aigle-d'Este
  • AIGLE (L'), Aquila en latin moderne, jolie petite v. du dép. de l'Orne, ch.-l. de c., à 35 kil. N. E. de Mortagne; 5454 hab. Ville industrieuse, célébre par ses fabriques d'épingles et d'aiguilles.
  • AIGNAN, ch.-l. de c. (Gers), à 36 kil. N. O. de Mirande; 657 hab. Église gothique.
  • AIGNAN (S.). V. AGNAN.
  • AIGNAN (Étienne), homme de lettres, né en 1773 , à Beaugency, mort en 1824, fut, sous Napoléon I, aide des cérémonies et secrétaire de l'introducteur des ambassadeurs, et fut reçu à l'Académie française en 1814. Il a traduit en vers l'Iliade, 1809, et l'Es¬sai sur la -critique de Pope; en prose, le Vicaire de 1Vakefzeld, et quelques autres romains anglais. Il a aussi composé plusieurs tragédies, mais elles ont eu peu de succès. Il fut sous la Resta natdon un des collaborateurs de la ifinerve, journal libéral.
  • AIGNAY-LE-DUC; ch: 1. de c. (Côte-d'Or), à 40 kil. N. O. de Dijon, à-3 t kil. S. E. de Châtillon, sur une mont. au pied de laquelle coule l'Aignay; 836 hab. Quelques antiquités (médailles, tombeaux).
  • AIGRE, ch.-l. de c. (Charente), à 23 kil. S. O de Ruffec; 1423 hab.
  • AIGREFEUILLE, ch.-l. de c. (Charente-Inf.), à. 20 kil. N. de Rochefort; -997 hab. Station. Bonne eau-de-vie. — Ch: 1. de c. (Loire-inf.), à 20 -kil. S. E. de Nantes; 563 hab. .
  • AIGUEBELLE, Carbonaria, Aquabella en lat. mo¬derne, bg de France (Savoie), ch.-l. de c., sur l'Arc et sur la route d'Italie par le Mont-Cenis, à 27 kil. N. O. de St-Jean-de-Maurienne; 1117 hab. Station. Cuivre et fer aux environs.—Détruite par les Burgun¬des au r s. et par les Sarrasins en 855, elle fut rebâtie par Bérold de Saxe en 998. Anc. résidence des comtes de Savoie, Charles-ltmmannel III, duc de Savoie, y fut vaincu par les Franco-Espagnols en 1142.
  • AIGUEBELLE, bourg de la Drôme, à 8 kil. N. 0. de Grignan. Anc. abbaye, fondée par S. Bernard, occupée auj. par des Trappistes.
  • AIGUEPERSE Agux sparsæ, ch.-1. de c. (Puy-de-Dôme), à 16 kil. N. E. de Riom; 2745 hab. Sta¬tion. Près de là. nagtfiirent-L'Hôpital et Delille.
  • AIGUES-MORTES, Aquw m'drtuv, ch.-l. de c. (Gard) , à 31 kil. S. de -Nimes, à l'embranchement de plusieurs canaux; 3865 hab. Aux environs sont les immenses salines du-Peccais, ainsi' que des marais qui ont valu à la ville son nom et_qui y rendent l'air malsain. Aigues-Mortes était jadis sur la mer; elle en est auj. éloignée de près de 5 kil. S. Louis l'acheta en 1248, et s'y embarqua deux fois pour la croisade (1248, 1270); une statue équestre lui a été érigée dans cette ville en 1849. Une entrevue_y eut heu en 1538 entre François I et Charles-Quint.
  • AIGUES-VIVES, village, du dép. du Gard, à 18 kil. S. O. de Nîmes; 1600 hab. Station. Eaux-de-vie.
  • AIGUILLE (l'), mont. inaccessible du dép. de l'I-sère, à 5 kil. de Corps, s'élève à pic à une hauteur de 2000' : c'est une des 7 merveilles du Dauphiné
  • AIGUILLES, ch: 1, de c. (Hautes-Alpes), à 22 kil. S. E. de Briançon; 717 hab.
  • AIGUILLES (cap des), le cap le plus mérid. de l'Afri¬que, à 130 kil. E. S. E. du cap de Bonne-Espérance.
  • AIGUILLON, bourg du dép. de Lot-ett-;lronne, à 28 kil. N. O. d'Agen, au confluent d,. Lot et de la Garonne; 2313 hab.'Slation. Vins, eaux-de-vie, tabac, chanvre. Assiégé en 1346 par Jean le Bon, I bres adoptèrent la réforme. Charles d'AMI, vidame duc de Normandie (depuis roi de France); érigé en ~ d'Amiens, périt, ainsi que son fils, à la bataille de Saint-Denis, en 1567, en combattant dans les rangs des Protestants. C'est par une fiction toute poétique que Voltaire, dans un épisode de la Henriade, arme le Sls contre le père et les fait périr tous deux à la bataille d'Ivry, bataille qui ne fut livrée qu'en 1590, 23 ans après la mort de Charles d'Ailly.
AILL	- 29 -	AINS
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  • AILLY (Pierre d'), Petrus de Aliaco, célèbre doc¬teur, surnommé l'Aigle de la France et le Marteau des Hérétiques, né à Compiègne en 1350, d'une fa-mille obscure, mort en 1420, parvint par son mé¬rite à être successivement grand maltre du collége de Navarre (1384), où il forma Gerson, chancelier de l'université de Paris, aumônier et confesseur du roi Charles VI, évêque de Cambray, et enfin cardi¬nal (1411). Il se distingua au concile de Pise et à ce-lui de Constance, oit il présida la 3° session, et dé-montra la nécessité d'une réforme dans l'Église. Il fut légat du pape, d'abord en Allemagne, puis à Avignon. Il fit instituer par Benoit XIII la fête de la Trinité et établir des théologaux dans toutes les cathédrales. Dans les disputes philosophiques de son temps, il fut un des plus ardents champions du no¬minalisme.Ses traités philosophiques et théologiques ont été imprimés à Strasbourg, 1490, in-fol. Le De Anima a paru séparément à Cologne, 1505.
  • AILSFORD (Kent), sur la Me.dway, à 40 kil. S. E. de Londres. Le saxon Hengist ybattit les Bretons en 455.
  • AIMAR. V. AYMAR.
  • AIME, Anima, bg de France (Savoie), cb.-T. de c., à 18 kil. N. E. de Moutiers, près de l'Isère, sur 3 torrents, est bâti à près de 760m de hauteur; 1100 hab. Antiquités.
  • AIMÉ ou AMÉ. P. AMÉ.
  • AIMÉ-MARTIN. V. MARTIN.
  • AIMOIN, chroniqueur français, né à Villefranche en Périgord, vers 950, mort en 1008, entra chez les Bénédictins de Fleury-sur-Loire, et y fut disciple de l'abbé Abbon, dont il a écrit la Vie. On a aussi e lui une Histoire des Français, en 5 livres, dont les trois premiers vont jusqu'à la 16e année _du règne de Clovis II; les 2 derniers paraissent être d'un_e_ mai_n_étrangère. Cette chronique a été publiée par Nicot, par Duchesne et dom Bouquet.
  • AIMON. V. AYMON.
  • AIN, Danus, Idanus, petite riv. de France, a sa source dans le Jura, près de Nozeroi, passe à No¬zeroi, Pont-d'Ain, reçoit la Bienne, qui vient des environs de Saint-Claude, traverse le dép. auquel elle donne son nom, et se jette dans le Rhône, à 35 kil. au-dessus de Lyon, après un cours de 168 kil., dirigé du N. E. au S. O.
  • AIN (dép. de l') , dép. frontière, entre les États sardes et la Suisse à l'E., les dép. du Jura au N., de Saône-et-Loire et du Rhône à l'0., de l'Isère au S.; ch. 1. Bourg. Il est formé de la Bresse, du Bugey, delaprin¬cipauté de Dombes et eu pays de Gex, a 5392 kil carrés et370 919 h. , dont une grande partie se compose de montagnards qui émigrent chaque année. Le Rhône et la Saône bornent ce dép. de 3 côtés; l'Ain le traverse. Il contient le plateau de Dombes, semé d'étangs et malsain; ogypêche beaucoup de poisson, que l'on envoie à Lyon. - Ce dép. a 5 arr. (Belley, Bourg, Gex, Nantua, Trévoux) i 35 cant., 447 comm.; il fait partie de la 8° div. miht. dépend de la cour impériale de Lyon et a un évêché à Belley.
  • AYN, mot arabe qui signifie source, commence un grand nombre de noms géographiques: Cherchez au mot suivant ceux qui ne se trouveront pas ici.'
  • AIN-MAHDI, v. du Sahara algérien, au S. de l'Atlas, à 270 kil. S. d'Alger et à 60 kil. O. de La¬ghouat, était le siége d'un chef arabe longtemps sin-dépendant, qui ne fut soumis qu'en 1852. Passage des caravanes qui vont dans l'intérieur de l'Afrique.
  • AINSA , village d'Espagne (Saragosse) , sur la Cinca, à 35 kil. N. de Barbastre; 600 hab. Anc. tapit. du roy. de Ribagorce, puis résidence des rois d'Aragon.
AISS	-- 30 -	AIX


  • AINSWORTH (Robert), grammairien, né à Wood-,ale, près de Manchester, en 1660, mort en 1743, dirigea avec succès plusieurs écoles de Londres, et composa des ouvrages classiques qui eurent une grande vogue. Le plus connu est son Dictionnaire latin-anglais 1736, in-4, souvent réimprimé. Il se livra avec ardeur à l'étude des antiquités.
  • AINTAB, Antiochia ad Taurum ou Deba. v. de la Turquie d'Asie (Marach), ch. 1. de sandja~r, à 77 kil. N. d'Alep; env. 20 000 hab. Quelques fortifica¬tions. Air sain, mais fréquents tremblements de terre. Teintureries, étoffes de coton et maroquins. Antiochia ad Taurum était la capit. d'un petit roy. établi par les Romains lors de la réduction de la Syrie en prov. romaine. Prise par Timour-Leng en 1400.
  • AIN-TAGUIN. V. TAGUIN.
  • AIRDRIE, v. d'Écosse (Lanark), à 18 kil. E. de Glasgow; 15160 h. Houille, fer, source minérale. Filatures de coton, forges, distilleries.
  • AIRE, Airia Atrebatum, ch.-l. de c. (Pas-de-Ca¬lais) , à 18 kil. S. E. de St-Omer, sur la. Lys; 4864 h. Place forte de 4° classe ; église et beffroi remarquables. -Fondée en 630, par Lideric, grand forestier de Flandre; prise par les Normands (881), par le maré¬chal de La Meilleraie (1641), par les Espagnols, puis par le maréchal d'Humières (1676), et enfin cédée à la France(1713). -Cette v. dorme son nom au Canal d'Aire à La Bassde, qui a 41 kil. de long.
  • AIRE, Atures, Viau Julii, ch.-I. de c. (Landes), à 32 kil. S. E. de St-Sever; 1960 hab. Évêché (avec Dax). Collége , station. Jadis résidence d'AIaric.
  • AIRE, riv. de France, se jette dans l'Aisne au-des¬sous de Soissons, après avoir baigné Clermont-en-Argonne et Grand-Pré; env. 80 k. de cours.
  • AIROLO, bourg de Suisse (Tessin), au pied du St-Gothard, près du Tessin , à 54 kil. N. O. de Bellinzone, à 1200 mètres de hauteur. Gros grenats aux environs. Victoire des Russes sur les Français, 1799.
  • AIRVAULT, Aurea Vallis, ch.-l. de c. (Deux-Sèvres), sur le Thouet, à 23 kil. N. de Parthenay; 1735 hab. Anc. abbaye de l'ordre de St-Augustin.
  • AISNE, Axona, riv. de France, naît dans le dép. de la Meuse, près de Beaulieu en Argonne, baigne Ste-Menehould, Vouziers, Attigny, Réthel, Château-Porcien, Neufchâtel, Vailly, Soissons; reçoitl'Aire, la Retourne, la Suippe, la Vesle, et se jette dans l'Oise à Compiègne, après un cours d'env. 250 kil.
  • AISNE (dép. de l') , entre ceux du Nord, de la Somme, de l'Oise, de Seine-et-Marne, de la Marne, des Ar¬dennes; ch. 1. Laon. Il est formé de parties de la Picardie et de l'Ile de France. Superficie, 7285 kil. carrés; popul., 564597 hab. On rencontre des collines et des vallons au N. E. et au S.; partout ailleurs ce sont des plaines ondulées. L'Ourcq, la Somme, la Sambre, l'Escaut, ont leur source dans ce dép.; l'Oise, l'Aisne, la Marne le traversent, ainsi que les canaux de Crozat et de St-Quentin. Beaucoup de blés et de bestiaux; culture du houblon et du lin, etc.; de grands bois, entre autres la forêt de Villers - Cotterets. Commerce étendu, industrie active : fabriques de tissus en coton, de batistes, de dentelles; d'alun et de couperose ; manufactures de glaces de St-Gobain, verrerie de Folembray. - Ce dép. a 5 arr. (Château-Thierry, Laon, Saint-Quentin, Soissons, Vervins); 37 tant., et 837 comm.; il fait partie de la 2° division milit., est dans le res¬sort de la cour d'Amiens, et a un évêché à Soissons.
  • AYSSÉ (Mlle), née en 1693 en Circassie, morte à Paris en 1733, fut achetée à l'âge de quatre ans et demi d'un marchand d'esclaves par le comte de Ferréol, ambassadeur de France à Constantinople, homme corrompu, qui l'éleva avec soin, la destinant à ses plaisirs, et qui l'amena en France. Sa position dans la société, des aventures bizarres et romanes¬ques et de vives passions qui abrégèrent sa vie, lui ont donné de la célébrité dans le dernier siècle. Les Lettres de Mlle Aissé, bien propres à faire connaître son temps, ont été publiées en 1787, 1 vol. in-18. avec des notes de Voltaire, et en 1846, in 12, par MM. Ste-Beuve et Ravenel.
  • AIX, Aquæ Sextite, v. de France, anc. capa. de la Provence, auj. ch. 1. -d'un des arr. du dép. des Bouches-duRhône, sur la riv. d'Arc, à 29 kil. N. de Marseille, à 773 kil. S. E. de Paris (861 par chemin de fer); 27 659 hab. Archevêché, cour d'appel, acadé¬mie universitaire, facultés de .théologie, de droit et de lettres, collége, écoles d'arts et métiers;,éc. de dessin, sociétés savantes, musée de tableaux et d'antiquités, cabinet d'histoire naturelle, riche bi¬bliothèque. Belles rues, plusieurs monuments (en¬tre autres hôtel de ville, cathédrale, grenier d'abon¬dance, tour de l'Horloge) ; plusieurs promenades. Industrie assez active; grand commerce d'huile (la meilleure de France, etc.). Aux environs sont des eaux thermales, autrefois fort célèbres.-Aix fut fon¬dée auprès de ces eaux en 122 av. J.-C. par Sextius Calvinus, dont elle prit le nom. Marius y remporta en 102 av. J.-C. une grande victoire sur les: Teutons. Florissante sous l'empire, ruinée par les Arabes au temps de Charles Martel, cette ville fut restaurée par les comtes de Provence, qui en firent leur ca¬pitale. C'est là surtout que se développèrent la lan¬gue d'Oc et la littérature provençale. Une université y fut fondée en 1413, un parlement en 1501. Ville natale de Tournefort, Adanson, Vanloo, Vauvenar¬gues, Entrecasteaux, Siméon, etc.
  • AIX, AIX-LES-BAINS, Aquæ Allobrogum, Aquæ Gra¬tian,'e, v. de France (Savoie), près du lac du Bourget, à 13 kil. N. de Chambéry,. 4253 h. Eaux thermales sulfureuses, en renom dès les temps les plus anciens. Antiquités. C'est là qu'eut lieu la cession de la Sa-voie et de la Maurienne à Bérold de Saxe, par Ro¬dolphe, roi de Bourgogne, l'an 1000. Y. SAVOIE.
  • AIx (lle d'), dans l'Océan, à 7 kil. de l'embouchure de la Charente (Charente-Inf.), avec un village du nom d'Aix, situé au N. O. 430 hab. Place forte; phare sur la pointe méridionale. Pêcheries.
  • AIX-D'ANGILLON (les) ch. 1. de c. (Cher), à 20 kil. N. E. de Bourges; 120t h. Antiquités, vieux château.
  • AIX-EN-OTHE, ch.-1. de c. (Aube), à 30 kil. O. de Troyes; 1196 hab. Filature de coton, bonneterie.
  • AIX-LA-CHAPELLE , Aachen en allemand, Aquis Granulie ou Aquæ Grani en latin, y. importante des États prussiens, dans la prov. Rhénane, ch. 1. du gouvt d'Aix-la-Chapelle, jadis v. impérialeà 503 k. N. E. de Paris par chemin de. fer, à 60 kil. S. O. de Cologne; env.-50 00(lb. Anc. évêché , cour d'appel. Hôtel de ville magnifique, cathédrale célèbre bâtie par Charlemagne, plusieurs monuments modernes; gymnase, école de métiers; belle galerie de tableaux; tombeaux de Charlemagne et de l'empereur Othon III. On y conserve les reliques de Charlemagne; dites les Grandes Reliques, qu'on ne montre au peuple que tous les sept ans. Fabriques de draps et d'étoffes lé-gères, produits chimiques, quincaillerie, aiguilles, épingles, etc. Station de chemin de fer. Auprès de la v. sont des eaux thermales sulfureuses et fer¬rugineuses fort en vogue.-Cette v. fut fondée, se¬lon la tradition, par le Romain Grenus, sous Adrien, vers 124 de J.-C., et agrandie par Charlemagne, qui, vers 773, en découvrit les eaux dans une partie de chasse et y fit construire une chapelle : d'où son nom. Cet empereur en fit sa résidence habituelle et la capit. de tout son empira; les empereurs s'y firent couronner de 813 à 1531. Elle resta v. libre et impériale jusqu'en 1792, que Dumouriez s'en em¬para; prise et reprise depuis, elle resta aux Français de 1794 à 1814 et devint sous l'Empire le ch:l.du dép. de la Roér.' En 1814, elle fut donnée à la Prusse. - Deux traités célèbres y furent signés : la paix de 1668, entre l'Espagne et Louis XIV, qui assura à la France a possession de la Flandre; la paix de 1748, qui termina la guerre de la succession d'Autri¬che : la France restituait ses conquêtes dans les Pays-Bas et la Savoie-et obtenait pour l'infant don Philippe, gendre de Louis XV, les duchés de Parme et de Plaisance. C'est aussi là qu'eut lieu en 1818 le congrès où la Ste-Alliance abrégea le temps de l'occupation de la France. Il s'y tint également plusieurs conciles - Le gouvt d'Aix-la-Chapelle a pour ch.-1. la v. de son nom et pour autres v. prin¬cipales Borcette, Stolberg, Juliers, Duren, Eupen, Montjoie, Malmédy.
AKBA	- 31 -	AKIIA

  • AIXE, ch.-1. de c. (Haute-Vienne), à 12 kil.S.O. de Limoges; 1787 hab. Ancien château fort.

[modifier] AJ

  • AJACCIO, eh. 4. du dép. de la Corse, sur la côte 0. , à 1140 kil. S. E. de Paris et à 260 de Toulon; 14 098 h. Évêché, résidence du général commandant le dép.; place forte; trib. de 1" inst. et de comm., collége dit Collége Fesch. Port commode, mais trop large d'en¬trée et mal abrité des vents d'ouest. Cathédrale, an¬cien couvent des Jésuites, casernes. Patrie de Napo¬léon. Commerce en vin, huile, corail. -Cette ville était jadis à 2 kil. plus au N., et se nommait Adja¬cium; elle est au lieu actuel depuis 1495. Ce n'est pas, comme on l'a cru, l'antique Urcinium.
  • AJAN (Côte d'), Azania, contrée de l'Afrique orien¬tale, s'étend le long de la mer des Indes du fleuve Magadoxo au cap Gardafui, entre 2° et 30° de lat. N., et se prolonge indéfiniment dans les terres. Ce pays est encore fort peu connu. La côte est en général sté¬rile; on y trouve un peu de myrrhe et d'aromates. On en tire ae l'or, de l'ambre et de l'ivoire.
  • AJAX, fils de Télamon et roi de Salamine, était, après Achille, le plus vaillant des princes grecs. Il combattit contre Hector pendant un jour entier, sans pouvoir décider la victoire. I1 disputa à Ulysse les armes d'Achille : furieux de n'avoir pu l'empor¬ter, il tomba dans un délire violent pendant lequel il égorgea un troupeau de moutons, croyant immo¬ler les Grecs à sa vengeance. Ayant bientôt reconnu son erreur, il en fut si honteux qu'il se perça de son épée. Sa démence est le sujet d'une des plus belles tragédies de Sophocle, Ajax furieux, imitée par Poinsinet de Sivry, 1762.
  • AJAX, fils d'Oïlée et roi des Locriens, est fameux par son impiété. B alla au siége de Troie avec 40 vaisseaux. Après le sac de la ville, il fit violence à Cassandre dans le temple même de Minerve. La déesse irritée fi t périr sa flotte par une tempête pendant qu'il retournait en Grèce : il échappa cependant à la mort et se sauva sur un rocher. De là, il insultait encore les dieux, quand Neptune fendit le roc et l'engloutit dans les flots.

[modifier] AK

  • AK, mot tartare qui entre dans la composition de beaucoup de noms géographiques, veut dire blanc.
  • AKABA (Kalaat-el), Alla ou Elath des Orientaux, c. d'Arabie (Hedjaz), au fond d'un petit golfe que la mer Rouge forme au N. E. (sinus . laniticus), dépend de l'Égypte. Petit port, rendez-vous des Mu¬sulmans de l'Afrique orientale qui entreprennent le pèlerinage de la Mecque.
  • AKAKIA (Martin), professeur de médecine à l'u¬niversité de Paris, médecin de François I, né à Chàlons, mort en 1551, a traduit Galien et a laissé quelques ouvrages de médecine. Il se nommait Sans-Malice et il changea son nom en celui d'Aka¬kia qui en est la traduction grecque. Cette famille se distingua longtemps dans la médecine et l'ensei¬gnement et donna des médecins aux rois Charles IX, Henri III, Louis XIII, etc.-Voltaire, dans un de ses pamphlets les plus comiques (Diatribe du doc¬teur Akakia), a désigné sous ce nom burlesque le président de l'Académie de Berlin, Maupertuis.
  • AKAROA, port de la Nouvelle-Zélande, dans l'île méridionale, par 17° 0,50' long. E., 44° lat. S., au centre de la presqu'lle de Banks. Aux Anglais.
  • AKBAR (Mohammed), empereur mogol de l'Inde, né à Amerkot en 1542, descendait de Babour, issu lui-même de Tamerlan. Il monta sur le trône en 1556 , à 14 ans, réduisit les provinces de Caboul, La¬hore, Cachemire, qui s'étaient révoltées au com¬mencement de son règne et conquit une partie du Décan. Les soins de la guerre ne l'empêchèrent point de protéger les sciences et'es arts; en ou¬tre, il ordonna des recherches sur la population, sur les productions naturelles et industrielles de chaque province , établit un cadastre , un sys¬tème uniforme de poids et mesures, et fit rédiger sous ses yeux, par son grand vizir, Aboul-Fazel, un ouvrage qui renferme la description de l'Inde et l'histoire de son règne. Akbar mourut en 1605, à 63 ans; on le crut empoisonné. Son .empire était compris entre l'Indus, le mont Himalaya et le golfe de Bengale • il eut successivement pour capitale Agrah et Lahore. De l'année de son avénement date la grande ère orientale dite aussi ère d'Akbar.
  • AKCHEHER, Antiochia ad Pisidiam, v. de Tur¬quie d'Asie (Caramanie), ch.-l. de sandjak, à 83 kil. S. E. d'Afioum-Kara-Bissar; jadis florissante, mais très-déchue ; env. 1500 maisons. Superbe mosquée. Fabrique de tapis. Bajazet y mourut, dit-on, après y avoir été relégué par Tamerlan.
  • A-KEMPIS (Thomas) , religieux augustin, né vers 1380 au bourg de Kempen (diocèse de Cologne), d'où il tire son nom, mort en 1471, entra en 1399 au monastère du mont Sainte-Agnès, prés de Zwoll (Pays-Bas) , devint sous-prieur de son ordre et donna l'exemple de la piété. Il s'occupait surtout de l'instruc¬tion des novices, et il composa pour eux plusieurs ouvrages. On a de lui divers écrits ascétiques : Soli¬loquiumanimæ. Vallisliliorum. Gemitzis etsuspiria attenter p-cnm, etc. on lut attribue communé¬ment le célèbre traité De Imitatione Christi, que d'autres donnent à J. Gerson. A-Kempis avait un ta-lent calligraphique remarquable : on cite de sa main une Bible en 4 vol. in-fol. qui lui demanda 15 ans de travail : quelques-uns prétendent qu'il n'avait fait que transcrire le livre de l'Imitation, et qu'on a pris pour le nom de l'auteur ce qui n'était que la si¬gnature du copiste. Quoi qu'il en soit, les ouvrages au¬vrages authentiques qu'en a de lui sont fort inférieurs à l'Imitation. Ses OEuvres furent réunies pour la pre¬mière fois vers 1475 (on ne trouve pas l'Imitation dans cette première édit.), et depuis, en 1600, 1607, etc., à Anvers (avec l'Imitation). L'Imitation de J: C. a eu plus de mille éditions diverses; elle a été traduite dans toutes les langues,. notamment en français, par Marillac, Sacy, Gonneeu, Lamennais, Genoude, Darboy. P. Corneille l'a mise en vers.
  • AKENSIDE (Mark), célèbre poète anglais, né en 1721, à Newcastle, sur la Tyne, m. en 1770, était fils d'un boucher. Envoyé à l'université d'Édim¬bourg , il étudia d'abord la théologie, mais il l'abandonna bientôt pour la médecine. Il exerça suc¬cessivement à Northampton, à Hampstead et à Lon¬dres, et devint membre de la Société royale et du Collége des médecins. Tout en pratiquant son art, il cultiva la poésie avec succès. L'ouvrage qui a fait sa réputation est le poème didactique intitulé les Plaisirs de l'Imagination, écrit en vers blancs; il l'avait composé dès l'âge de 23 ans; le style en est noble, brillant, plein de finesse, mais quelque-fois obscur; l'auteur le retoucha plusieurs fois. On remarque aussi son Hymne aux Naïades. Akenside a laissé en outre quelques dissertations estimées sur la médecine. Ses oeuvres poétiques ont été réunies à Londres (1772). Les Plaisirs de l'Imagination ont été trad. en français par d'Holbach, 1759.
  • AKERBLAD, archéologue suédois, fut attaché à l'ambassade suédoise à Constantinople, visita Jéru¬salem et la Troade (1792-97) , fut chargé d'affaires à Paris (1800), et se retira à Rome, où il mourut en 1819. Il s'est surtout occupé d'antiquités égyptien¬nes, et a frayé la voie à Champollion : on remarque parmi ses écrits deux lettres à M. de Sacy, Sur l'é¬criture cursive copte (1801), et Sur l'inscription de Rosette (1802).
  • AKHALTSIKH, v. de Russie asiatique (Géorgie), sur un affluent du Kour, à 183 kil. N. E. d'Erzeroum est un des principaux entrepôts du commerce avec la Turquie; 2000 h. Célèbre mosquée d'Achmet. Cette ville était jadis ch.-1. d'un pachalik turc de même nom. Elle a été cédée aux Russes en 1829. - Le pachalik d'Akhaltsikh ou de Tcheldir compre¬nait une partie de l'Arménie et de la Géorgie turque. Pays montueux, salubre; habité par des races di-verses (Lazes, Kourdes, Géorgiens, Turcs).
  • AK-LIISSAR, c.-à-d. Château-Blanc, la Thyatira des anciens, v. de Turquie d'Asie (Anatolie), sanajak de Saroukan, à 102 kil. N. E. de Smyrne; 8000 hab. Bons vins, coton. Importante chez les anciens, mais déchue. Thyatira eut une des premières églises chrétiennes.
  • AKIBA,- savant rabbin, né en Palestine, dans le i•` siècle de J: C., se jeta dans le parti de Barco¬chébas, qui avait fait révolter les Juifs contre les Romains, fut pris et écorché vif, l'an 135 de J.-C. On prétend qu'il avait alors 120 ans. On lui attri¬bue un livre sur la Création, ainsi qu'une grande partie de la Mischna, recueil de traditions antiques. On le regarde comme le père de la Cabale.
  • AKKAR, Demetriaai v. de Syrie, à 32 kil. E. de Tripoli. Évêché maronite.
  • AKKERMAN, en slave BIELGOROD« (ville blanche), Alba Julia, v. de Russie d'Europe (Bessarabie), ch. -1. d'un district de même nom, à 48 kil. S. 0. d'Odessa, et à 17 de la mer Noire dans une baie formée par le Dniester; 15 000 hale. Port peu pro-fond, fortifications; immenses salines; commerce. -Il y fut signé en 1826 entre la Russie et la Turquie un traité qui confirmait la paix de Bucharest, et assurait aux Russes la navigation de la mer Noire.
  • AKMOUNEIN. V. ACHMOUNEIN.
  • AKMYN, Chemmis ou Panopolis, v. de Haute-Egypte, sur la r. dr. du Nil, à 26 kil. N. O. de Djirdjeh. Grande manuf. de coton. Aux environs, catacombes et ruines qui couvrent un espace immense; restes d'un beau temple d'Osiris.
  • AK-SERAI, Garsaura, v. de la. Turquie d'Asie (Caramanie), ch.-I. de livah, sur l'Eusdent, à 133 kil. 0. de Kaisarieh. Château fort, jardins. - Le livah est dominé au S. par les monts Foudhal Baba, et baigné par i'Eusdent. Il renferme un grand lac salé qui approasionne de sel tout le pays.
  • AK-SOU, c.-ad. Eau blanche, v. principale de la petite Boukharie ar41°9'lat. N., 76° 52' long. E.; 50 000 hab. Résidence du commandant des troupes et d'un chef indigène a vassal de la Chine. Fabriques de couvertures de cuir et de vases de jaspe.
  • AKTAMAR, île et fort de la Turquie asiatique (Van), sur la côte E. du lac de Van. Près de là est un monastère bâti en 653, résidence d'un des pa¬triarches d'Arménie (le patriarcat date de 1113).
  • AKTIAR. V. SEBAST0P0L.

[modifier] AL

  • AL, le en arabe. Pour les noms commençant ainsi qui ne seraient pas ici, V. le mot qui suit al.

[modifier] ALA

  • ALABAMA, riv. des États-Unis, sort des monts Alleghany, court du N. au S., parcourt l'État au-quel elle donne son nom, se réunit au Tombeckbee pour fermer lariv. Mobile, et se jette dans le golfe du Mexique par la baie de Mobile.
  • ALABAMA, un des États de l'Union, ainsi nommé de la rivière qui l'arrose, entre ceux deTenesséeauN.,de Géorgie à 1' E. , de Mississipi à 1'0., et le golfe du Mexi¬que au S., a pour capitale Tuscaloosa, et pour v. prin¬cipales Mobile, Cahawba, Montgomery, St-Étienne; 980 000 hab. , dont 435 000 esclaves. Plusieurs che¬mins de fer. Le climat très-varié permet d'y cultiver à. la fois la canne à sucre et les céréales, ainsi que les au¬tres plantes de nos contrées. On y trouvait plusieurs peuplades indigènes, qui en ont été expulsées. - L'AI. a été admis en 1819 au nombre des États. C'est un de ceux qui se sont séparés de l'Union en 1861.
  • ALABANDA, v. de Carie, au N. E. de Milet, près du Méandre. Autrefois riche et commerçante, mais dissolue. Belles ruines.
  • ALACHEUR, Philadelphia, v. de Turquie d'Asie (Anatolie), à 124 kil. E. de Smyrne; 6000 hab. Résidence d'un évêque grec. Belle cathédrale grecque, école de
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mineurs, fondée en 1843 Industrie acfiire,: commerce de rubans. Aux env., source minérale, houille, fer; grandes usines. - Ville ancienne. Protestante au xvi° siècle; elle fut soumise par Louis XIII, qui y donna un célèbre édit de pacification en 1629; Louis XIV en fit un évêché et y bâtit un fort après ta révocation de l'édit de Nantes.

  • ALALCOMÈNE, bourg de Béotie, sur le lac Copaïs. On y plaçait la naissance de Minerve et on y rendait à cette déesse un culte célèbre.
  • ALAMANNI, peuple germain. V. ALEMANNI.
  • ALAMANNI (Luigi), célèbre poète italien, né à FIorence en 1-5, mort en 1556, fut obligé de quit-ter sa patrie pour être entré dans une conspiration contre le cardinal Jules de Médicis (depuis pape sous le nom de Clément VII), qui gouvernait alors Florence, et se retira en France auprès de François I, qui l'accueillit fort bien et le chargea même d'une mission auprès de Charles-Quint. Il a composé plu-sieurs grands poèmes : la Coltivaxione, en 6 chants, Paris, 154G, imité des Géorgiques: c'est le meilleur de ses ouvrages; Girone il Cortese (Giron le Courtois), en 24 chants, Paris, 1548; l'Avarchide ou le Siége de Bourges (Avaricum)) , en 24 chants, Florence, 1570; quelques pièces de théâtre, et un grand nombre d'épigrammes et de poésies diverses, réunies à Lyon, 1532, 2 vol. in-8.
  • ALAMOUT, fort de Perse, entre Kazbin et Roudbar, dans une position inexpugnable, fut fondé vers 868, et devint le ch.-1. des Assassins. II fut pris et détruit par Houlagou.
  • ÅLAND (archipel d’), dans la mer Baltique, à l'entrée du golfe de Botnie, se compose de 60 îles, et compte env. 15 000 hab. Jadis à la Suède, l’archipel appartient à la Russie depuis 1809. Il a une haute importance militaire. - L’île d’Åland proprement dite a 39 km sur 31. Elle commande l’entrée du golfe de Botnie. On y remarque un port des plus vastes et la forteresse de Bomarsund. V. ce nom.
  • ALARCON (J. Ruiz d'), poète espagnol, né à Tlasco (Mexique), àla fin du xvi° siècle, m. en 1639, vint en Espagne vers 1622 et fut nommé en 1628 rapporteur au Conseil des Indes. On a de lui plu-sieurs comédies, entre autres la Vérité suspecte, imitée dans le Menteur de Corneille, et le Tisserand de Ségovie, mise avec succès sur notre scène par H. Lucas (1844). C'est un écrivain pur et correct, qui ne manque ni de vigueur ni d'originalité. Son Théâtre a été traduit par M. Alph. Royer, in-18, -1864.
  • ALARCOS, lieu d'Espagnè dans la Nouv.-Castille, près de Calatrava, est célèbre par une bataille où Alphonse 1X, roi de Castille, fut défait, en 1195, par Yacoub l'Almohade, dit Al-Manzor.
  • ALARIC I, roi des Visigoths (382-412), s'unit d'abord aux Romains pour repousser une invasion des Huns (394) unis vint, à l'instigation de Rufin, fondre sur l'em ire d'Orient après la mort de Théodose le Grand 395), dévasta les provinces situées au S. du Dan e, et menaça Constantinople. Re-poussé par Stilicon, il se jeta sur l'empire d'Occident, et se fit céder par le jeta Honorius l'Espagne avec une partie des Gaules, ce qui ne l'empêcha pas d'envahir l'Italie. Battu d'abord à Pollentia (403), il n'en pénétra pas moins jusqu'à Rome. Il assiégea trois fois cette ville (408, 409 et 410); les deux premières fois il se contenta de lever d'énormes contributions; la 3°, il prit la place d'assaut et la mit au pillage. Il se disposait à faire la conquête de la Sicile, lorsque la mort le surprit à Cosenza, en 412. Scudéri a fait un poème d'Alaric ou Borne vaincue, célèbre par son emphase.
  • ALARIC II , roi des Visigoths d'Espagne (484-507), fils d'Euric, joignait à l'Espagne la partie de la Gaule comprise entre le Rhône et les Pyrénées, et avait Toulouse pour capitale. Clovis lui déclara la guerre, le battit à Vouillé et le tua de sa propre main (507). Alaric avait donné à ses sujets romains le code dit Code Alaric, en grande partie extrait du Code Théodosien.
  • ALASKA, longue presqu'île de l'Amerique russe, au N. Oi du continent, et à 1000 kil. S. du détroit de Behring, se lie vers le S. aux îles Aléoutes.
  • ALATRI, Alatrium, v. de l'État ecclésiastique, à 23 kil. N. O. de Frosinone, sur une colline; 10000 hab. Évêché. Restes de murs cyclopéens.
  • ALATYR, riv. de Russie, sort du gouvt de Nijnei-Novgorod, et se jette après 220 kil. de cours dans la Soura, près de la v. d'Alatyr. - Cette v. ch.-I. de district, est à 180 kil. N. O. de Simbirsk, et nie guère que 4000 hab. Elle est bâtie en bois.
  • ALAVA, provn d'Espagne, une des trois prov. basques, entre la Biscaye, la Navarre et la Vieille-Castille, compte env. 70000 hab. et a pour ch.-1. Vittoria. Longtemps indépendante, l'Alava se réunit en 1200 à la couronne de Castille, mais à la condition de conserver ses privilèges (fueros).
  • ALAYAH, Coracesium, v., port et capit. de la Turquie d'Asie, ch.-l. de livah, au S. E. de Satalieh; env. 2000 hab. Cette v., jadis importante, et comprise dans la Cilicia Aspera, fut le dernier refuge des pirates dans leur guerre contre Pompée.

[modifier] ALB

  • ALBA, v. du Latium. V. ALBE-LA-LONGUE.
    • ALBA, V. de Lusitanie. V. ELVAS.
    • ALBA, riv. de Gaule, auj. l'AUBE. V. AUBE.
    • ALBA, Alba Pompeia, v. des États sardes (Copi), à 40 kil. S. E. de 'Purin; 7500 hab. Evèché. - Cette v., qui appartenait à Pane.. Ligurie, fut colonisée par Pompée. Patrie de Pertnax.
    • ALBA AUGUSTA OU ALBA HELVIORUM. V. APS.
    • ALBA FUCENTIA, V. de l'Italie anc., chez les Marses, au pied du mont Velinus et un peu au N. du lac Fucin. Les Romains y avaient une prison d'État ou furent enfermés Persée, Syphax, etc. C'est auj. ALBA, v. du roy. de Naples (Abbruzze Ult. 2°).
    • ALBA GRIMA, V. de la Dacie. V. BELGRADE. ALBA INGAUNORUM, V. ALBENGA. ALBA JULIA. V. AKERMAN et CARLSBOURG.
    • ALBA DE TORMÈS, V. d'Espagne (Salamanque), à 20 kil. S. E. de Salamanque, sur le Tormès; 1550 hab. C'est là qu'était le château des ducs d'Albe. Les Français y battirent les Espagnols en 1809.
  • ALBACETE, v. d'Espagne, ch.-1. de la prov. du même nom, dans l'ans. roy. de Murcie, à 135 kit. N. O. de Murcie; 15 000 hab. Vin, safran, armes blanches. Victoire d'Alphonse VIII de Castille sur les Maures (1146).
  • ALBAGLI, v. d'Arménie (Van), à 92 kil. S. E. de Van, sur un affluent du Zab. C'est là, selon les Arméniens, que S. Barthélemy souffrit le martyre.
  • ALBAIN (mont), Albanus mons, auj. Monte-Cavo, petite mont. du Latium, à 20 kil. S. E. de Rome, a 99Om de hauteur. Albe était bâtie le long de cette montagne. Les consuls allaient chaque année y offrir un sacrifice à Jupiter Latiaris au nom_des 30 villes de la confédération latine Les généraux qui n'avaient pu obtenir le triomphe à Rome venaiec quelquefois triompher sur le mont Albain.
  • ALBAN, ch.-l. de canton (Tarn), 12 kil. S.E. d'Alby; 468 hab. Place forte au xv° siècle. Mines de fer non exploitées. -
  • ALBAN (S.), le plus anc. martyr de l'Angleterre, né à Verulamium. Il avait servi dans les armées de Dioclétien : ayant embrassé le Christianisme à son retour dans son pays, il fut mis à mort, en 286, ou, selon d'autres, en 303. On éleva en son honneur un monastère d'où la ville moderne de St-Alban a tiré son nom. On l'hon. le 22 juin.
  • ALBANE (l'), François Albani, célèbre peintre italien, surnommé le Peintre des Grâces, l'Anacréon de la peinture, né à Bologne en 1578, d'un marchand de soieries mort en 1660, à 82 ans, débuta dans sa ville natale, puis alla à Rome se former à l'école de Carrache, et devint le rival du Dominiquin et du Guide. Il excellait surtout dans les peintures gracieuses, comme celles de femmes, d'anges ou d'enfants. On dit que, marié à une fort belle femme, aui lui donna douze enfants également ro�marquables par leur beauté, i: trouva dans sa propre famille ses plus beaux modèles. Son talent déclina dans la seconde moitié de sa vie, et il eut le chagrin de se voir surpasser par ses rivaux, surtout par Annibal Carrache. On lui reproche un peu de mollesse et de monotonie. Ses chefs-d'oeuvre sont les Amours de Vénus et d'Adonis, gravés par Audran; la Toilette et le triomphe de Vénus; les Quatre Éléments; Europe sur le taureau, etc. I1 a traité aussi un grand nombre de sujets de piété et a écrit sur son art.
  • ALBANI illustre famille italienne, originaire de l'Albanie, d'où elle fut chassée par les Turcs vint s'établir à Bergame et à Urbin. Elle a fourni â l'É-glise un grand nombre de prélats distingués, dont le plus célèbre est Jean-Franc. Albani, devenu pape en 1700 sous le nom de Clément- XI (V ce nom). Clément XI laissa plusieurs neveux qui devinrent cardinaux et qui jouèrent un rôle assez Important: - Annibal A., né à Urbin en 1682, m. en 1751 , évêque d'Urbin;- Alexandre A., frère d'Annibal, né à Urbin en 1692, mort en 1779, connu par son goût pour les arts et par sa villa, dite villa Albani, ou il avait rassemblé des chefs-d'oeuvre de toute espèce; - Jean-Franç. A., né en 1720, mort en 1809, évêque d'Ostie : il prit parti contre les Français à leur entrée en Italie, fut en conséquence forcé de quitter Rome, et n'y rentra qu'après l'élévation de Pie VII, à laquelle il eut la plus grande part. - Joseph A. neveu de Jean-Franç., né en 1750, m. en 1834, rit partie du sacré collège depuis 1801, fut chargé d'affaires à Vienne (1796), puis secrétaire des brefs et légat du pape à Bologne (1814), 'et enfin commissaire apostolique des quatre Légations. Il eut à réprimer des troubles à Bologne : on l'accuse, à cette occasion, de quelques actes de rigueur.
  • ALBANIE, Albania, auj. camvAN et DAGHESTAN, nom donné par les anciens à une contrée de l'Asie supérieure, entre la mer Caspienne à l'E. et l'Ibérie à F0., était bornée au S. par le fleuve Cyrus. Région montueuse et presque sauvage. Ce pays fit nominalement partie de l'empire perse, de celui des Parthes, puis du roy. d'Arménie.
    • ALBANIE, l'ancienne Épire et partie mérid. de l'Illyrie, région de la Turquie d'Europe, bornée au N. par la Bosnie et le Montenegro à PO. par la mer Adriatique, à l'E. par la Roumélie, au S. par la Grèce, forme les pachaliks de Janina et de Scutari, a pour v. princip. Scutari, Janina, Tricala, Avlone, Ochrida, Crola, et compte env. 17 00 000 hab., la plupart Grecs ou Slaves. C'est un pays montagneux (d'où son nom, dérivé d'Alb ou Alp, montagne, en celtique). Les Albanais sont nommés par les Turcs-Ar hauts, et se donnent à eux-mêmes le nom de Skipetars (montagnards). C'est un peuple belliqueux, mais indocile. Ils forment le noyau des armées ottomanes. - L'Albanie obéit successivement aux rois d'Épire, de Macédoine, aux Romains, aux empereurs d'Orient. A partir du xi° siècle, les Normands de Naples, les Vénitiens, les Hongrois envahirent ce pays et y formèrent de petits États; les Turcs y entrèrent en 1435; ils en furent chassés par Scanderbeg en 1444 , mais ils ne tardèrent pas à s'en rendre maîtres de nouveau; toutefois, les Albanais n'ont jamais été complètement soumis. Plusieurs des eys chargés de les gouverner ont profité de leur disposition à l'indépendance pour se révolter contre la Porte : le plus célèbre est Ali, pacha de Janina.
    • ALBANIE VÉNITIENNE, c.-à-d. possessions vénitiennes en Albanie. C'étaient vers 1448 les villes et territoires de Duras, de Scutari et d'Arta. En outre, à la mort de Scanderbeg, presque toute la principauté de Crola échut aux Vénitiens. Ils cédèrent aux Turcs Scutari et Croia en 1479, Duras en 1502; mais ils gardèrent Arta, conquirent Prevesa en 1684, et, par la paix de Passarovitz '1718), ils acquirent Vonitza et Bptrinto.
    • Le nom d'ALBANIE a aussi été donné à toute l'Ecosse, et est resté à une prov. de ce pays. V. ALBANY.
  • ALBANIENNES (portes), Albanicae portae ou pylae, passage qui conduisait du Caucase dans l'Albanie. C'est auj. le défilé de Derbend.
  • ALBANO, Albanum, v. de l'État ecclésiastique, à 22 kil. S. E. de Rome près d'un lac de même nom; 6000 hab. Évêché: Bons vins; tombeaux pré-tendus d'Ascagne, des Horaces. Cette v. s'estformée autour d'une maison de campagne du grand Pompée, dite Albanurn. L'air y est pur, ce qui y attire les habitants de Rome en été.
  • ALBANO (lac d'), Albanus laces, petit lac situé à 20 kil. environ au S, E. de Rome, a 12 kil. de tour et 330 m. de profondeur. I1 paraît n'être qu'un cratère de volcan éteint. Sur ses bords, on remarque plusieurs monuments, le Castel Gandolfo, palais de plaisance du pape, et un magnifique canal souterrain creusé pour l'écoulement des eaux du lao. L'antique Albe-la-Longue était située sur ses bords.
  • ALBANY, nom donné primitivement à toute l'É-cosse, puis à un duché formé dans la partie septentrionale et comprenant les districts de Bread-Albans, Athol, Glenurehy,avec partie de ceux de Perth et d'Inverness. Le 2 fils des rois d'Ecosse portait le titre de duc d'Albany. (V. ci-après l'art. historique).
    • ALBANY, ville et port des États-Unis, dans l'État de New-York, sur la rive dr. de l'Hudson, à 230 kil. N. de New-York, donne son nom à un comté; 70000 hab. Ville bien bâtie, beaux monuments: capitole ou palais de l'État, banque, musée, hôpital, nouvelle prison, quais, théâtre, arsenal. Quelques établissements littéraires et scientifiques : société des arts, société d'agriculture Albany instrtute (école normale) fondé en 1844, observatoire. Albany est, pour le commerce, la première ville de l'État, après New-York. Les goëlettes remontent l'Hudson jusqu'à cette ville.-C'étaitd'abord =simple fort bâti par les Hollandais en 1623 il fut pris par les Anglais en 1664.
    • ALBANY, district de la colonie anglaise du Cap, au S. E., et sur la mer, a pour v. principales Graham et Bathurst; 12 000 hab.
  • ALBANY (ducs d'). Sous çe nom, qui était porté par le 2° fils des rois d'Ecosse, on cornait surtout Robert Stuart le Jeune, premier duc d'Albany (1402), fils de Robert II, roi d'Écosse, qui fut régent du roy. après la mort de Robert III, 1406, et mourut en 1420. Cette ligne des ducs d'Albany s'éteignit en la per-sonne de Henri Stuart m. vers 1539.-Une 2° ligne eut pour chef Alexandre Stuart duc d'Albany, 20 fils de Jacques II, roi d'Écosse. Ii fut exilé par son frère Jacques III, et mourut en France, 1485. - Jean Stuart, fils du précédent et dernier duc d'Albany, s'attacha à Louis XII, qu'il accompagna à Gênes. Rappelé en Écosse, il devint gouverneur du royaume en 1516; mais 11 le quitta pour suivre François I en Italie. Après la bataille de Peste, il revint se fixer en France, où il mourut en 1536.
    • ALBANY (le comte d'), nom que prit le prétendant au trône d'Angleterre. V. STUART (Charles-Édouard).
    • ALBANY (Caroline, comtesse d'), née à Mons en 1753, de la famille noble des Stolierg, épousa en 1772 le prétendant Charles-Édouard, qui avait pris le titre de comte d'Albany• mais cette union fut malheureuse et elle quitta le prince en 1780. Elle vécut depuis avec Alfieri, à qui sa beauté et son es-prit avaient inspiré la plus vive passion, et qu'elle épousa, dit-on , secrètement après la mort du comte d'Albany. Alfieri étant mort en 1803, la comtesse se retira à Florence, où elle se lia avec le peintre Fabre et où elle mourut en 1824. V. ALFIERI et FABRE (Fr.)
  • ALBARRACIN, v. d'Aragon (Téruel), à 28 kil. N. 0. deTéruel; 2500 hab. Ch.-l. de district, évêché. - Cette v. donne son nom à une chaîne de mont. située dans.la partie S. 0. de l'Aragon.
  • ALBATEGNI, Albatenius astronome arabe du Lxe siècle, né à Batan en Mésopotamie, mort vers 929, fit de nombreuses observations, remarquables par leur exactitude, reconnut le déplacement de i chant aux Pyrénées. Les Espagnols y furent vaincus l'apogée du soleil, calcula les résultats de la précession des équinoxes, et fixa la durée de l'année à 365 j. 5 h. 46' 24". Il a laissé un traité de la Science des étoiles, trad. en latin à Nuremberg, 1537.
ALBE	- 35 -	ALBE

  • ALBAY, v. de l'île de Luçon, dans la partie espagnole, env. 20 000 hab. Détruite en 1814 par une éruption d'un volcan, et rebâtie peu après.
  • ALBE, ALBE-LA-LONGUE, Alba Longa, v. fort anc. du Latium, à 20 kil. au S. E. de Rome, s'étendait du Ranc septentr. du mont Albain jusque sur la rive orient. de l'Albanus lacus. On en rapporte la fondation à Ascagne, fils d'Enée, qui y régna 8 ans (vers 1144-1136 av. J: C). On donne à ce prince 13 successeurs (V. l'Attas universel). On ajoute que la population surabondante d'Albe donna naissance à des colonies qui fondèrent plusieurs villes latines, et qu'Albe est ainsi la mère de Rome. L'an 89 de Rome (665 av. J.-C.), Albe fut prise et détruite ppar les Romains (V. TULLUS HOSTILIUS).-Le vin d'Albe était fort estimé à Rome. On recherchait aussi les pierres des environs : c'est en pierres d'Albe que sont construits les fondements du Capitole. - Pour le lac d'Albe, V. ALBANo.
  • ALBE, v. d'Espagne. V. ALBA DE TORMES.
  • ALBE JULIE. V. AKERMAN, CARLSBOURG et WEISSEMBOURG. - ALBE ROYALE. V. STUHLWEISSEMBOURG.
  • ALBE (Ferd. Alvarez de TOLÈDE, duc d') 2 général et homme d'État sous Charles-Quint et Philippe II, né en 1508, d'une des plus illustres familles d'Espagne. Parvenu après de longs services au commandement en chef des armées impériales, il déploya des talents supérieurs, qu'on n'avait pas soupçonnés Jlisclue-là, gagna en 1547 sur l'électeur• de Saxe la bataille de Mühlberg, et remporta plusieurs avantages en Lorraine sur les Français, et en Italie sur le pape. Il fut nommé en 1566 gouverneur ~1es Pays-Bas pour Philippe II, avec le titre de vice-roi, et investi d'un pouvoir absolu afin de réprimer les troubles qu'y avaient excités les dissensions religieuses : il établit,-à cet effet, sous le titre de Conseil des troubles, un tribunal qui déploya tant de rigueur qu'on ne l'appela que le Conseil de sang, et que tout le pays se souleva bientôt. Il rem-porta de grands avantages sur les insurgés, à la tête desquels s'était mis le prince d'Orange, mais il ne put les réduire entièrement; et, dégoûté d'une lutte perpétuelle, il finit par demander lui-même son rappel (1513). II quitta ce malheureux pays au bout de sept ans, après l'avoir hérissé de forteresses et inondé de sang, laissant la réputation d'un grand capitaine, mais d'un homme impitoyable. A son retour en Espagne, il resta pendant quelque temps en disgrâce; il fut même exilé par suite d'une intrigue de cour; mais en 1581, Phi-lippe le rappela pour le mettre à la tête d'une armée qu'il envoyait en Portugal. Leduc d'Albe réussit à soumettre le pays, chassa don Antonio, prince de Crato, qui avait été proclamé roi, et s'empara de Lisbonne; mais il y laissa commettre des cruautés qui souillèrent sa victoire. Il mourut peu après en 1582, à 74 ans. Sa vie a été publiée à Paris, 2, vol. in42, 1698. Le nom sous lequel il est connu lui vient de son château d'Alba-de-Tormès.
  • ALBECK, village de Wurtemberg, à 10 kil. N. E. d'Ulm. Mack et 25 000 Autrichiens y furent défaits par 6000 Français en 1805.
  • ALBEMARLE, v. de Normandie, auj. AUMALE (V. ce nom), donnait son nom à un duché. Le titre de duc d'Albemarle s'est conservé en Angleterre; mais il n'y est plus que nominal. Ce titre fut donné à Monk et à Van Keppel.
  • ALBENGA, Alba Ingaunorum ou Albingaunum, v. des Etats sardes à 64 kiL S. 0. de Gênes, sur la Centa; 4000 hab. ~vêché.-Anc. capit. des Ingauni.
  • ALBENS, ch-1. de c. (Savoie), arr. de Chambéry, à 30 k. N. N. É. d'Aix;1543 h. Antiquités; grains, bétail.
  • ALBÉRËS, montagnes du Roussillon, se rattachant aux Pyrénées. Les Espagnols y furent vaincus par Dugommier les 27 et 30 avril 1794.
  • ALBERGATI CAPACELLI (François, marquis), littérateur italien, né à Bologne vers 1740, mort en 1804, fut sénateur dans sa patrie. D'une imagination fougueuse, il se laissa entrainer aux plus blâmables excès et fit le malheur de sa famille. Passionné pour U comédie, il avait établi un théâtre dans son palais. On a de lui des Comédies, correctement écrites, et qui prouvent une grande connaissance des mœurs du temps, et des Nouvelles où l'on trouve trop de licence. La plus estimée de ses comédies est le Préjugé du faux honneur.
  • ALBÉRIC I, gentilhomme lombard, fut fait marquis de Camerino puis duc de Spolète, par Bérenger 1, devenu roi d'Italie. Il épousa vers 906 Marosie, qui s'était emparée du château St-Ange et dominait à Rome, et devint ainsi maître d'une grande partie de l'Italie centrale. Il repoussa les Sarrasins, mais il appela les Hongrois pour le soutenir contre le pape Jean X, et fut massacré par les Romains, en 925, après la retraite des barbares.
  • ALBÉRIC II, de Camerino, fils d'Albérie I et de Marosie, porta le titre de premier baron de Rome, fut reconnu en 932 seigneur de cette ville après en avoir chassé Hugues de Provence, roi d'Italie, 3° époux de sa mère, et y exerça pendant 23 ans un pouvoir dictatorial, avec les titres de patrice et de consul. Il était frère du pape Jean XI - Son fils Octavien Albéric lui succéda, et devint pape sous le nom de Jean XII. V. ce nom.
  • ALBÉRIC, religieux de l'ordre ae 171teaux, qu'on croit avoir été moine de l'abbaye des Trois-Fontai-Des, vivait au xili` siècle. Il a laissé une Chronique qui: va depuis la création jusqu'en 1,141, imprimée dans les Historiens des Gaules et de la France.
  • ALBERONI (Jules), cardinal, ministre du roi d'Espagne Philippe V, né en 1664, m. en 1752, à 88 ans, était fils d'un jardinier de Firenzuola près de Plaisance. Il dut sa fortune au duc de Vendôme, qu'il avait connu pendant les guerres d'Italie, et auquel il sut plaire par son esprit vif et enjoué. Il suivit ce seigneur en France, puis l'accompagna en Espagne, et s'y fit connaître avantageusement de Philippe V. Le duc de Parme l'ayant nommé son agent politique à Madrid, il réussit à marier Ume princesse de la la-mille du duc, Élisabeth Farnèse, au roi d'Espagne, et à faire éloigner la princesse des Ursins, qui avait été jusque-là toute puissante et à laquelle il avait lui-môme les plus grandes obligations. La jeune reine le fit nommer cardinal, grand d'Espagne, et premier ministre, 1715. Albéroni forma dés lors de vastes desseins en faveur de l'Espagne, voulut placer Philippe V sur le trône de France et mit toute l'Europe en mouvement. Mais le Juc d'Orléans, alors régent, s'étant ligué contre lui avec le roi d'Angleterre, déjoua tous ses projets, porta la guerre en Espagne, obtint plusieurs avantages sur terre et sur mer, et n'accorda la paix à Philippe V qu'à la condition qu'Albéroni serait renvoyé. Le premier ministre reçut en conséquence l'ordre de quitter l'Espagne (5 déc. 1719). Après avoir quelque temps erré de ville en ville, réduit à se cacher, il se rendit à Rome, où le pape Innocent XIII fit examiner sa conduite : il fut enfermé pour 4 ans dans un cou-vent; mais dès 1723, il fut rétabli dans tous ses droits de cardinal; il jouit môme d'une assez grande faveur à la cour de Rome jusqu'à sa mort.
  • ALBERT, ch.-l. de tant. (Somme), à 23 kil. N. 0. de Péronne; 3433 hab. Anc. seigneurie, qui porta d'abord le nom d'Antre tV. ce mot), et dont le nom fut changé en celui d'Albert après la chute dumaréchal d'Antre et la transmission de la seigneurie à la maison d'Albert. Cette maison, issue des Alberti de Florence, s'était établie dans le Comtat Venaissin au commencement du xv° siècle. Ses principales branches sont celles des seigneurs de Luynes et de Chaulnes. V. ces noms.
ALBE	- 36 --	ALBE

  • ALBERT (S.), évêque de Liège à la fin du mi, siècle, fut élu pour ses vertus, mais se vit persécuté par l'empereur Henri VI qui avait soutenu un autre candidat. ll se réfugia près de l'archevêque de Reims ,~t fut assassiné près de cette ville par des émissaires -le l'empereur (vers 1195). On l'lion. le 21 nov. - Religieux carme, né en 1212 à Trapani, m. en 1292, fut provincial de son ordre pour la Sicile et convertit un grand nombre de Juifs. On l'hon. le 8 août.
  • ALBERT I, duc d'Autriche et empereur d'Allema-, gne, né en 1248, était fils de Rodolphe _de Habsbourg. Il eut pour concurrent à l'empire 'Adolphe de Nassau, qu'il vainquit et tua à la bataille dé'Gcelheim en 1298. Il eut de violents démêl6i-4verle Jupe Boniface VIII, au sujet de son électïdn'à.i'empire; mais ce pontife finit par le reconnaître: Il°sefit:dé= tester par son orgueil et sa tyranrilé;:'cefut sous-.son règne que la Suisse, opprimée par.Gebbier, sdn lieu= tenant, se rendit indépendante (p ~reis)üIl périt`éii 1308, au passage de la Reuss assassiné par des conjurés, à la tête desquels était Jean ?det,Sëùabe; son neveu, qu'il avait dépouillé de son patrimoine)
Passage mal scanné

  • ALBERT, dit l'Achille (pour Sa btWV6&ê)'ét 'ti 3s~ (pour sa prudence), électeur de` Bràiide%€tit dg 1471 à 1484, de la maison île' `Hchenzvllèls`1-; on7 tinuala guerre commencée par°soh'riréiléiinglcontre la Poméranie, se fit reconnaître suzerain de ce pays, et contribua beaucoup à l'aVendissement de sa maison.
  • ALBERT, margrave de Brandebourg, puis duc de Prusse et grand maître de l'ordre Teutonique, né en 1490, m. en 1568,, renonça, en 1525; à son titre de grand maître et embr ssa ieLuthérànisme. En échange de la dignitéïrù'i ab ndoniiait: 11 mont de
  • Lyon, 1651, 21 vol. in-foi. L'Église l'honore le 15 novembre. M. Pouchet a écrit son Histoire, Paris, 1852.
  • ALBERT, antipape. Y. PASCAL II.
  • ALBERT (d') DE LUYNES. V.1 LUYNES.
  • ALBERT DURER, peintre, V. DURER.
  • ALBERT (le prince), ne en 1819, mort en 1861; était fils d'Ernest, duc de Saxe-Cobourg; reçut en Allemagne une éducation distinguée; devint en 1840 l'époux de la reine d'Angleterre Victoria, dont il eut huit enfants; fut naturalisé Anglais, puis nommé feld-maréchal et conseiller privé; se tint éloigné des affaires publiques, et se rendit populaire par son caractère aimable et élevé, et par la protection éclaire qu'il accordait aux lettres et aux beaux-arts.
  • ALBERTI, une des plus anciennes familles de Florence, sortie comme les Médicis de la classe des négociants, disputa longtemps le pouvoir aux Médicis et aux Albizzi, et se fit remarquer par son zèle pour l'égalité républicaine. Benedetto Alberti en 1378 renversa la faction des Albizzi. Renversé à son tour (1381) par les Albizzi, il mourut en exil. Les Alberti furent rappelQs (1435) par les Médicis.
  • ALBERTI (Léon-Baptiste), architecte de Florence, de la famille des Alberti, 1398-1484, se distingua à la fois dans la peinture, la sculpture, la littérature et les sciences. II orna de ses monuments Florence, Rome, Mantoue, Rimini, et rédigea sur l'architecture des ouvrages qui lui ont mérité le titre de Vitruve moderne. Il a composé des traités de morale, des poèmes et des fables. Son principal ouvrage, De re ædifcatoria, 1485, in-fol., a été traduit en français par Jean Martin, 1553, in-fol.
  • ALBERTI (Léandre) , provincial des Dominicains, ne à Bologne en 1479, mort en 1552, a laissé une histoire de son ordre, De viril illustribus ordinis Prcedicatorum, 1517; une Histoire de Bologne, en italien , et une Description de l'Italie, 1550.
  • ALBERTI DE Vn.LANOVA (François), né à Nice en 1737, mort à Lucques en 1801, est auteur d'un Dictionnaire Italien-Français et (Français-Italien, très-estimé, dont il a donné lui-même 4 éditions; ladernière est de 1796, Marseille, 2 vol. in-4.Ilapublié en outre Dizionario universale critico enciclopedico della lingua italiana, Lucques, 1797.
  • ALBERTINE (Ligne), branche cadette de la mai-son de Wettin, qui régne depuis trois siècles sur la Saxe, tire son nom d'Albert, 2e fils de l'électeur de Saxe Frédéric II , dont il partagea les États avec son frère aîné Ernest. V. ERNESTINE (Ligne).
  • ALBERT-NYANZA, nom donné par Baker au lac Louta-Nzighé. V. ce nom.
  • ALBERTVILLE, v. de France (Savoie) , eh-I. d'arr., à 60 k. E. N. E. de Chambéry; 4018 hab. Fonderie.
  • ALBESTROFF, ch.-I. de c. (Meurthe-et-Moselle), à 36 kil. N. E. de Château-Salins; 755 bah. ALBI et ALBIGA. V. ALBY.
  • ALBIGEOIS (1'), partie du grand gouvt de Languedoc, à l'0. rides Cévennes, entre cette chaîne, le Rouergue, le Quercy, l'Armagnac et le Haut-Languedoc. Alby en était le chef-lieu. Il forme auj. Parr. d'Alby et partie de celui de Gaillac (Tarn).
  • ALBIGEOIS (les). On réunit sous ce nom aux xI° et XII* siècles tous les hérétiques du midi de la France, qui étaient la plupart imbus des erreurs des Manichéens; ils étaient répandus en Languedoc et en Provence, et occupaient principalement les V. d'Alby (d'où ils prirent leur nom), de Béziers, Carcassonne, Toulouse, Montauban, Avignon. Ils étaient soutenus par Raymond, comte de Toulouse, par Roger, vicomte de Béziers, ainsi que par les comtes de Foix et de Béarn. Le pape Alexandre III les excommunia au 31 concile de Latran, 1179; Innocent III prêcha contre eux une croisade, à la tête de laquelle il plaça Pierre de Castelnau, 1204, qui fut massacré en 1208, pins leslégats Milon et Arnaud Amalric, entin Simon de Montfort. Les Croisés s'emparèrent de Béziers en 1209 et y massacrèrent, dit-on, 60 000 h., n'épargnantmême pas les catholiques qui se trouvaient dans la ville ; Carcassonne ne tarda pas à tomber aussi entre leurs mains; Albi fut également prise en 1215, et, la même année, le comte de Toulouse fut dépouillé de ses États, qui furent donnés à Simon de Montfort. A la même époque Innocent III créait l'Inquisition pour extirper l'hérésie. En 1219, com menca une nouvelle croisade, qui fut commandes par Louis, fils de Philippe-Auguste (Louis VIII) : ce prince s'empara d'Avignon en 1220. La même année, fut signé à Meaux un traité qui mit fin à la guerre. Les Albigeois avaient été presque entièrement exterminés; ce qu'il en resta se confondit avec les Vau-dois. - Les Albigeois se donnaient à eux-mêmes le nom de Cathares (purs). Leur hérésie parait être originaire (le l'Orient : introduite d'abord dans les pays slaves (Hongrie et Bohême), elle pénétra vers 1030 en Lombardie; elle y fut promptement étouffée par l'archevêque de Milan, mais déjà elle avait envahi la France méridionale. Le P. Benoist de St-Dominique a donné une Histoire des Albigeois et des Vaudois, Paris, 1691. M. Schmidt a publ. en 1859 : Hist. et Doctrine de la secte des f'athares.
  • ALBINGAUNUi1I, V. de Ligurie. V. ALBENGA.
  • ALBINOVANUS (C. Pedo), poète latin du siècle d'Auguste, ami d'Ovide. preste de lui deux Élégies, la 11, sur la mort de Drusus, la 2e sur celle de Mécène, et quelques fragments d'un Voyage de Germanicus dans l'Océan septentrional. On les trouve dans les Poetx latini minores de Wernsdorf.
  • ALBINTEMELIUII, v. de Ligurie, auj. VINTIMILLE.
  • ALBINUS (Dec. Clodius Septimius),général romain sous Marc-Aurèle et Commode, commandait en Bretagne lors du meurtre de Pertinax, en 193. I1 se fit proclamer empereur en même temps que Septime-Sévère. Les deux rivaux parurent d'abord se concilier et partagèrent l'empire; mais ils se firent bientôt la guerre. Albinus, après quelques avantages, fut défait et pris auprès de Lyon, 197 : Sévère,, devant lequel il fut amené, lui fit trancher la tête,.
  • ALBINUS, famille allemande qui a fourni plusieurs médecins distingués. Son vrai nom était Weiss, qui veut dire blanc, et qu'on latinisa par celui d'Albi-nus. Bernard Albinus, né en 1653, à Dessau, mort en 1721, enseigna la médecine avec distinction à Francfort-sur-l'Oder et à Leyde. On a de lui, entre autres mémoires, De corpuscules in sanguine contentis; De tarentulæ mira vi, etc.-Son fils, Bernard-Sigefroy Albinus, né à Francfort-sur-l'Oder en 1697, mort en 1770, étudia sous Boerhaave et Rau, enseigna pendant 50 ans à Leyde l'anatomie et la chirurgie avec le plus grand succès, fit faire de grands progrès à ces sciences et publia plusieurs traités d'anatomie, remarquables par leur exactitude : De oss ibus corporis humani, Lugduni Batav., 1726; Historia musculorum, 1734; De arteriis; De causa coloris Eihiopum., 1737.-Son frère, Christ. Bernard Albinub, 1696-1752, professa à Utrecht, et publia De anatome errores detegente in medicina, Utrecht, 1722 ; Specimen anatomicum intestinurum, etc., Lugd. Bat., 1722.
  • ALBIOECI, peuple de la Gaule transalpine, faisait partie des Ligures et habitait les environs de Digne. Au temps de César, on les appelait Reii, et ils devaient avoir pour capitale Albiosc, lieu voisin de Riez.
  • ALBION (du celte alb ou alp, mont.), nom indigène de la Grande-Bretagne, ou plutôt de la côte S. et S. E. de la Grande-Bretagne, s'est conservé longtemps, même après la domination romaine, et est encore d'usage en poésie.
  • ALBION (NOUVELLE-), nom donné par Drake à le, Californie et à toute la côte N. 0. de l'Amérique septentr. ou Nouvelle-Californie, etc.Ce nom est auj. iestreint à la côte qui s'étend entre les 43 et 48° lat. ,.
  • ALBIS, fleuve, auj. l'ELBE. V. ELBE.
  • ALBIUS MONS, chaîne qui unissait les Alpes Ga-niques à l'Hémus • auj. monts DINARIQUES.
  • ALBIZZI, famille puissante de Florence qui pendant les xiv^ et xv, siècles dirigea le parti. aristocratique et lutta contre celles des Médicis et des Alberti, -Pierre Albizzi, chef de cette famille, eut, la.principale part à l'administration de 13,72 à 1378, et périt victime de la faction opposée, au- moment:où il croyait star de la renverser. -Son neveüy Thomas Maso Albizzi, ramena sa famille, au; pouvoir et vengea sa mort. II gouverna aveo='gloire dé 1±382-. 1417 -Renaud Albizzi, fils de Maso;, parvenu au gouvernement en 1429, entraina Florence dans de folles entreprises et fut exilé en 1434, au rétour des Médicis. Avec lui finit l'importance de cette famille.
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  • ALBURNUS mons, ,}tonte di Postiglione, mont. de Lucanie, voisine de Paestum.
  • ALBY, Albiga ch.-1. du dép. du Tarn, sur le Tarn, à 684 kil. dd Paris; 15 493 hab. Archevêché, tribunal de 1-inst., lycée, bibliothèq., musée. Promenade du Vigan'; avec une statue de Lapeyrouse. Industrie et commerce (surtout en blé et en vin). Aux environs, papeteries, laminerie, fonderie de boulets, etc.-Jadis ch. 1. des Ruteni provinciales' (dans l'Aquitaine 1De), puis du comté d'Alby et enfin de l'Albigeois. Détruite deux fois, par les Sarrasins, en 730, et lors de la croisade contre les Albigeois, en 1215. Il s'y tint en 1255 un concile pour l'entière extirpation de l'hérésie albigeoise. V. ALBIGEOIS.

[modifier] ALC

  • ALCAÇAR. V. ALCAZAR.
  • ALCADE, de l'arabe al cadi, le juge, nom que portent en Eïjpague certains magistrats chargés de rendre la justice dans chaque ville, et dont les attributions tiennent à la fois de la police civile et de la police militaie. Ils portent comme marque de leurs fonctions une longue baguette blanche.
  • ALCALA, nom d'une douzaine de villes d'Espagne, parmi lesquelles il faut remarquer :
    • ALCALA DE HÉNARÈS, Complutum, sur le Hénarès, à 23 kil. N. E. de Madrid; 5700 hab. Patrie de Cervantès et de Solis. Université, fondée en 1498 par Ximenés, auj. supprimée; archevêché, cathédrale.
    • ALCALA LA REAL; à 32 kil. S. 0. de Jaen; 7000 hab. Riche abbaye, fondée en 1340. Sébastiani y défit un corps de cavalerie espagnole en 1810.
  • ALCAMO, Y. de Sicile, à 37 kil. E. de Trapani; 16 000 hab. Aux env., ruines de Ségeste.
  • ALCANIZ, v. d'Espagne, dans l'Aragon (Téruel), à 88 kil. S. E. de Saragosse; 5000 hab. Alun. Prise en 1809 par les Français, mais reprise bientôt après.
  • ALCANTARA (en arabe le pont), la Norba Cæsarea ou Interamnium des anciens, Y. d'Espagne, sur la r. g. du Tage, à 80 kil. N. 0. de Cacérès; 3000 hab. Beau pont en pierres (construit sous Trajan). Laines, draps communs. -Alphonse IX roide Castille, prit cette ville sur les Maures en 1214 et en fit le ch.-I. de l'ordre d'Alcantara.
  • ALCANTARA (ordre d'), ordre religieux et militaire institué en 1214 par Alphonse IX, roi de Castille, en mémoire de la prise d'Alcantara sur les Maures. Les membres de cet ordre sont soumis à la règle de St-Benoît, et portent une croix d'or verte fleurdelysée i avec un poirier sur leur écusson, parce que les premiers chevaliers choisis par Alphonse IX faisaient partie de l'ordre de St-Julien-du-Poirier, institué en 1176 par Fernand Gomez. La grande maîtrise de cet ordre a été réunie à la couronne en 1509, sous Ferdinand et Isabelle. Il avait pour ch.-1. Alcantara.
  • ALCARAZ, v. d'Espagne (Manche), à 60 kil. S. 0. d'Albacète, sur le Guadalimar; 14 000 hab. Pierre I d'Aragon y battit les Maures en 1096. Alphonse VIII, de Castille, leur prit cette ville en 1213.
  • ALCAZAR, mot arabe qui, veut dire Palais. On admire surtout les palais construits par les Maures à Ségovie, à Tolède, à Grenade et à Séville.
    • ALCAZAR DE SAN-JUAN, v. d'Espagne, prou. de Ciudad-Real, à 70 kil. N. E. de cette v.; 6000 hab. Détruite par les Maures: acquise et relevée au xui, siècle par l'ordre de St-Jean-de-Jérusalem.
    • ALCAZAR DO SAL, Salacia, v. de Portugal (Estramadure), à 48 kil. S. E. de Sétubai; 2600 hab. Immenses salines aux env. Alphonse il, roi de Portugal, y vainquit les Maures en 1217.
    • ALCAZAR-QUIVIR, c. -à-d. Grand-Palais, v. de l'empire de Maroc (Fez), à 25 kil E. de Larache. On y voyait un beau palais construit par Almanzor, roi de Maroc. Bataille livrée en 1578 aux Maures par le roi de Portugal Sébastien, qu~ y périt.
  • ALCÉE, Alcæus, père d'hmphitryon, l'époux d'Alcmène, était fils de Persée et régnait à Tirynthe Yers le xiv, siècle av. Il fut grand-père d'.Hercule, qui prit de lui le nom d'Alcide.-Fils d'Hercule. que ce héros eut en Lydie de la reine Omphale, ou selon d'autres, d'une suivante de la rein, fut la tige de la 2e race des rois de Lydie (les Héraclides), et commença à régner vers 1292 av. J.-C.
  • ALcÉE, poète lyrique grec, né à Mitylène, dans l'île de Lesbos, florissait vers l'an 604 av. J.-C. et était contemporain de Sapho, pour laquelle il prouva, dit-on, un amour malheureux. Il se rendit redoutable par ses vers satiriques et s'attira le courroux du tyran de Mitylène, Piitacus, qui l'exila. Il se rangea dès lors parmi les ennemis de sa patrie, et s'arma contre elle; mais il abandonna lâchement ses armes dans le combat et prit la fuite; Après un long exil, pendant lequel il voyagea et visita l'Pgypte, il. fut compris dans une amnistie, et revint mourir à Mitylène. Alcée composa, outre ses invectives contre les tyrans, des hymnes des odes, des chansons, des épigrammes. Les meilleurs juges, Horace, Quintilien, font l'éloge de ses poésies, qui se distinguaient par la vigueur et l'originalité de la poésie, ainsi que par un ton vif et passionné. Il inventa le mètre qui fut appelé de son nom, vers alcaïque. Il ne nous reste de lui que quelques fragments épars dans Athénée et dans Suidas, recueillis par H. Étienne à la suite de son Pindare, et publiés à part, en 1810; à Halle, par Th. Fr. Stange, et, en 1827, à Leipsick, par A. Matthiæ. Ils ont été trad. _en fr. par Coupé, dans ses Soirées littéraires, et par Falconet, dans les Petits poëtes grecs du Panthéon littéraire.
  • ALCESTE, fille de Pélias, et femme d'Admète, roi de Thessalie. Ce prince étant tombé malade,. Alceste consulta l'oracle, et le dieu répondit qu'il mourrait si quelqu'un ne se dévouait à la mort à sa place. Alceste se dévoua- mais Hercule, pour reconaître.l'hospitalité qu~il avait reçue d'Admète entreprit de la sauver : il descendit aux enfers, d'ou il l'arracha malgré Pluton, et la rendit à son époux. Le dévouement d'Alceste fait le sujet d'une des plus belles tragédies d'Euripide. Quinault et Lagrange-Chancel ont aussltraité ce sujet.
  • ALCIAT (André), célèbre jurisconsulte italien, né près de Milan en 1492, mort en 1550, fut nommé professeur de droit à Avignon en 1521, et retourna après quelques années à Milan. Son talent et ses innovations l'exposèrent à la jalousie et aux persécutions des autres professeurs. Pour se soustraire à leurs attaques il se réfugia en France, où François I lui confia la chaire de Bourges; mais, sur les in-stances du duc de Milan, François Sforce, il retourna se fixer en Italie. Il y professa successivement à Pavie, à Bologne et à Ferrare. Alciat fut un des premiers jurisconsultes qui unirent l'étude de l'histoire à celle des lois, afin d'éclaircir l'une par l'autre. Ses ouvrages ont été imprimés à Lyon, 1560 5 vol. in-fol.; à Bâle, 1571, 6 vol. in-fol.; à Stralourg, 1616, 4 vol. in-fol., etc. Ils se composent principalement de traités de jurisprudence; mais on y trouve aussi des travaux de critique et de philosophie estimés, et, des ouvrages purement littéraires : on y remarque surtout ses Emblèmes, Emblematum libellas, recueil de petites pièces de vers latins sur des sujets moraux, souvent imprimé à part, et trad. en vers français par J. Lefebvre (15381arAneau (Lyon, 1549), et par Claude Mignaut (14.
  • ALCIBIADE, célèbre général et homme d'État athénien, né l'an 450 av. J.-C., était filsde Clinias et neveu de Périclès. Il conçut de bonne heure le projet de succéder à son oncle dans le gouvernement de la république, et, pour satisfaire son ambition, entraîna ses concitoyens dans des entreprises tém& raires. Pendant la guerre du Péloponèse, il conseilla aux Athéniens de conquérir la Sicile, et fut chargée avec Niclas et Lamachus, de cette expédition qui devint si funetse à sa patrie (415). Les statues d'Hermès ayant été mutilés dans les rues d'Athènes la veille de son départ, on l'accusa de ce sacrilège; il fut condamné en son absance, ses biens furent confisués et il fut contraint de s'éloigner de sa patrie. Il se retira d'abord à Sparte, puis en Perse, auprès de Tissapherne, suscitant partout des ennemis aux Athéniens. Eappelé par eux néanmoins en 407, à la suite de quelques revers, il leur fit reprendre l'avantage, vainquit la flotte spartiate près d'Abydos et de Cyzique, et rentra triomphant; mais il encourut de nouveau la disgrâce de ses consitoyens à cause d'une défaite éprouvée près d'Ephèse par un ses lieutenants. Il se réfugia d'abord en Thrace, puis en Phrygie près du satrape Pharnanaze, mais celui-ci poussé par Lysandre, général lacédémonien, envoya contre lui des assassins qui mirent le feu à samaison et le firent périr, l'an 404 av. J.-C., Alicibiade montra alternativement toutes les vertus et tous les vices, il suivit d'abord les préceptes de Socrate, puis il se livra à tous les excès. La souplesse de son caractère ne le rendit pas moins célèbre que sa beauté et son éloquence; à Sparte, il vivait en Spartiate, en Perse, il étalait tout le luxe d'un satrape. Sa vie a été décrite par Plutarque et par Cornélius Nepos. Deux dialogues de Platon sont intitulés Alcibiade.

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  • ALCIDAMAS, sophiste et rhéteur grec natif d'Elée en Eolie, disciple de Gorgias, vivait vers 424 av. J.-C. Il reste de lui deux harangues:l'une d'Ulysse contre Palamède, l'autre contre les rhéteurs du temps. On les trouve des nes recueils de Reiske (t VIII p.64) et dans la Biblioth græca de Didot. L'abbée Auge en a donné une traduction franc. à la suite de celle d'Isocrate.
  • ALCIDAMIDAS, général des Messéniens, qui, après la prise d'Ithom par les Spartiates, conduisit uen colonie à Rhegium vers 723 av. J.-C.
  • ALICDE, nom fréquemment donné à Hercule parce qu'il était petit fils d'Alcée, roi de Tirynthe. Ce nom pourrait aussi dériver du grec alke force
  • ALCIME grand prêtre des Juifs, 163 av-JC a usurpé cette dignité avec l'aide d'Antiochus Eupator, roi de Syrie, malgré l'opposition de Judas Machabée. Il attira les plus grands maux sur la Judée, et mourut d'une paralysie après 3 ans de pontificat.
  • ALCIONOUS, roi des Phéaciens, dans l'île de Corcyre), accueillit Ulysse à son retour de Troie. Il avait pour fille la belle Nausicaa et possédait des jardins magnifiques qu'Homère a célébré dans l'Odyssée.
  • ALCINOUS, philosophe platonicien du IIe siècle après J-C a laissé une Introduction à la doctrine de Platon, qui a été traduite en latin par Marsile Ficin à Venis, 1497, et par D. Lampin, Paris, 1567 et mise en franc. par Combes-Dounous, 1800.
  • ALCIPHRON, écrivain frec du IIIe ou du VIe siècle après J-C, a laissé des lettres supposées de pêcheurs, de parasites, de courtisanes, etc. écrites dans un style élégant et fleuri, mais souvent déclamatoire où l'on trouve des détails curieux sur les mœurs et les usages de la Grèce. Elles ont été publiées par Berfier, grec, latin avec notes, Leips, 1709; par J.A. Wagner, Leips, 1798; par A. Meinecke et par Seiler, Leips, 1853 et trad en fr. par l'abbé Richard, 1785.
  • ALCIRA, Sucro sous les Carthaginois, Sætabicula des Romains, Algezirah des Arabes, v. d'Espagne (Valence) à 35 kil. S.O. de Valence, dans une île du Xucar, 9000 hab. Territoire fertile, mûriers.
  • ALCMAN, poète grec né à Sardes en Lydie, florissait vers 670 av. J.-C. et obtint le titre de citoyen de SParte. Il mourut, dit-on, de la maladie podiculaire par suite des excès auxquels il s'était abandonné. Il avait composé dans le dialecte doride six livres de chants lyriques, que les anciens admiraient et qu'Horace a quelquefois imités. Il ne nous reste qu'un petit nombre de fragments, cités par Plutarque et Athénée. Ils ont été recueills par H.Etienne, dans son Recueil des lyriques grecs, réimprimés dans les Poëtes grecs de la collection de Didot et publiés à part par Fr-Th. Welcker, Glessen, 1815. Ils ont été traduits en franc. par Coupé dans les soirées littéraies, t. VII et par Falcomet dans les Petits poëtes grecs du Panthéon littéraire, 1840.
  • ALCMÈNE, femme d'Amphytrion, roi de Tirynthé, était fille d'Electryon, prince d'Argos, et se faisait remarque, par sa beauté. Selon la fable, Jupitre prit pour la séduire, les traits de son mari et la rendit mère d'Hercule (V. AMPHYTRION)
  • ALCMÉON, fils du devin Amphiarus et d'Eriphyle, vengea son père, tué au siège de Thèbes en faisant périr sa propre mère qui avait été cause de cette mort (V. AMPHIARAUS). Agité par les Furies après ce meurtre, il se fit purifier par Phégée, roi d'Aracadie, dont il épousa la fille Alphésibée: mais ayant abandonné cette princesse pour Callirhoé, fille d'Acheloush, il fut tué par les frères de la première.
  • ALCMEON tige des Alcméonides V. ce nom
  • ALCMEON, 13e et dernier archonte perpétuel d'Athènes, de l'illustre famille des Alcméonides, gouvrena pendant les années 756 et755 av. J.-C. Après lui les archontes ne furent nommés que pour 10 ans.
  • ALCMEON, philosophe pythagoricien, disciple d'Archytas, né à Crotone vers 500 av. J.-C., écrivit sur la nature de l'âme et sur la médecine. Il est le premierqui ait disséqué des animaux. On lui doit une décade pythagoricienne, elle se compose de dix attributs fondamentaux dont chacun a son contraire, comme pair et impair, fini et infini, un et multiple, bien et mal, repos et mouvement, etc.
  • ALCMEONIDES, famille noble et puissante d'Athènes, descendait d'un Alcméon, petit-fils de Nestor, qui, chassé de Pylos avec toute sa famille par les Héraclides, lors de la conquête qu'ils firent du Péloponèse, vint se réfugier à Athènes. Les Alcméonides furent longtemps en possession des plus hautes charges, mais ils furent chassés d'Athènes après le meurtre de Cylon commis par Megacles, l'un deux (612 av. J.-C.) Ils rentrèrent bientôt et s'opposèrent d'abord à l'usurpation de Pisistrate, mais ils finirent par s'allier à lui. Clisthène, Périclès, Clinias, et Alicibiade appartenaient à cette famille.
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  • ALEXANDRE IV, dit Aigus, fils posthume d'Alexandre le Grand, avait pour mère Roxane, eprincesse persane. Il porta un instant le titre de roi sous la tutelle de Philippe Arrhidée : Cassandre le fit tuer en 311.
  • ALEXANDRE v, fils de Cassandre, régna d'abord avec son frère Antipater (298-294), mals ne tarda pas d se brouiller avec lui et périt e mort violente.
  • ALEXANDRE, tyran de Phéres en Thessalie, l'an 369 av. J.-C., fameux par ses cruautés, prit par trahison Pélopidas, général thébain, fut forcé par Épaminondas de lui rendre la libeitè, et fut battu par Pélopidas mémeà Cynocéphales, oùpériteehéros (365). Odieux à tous, il fut tué par Thébé, sa propre femme, 357 av. J.-C.
  • ALEXANDRE BALA, Rhodien, usurpateur du trône de Syrie, se fit passer pour fils d'Antiochus-Epiphane, et réussit, avec le secours de Ptolémée-PhIlométor, roi d'Égypte, à détrôner Démétrius-Soter, l'an 149 av. J: C. Il fut peu après abandonné par ce prince qu'il avait trahi, et fut lui-même détrôné par Démétrius-Nicator, 144 ans av. J.-C.
  • ALEXANDRE ZÉBINA fils d'un fripier d'Alexandrie, se fit passer pour le fils d'Alexandre Bala, et, soutenu par Ptolémée-Physcon, roi d'Égypte, usurpa le trône sur Démétrius-Nicator, l'an 125 av. J.-C. Quatre ans après, il fut mis à mort par Antiochus Gr us, fils de Nicator.
  • ALEXANDRE JANNÉE, roi de Judée, succéda à son frère Aristobule, l'an 106 av. J.-C., et fit avec quelque succès la guerre aux rois de Syrie - mais il se fit détester par ses crimes, et fut chassd de son royaume. Rentré dans Jérusalem après six ans d'une guerre opiniâtre, il se vengea par les plus atroces exécutions. Il mourut l'an 19 av. J.-C. , laissant le gouvernement à sa veuve Alexandra.
  • ALEXANDRE SÉVÉRE1 M. Aurelius Alexander Severus, empereur romain, né à Acco, en Phénicie, vers l'an 209, avait pour mère Julie Mammée, et était cousin d'Héliogabale. Il fut adopté par ce prince et fut proclamé empereur en 222 quoiqu'il eût à peine 14 ans. Il choisit pour préfet du prétoire le jurisconsulte Ulpien, réforma les abus, rétablit la discipline encouragea les lettres et se montra favorable aux CÈrétiens : dans sa tolérance universelle, il placait les images d'Abraham et de Jésus à côté de celles des dieux du paganisme. Il fit, mais sans grands résultats, une expédition contre Artaxerce, roi des Perses (232); il s'occupa ensuite de soumettre les Germains; mais ayant voulu d'abord rétablir ladiscipline, il fut assassiné par ses soldats, à l'instigation de Maximin, qui s'empara du trône, 235. Ce prince était d'une sévérité extrême : c'est de là que vient son surnom
  • ALEXANDRE, empereur d'Orient en 911, était fils de l'empereur Basile le Macédonien et frère de Léon le Philosophe, qui le précéda sur le trône. Il termina, au bout d'un an de régne, une vie qui avait été funeste à l'Etat, et dégradée par des vices honteux.
  • ALEXANDRE i, roi d'Écosse de 1107 à 1124, fut sévère jusqu'à la cruauté, ce qui le fit surnommer le Farouche. Le nord du royaume s'étant insurgé, il vainquit les rebelles, fit périr les chefs, et régna ensuite paisiblement.
  • ALEXANDRE II, roi d'Écosse de 1214 à 1249, fils de Guillaume le Lion, s'allia pour faire la guerre aux Anglais, avec Louis de France, qui disputait le trône à Jean-Sans-Terre, ce qui fit mettre son royaume en interdit par le pape. Mais il éppousaensuite Jeanne, fille du roi Jean et soeur du roi d'Angleterre Henri III, et la paix fut rétablie.,
  • ALEXANDRE III, fils du précédent, roi d'Écosse de 1249 à 1286, fut placé sur le trône dés l'âge de 8 ans. Il défit les Norwégiens, qui avaient envahi ses États. Il n'en donna pas moins dans la suite sa filleen mariage au prince-Éric, depuis roi de Norwége. II périt à la chasse et fut regretté.
  • ALEXANDRE JAGELLON, grand-duc de Lithuanie, élu roi de Pologne en 1501 mort en 1506 réunit les deux États en un seul. Indolent et faible, il abandonna l'autorité à unfavori nommé Glinski.
  • ALEXANDRE NEWSKY (S.), grand-duc de Russie fils du grand-duc Iaroslav Il, né en 1218, fut d'abord gouverneur de Novogorod et régna ensuite avec le titre de grand duc sur Kiev et Vladimir (1252-63). Il gagna en 1240 sur les Suédois les Danois et les Chevaliers Teutoniques réunis la bataille-de laNéva (ce qui lui valut son surnom d@ Neuslty), vaingtit aussi les Tartarés, affranchit _la Moscovie du tribut que lui avaient imposé les'successeurs de Gengis-Khan et gouverna avec une sagesse qui le fit universellement regretter. La reconnaissance nationale Paplacé au rang des saints de l'Église russe.-Pierre le Grand institua sous son nom, en 1714, un ordre de chevalerie, dont l'insigne est une croix rouge émaillée, avec des aigles d'or, suspendue à- un ru-ban ponceau : au milieu de la croix est S. Alexandre à cheval, foulant aux pieds un dragon.
  • ALEXANDRE I PAULOwITZ, empereur de Russie, fils de Paul I et petit-fils dé Catherine II, né en 1777, eut pour précepteur le.colonel Laharpe, qui l'éleva dans des idées fort libérales, et monta sur le trône en 1801, après la sanglante catastrophe qui enleva à son père le trône et la vie, catastrophe qu'il ne put empêcher. Dès les premiers jours de son règne, il rappela une foule de bannis, abolit la censure, la confiscation, la torture, et réduisit les- impôts; il s'occupa ensuite de faire fleurirleslettres etles arts, fonda plusieurs Universités, réforma le code criminel, et donna une nouvelle organisation au sénat, qu'il constitua en haute cour de justice. Il forma, en 1805, avec la Grande-Bretagne, une coalition contre la France, dans laquelle entrèrent ensuite l'Autriche, la Prusse et la Suède. Après avoir perdu les batailles d'Austerlitz (2 décembre 1805), d'Eylau (8 février 1807), et de Friedland (14 juin 1807), il se vit contraint à demander la paix, et à la suited'une entrevue célèbre avec Napoléon sur IeNiémen, il signa le traité de Tilsitt (7 juillet 1807), )par lequel il reconnaissait toutes les conquêtes del Empereur et adhérait au blocus continental. En paix avec la France Alexandre s'occupa d'étendre ses États : il enleva fa Finlande àlaSuède, 1808, et conquit plu-sieurs provinces sur la Perse et sur la Turquie, 1809, 1810. Ayant refusé de remplir certaines conditions de son traité avec la France, :qui lui semblaient trop onéreuses, il s'attira de nouveau la guerre avec Napoléon, 181. Il éprouva d'abord plusieurs revers ,lierdit les batailles de Smolensket de la Moskowa; mais bientôt; la disette de vivres et sur-tout la rigueur du climat ayant forcé les Français à opérer une retraite désastreuse, Alexandre adressa de Varsovie à tous_ les souverains de l'Europe une proclamation par laquelle il les appelait aux armes (février 1813), et forma une nouvelle coalition, dans laquelle entrèrent successivement l'Angleterre, la Suède, la Prusse et l'Autriche. Aprèsaivoir été battus à Bautzen, à Lutzen, à Wurtschen et à Dresde, les alliés gagnère