Discuter:Dictionnaire universel d'histoire et de géographie Bouillet Chassang/transfert Wikipédia-OCR/P

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Sommaire

[modifier] P

  • P. Cette lettre, dans les abréviations, se prenait chez les Romains pour'.l-ublius, Paulus; F. K.signifiait Pridie Kalendas, la veille des Calendes; P. R. l'opulus romanus, le peuple romain; P. C, Patres conscripti, sénateurs. Devant les noms modernes, P. est pour Paul, Pierre, Philippe, etc.'; devant un nom île religieux, P. se met pour le Père....
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[modifier] PAC

  • PACA TUS DREPANIUS (Latinus), poète et orateur latin, natif de Bordeaux ou d'Agen, fut étroitement lié avec Ausone. Député à Rome en 388 pour féliciter Théodose de sa victoire sur Maxime, il prononça à cette occasion dans le sénat un panégyrique de l'empereur, qui nous est parvenu (inséré dans les Panx-girici iseteres d'Arntzenius, Amst, 1753), et qui a été trad. par Andry en 1687. Théodose le nomma proconsul en Afrique, puis intendant du domaine.
  • PACCA (Barthélémy), cardinal, doyen du sacré collège, né en 1756 à Bénévent,m. en 1844, étaitévê-que et légat de VeEetri et avait rempli plusieurs nonciatures lorsqu'il reçut de Pie VII en 1801 le chapeau de cardinal. Il devint son principal ministre en 1808, rédigea et lui fit signer la bulle d'excommunication lancée contre Napoléon en 1809, fut par suite enlevé de Rome en même temps que Pie VII, et enfermé au fort de Fénestrelle. Il rejoignit le pape à Fontainebleau en 1813, le détermina à rétracter les concessi ons qu'il venait de faire par le Concordat du 25 janvier et rentra avec lui à Rome en 1814. Bientôt après il fit rétablir l'ordre des Jésuites (1816). Il a laissé d'intéressants Mémoires, qui ont été trad. par l'abbé Ja-met, Caen, 1832; par L. Bellaguet, Paris, 1833, et par Queyras, 1843. Ses OEuvres complètes ont été publiées et trad. par Queyras en 1845.
PÀCH	— 1407 —	PACO
  • PACCANABI, prêtre tyrolien, m. vers 1802, fonda à Rome, à la fin du xvm" siècle, l'ordre des Pères de la foi, rétablissant ainsi sous un autre nom l'ordre des Jésuites, qui venait d'être aboli.
  • PACHA, nom générique sous lequel on désigne en Turquie les hauts fonctionnaires chargés de l'administration civile ou militaire des provinces ou pacha-liks. On leur donne en outre les titres particuliers de begs ou beys et de beglerbegs {bey des beys), selon qu'ils commandent un simple livah ou un eialet. On porte devant les pachas, comme insigne de leur dignité, des queues de cheval, une seule devant les uns, deux, trois devant les autres, selon le rang qu'ils occupent dansla hiérarchie. En outre, on place devant la porte de leurs maisons, suivant leur grade, un, deux ou trois globes argentés ou dorés, surmontés d'un plumet rose et blanc. — Employé seul, le mot de Pacha désigne ordinairement le grand vizir.
  • PACHALIK. V. PACHA.
  • PACHE (J. Nie.), né en 1740, m. en 1823, avait été avant la Révolution précepteur des enfants du duc de Castries, puis employé à la marine. Il se fit remarquer par un républicanisme exalté, devint en 1792 ministre de la guerre, par l'appui de Rolaûd, se vit forcé de quitter le ministère peu de mois après, et fut nommé maire de Paris (2 février 1 793). Il montra beaucoup d'animosité contre la Gironde, quitta la municipalité après la chute de Danton, et resta en prison jusqu'à celle de Robespierre. Impliqué dans l'affaire Babeuf, il publia pour se défendre 3 Mémoires apologétiques, puis se retira à Thym-le-Moutiers, près de Charleville (Ardennes), où il mourut dans l'obscurité.
  • PACHECO DE VTLLENA (don Juan), favori du roi de Castille Henri IV. T. VILLENA.
  • PACHECO (dona Maria), femme de don Juan de Pa-dilla. Après la défaite de Villalar et l'exécution de son mari, elle montra un courage héroïque et soutint un siège dans Tolède contre les troupes de Charles-Quint (1522); n'ayant plus ni munitions ni vivres, elle s'évada de la ville et alla sous un déguisement se réfugier en Portugal, où elle mourut peu après.
  • PACHECO (Franc.), peintre,né àSévilleen 1571, m. en 1654, fut le fondateur de l'école de Séville et le maître de Yelasquez. Il cultivait avec un égal succès l'histoire, le portrait et la fresque. Ses chefs-d'œuvre sont le jugement universel et un S.Michel. Il a laissé un Traite de peinture et quelques poésies.
  • PACHO (Raymond), voyageur ,ne à Nice en 1794. visita plusieurs fois l'Egypte, pénétra en 1824 dans la Marmarique et la Cyrénaïque pour y explorer les monuments que renferment ces contrées et obtint à son retour en France le grand prix de la Société de géographie de Paris. Il venait de publier son Voyage dans la Marmarique et la Cyrénaïque (Paris, 1827-"29), lorsque sa raison s'égara et il se tua (1829).
  • PACHYMËBE (George), historien byzantin, né à Nicée vers 1242, m. vers 1310, remplit les premières dignités sous Michel VIII (Paléologue), et fut chargé de diverses missions. On a de lui une Histoire d'Orient en 13 livres, qui fait suite à celles de Nicêtas et d'Acropolite, et qui va de 1258 à 1308 (publiée par 1& P. Poussines, 1666-69, avec trad. latine et notes; trad. en franc, par le présid. Cousin) ; 13 Déclamations (puM.pa'rBoissonadeenl848), une Paraphrase des OEuvres de S. Denis VArêopagite; un Traité de la Procession du S.-Esprit, et des Commentaires sur Aristote, restés manuscrits.
  • PACHYNTJMPROM., le capPassaro, formelapointe S. E. de la Sicile. Près du cap et à 22 kil. S. de Noto, était une ville de Pachynum, auj. Paehino.
  • PACIATTDI (Paul Marie), savant antiquaire, né à, Turin en 1710, m. en 1785, entra chez les Théatins, s'éleva aux premières dignités de son ordre, fut bibliothécaire du duc de Parme et membre correspondant de l'Académie des inscriptions de France. On a de lui : De Athlelurum cubistesi in palœstra Grx-coram,Rome, 1756; Desacrischristianorum balneis, ;Monumentapeloponesiaca,l7;Mémoiressw les grands maîtres de l'ordre de Malte, 1780; De li-bris eroticis antiquorum (en tête du Longus de Bodo-ni), 1786, et des Lettres au comte de Caylus, 1802.
  • PACIFICUS, archidiacre dé Vérone (776-844), est regardé, mais à tort, comme l'inventeur des horloges à roue et à ressorts. Il ne fit sans doute que perfectionner la clepsydre.
  • PACIFICUS PICENUS, frère Mineur, né dans l'ano. Picenum (Marche de Fermo), s'acquit du renom au xm° s. comme trouvère et fut salue par Frédéric II du titre de Roi des vers. Il se fit disciple de S. François et mérita par la douceur de ses mœurs l'êpithèta de Pacificus, qui a fait oublier son vrai nom. Il fut le premier provincial des frères Mineurs en France.
  • PAÔmcus (Maximus), poSte latin moderne, né à Ascoli en 1400,m. vers 1500, presque centenaire, a laissé des élégies, des éloges, des invectives, etc., publiés à Florence, 1489, m-4. On y trouve quelques poésies licencieuses, que Magliabecchi a eu soin de supprimer dans l'édition qu'il a donnée à Parme en 1691. On l'a comparé à Ovide, qu'il est loin d'égaler.
  • PACIFIQUE (L'OCEAN) , dit aussi le Grand Océan, la plus vaste partie de l'Océan, s'étend entre l'Amérique à l'O., l'Asie et l'Australie à l'E., se confond au S. avec l'Océan Glacial antarctique, et communique au N., par le détroit de Behring, avec l'Océan Glacial arctique. Ses principales divisions sont : dansla partie O., le golfe de Californie ou mer Vermeille et la mer de Panama ; dansl'E., les mers d'Okhotsk et du Japon, la mer Jaune, la mer de la Chine, la mer de Célèbes. Dans sa plus grande largeur, il peut avoir 6650 k. ; il a 9000 k. de long du N. au S. ; sa superficie équivaut env. à 171 800 000 kil. carrés. C'est dans cet Océan qu'est située la 5° partie du monde, nommée de là Océanie. Inconnue des anciens, cette mer fut aperçue en 1513parBalboa,du sommet d'une des montagnes de l'isthme de Panama; Magellan, qui la traversa le premier en 1520, lui donna le nom de Pacifique à cause de la facilité avec laquelle il se rendit de l'Amérique aux îles Malaises. S y a dans cet Océan un courant qui se dirige auJM. et à l'E. de la côte d'Asie et qui paraît coïncider avec celui de l'Océan Atlantique.
  • PACIFIQUE (le Père), de Provins, capucin, missionnaire et supérieur de son ordre en Amérique, mourutàParis en 1653, alaissé : Voyage de Perse, Paris, 1631 ; Relation ou Description des îlesSt-Chris-tophe et de la Guadeloupe, 1648.— V. PACIFICUS.
  • PACIO (Jules),Pacius, jurisconsulte, né àVicence en 1550, m. en 1635, professa le droit en Suisse, en Allemagne, en Hongrie, en France et à Padoue, et laissa entre autres écrits : De Jure maris adriatici (qui lui valut à Venise le collier de St-Marc); Corpus juris civilis; De contractibus ; In Décrétâtes libri V, etc.
  • PACÔME (S.), né dans la Thébaïde vers 292, m. en 348,fut d'abord soldat, se convertit au Christianisme, se fit disciple du pieux solitaire Palémon, puis se retira àTabena, près de Tentyra. II exerça par son exemple une si grande influence qu'à sa mort la Thébaïde comptait 5000 cénobites, dont il était le chef. On a de lui,en grec,un recueil de Préceptes,'qui a été traduit en latin par S. Jérôme, et la Règle des monastères qu'il avaitfondés. On le fête le 14mai. SaVie, écrite en grec par un anonyme, a été trad. en franc. par Arnauld d'Andilly, dans ses Pères du désert t
PADE	— 1408 —	PADO
  • PACORUS, prince parthe, fils aîné d'Orode, contribua puissammentau gain de la bataille de Carrhes sur Crassus (53 av. J.-C). L'an 40, il se ligua avec Labiénus, banni de Rome, traversa l'Euphrale et défit si complètement Décidius, lieutenant d'Antoine, que ce général, redoutant de tomber entre ses mains, préféra se donner la mort. Deux ans après, Ventidius vengea cette défaite en détruisant l'armée de Paco-rus : ce prince périt dans le combat.
  • PACORUS i, dit Fyrouss. roi parthe, fils d'Artaban, monta sur le trône vers l'an 90 de J.-C. Il vécut en paix avec l'empereur Domitien, mais fut l'ennemi de Trajan et l'allié de Décébale, roi des Daces. Il eut à combattre plusieurs révoltes de ses sujets ; il en triompha avec le secours du roi d'Arménie. Il protégea les arts et les lettres, embellit Ctésiphon, sa capitale, et mourut en 107, laissant le trône à Chosroës, son fils.
  • PACTA COJSVENTA, conventions que les diètes de Pologne rédigeaient et présentaient à la signature du roi à chaque nouvelle.éleclion. Ces Pacta Conventa, de plus en plus chargés de conditions onéreuses, limitaient étroitement la royauté et, en la rendant impuissante, préparaient la ruine de l'État.
  • PACTE DE FAMILLE. F. PAMILLE (Pacte de).
  • PACTE DE FAMINE. V. FAMINE (Pacte de).
  • PACTOLE, Pactolus, auj. le Baqoulet ou Riv de Sart, petite riv. de Lydie, sortait du mont Tmolus. passait à Sardes et tombait dans l'Hermus. Elle cnar-riait beaucoup de paillettes d'or, ce qui la fit appeler Chrysorrhoas. Suivant la Fable, elle possédait cette propriété depuis que Midas, qui transformait en or tout ce qu"E touchait, s'était baigné dans ses eaux.
  • PACUVIUS (M.), poëte tragique latin, né à Brin-des vers 220 av. J.-C., était neveu d'Ennius et ami d'Accius. Il mourut à Tarente, nonagénaire. On ne possède que quelques fragments de ses tragédies ; ils ont été recueillis par H. Kstienne, Paris, 1564, et insérés dans les div. édit. du Corpus poetarum, ainsi que dans les recueils de Bothe et de Ribbeck; ils sont traduits dans le Théâtre des latins de Levée.
  • PACUVIUS CALAWUS, sénateur de Capoue. fit déclarer sa patrie en faveur d'Annibal après la bataille de Cannes (216 av. J.-C), et reçut ce général dans sa maison. Le fils de Pacuvius, Pérolla, qui tenait pour las Romains, voulut assassiner, dans la maison même de son père, le général carthaginois ; mais Pacuvius le détourna de ce projet criminel par un beau dis-cours.qu'on trouve dans Tite-Live (tiv. XXIII,ch. n).
  • PACY, Paciacum, ch.-l. de c (Eure), sur l'Eure, à 23 kil. E. d'Evreux: 1723 hab. Jadis ville forte.
  • PADANG, v. de l'île de Sumatra, sur la côte S. O. de l'île de Sumatra, à 420 kil. N. O. de Bencoulen; 10000h. Café, camphre, poivre, benjoin, etc.; grand marché d'or. — Les Hollandais y possèdent un établissement, fondé au xvir s., que les Anglais ont occupé de 1781 à 1784 et de 1794 à 1814.
  • PADDINGTON. gros bourg d'Angleterre (Middle-sex), à l'extrémité O. de Londres, sur un canal qui s'embranche sur celui de Great-Junction; 8000 hab. Vastes entrepôts; commerce considérable.
  • PADERBOBN, v. des États prussiens (Westphalie), à 70 kil. S. de Minden, sur la Pader (affluent de fa Lippe), quiadansla ville même cinq sources (bouillantes en hiver, froides en été); 9000 hab. Evêché, cour d'appel; gymnase. Assez belle cathédrale. Brasseries, fabriques d'amidon, distilleries, etc. Aux environs est le défilé de Teutberg où périt Varus; antiquités nombreuses. — Paderborn est antérieure à Charlemagne. Ce prince y résida souvent pendant la guerre de Saxe, y créa un évêehé et y tint plusieurs diètes, notamment en 785: dans cette dernière on baptisa beaucoup de Saxons. Cette ville a fait partie de la Hanse, a joui des privilèges de viEe impériale et a eu une université, qui a été supprimée en 1819.
  • PADERBORN (Evêché de), anc Etat de l'empire d'Allemagne, dans le cerclede Westphalie, entrelaHesse, l'abbaye de Corvey, la principauté de Calenberg et la comté de la LiDoe. On v comptait; outre Paderborn, 23 villes, entre autres Salzkotten, Bftren,Lich-tenau, Brakel, Lippspring. Charlemagne fonda cet evêché en 7771 mais ce n'est qu'avec le temps que ses évêques devinrent puissants. Il fut sécularisé en 1801 etdonnéâ la Prusse en 1802. De 1807 à 1S13, il appartint au royaume français de Westphalie.
  • PADICHAH (de poh, ou pdd, défenseur, et chah, roi ou prince), titre que prend le sultan des Ottomans. — Jadis ce titre n'était accordé par la Porte, à l'étranger, qu'au roi de France; auj. il est donné également aux empereurs de Russie et ^'Autriche.
  • PADILLA (Maria de), favorite de Pierre le Cruel, roi de Castille, usa de ses charmes et de son adresse pour accroître les méfiances et les fureurs de ce prince, et eut, dît-on, une grande part au traitement odieux que subit Blanche de Bourbon. Elle eut du roi plusieurs enfants, mourut à Séville en 1361 et fut inhumée avec la même pompe qu'une reine. Pierre déclara bientôt qu'il était uni à elle par un mariage secret, fit porter ses restes dans la sépulture des rois de Castille et éleva ses enfants comme héritiers légitimes de la couronne.
  • PAMLLA (don Juan de), d'une illustre famille castillane , se déclara en 1520 pour le parti national contre Charles-Quint,organisa lagrânâe ligue des Communes à l'assemblée d'Avila, prit Tordesilfas et Val-ladolid, se rendit maître de la personne de Jeanne la Folle, promulgua des décrets en sonnom, etforça ainsi Charles-Quint à des concessions; mais il vit bientôt, par l'effet même de ces concessions, le clergé quitter la ligue et ses soldats partir. Appelé au commandement général en remplacement de don P. Giron qui avait fait défection, il ne répara la pénurie de ses finances qu'en dépouillant la cathédrale de Tolède d'une portion de ses trésors. II fut vainw et pris à Villalar (1522), et fut exécuté dès le lendemain. Sa femme, Maria de Pacheco, résista longtemps dans Tolède, mais ne put relever le parti. — V. PACHECO.
  • PADOUAN (Jean le), graveur. V. CAVINO.
  • PADOUE, Pataut'ui» en latin, Padova en italien, v.forte duroy.d'Italie,'ch.-l.deprovince,sùrie Bac-chiglioneetsuruncanalquidébouchedansiaBrenta, à 35 kil. O. de Venise; 52- 000 hab. Evêché, tribunaux ; célèbre université, fondéeen 1228 et où professèrent Galilée, Fallope, etc. Bibliothèque, jardin botanique, musée d'histoire naturelle, observatoire, etc.; académie des sciences, lettres et arts, société d'agriculture, gymnases, séminaire épiscopal. Eglise Ste-Justine, cathédrale, diteleiMme, renfermant le tombeau de Pétrarque, église St-Antùine; superbe place dite Pralo délia "Falle; palais de justice, bâtiments de l'Université, amphithéâtre, théâtre, ponts Moliiio, Ridotto, etc. Drâps.lainages, soieries, rubans, teintureries; grains, vins, huile, bétail, etc. A Padoue sont nés Tite-Live, Asconius Pèdiaous, Matttegna, Jean le Padouan, J. B. Eelzoni, etc.—Padouëfut, dit-on , fondée par Anténor après la chute de Troie. Elle dut appartenir à la confédération étrusque du nord. Conquise avec la Vénélie, elle fut florissante sous les Romains. Ses habitants passaient pour lourds; mais on louait leurs moeurs; le latin qu'on parlait à Padoue n'était pas très-pur et l'on accusait Tite-Live lui-même de pataviniti, Alaric, puis Attila saccagèrent cette ville. Relevée par Charlemagne, elle redevint florissante au moyen âge, prit part à la ligue lombarde contre Frédéric Barberousse, devint de fait république indépendante, mais fut bientôt en proie aux factions : les Macarufft et les Carrare s'y disputaient le pouvoir. Jacques Carrare fut proclamé seigneur de Padoue en 1318, et, à Une courte interruption près (1S28-1337), pendant laquelle lés Délia Seala joignirent Padoue a îeurspossessions, ses descendants régnèrent jusqu'en 1405. k cette époque, Venise s'en empara en faisant périr les derniers seigneurs de Padoue, François H et François III. Padoua passa au pouvoir de l'Autriche avec lés États lie Venise en 1797; en 1805 elle devint ch.-l. du dép. de la Bi&ata. Retournée à l'Autriche «n 1814 elle fut bom-bardée en 1848 pour avoir tenté de secouer le joug. Napoléon avait donné en 1807 le titre de duc de Pa-doue au général Arrighi. — La province de Pa-doue compte 310 000 h. et a pour villes principales, (outre Padoue), Abano, Arqua, Monselice, Este, Castelbaldo.
PAGA	— 1409 —	PAGN
  • PADUS, nom latin du PO.
  • PAËR (Ferdinand), compositeur et pianiste distingué, né à Parme en 1771, m. à Paris en 1839, fit représenter à Venise dès l'âge de 14 ans l'opéra de Circé, qui eut un grand succès, visita Padoue, Milan, Florence, Naples, Rome, Bologne, Vienne, où il composa plusieurs de ses ouvrages, et fut appelé en 1801 à Dresde par l'électeur de Saxe, qui le nomma son maître de chapelle.Emmené en France en 1807 par Napoléon, il fut tour à tour directeurdu Théâtre italien et du grand Opéra. Sous Louis XVIII, il fut en outre directeur et compositeur de la musique du roi, et professeur de composition au Conservatoire. Il fut élu en 2831 membre de l'Institut. Ses principaux ouvrages sont : la Clemenza di Tito, Cinna, Agnese, Il Principe di Tarente, Idomeneo, IlÊorto vivo, la Griselda,Sar-gine, l'Oriflamme, la Prise de Jéricho, le Maître de chapelle. Il brille surtout par la verve comique. • PJESTUM, en grec Posidonia, auj. Pesti, v. de l'Italie anc., dans la Grande-Grèce, sur la côte de la Lu-canie, à 40 k. S. E. de Naples, avait été très-florissante aux Yiie, VIe et v" s. av. J.-C, puis tomba en décadence, et finit par devenir colonie romaine. Son climat était délicieux; ses rosiers, qui fleurissaient deux fois par an, étaient surtout célèbres. Les ruines de Passtum sont encore aujourd'hui magnifiques : restes des murailles d'enceinte de la ville, d'un grand st d'un petit temple dorique périptère, d'une basilique, d'un amphithéâtre, etc.; ces ruines ont été décrites par Lagardette, Paris, 1773 et 1799, etparPaoli, Rome, 1784. — Passtum était une colonie dorienne, et avait été fondée au vm" s. av. J.-C. Les Lucamens s'en emparèrent en 430 av. J.-C. Les Sarrasins la détruisirent en 915. — Passtum donnait son nom à un golfe formé par la mer Tyrrhénienne, qui est auj. le golfe de Salerne.
  • PJETUS (c-à-d. un peu louche), surnom commun a plusieurs familles romaines, surtout à celle des yElius, des Papirius et des Cascina.
  • P/ETUS (CJECINA), trempa dans la conspiration de Soribonien contre Claude, ot fut condamné à mourir; sa femme, la célèbre Arrie, l'encouragea à se donner la mort et se tua avec lui.

PiETUS THEASEAS. V. THRASEAS.

  • PAËZ (Beremond et Ferdinand), fils du comte de Transtamare Pierre de Lima, furent successivement les amants de Thérèse, veuve de Henri de Bourgogne, 1er roi de Portugal. Cette princessemariale 1eràUrra-que, sa fille, et donna au 2esa propre main, avec le ti tre de comte de Portugal,Yers 1124. Quatre ansaprès, Alphonse Henriquez, fils de Thérèse et du roi Henri, parvenu à l'âge de dix-huit ans, battit les troupes de sa mère à San-Mamède, l'enferma dans un couvent et bannit Ferdinand Paëz, après lui avoir fait jurer de ne jamais remettre le pied en Portugal.

[modifier] PAG

  • PAGAN '(François, comte de), ingénieur et astronome,né en 1604°près d'Avignon, m. en 1665, sedis-tingua dans les guerres d'Italie, de Picardie, de Flandre. On a de lui : Traité des fortifications, Paris, l(,kb;Théorèmes géométriques ; Relationde lariviere des Amazones, 1655; Théorie des planètes, ' 657; Tables astronomiques, 1658; OEuvres posthumes, 1669. PAGANEL (P.), né en 1745 à Villeneuïe-d'Agen, m. en 1826, avait été successivement professeur au collège d'Àgen, procureur syndic à Villeneuve d'A-gen, membre de l'Assemblée législative et de la Convention, où. il vota pour la déchéance du roi et le renvoi devant les tribunaux, puis pour un sursis à l'exécution jusqu'à la paix. Nommé sous le Directoire | secrétaire général aux Relations extérieures, il dé-" ploya dans toutes ses missions autant de courage que | de désintéressement. Exilé en 1815, il m. à Bruxelles, On lui doit un Essai historique sur laRévoîulion française, 1810 (mis au pilori sous l'Empire), une Jïist. de Napoléon Bonaparte, 1815, etunetrad. des Animaux parlants de Casti, 1818. — Son fils, Camille P., né à Paris en 1797, m. en 1859, suivit d'abord le barreau, fut nommé après 1830 maître de requêtes, fut six ans député de Lot-et-Garonne, devint en 1830 secrétaire général, puis directeur au ministère de l'agriculture et du commerce, et rentra dans la vie privée en 1848. On lui doit, outre une traduction élégante de Florus, quelques ouvrages historiques estimés : Hist. de Frédérie le Grand, 1830; Hist. de Joseph II, 1843;fiist. de Scanderbeg, 1855. PAGANINI (Nicolo), célèbre violoniste, né à Gênes en 1784, d'un père musicien, mort à Nice en 1840, montra un talent précoce. Après avoir pris les leçons de Costa à Gênes, et de Paër à Parme, il fut attaché à la cour d'Élisa Baciocchi, sœur de Napoléon, et dirigea à Lucques l'orchestre de cette princesse jusqu'en 1813. Il parcourut ensuite les principales villes de l'Europe, excitant partout l'enthousiasme. Il vint à Paris en 1831. et y donna 15 concerts qui attirèrent la foule. Enrichi par son talent, cet artiste laissa une fortune de plus de 4 millions. Ce qui le distinguait, c'était moins la pureté des sons et le sentiment de l'harmonie que la force et l'adresse d'exécution : à l'aide de ses doigts, qui étaient excessivement longs, il pouvait jouer des morceaux entiers sur. une seule corde de la basse. 11 était aussi compositeur distingué, et on l'a surnommé le Beethoven de l'Italie ; ses oeuvres musicales ont été publiées par son fils à Paris en 1-852. Cet artiste singulier se faisait remarquer par la bizarrerie de son caractère presque autant que par son talent.
  • PAGASES, Pagasse, auj Volo, v. de Thessalie, sur le Golfe Pagasétique (auj. Golfe de Volo), servait de port à la ville de Phères. C'est là que, selon la Fable, fut construit le vaisseau des Argonautes dit souvent Pagasxa ratis. Apollon y avait un temple, PAGES (Franc., vicomte de), né à Toulouse en 1748, mort en 1793, visita la Louisiane (1767-71'), suivit Kerguelen aux Terres australes, servit en Amérique, et fut égorgé à St-Domingue dans une révolte des Nègres. On lui doit un Voyage autour du monde et vers les deux pôles en 1767-76, Paris, 1782 ; — Xavier Pages, né à Aurillac en 1745, mort en 1802, a publié : Tableaux historiques de la Révolution française, 1800; Hist. secrètede la Révolution, 1801 ; Vie "et aventures de J. L. de Fiesque, 1802, etc.
  • PAGES (GARNIER), né à Marseille en 1801, mort en 1841, se fit inscrire au tableau des avocats de Paris, participa à la Révolution de juillet 1830, et fut, après cette révolution, un des chefs du parti républicain. Député de l'Isère, puis de la Sarthe de 1831 à 1835, il devint l'objet de quelques poursuites après l'insurrection des 5 et 6 juin 1832 et acquit une grande popularité. — Son frère, LouisGarnier Pages, néea 1803, prit part à la Révolution de 1848. Grâce au souvenir de son aîné, il fut acclamé maire de Paris et membre du gouvernementprovisoire.il s'oceupasur-tout de finances et attacha son nom à des mesures désastreuses, qui hâtèrent la chute de la République.-PAGI (Ant.), cordelier, né en 1624 à Rogues en Provence, m. en 1690, est auteur de la Critxca his-torico-chronologica in Annales ecelesisticse card. Ba-ronii, où il rectifie année par année les erreurs de Baronius , 4 vol. in-fol., 1689-1705. — Son neveu, François P., aussi cordelier. 1654-1721, fut son collaborateur pour la Critique de Baronius, dont il publia les 3 derniers tomes, et donna une histoire abrégée des papes, Breviarium hislorico-chronologico-criticum, 4 V. in-4,1717-1747, que publia et termina son neveu Antoine, qui était aussi cordelier. -r- Un autre neveu de François, P. François, 1690-1740, né à Martigues, a donné l'Histoire de la révolution des Pays-Bas, Paris, 1727, et une Hist. de Cyrus le Jeune et de la retraite des bix-mille, 1736.
  • PAGNINI (Luc Ant.), carme, néàPistoie enl737,?m. en 1814, était chanoine a Pistoie et professa la philosophie, la rhétorique, les humanités ;à l'Université dePise. Il a traduit en vers italiens-Théocrite, Bion, Moschus, Hésiode, Anacrêon, Callimaque, Horace : cette dernière traduction obtint de l'Académie ieÛa Crusca le prix de poésie. Il composa aussi des épigrammes latines, grecques et italiennes.
PAIN — 1410 — PAIS
  • PAGO, île des Etats autrichiens (Dalmatie), dans le golfe de Quarnero', sur la côte de Croatie, au S. de l'Ile d'Arbe : 55 kil. sur 26; 5000 hab.; ch.-l. Pago, à 30 kil- N. O. de Zara. Château fort.
  • PÀGRATIDES, dynastie arménienne, qui régna sur l'Arménie et la Géorgie. F. ces noms.
  • PAHANG, v. de l'Inde transgangétique (Malacca), ch.-l. du roy. de Pahang, sur le Pahang, à 20 kil. de la mer de Chine, au N. E. de Malacca. Commerce (jadis très-grand) avec la Chine, Bantam, Batavia, le Japon. — Le roy. de Pahang est situé entre ceux de Djohore au S., de Salengore à l'O., de Tringano au N. II est arrosé par le Pahang, qui roule de l'or.
  • PAHLEN (le comte de), d'une famille noble de li-vonie, né vers 1744, mort en 1826, avait éténommé par Paul V* gouverneur militaire de St-Pétersbourg. Craignant de devenir victime des caprices de ce despote , il se mit à la tête d'une conspiration contre lui, le fit étrangler (23 mars 1801), sur son refus d'abdiquer, et proclama empereur le jeune Alexandre, fils de Paul. N'obtenant pas du nouveau souverain l'accueil qu'il avait espéré, il se retira des affaires.

[modifier] PAI

  • PAILLET (Alph.), avocat, né à Soissons en 1796, m. en 1855, débuta au barreau de sa ville natale, s'inscrivit en. 1824 au barreau de Paris, et mérita, par son caractèra et son talent, d'être élubâtonnierde l'ordre en 1839. Membre de la Chambre des Députés en 1846, il fut aussi envoyé à l'Assemblée Législative de 1849. Il s'était placé au premier rang du barreau par la solidité de son savoir, la sagacité de son jugement, la puissance de sa dialectique, la correction et la pureté de son langage» Il a publié : le Droit public français, 1822; Législation des successions, 1823; Manuel de droit français, 1837; •Manuel complémentaire des codes français, 1846.
  • PAILLOT de MONTABERT. F. HOHTABERT.
  • PAIMBOEUF, ch.-l. d'arr. (Loire-Inf.), sur la r. g. de la Loire, à 12 kil. de son embouchure, à 45 k. O. de Nantes, auquel il sert de port; 3509 hab. Son port reçoit les gros navires, mais il s'ensable chaque jour; grand mouvement-de Nantes à la mer parles gabares. Trib. de 1» inst., collège, école d'hydrographie; chantiersde construction, corderie.—Paim-bœuf fut fondé à la fin du xra° s. ; un môle de 70" de long, sur 7 de large y fut construit en 1782, pour garantir les navires des gros temps.
  • PAIMPOL, ch.-l. de cant. (Côtes-da-Nord), sur la Manche, à 39 kil. N. O. de St-Brieuo, est baigné de 3 côtés par la mer; 2116 h. Port sûr : armements pour la pêche de la morue. Eaux minérales.
  • PAIMPONT, bourg d'Ille-et-Vilaine, à 23 k. S. O. de Montfort-sur-Meu, sur lès bords d'un étang et près d'une vaste forêt; 3387 hab. Usines métallurgiques : forges, feux d'affinerie, fonderie, laminoirs. Ancienne ahbaye. On a cru retrouver dans la forêt de Paimpont la fameuse forêt de Brocéliande.
  • PAIN (Marie Joseph), chansonnier et auteur comi-que,néàParisenl773,m.enl830,obtintdenombreux succès sur le théâtre de vaudeville, et fut censeur des journaux sous la Restauration. Parmi ses vaudevilles, on se rappelle : l'Appartement à louer, 1799; Téniers, 1800; Allez voir Dominique, 1801 ; Fan-chou la vielleuse, 1803; Amour et Mystère, 1807.La çlupart ont été composés avec Bouilly et Dumersan.
  • PAINE (Thomas), publiciste anglais, né en 1737 i fhetford (Norfolk), m. en 1809, avait été succes-sivt fabricant de corsets, employé dans l'accise, sous-maltre dans une école de Londres, lorsqu'il passa en Amérique (1775). Là il écrivit en faveur de la liberté des colonies, ce qui le rendit bientôt populaire. Ilfut nommé secrétaire aux affaires étrangères et envoyé en France p'otiraêgociêï un emprunt. Ayant réussi, il fut à-son retour aux Etats-Unis comblé démarques d'honneur. II reparut à Londres «n 1791 et y publia les Droits de Thomme, écrit qui le fit traduire devant la cour du banc du TOI. Il chercha un refuge en France, y fut accueiËi avec enthousiasme, et, quoique étranger, fut envoyé à la Convention comme représentant par le dép. du Pas-de-Calais. Ayant, dans le procès de Louis XVI, voté pour le bannissement et non pour la mort, il s'attira l'animadversïon de Robespierre qui le fit rayer de la liste de la Convention et mettre en prison; il reprit sa place à l'Assemblée en 1794, mais, voyant décroître son influence, il retourna aux Etats-Unis. Outre les Droits de Phomme et le Sens commun, 1776, pamphlet où il soutenait la cause de l'indépendance des colonies américaines, on a de ImVAge de la raison, écrit déiste, hostile à toute religion (Î793), et une Dissertation sur les-premiers principes du gouvernement (1795).
  • PAIRS DE FRANCE, officiers de la couronne de France, qui formaient une espèce de conseil suprême, étaient les plus hauts dignitaires M les premiers seigneurs du royaume : on les nommait ainsi soit parce qu'ils étaient égaux entre eux '(pores) en,. pouvoir et en dignité', suit parce qu'ils étaient considérés comme les égaux du roi. On fait remonter l'origine de la pairie à Hugues Capet et avec plus de certitude à Louis le Jeune ; c'est à tort qu'on en attribue quelquefois l'institution S. Charlemagne. Philippe Auguste fixa le nombre des pairs à 12, dont 6 séculiers (les ducs de Normandie, de Bourgogne, de Guyenne, les comtes de Flandre, de Toulouse, de Champagne), et 6 ecclésiastiques (l'archevêque de Reims, les évoques de Laon, Langres, Beauvais, Châ-lons, Noyon). Plustard, on en créa beaucoup d'autres et leur nombre devint illimité. Les princes du sang étaient pairs-nés. — Les pairs furent institués pour assister le roi à son avènement, pour juger avec lui les affaires relatives aux fiefs, pour décider les différends des vassaux, pour donner des conseils dans les affaires importantes. Le I" jugement des pairs est celui qu'ils rendirent en 1203 contre Jean sans Terre, roi d'Angleterre, qui était lui-même pair de France comme duc de Normandie. A partir de 1420, les pairs firent de droit partie du parlement, et cette assemblée prenait le nom de Cour des pairs quand elle siégeait comme^tribunal. La pairie, abolie en 1789 avec les partoments, fut rétablie en. 1814 à la Restauration, et forma, avec la Chambre.des députés, un corps législatif et politique; il y eût alors des pairs héréditaires et des pairs viagers. En 1831, ïhô-rédité de la pairie fut abolie; depuis cette époque, les pairs furent nommés par le roi, à des conditions que la loi déterminait. La chambre des pairs a été supprimée en février 1848 et remplacée en 1852 par le Sénat (F. ce mot).— On doit à J. Lelabou-reur une Eist. de la Pairie en France, 1753.
    • L'Angleterre a aussi ses pairs (peers); cette dignité est inhérente à la haute noblesse (ducs, marquis, comtes, vicomtes et barons) et au haut clergé anglican ; elle est héréditaire ; cependant le souverain peut créer de nouveaux pairs. Les pairs anglais forment un corps politique que l'on nomme la Chambre des Lords ou la Chambre haute, par opposition à la Chambre des Communes.
  • PAISIEIXO (J.), célèbre compositeur, né à Ta-reate en 1741, m. en 1816, étudia sous Durante, débuta dans k composition dramatique en 1763, reçut bientôt des offres brillantes de Londres, Vienne, St-Pétersbourg, et donna la préférence à ces dernières. Après 9 ans de séjour en Russie, il résida successivement à Varsovie, à Vienne, à Rome, à-Naples, & Paris (1801-4) et enfin se fixa, à Naples, où le roi Joseph (Bonaparte) le nomma directeur du Conservatoire en 18Û6 et où il mourut. Ses opéras principaux sont la Pwpilla (le premier en date), il R& Teodoro, laUolinara. Nina, il Barbieredi Siviglia (que celui de.Rossihiafa.it .oublier), la Serva padrona (sujet déjà traité par Pergolèse), la Pansa per amore, la Fedra} Catone in Utica. On lui doit aussi beaucoup de musique d'église. Paisiello a moins de verve que Guglielmi, moins d'abondance que Ci-marosa, mais il l'emporte par l'expression.
 PALA	— 1411 —	PALA
  • PAISLEY, v. d'Ecosse (Renfrew), à 12 kil. S. O. de Glasgow, sur la White-Cart et le canal d'Ar-drossan, et sur le chemin de fer d'Ayr à Glasgow; 50 000 h. Quelques édifices : église de l'Abbaye, nouvelle église, hôtel de ville. Nombreuses écoles publiques; sociétés diverses. Mousselines, gazes, soie, linons, batistes, distilleries, fonderies, etc. — Cette ville occupe la place de l'anc station romaine de Vanduria; elle doit son origine à un prieuré de l'ordre de Cluny, qui y fut fondé en 1160, et qui fut en 1588 converti en seigneurie. Son importance manufacturière ne date que du dernier siècle.
  • PAÏTA, v. du Pérou. V. PAYTA.
  • PAIX. Pour les principaux traités de paix, V. le nom des lieux où ils ont été conclus.
    • Paix de Dieu. V. TREVE DE DIEU. —
    • Paix boiteuse. V. ST-GERMAIN et H. DE MESMES. —
    • Paix des Dames. V. CAMBRAY. — Paix fourrée, nom donné à plusieurs paix trompeuses, notamment à la réconciliation qui eut lieu à Chartres, le 9 mai 1409, entre les enfants du duc d'Orléans, récemment assassiné, et son meurtrier Jean sans Peur, duc de Bourgogne, et à la paix de Lonjumeau en 1568 entre les Catholiques et les Protestants.
  • PAIX (la), déesse allégorique, fille de Jupiter et de Thémis, compagne de Vénus et des Grâces, était une des Heures. Elle avait à Athènes une statue, qui la représentait tenant dans ses bras Plutus ou la Richesse. A Rome, l'empereur Claude lui éleva un temple magnifique, qui fut brûlé sous Commode. On lui donne pour attributs le sceptre, la branche d'olivier, la corne d'abondance, les épis, etc.
  • PAIX (le Prince de la). F. GODOY.
  • PAIXHANS (H. Joseph), général d'artillerie, né à Metz en 1783, mort en 1854, perfectionna l'artillerie de marine et de siège et donna le modèle de canons-obusiers qui s'appliquent utilement à ce double service, et qui de son nom sont appelés canons à la Paixhans. On a de lui : Considérations sur l'artillerie (1815); Nouvelle force maritime (1821); Expériences sur une nouvelle arme (1825); Force et faiblesse de la France (1830). Il fut député de la Moselle de 1830 à 1848. La ville de Metz a donné son nom à une de ses rues.
  • PAJOL (Pierre, comte), général de cavalerie, né à Besançon en 1772, mort en 1844, était fils d'un

avocat au parlement. Il s'enrôla en 1791 et fit avec distinction les guerres de la République et de l'Empire. Général de division en 1812, il commanda l'avant-garde du Ier corps dans la campagne de Russie, prit Minsk, Mojaïsk, où il eut un bras fracassé; contribua à la victoire de Dresde (1813), fut laissé pour mort à Leipsick, se distingua également en 1814 dans la campagne de France et contribua puis samment à la reprise de Montereau. Il fut mis à la retraite après le désastre de Waterloo. En 1830, il seconda de tout son pouvoir la révolution de Juillet, et dirigea au 3 août l'expédition des Parisiens sur Rambouillet, expédition qui détermina Charles X à partir pour Cherbourg. Il fut au retour nommé gouverneur de la 1" division militaire, et bientôt après fait pair de France.

  • PAJOU (Augustin), statuaire, né à Paris en 1730, m. en 1809, remporta le grand prix, passa douze ans à Rome et fut à son retour reçu membre de l'Académie de peinture et de sculpture. Par sa manière ferme et sûre, il mérita la qualification de Restaurateur de l'art. On admire ses statues de Descartes, Bossuet, Pascal, Turenne, Démosthène, son buste de Buffon, ses groupes de Psyché abandonnée de l'Amour et de Pluton tenant Cerbère enchaîné.
  • PALADIN, nom donné dans les vieux romans de chevalerie aux compagnons de Charlemagne, et par extension à tous les chevaliers errants. Ce nom semble être dérivé de palatin (comte du palais).
  • PALJEOCASTRO, c-à-d. Vieux château, nom de lusieurs lieux de la Grèce moderne, entre autres d'un ourg de l'Ile de Négrepont, près de l'anc. Érétrie.
  • PAJLŒOPOLIS, c-à-d.Vieille ville, v. de Campa-nie, sur la côte, près du lieu où fut depuis bâtie Néa-polis (Naples), c-à-d. la Ville neuve, était d'origine grecque. En 328 av. J.-C., elle eut à soutenir contre les Romains une guerre qui fut le prélude de la 2° guerre samnite; elle fut soumise et prise en 326.
  • PAXAFOX (Jean de), prélat espagnol, né en 1600, dansl'Aragon, m. en 1659, fut évêqued'Angélopolis (Puebla de los Angelos) au Mexique, puis d'Osma (1653), mit tous ses soins à rendre moins dure la condition des Indjens et puMia dans ce but un livre plein de charité, Virtute del l'indio ; mais il fut obligé, à la suite de démêlés avec les Jésuites, de revenir en Espagne. On a de lui une Hist. de la conquête de la Chine par les Tartares, trad. par Collé, 1678, et une Hist. dusiége de Fôntarabie, 1629. Ses Œuvres corn-plètes,vubl. àMadridde 1658 à' 1671,forment7v.in-f.
  • PALAFOX (don José de), l'intrépide défenseur de Saragosse, né en 1780, d'une famille noble d'Aragon, m. en 1847, accompagna à Bayonne en 1808, comme officier des gardes, la famille royale d'Espagne, s'évada dès qu'il vit Ferdinand VII retenu prisonnier, souleva l'Aragon, fut proclamé par le peuple gouverneur de Saragosse , et organisa dans cette ville une vigoureuse résistance : après un siège de 61 jours, il força les Français à s'éloigner (14 août 1808) • mais, ceux-ci étant bientôt revenus à la charge, il eut à subir un nouveau siège plus meurtrier que le premier, dans lequel chaque rue, chaque maison fut disputée : privé de tout moyen de défense, atteint de l'épidémie, il fut enfin contraint de capituler; ce deuxième siège avait duré deux mois, du 20 décembre 1808 au 20 février 1809. Emmené captif en France, il ne rentra en Espagne qu'en 1814. Il contribua puissamment à rétablir sur le trône Ferdinand VII, qui le nomma capitaine général de l'Aragon ; mais, s'étant prononcé en 1820 pour la constitution, il fut disgracié. 11 vécut depuis dans la retraite. La reine régente Marie-Christine le fit à son avènement duc de Saragosse et grand d'Espagne.
  • PALAIS (Comte du), officier de la cour sous la 1" et la 2" race des rois de France, était le juge de tous les officiers de la maison du roi et réunissait plusieurs offices institués plus tard (bouteiller, cham-brier,échanson, connétable, etc.) Dans l'origine, le comte du palais était inférieur au maire dupalais ; son office grandit sous les Carlovingiens, quand la charge du maire eut disparu. Cette dignité fut elle-même abolie sous la 3" race.—Y. PALATINS (comtes).
  • PALAIS (le), v. et port de Belle-ÎIe-en-Mer (Morbihan) , ch.-l. de l'île, au N., à 68 kil. S. de Lorient ; 4896 h. Prise par les Anglais en 1762. — V. PALLET.
  • PALAIS-BOURBON, dit auj. Palais du Corps législatif, palais situé à Paris, entre le quai d'Orsay et la rue de Bourgogne, et en face du pont de 1& Concorde, étaif, avant la Révolution, la résidence des princes de Bourbon. Confisqué pendant la Révolution, il fut affecté, sous le Directoire, au Conseil des Anciens , sous le 1 " Empire, au Corps législatif, sous les Bourbons, à la Chambre des Députés, sous la République de 1848 à l'Assemblée nationale, et sert depuis 1852 au Corps législatif. La belle façade sur le quai est l'œuvre de Poyet (1808). La salle des séances fut reconstruite de 1828 à 1832 par M. de Joly.
  • PALAIS DE JUSTICE , vaste palais élevé dans la Cité de Paris où l'on rend aujourd'hui la justice, fut d'abord la demeure des rois de France. Il fut habité dès la fin du ix" s. par le roi Eudes; Robert le Pieux le fit rebâtir vers 1003, et ses successeurs l'occupèrent jusqu'à Charles VII, qui l'abandonna au parlement. Il a été reconstruit plusieurs fois, et en dernier lieu en 1787; il a été complètement restauré depuis peu d'années. On y remarque laSte-Chaoelle. bâtie sous S.Louis, uae galerie célèbre, appelée autrefois la Grand'Salie et auj. la Salle des Pas perdus, construite en 1622 par J. De Brosse.
 PALA — 1412 — PALA
  • PALAIS-ROYAL, beau palais de Paris, situé entre les rues St-Honoré, de Richelieu et de Valois, comprend, outre le palais proprement dit, un vaste bazar composé de riches boutiques, construites autour d'un jardin d'agrément, qui sert de promenade. Ce palais, élevé de 1629 à 1636 pour le cardinal de Richelieu par l'architecte J. Lemercier, porta d'abord le nom de Palais-Cardinal. Richelieu en fitdon à Louis XIII en 1640. Après la mort de ce roi, Anne d'Autriche vint l'habiter avec le jeune roi Louis XIV, son fils, ce qui valut à l'édifice le nom de Palais-Royal, qu'il a conservé. Louis XIV le donna en 1693 à Philippe d'Orléans, son frère. Il fut reconstruit suite à un incendie sourvenu en 1773. On commença en 1782 les bâtiments qui entourent le jardin; la galerie d'Orléans, qui complète l'enceinte, ne fut achevée qu'en 1829. Le palais a été restauré de 1860 à 1862 et augmenté d'un nouveau corps de bâtiment attenant au Théâtre-Français. Le Palais-Royal fut, après le 18 brumaire, affecté au Tribunat; en 1814, il fut rendu à la famille d'Orléans. Il est auj. la demeure du prince Napoléon.
  • PALAISEAD, Palatiolum, ch.-l. de c (Seine-et-Oise), sur l'Yvette, affluent de l'Orge, à 15 kil. S. E. de Versailles; 1912 hab. Chemin de fer. Restes d'un château, qu'habita le financier Paris. L'église renferme le tombeau du grand Arnauld. Ane marquisat.
  • PAIAMÈDE, fils de Nauplius, roid'Eubée, inventa, dit-on, les poids, les mesures, le jeu d'échecs et le jeu de dés, et ajouta à l'alphabet grec les 4 lettres I, 6, o, x- Il est le premier qui ait su ranger un bataillon et placer des sentinelles autour d'un camp, ce qui lui a fait attribuer l'invention des échecs; c'est lui qui inventa le mot d'ordre. Il alla au siège de Troie et déjoua la ruse d'Ulysse, qui feignait la folie pour ne pas s'y rendre : celui-ci, pour se venger, l'aecusa faussement d'intelligences avec les Troyens, et le fit condamner à mort et lapider. V. NAUPLIUS.
  • PALAMOS, v. forte d'Espagne (Catalogne), avec un petit port sur la Méditerranée, à. 96 kil. de Barcelone et à 27 k. S. E. de Girone. Vaste môle. Prise par les Français en 1694.
  • PALAOUAN, une des îles Philippines, entre &Q-\T lat. N. et 115°-118° long. E., a450 kil. sur 60 (c'est une des plus grandes de l'Archipel). Elle est habitée à l'intérieur par des peuplades indépendantes. Les Espagnols n'y ont qu'un petit fort ditTay-tay, au N.E. On en tire de l'or, de la cire, des écailles de tortue, de l'écume de mer,de l'ivoire, du bois de laque.
  • PALAPRAT(J. DE BIGOT), poètecomique,né àTou-louse en 1650, m. en 1721, fut capitoul de Toulouse (1675) et chef du consistoire (1684), puis vint se fixer à Pans afin d'y travailler pour le théâtre et devint secrétaire du duc de Vendôme. Uni à Brueys par une étroite amitié, il composa avec lui VAvocat patelin, le Secret révélé, le Sot, le Grondeur, le Muet, le Concert ridicule. Il fit seul quelques autres pièces d'un mérite moindre: Hercule et Omphale, laPfude. Palaprat possédait une intarissable gaieté, qu'il porta dans ses compositions. Il a donné une édit. des œuvres qui lui sont propres, Paris, 1.711, in-12. x,e recueil des OEuwes de Brueys et Palaprat a été publié en 1755 en 5 v. in-12. La liaison des deux auteurs a fourni à Etienne le sujet d'une intéressante comédie, Brueys et Palaprat, jouée au Théâtre-Français.
  • PALATIN (mont), Palatinus mons, une des sept collines principales de Rome, était très-près du Tibre, à l'E. de ce fleuve, à l'O. des monts Aventin, Esquilin, Viminai, Quirinal, et presque au centre de la ville. C'est sur le Palatin que Turent bâties la Pal-lantèe d'Evandre et la ville naissante de Romulus. Cette colline n'a pas plus de 46™ de haut.
  • PALATIN (Comte), grand officier chargé, dans les premiers temps de l'empire d'Allemagne, de la surintendance des revenus du monarque et d'une partie de sa juridiction. D'abord simples assesseurs des ducs dans les affaires criminelles, ils furent plus tard cha v-gès, dans l'intérêt du prince, de contrôler l'usage que les ducs faisaient de leur, autorité. Ils étaient dans l'origine nommés par l'empereur, mais leur office finit par être un vrai fief et devint héréditaire. Ils habitaient en gêné, al un des palais impériaux situés dans le duché où. ils avaient été envoyés, et ils en tiraient leur nom. Il y eut des comtes palatins en Lotharingie (Lorraine), en Saxe, en Bavière, en Souabe, et plus tard en Bourgogne (Franche-Comté). Celui de Lorraine était censé le plus noble de tous, parce qu'il exerçait aussi dans le duché de France : et, quand ce d'uclïé cessa, il fut encore regardé comme le premier prince d'Allemagne. Insensiblement, ce comte prit le nom de palatin du Rhin. Lors de l'extinctionde la maison de CbAlon (en 1315), à laquelle appartenait le comté palatin de Bourgogne, il ne resta en fait de maison palatine que laligpe deWit-telsbach, investie du Palatinat duRhin. Son"chef était électeur : de là son nom usuel Sélecteur-palatin. Les chefs des branches cadettes de la ligne de Wit-telsbach se nommaient comtes palatins, et on ajoutait à ce titre celui dupetit État qu'ils possédaient en propre, comme de Neubourg, de Birkenfeld, etc. Cette ligne porte auj. la couronne royale de Bavière. V. ci-après PALATINAT,
  • PALATIN, titre donné dans l'anc. royaume de Pologne au gouverneur d'un palatinat ou vayvodie. Les palatins faisaient tous partie du sénat, fis n'étaient point héréditaires, c'est le roi qui les nommait.
  • PALATIN (Grand). C'était en Hongrie le 1«des magnats : il était 1" ministre et représentant du roi, général de l'armée, chef suprême de la justice et régent en cas d'absence ou de minorité. Il était choisi par l'Assemblée nationale entre 4 candidats présentés par le roi. Les divisions du'territoire, dites cûmitats ou palatinats, étaient confiées à des palatins spéciaux.
  • PALATINAT, en allemand Pfalz, nom commun à 2 pays de l'anc empire d'Allemagne : 1» le Ht-Pala-tinal (dans le cercle de Bavière), entre la Bavière, Nuremberg, Bayreuth, Neubourg et la Bohême; il avait pour capitale Amberg ; 2" le Bas-Palatinat ou Palatinat du Rhin (dans le cercle'duHt-Rhin), sur l'une et l'autre rive du Rhin, ayant la Lorraine et l'Alsace au S., Trêves, Mayence et Liège àl'O. et au N., Bade et le Wurtemberg de l'autre côté du Rhin. Ce dernier (qui est le vrai Palatinat) avait dans sa plus grande largeur 125 kil.; sa capitale était Heidel-berg; ensuite venaient Manheim et Frankenthal. Le Palatinat du Rhin formait un électorat (tin des sept plus anciens). L'origine de cet État vient des comtes palatins qu'établissaient les empereurs dans chaque duché, pour y "représenter l'autorité impériale; de tous ces comtes palatins, deux seulement, celui de Bourgogne et celui de Lotharingie, se maintinrent puissants ; le domaine de l'un devint la Franche-Comté, celui de l'autre le Palatinat du Rhin. Celui-ci . après avoir passé de famille en famille, était possédé en 1215 pair Henri de Brunswick, fils de Henri le Lion. Ce prince, ayant pris parti contre Frédéric II, fut dépouillé de ses Etats, qui furent donnés à Louis de Bavière, de la maison des "Wittelsbach. Pendant longtemps:cette maison réunit la Bavière et le Palatinat; mais en 1294. elle forma deux lignes, la Rodolphine, issuç de Rodolphe de Bavière, à qui resta le Palatinat du Rhin, et la Ludovicienne, issue de Louis, qui eut la Bavière et. depuis 1621, le Ht-Palatinat.La ligne Rodolphine était rainée; elle existe encore auj., tandis que sa cadette s'est éteinte en 1777 ; elle réunit maintenant à peu près la Bavière (très-augmentée) et l'ancien Palatinat. — La famille de Wittelsbach, avant le partage en deux lignes, avait fourni trois électeurs palatins. Agrès le partage de 1294, la ligne Rodolphine en fournit six:'Rodolphe I, Adolphe I, Rodolphe II, Robert I, II et III (ce dernier fut empereur de 1400 a 1410). Après cette époque paraissent: 1° Louis Ui le Barbu, 2°'six électeurs de la branche électorale : Louis IV, Frédéric I, Philippe le Sincère, Louis V, Frédéric II, Othon-Henri). En 1559,1e titre électoral passa dans la ligne cadette qui réunit les possessions de l'ancienne (moins le Haut-Palatinat) ; mais cette ligne était déjà subdivisée , et c'est la branche de Simmern qui devint électorale; cette branche fournit 6 électeurs : Frédéric III, Louis VI, Frédéric IV, et trois appartenant au rameau de Heidelberg : Frédéric V, Charles - Louis, Charles; Frédéric Vest ce fameux électeur palatin, gendre de Jacques I d'Angleterre, qui fut le compétiteur de Ferdinand II au roy. de Bohême et l'un des auteurs de la guerre de Trente ans. Après Charles de Heidelberg, m. en 1685, et dont la succession amena la Guerre du Palatinat [V. ci-après), viennent Philippe-Guillaume, J.-Guillaume et Ch.-Philippe (du rejeton Neubourg-Neubourg),Charles-Théodore (du rejeton Neubourg-Sulzbach), Max.-Joseph (du rejeton Birkenfeld-Bischweiler).Enn77,Ch.-Tnéodore réunit à l'électorat palatin, acquis dès 1742, celui de Bavière : Maximilien-Joseph, duc de Deux-Ponts, lui succéda en 1799; par le traité de LunéviUe (1801), il perdit le Palatinat du Rhin; mais en 1805 il échangea son titre électoral contre celui de roi de Bavière. — La branche du Ht-Palatinat, dans l'ancienne ligne électorale, donna au Danemark le roi Christophe. Dans la subdivision de Neubourg, Philippe-Louis, comte palatin de Neubourg, joua un rôle capital lors de la querelle de Clèves et Juliers, et son petit fils, Philippe-Guillaume, fut le premier duc de Juliers-et-Berg, de la maison palatine. Au rejeton Deux-Ponts-Kleebourg appartiennent trois illustres rois de Suède, Charles X, Charles XI et Charles XII. — La dignité électorale avait étémomentanémentenlevée à la famille palatine pendant la guerrede Trente ans (de 1623 à 1648), après les batailles de Prague et de Wimpfen, et Ferdinand II fit passer ce titre à la ligne ludovicienne des Wittelsbach (à la Bavière). A la paix de West-phalie, la Bavière resta électorat, mais le Palatinat te redevint, et il y eut alors huit électeurs (au lieu de sept); l'électeur palatin, anciennement archiséné-chal de l'empire, devint alors archjtrésorier. Le Palatinat fut horriblement ravagé à deux fois différentes par Louis XIV (1674 et 1689). Il avait déjà beaucoup souffert dans la guerre de Trente ans. Le traité de LunéviUe (1801) fit passer à la France les districts du Palatinat situés sur la r. g. du Rhin : ils formèrent le dép. du Mont-Tonnerre, ch.-l., Mayence. Les traités de 1814 et 1815 restituèrent ces districts à l'Allemagne : la plus grande partie échut à la Bavière : elle forme la Bavière rhénane; le reste fut partagé entre le grand - duc de Bade, la Prusse et la Hesse-Darmstadt. La part badoise, avec les districts cédés au prince de Leiningen, est incorporée, dans le duché, au cercle du Bas-Rhin; la part de la Hesse-Darmstadt fait partie des provinces de Star-kenburg et de Hesse-Rhénane. La part bavaroise fait partie du cercle bavarois du Palatinat, autrefois cercle du Rhin ; eUe comprend une superficie de 700 000 heot., avec 600 000 hab. et apourch.-l. Spire. Enfin la part prussienne fait partie de la Province Rhénane.— Le Haut-Palatinat, avec Ratisbonne, forme aussi un cercle de la Bavière qui a une superficie de 970 000 hect. et qui compte 470 000 h.
 PALA — 1413 — PALE
  • PALATINAT (Guerre du). On donne principalement ce nom à la guerre qui éclata en 1688 à l'occasion des droits que Louis XIV fit valoir, au nom de la duchesse d'Orléans, sœur du dernier électeur palatin Charles, sur la plus grande partie du Palatinat, où la branche de Simmern, qui possédait ce domaine, s'était éteinte en 1685 II avait pour adversaire Philippe-Guillaume, prince palatin de Neubourg. Le dauphin conquit le Palatinat en moins de 2 mois. L'année suivante, 1689, le maréchal de Duras, par l'ordredeLouvois, exerça dans cette contrée d'épouvantables ravages, qui excitèrent l'indignation de l'Europe et provoquèrent contre Louis XIV une nouveUe coalition. La paix de Ryswick attira à JeanGuillaume, fils de Philippe-Guillaume, la paisible possession de ses États (1697).|
  • PALATINE (la Princesse). V. CHARLOTTE-ELISABETH, ELISABETH et GONZAGUE (Anne de).
  • PALEARIUS (Aonius), dont le vrai nom est Antonio délia Paglia, écrivain italien du xvi" s., né à Veroli près de Rome, professa le latin et le grec à Sienne, à Lucques et à Milan. Convaincu de favoriser la Réforme, il fut cité à Rome, pendu, puis brûlé, quoiqu'il eût rétracté ses erreurs (1566). On a de lui un poëme en trois chants : de Immortalitate animarum, Lyon, 1536, et quelques écrits théologiques, condamnés par le concile de Trente.
  • PALEMBANG, v. de l'Ile de Sumatra, an,c capit. d'un royaume de son nom, sur la Moussie, à 100 kil. de la mer; 30 000 hab. (dont beaucoup d'Arabes et d'Européens). Grand commerce, maisons commodes, palais de Sousouhounan, construit en briques. C'est la ville malaie la plus sûre pour les. Européens. — L'anc royaume de Palemhang, entré ceux de Menangkabou et de Jambie au N., les Lampongs au S., la mer de Chine au N. E., avait 500 kil. sur 380 et env. 100000 hab. II était depuis longtemps soumis à la domination hollandaise lorsque les Anglais s'en emparèrent en 1812, et détrônèrent le!! sultan Mahmoud-Badar ; après la restitution de Sumatra aux Hollandais, Mahmoud-Badar tenta de remonter sur son trône (1820), mais il n'eut qu'un court succès : son royaume fut donné à son fils aîné, qui se reconnut tributaire des HoUandais.
  • PALÉMON, dieu marin , favorable aux navigateurs, est le même que Mélicerte. V. ce nom.
  • PALEMON (Q. RHEHNius), grammairien latin, né à Vicence, d'un esclave, enseigna à Rome sous Tibère et Claude. On a de lui un précieux traité de Pon-deribus et Mensuris, publié à Leyde, 1587, et inséré dans les Grammalici de Putsch et de Keil.
  • VAhEUClA.,Palantia,Y. d'Espagne, ch.-l. de l'intendance de son nom, sur la r. g. du Carrion, à 190 kil. N. O. de Madrid; 12 000 h. Evêché, beUe cathédrale gothique. Lainages, couvertures; faïence, chapeaux, teintureries, tanneries. Très-ancienne cité des Ibériens, qui maintint longtemps son indépendance, et fut vainement assiégée par le consul L. Lucullus. Florissante sous les Romains et les Goths, elle fut ruinée par l'invasion arabe. Sanche, roi de Navarre, la releva vers 1032. Une université y fut établie dès 1208. — L'intendance de Palencia, une des cinq du roy. de Léon, a au S. l'intendance de Valladolid, à l'E. celle de Burgos : 148 kil. sur 70 ou 72; 180000 hab. Cuivre, fer, marbre; culture assez florissante.
  • PALENQUE, anc v. du Mexique, dans l'État de Chiapa, à 150 kil. N. E. de Chiapa. Aux environs se voient les ruines d'une ville fort ancienne, dont le vrai nom fut Culhuacan ou Buehuetlapatlan. Ces ruines, les plus grandioses du Nouveau-Monde, sont les restes de monuments antérieurs aux Aztèques et même aux Toltèques, et qui sont l'œuvre des Tzen-dals, race indigène. Elles ont été découvertes en 1787 par Antonio del Rio et Alonzo de Calderon. Elles consistent en temples, fortifications, pyramides, ponts, aqueducs, maisons, tombeaux, et contiennent nombre d'antiquités (vases, idoles, médailles, instruments de musique, bas-reliefs et statues, dont plusieurs colossales). Elles indiquent une capitale qui pouvait avoir de 20 à 30 kil. de tour, et un peuple de taille haute, svelte, bien proportionnée. On remarque une étonnante ressemblance entre plusieurs des emblèmes religieux de Palenque et ceux de l'Egypte.

PALÉOCASTRO, PALÉOPOLIS. F. PAL/EO....

  • PALÉOLOGUE, illustre maison byzantine, parvint au trône de Constantinople dans la personne de Michel VIII, en 1260, et s'y maintint en alternant ou partageant avec les Cantacuzène jusqu'à la chute de l'empire grec en 1453. Dans cet espace de 193 ans, elle donna 8 souverains à l'empire : Michel VIII, Andronic II, Andronic III, Andronic IV, Jean V, Manuel II, Jean VII, Jean VIII, Constantin XII ou Dracosès. Deux Palêologues régnaient encore à Pa-tras et Argos : Mahomet II les dépouilla, de 1453 à 1461. Enfin un Théodore Paléologue, 2* fils d'An-dronic II, ayant épousé l'héritière du comté de Montferrat, forma en 1305 dans ce pays une nouvelle maison, qui ne s'éteignit qu'en 1533 avec Jean George Paléologue II.
 PALE	— 14
  • PALÉPHATE, Palxphatus, écrivain grec, auteur d'un traité Des choses incroyables en 5 livres, vivait, selonSuidas, vers l'an472av. J.-C, sous Artaxetcès êmémon, et était natif de Paros ou de Prïène. Nous n'avons que le Ier livre de son traité; il a paru à Amsterdam, avec une trad. latine deTollius, 1649, et a été .inséré dans les Mythographigrseci deWes-termanii, Brunsw., 1843. Il a été trad. en français par G. Polier de Bottens, Lausanne, 1771, et par Van-Hulst, Bruxelles, î°38.
  • PALERME, Panormus, capit.de la Sicile et ch.-l. de l'intendance de Païenne, sur la côte N. de l'île, au pied de montagnes qui l'environnent des autres côfés et qui forment la Coquille d'or; 190 000 hab. Port, avec un môle et un château fort. Archevêché, résidence du gouverneur de la Sicile, tribunal d'appel et cour suprême de cassation; université, fondée en 1374, réorganisée en 1805, avec facultés de théologie, de philosophie et sciences, de lettres, de droit et de médecine ; bibliothèque, musée de sculpture, galerie de tableaux, collection géologique, jardin ïotaoique; lycée, séminaire de jésuites (avec bibliothèque); écoles vétérinaire, de navigation , de musique, de beaux-arts ; observatoire. Société royale des sciences , lettres et arts; société royale d'encouragement ; trois théâtres. La ville est assez bien bâtie et entourée d'une enceinte fortifiée, de 8 kil. de tour ; deux grandes rues (Cas-saro ou Toledo et la Bue Neuve), maisons à toits plats avec balcons, sept vastes places; palais royal, palais de justice, cathédrale (Ste-Rosalie), du xn" s., avec coupole moderne, églises Jésus, des Capucins, St-Joseph, l'Olivella ; grand hôpital, maison d'aliénés, citadelle. Industrie : soieries, gants, savons, essences, passementeries d'or et d'argent, chapeaux de paille, tanneries, etc. La fête de Ste Rosalie, patronne de la ville, y attire en juillet un concours immense. Aux environs, beaux châteaux royaux de la Favorita et de la Bagheria. Patrie d'Ingrassias, Gravina, Meli, etc. — Païenne était une colonie phénicienne (V. PANORHE). Conquise par les Carthaginois, elle fut prise en 254 av. J.-C. par les Romains qui y envoyèrent une colonie. En 251 av.J.-C, L. Cé-cilius Météllus battit les Carthaginois sous ses murs. Bélisaire la prit aux Goths en 534. Les Arabes s'en emparèrent en 831 et en firent leur capitale en Sicile; Robert Guiscard la leur enleva en 1072. C'est Palerme qui donna, en 1282, le signal des Vêpres siciliennes. Le roi des Deux-Siciles Ferdinand IV y résida de 1806 à 1815.EUe s'insurgea contre le roi de Naples en 1820 et 1848 et fut en 1860 des premières à ouvrir ses portes à Garibaldi. Palerme a été plusieurs fois désolée par des tremblements de terre, notamment en 1726 et 1823. — La prov. de Palerme, entre celles de Trapani à l'O., de Gir-genti et de Caltanisetta au S., de Catane et de Messine à l'E., et la Méditerranée au Kf., a 4472 kil. carr. et compte 550000 hab.
  • PALES, déesse italique, présidait aux troupeaux et aux bergers. Elle était honorée le 21 avril, jour anniversaire de la fondation de Rome; sa fête s'appelait les Palilies. Ce jour-là on purifiait les étables et on faisait tourner les troupeaux autour de l'autel de la déesse pour les préserver des maladies.
  • PALESTINE, Palsestina, nom donné par les Romains au pays situé entre la Syrie et l'Arabie (moins la Phénioie) : c'est la Judée dans sa plus grande extension. Ils la divisaient en 4 parties -. Galilée, Sa-marie, Judée, Pérée. Accrue de plusieurs districts voisins, elle fut divisée au iv° s. en3 parties: Palestine 1™, sur les deux rives du Jourdain : ch.-L, Scy-tlwpolis; — Palestine 2e, la plus septentrionale, le long de la Méditerranée îch.-I., Cêsarée ; —Pales* Une 3'ou Salutaire, formée de pays arabes auS. de la véritable Palestine et au N. de l'Arabie Pétrêe: ch.-l.,Petra.—IaPalestmecorrespondàl'anciemie Terri' de Chanaan, et son nom est probablement une corruption de celui des Philistins qui occupaient la partie S. O. de cette contrée. L'histoire de la Palestine ' se confond avec celle des Juifs jusqu'à l'époque de la dispersion de ce peuple, l'an 135 de J.-C. (F. JUIFS). Depuis la mort du Sauveur, la Palestine devînt l'objet d'une vénération religieuse et fut continuellement visitée par un grand nombre de pèlerins. Les Musulmans s'emparèrent de ce pays dès le Vu* s.; '. longtemps les califes arabes respectèrent les lieux saints; mais,au xi*s., lesTurcs, devenus maîtres de la Palestine, les profanèrent et commirent sur les pèlerins toutes sortes de violences. De là les croisades, qui mirent pour quelque temps la Palestine au pouvoir des Ghrétiens. Après la conquête, Ott créa, en 1099, un royaume de Jérusalem qui comprenait la partie de la Palestine, à l'O. du Jourdain, mais il ne dura que 88 ans : en 1187, Saladin, Soudan d'Egypte, s'empara de tout le pays, qui resta sous la domination égyptienne jusqu'au xvi« siècle; elle fat alors réunie par Séliml à l'empire turc, qui la possède encore aujourd'hui. Elle forme un pachalik ressortissant de l'eyalet de Damas, et est divisée en 9 districts : 1» El-Kods (Jérusalem et le N. de la Judée); 2° El-Malil (Hébron et le S. de la Judée) ; 3° Gaza ou le Falèstin (l'âne. Palestine propre) ; 4° Loudd (la partie O. de la Judée) ; 5" Naplouse ; 6° Aréta (Sama-rie); 7° Saphad (Galilée); 8*Belad-Schêkyf et Belad-Hauran (Trachonitide et Auranitîde) ; 9° El-Gaur oriental (Pérée propre).— La Palestine a été, dans ces dernières années, l'objet de plusieurs explorations scientifiques (MM. E. Robinson, Van de Velde, de Sauley, duc de Luynes, etc.).
 14 —	PÂLE
  • PALESTRINA, l'ancienne Prameste, v. dg l'Italie centrale (territoire romain), à 13 kil. N* E. de Frascati; 6000 hab. îvêché. Elle a été désolée en 1824 par un tremblement de terre. V. PREHESTE.
  • PALESTRINA'(J. Pierluigi), célèbre compositeur italien, surnomme le Prince de la musique, né à Palestrina en ] 529, m. en 1594 ,fut maître de chapelle de St-Jeande Latran, de Ste-Marie Majeure et de St-Pierre du Vatican. De son temps c'était l'usage de composer des messes et des motets sur des airs de chansons vulgaires, et cet indécent mélange du, profane avec le sacré avait souvent provoqué les censures de l'Église : Palestrina opéra a.cet égard une réforme complète dans la musique religieuse, et donna le premier l'exemple décomposer tout exprès pour l'église des airs appropriés à la gravité du sujet. On connaît de ce maître 13 livres de messes, 6 de motets, une foule d'hymnes, de litanies, d'offertoires. Partout on y admire la puissance d'invention, l'habileté dans l'art d'écrire pour les voix, la variété du style, une harmonie large et simple, une douceur angéiique. On estime surtout sa Messe dupape Marcel, son Stahat et son motet Popule meus. Bami a écrit sa Tie, 1828.
  • PALESTRO, bourg-de l'Italie septentrionale, près de la Sésia, sur un canal, entre Verceil et Robblo. Le 30 mai 1859, les Sardes,secondés par la 3« régir mentfrançais des zouaves, y repoussèrent avec avantage une attaque des Autrichiens.
  • PALET (WiU.), théologien et moraliste anglais, né en 1743 à Péierborough, m. en 1805, était fils d'un maître d'école du Yorkshire. 11 fut nommé en 1766 professeur de théologie à l'Université de Cambridge et s'attacha au docteur Law, évêque de Carlisle, qui le nomma son archidiacre, mais il ne put arriver à l'épiscopat parce qu'on le soupçonnait de favoriser les Dissidents. Il a laissé plusieurs ouvrages qui sont devenus classiques en Angleterre : Éléments de Morale et de Politique, Londres, 1785, trad. par Vincent, 1817 (il y fonde lamorale sur la volonté da Dieu manifestée par l'utilité générale) ; Uarx Paulinsu 1787,trad. par Levade, Nîmes, 1809 (il y prouve l'authenticité des Écritures par les seules épîtres de S. Paul); Évidence du Christianisme, 1794, trad. par Levade, 1808; Théologie naturelle, 1802, trad. par Pictet de Genève, 1615 : c'est lemeilleur de ses écrits. On a publié après sa mort un choix de ses Sermons.
 PÂLI —  1415 — PALL
  • PALFIN (J.), chirurgien belge, né à Courtray en 1649, m. à Gand en 1730, enseigna longtemps son art à Gand. Il appliqua l'anatomie à la chirurgie, inventa un procédé pour la suture des plaies des intestins, ainsi qu'un nouveau forceps dit Tire-tête de Palfin. On lui doit une Ostéologie (Gand, 1702) et une Ana-tomiedu corpshumain, écrite en hollandais (1718), et trad. en français par lui-même (Paris, 1726).
  • PALI (le), idiome savant de l'Inde transgangé-tique, dérivé du sanscrit, mais répandu dans l'empire des Bi rmans, les royaumes de Siam et de Tsiampa, est surtout employé par les partisans de Bouddha, notamment dans l'île de Ceyfan. C'est l'idiome dans lequel ont été écrits presque tous les livres sacrés des Bouddhistes. Le pâli s'écrit de gauche à droite.
  • PALIANO, bg de l'Italie centrale (territoire romain), à44 k.E. S. E. de Rome; 3000 h. Ane duché, qui appartenait à la famille Colonna ; il lui fut enlevé par un des Caraffa, neveu du pape Paul IV, ce qui amena une longue guerre ; mais, après la mort de ce pontife.il fut restitué au légitime possesseur, 1559.
  • PALIBOTHRA, grande v. de l'Inde ancienne, capit. du roy. de Sandrocottus, était chez les Prasii, près du confluent du Gange et de l'Erannoboas {Gondok ou Sone ?). Elle était environnée d'un fossé large de 600 pieds, profond de 60, et défendue par une muraille munie de 570tours et percée de64portes. Elle était encore dans toutson éclat en 605 après J.-C. : depuis elle a disparu, détruite par une invasion étrangère ou par une inondation du Gange. Rennel en a trouvé les ruines à Patelpouter près de Patna. D'An-ville la plaçait à tort plus à l'O.,près d'Allahabad, au confluent du Gange et du Jomanès (Djomnah).
  • PALICARES. Y. PALLIKARS.
  • PALI-KA-O, bg de Chine, à 12 k. S. E. de Pékin, sur le grand canal qui relie le Pey-ho à Pékin. Le 21 sept. 1860,2000 Français, commandés par le général Cousin-Montauban, y mirent en déroute une armée de 50 000 Chinois, commandés par San-Koli-Tsin. Cette victoire nous ouvrit les portes dePékin. Le vainqueur fut en récompense fait comte de Pali-ka-o.
  • PALIMES, fêtes de k déesse Paies. V. PALES.
  • PALIMPSESTE, manuscrit d'une espèce particulière. V. ce mot dans notre Dict. univ. des Sciences,
  • PALINGENIUS (Marcellus). V. MANZOLLI.
  • PALINGES, ch.-l. dec (Saône-et-Loire), à 15 kil. N. O. de Charolles, sur le canal du Centre ;2076 bab. Hauts fourneaux, poteries.
  • PALINURE (cap), Palinurum prom., cap. de l'Italie méridionale (Principauté Citer.), à 80 k. S. E. de Salerne. Il doit son nom, selon Virgile, à Palinure, pilote d'Ënée, qui s'y noya pendant son sommeil.
  • PALIQUES, Palici, frères jumeaux adorés en Sicile, étaient fils de Jupiter et d'une nymphe. Ils avaient en Sicile, au pied de l'Etna, un temple célèbre près duquel étaient deux sources d'eau sulfureuse bouillante, sur lesquelles on prêtait serment : le parjure tombait dans une des sources et s'y noyait.
  • PALISOT DE BEAUVOIS (François Joseph), naturaliste, né à Arras en 1752, m. en 1820, remplit quelque temps les fonctions de receveur des domaines en Picardie. Son emploi ayant été supprimé, il se rendit en Afrique en 1786 pour étudier la flore du Bénin, visita ensuite St-Dommgue et diverses contrées de l'Amérique, et en rapporta de précieuses collections de plantes et d'animaux. Il fut admis en 1806 à l'Institut. On a de lui : Flore d'Oware et de Bénin, 1804-21, 2 vol. in fol. ; Insectes recueillis en Afrique et en Amérique, 1805-21 ; de savantes recherches sur les Cryptogames, les Mousses, les Ly-eopodes, 1804, et une Nouvelle agrostographie, 1812.
  • PAL1SSOT DE MONTENOY (Ch.), littérateur, né en 1730 à Nancy, était fils d'un conseiller du duc de Lorraine. Il soutint à 13 ans une thèse de théologie et voulut se faire oratorien, mais il ehangea bientôt d'avis, vint à Paris à 19 ans avec deux tragédies en portefeuille, Zarès et NinusII, fit jouer l'une d'elles, mais n'obtint aucun succès; se jeta alors dans la polémique, prit parti contre les philosophes, et les attaqua sans relâche, soit dans sescomédies, dont deux, les Originaux ou le Cercle (1755) et les Philosophes (1760), firent grand bruit, soit dans des pamphlets (Petites lettres contre de grands philosophes), soit enfin dans sa Dunciade (1764) ou la Guerre des Sots, poëme imité de Pope, qu'il publia d'abord en 3 chants et qu'il porta dans la suite à 10, afin d'y faire entrer tous ses ennemis. Il se laissa oublier pendant le temps de la Révolution et mourut en 1814,!adminis-trateur de la bibliothèque Mazarine. On a de lui, outre les ouvrages ci-dessus : Mémoires pour servir à l'histoire de la littérature française, depuis François I jusqu'à nos jours; Eist. "des premiers siècles de Rome jusqu'à la république', 1806 ; le Génie de Voltaire, 1806, des éditions avec notes des œuvres de Corneille et de Voltaire, etc. Ses propres OEuvres ont été réunies en 1809, Paris, 6 vol. in-8, avec les dernières corrections de l'auteur. Palissot ne manquait ni d'esprit ni d'élégance, mais ses ouvrages, presque tous de circonstance,sont tombés dans l'oubli.
  • PALISSY (Bernard), célèbre potier de terre, né dans l'Agénois vers 1500, m. en 1589, s'appliqua dans sa jeunesse à l'arpentage et à la peinture, entreprit, à partir de 1539, de découvrir le secret de l'émail dont on se servait alors en Italie pour faire de beaux ouvrages de faïence, y réussit après seize ans d'efforts et de dépenses ruineuses (1555), et fabriqua de belles poteries qui furent recherchées par toute la France. Il étudia aussi en savant les monuments de l'antiquité, fit sur les terres, les pierres et les métaux, des observations, pleines de justesse, et donna sur ce sujet en 1575 à Paris des cours publics qui furent suivis avec empressement : il y exposa dès cette époque des idées qui ont été justifiées depuis par les découvertes des géologues. Il s'intitulait modestement ouvrier de terre et inventeur des rustiques figulines. Ses figulines, toutes en ronde bosse, sont encore recherchées ; on en voit de beaux échantillons au Louvre, à Sèvres, à l'hôtel Cluny et au musée de Limoges. Palissy avait embrassé la Réforme : il fut pour ce motif enfermé dans sa vieillesse à la Bastille, où il resta jusqu'à sa mort. On a de lui : Moyen de devenir riche (par l'agriculture) et De la nature des eaux et fontaines, des métaux, des terres, émaux, Paris, 1580, ouvrage où il fait l'histoire de ses découvertes. Ses OEuvres ont été réunies à Paris, 1777, avec notes de Faujas de St-Fond, et en 1844, par A. Cap, avec une notice sur l'auteur. Une statue lui a été érigée sur une des places d'A*gén.
  • PAXIZZI, famille sicilienne, fut au xiv" siècle l'âme d'une faction qui gouverna pendant longtemps le roi Pierre II et qui abusa du pouvoir; elle fut bannie en même temps que les Chiaramonti, avec lesquels elle était sans cesse en lutte, mais se fit rappeler sous le roi Louis, par les intrigues de la reine mère Elisabeth de Carintlîie, 1348; de là une longue guerre civile dans laquelle lesPalizzi eurent enfin le dessous; ces querelles ne finirent qu'après la paix de 1372 entre Frédéric II et Jeanne 1™ (de Naples).
  • PAT.K (détroit de), bras de mer qui sépare l'île de Ceylan de la côte de l'Inde et unit le golfe du Bengale au golfe,de Manaar, a 60 kil. de large. Il a reçu son nom d'un hollandais qui le passa le premier.
  • PALKATI et mieux BALKHACHI, grand lac d'Asie, dans la Dzoungarie, entre 44<,-46'> lat. N. et 74"-77° long. E. a 140 k. de long sur 80 de large et reçoit l'Ili.
  • PALLADE, Palladius, évêque d'Hélénopolis (en Bithynie), ne en Galatie vers 367, m. vers 430, alla vivre dans la solitude à Nitrie en Egypte, d'où il fut tiré pour être élevé à l'épiscopat. Il était l'ami de S. Jean Chrysostôme. On lui doit' une Histoire des Solitaires dite Hist. lausiaque, parce qu'elle était dédiée à un préfet romain du nom de Lausus.
 PALL	— 1416 —	PALL
  • PALLADE.ButtiiMS Taurus JEmilianus Palladius, agronome latin, que l'on fait vivre au rvs s. de J.-C. et qu'on croit fils d'Exsuperantius, préfet des Gaules, avait étudié le droit en Gaule et à Rome, puis était allé se fixer en Campanie. Il a laissé 14 livres Se Re rustica, insérés dans la collection des Rei rustiae scriptores, Leipsick, 1755, et traduits en franc, par Sahoureuxde La Bonneterie, 1775, et mieux par Ca-iiai-et-Dupaty, dans la collection Panckouke, 1843. Ce t-afté n'est, en grande partis, qu'une compilation d« Columelle, de Gargilius Martialiset des Gêoponi-ques grecs. C'est une espèce d'almanach, qui indique les travaux à faire mois par mois : sur les 14 livres, 12 sont consacrés à ces instructions mensuelles; le 1" contient des préceptes généraux, et le 14" un poème sur la greffe, écrit avec assez d'élégance.
  • PALLADINO (Jacques), dit Jacques de Téramo, né à Téramo en 1349, m. en 1417, étudia le droit à Padoue, puis reçut les ordres, devint successivement chanoine àTéramo, archidiacre d'Aversa, secrétaire des brefs et de la pénitencerie, évêque de Monopoli (1391),archevêque de Tarente.puisde Florence (1401), évêque et administrateur de Spolète (1410),enfin légat en Pologne. On a de lui une espèce de roman ascétique, intitulé Consolalto peccatorum, Augsbourg, 1472, qui a été trad. en français dès 1482 par Far-get sous le titre de Procès de' Bélial.
  • PALLADIO (André), célèbre architecte, né à Vi-cence en 1518, m. en 1580,étudia surtout Vitruveet les monuments antiques. Il orna de ses ouvrages Vi-cence, Rome, Venise, où il construisit le palais des doges, l'église de St-Georges Majeur et ceiUe du Rédempteur; restaura la belle basilique dite le Palais de la Raison à Vicence, éleva dans cette même ville le Théâtre olympique, commença le célèbre théâtre de Parme, achevé par le Bernin, bâtit dans le Vi-centin et lss Etats de Venise une foule de charmantes viUas, et publia les Monuments antiques, Rome, 1554, et un Traité d'architecture en 4 livres, Venise, 1570; trad. par Dubois, La Haye, 1726, et par Cha-puy, AI. Corréard et Alb. Lenoir sous le titre A'OEu-vre de Palladio, Paris, 1825-42, 2 vol. in-fol. Bien que venu après de grands architectes, Palladio atrouvé moyen d'être original ; son nom est demeuré à sa manière, qui consiste dans l'appropriation des belles données de l'architecture antique aux mœurs et aux convenances modernes, au moyen de modifications sobres, sages et savamment raisonnées.
  • PALLADIUM, statue de Pallas (ou Minerve), était la grande idole des Troyens. C'était une statue de bois, haute de 3 coudées, ayant le casque en tête, tenant de la main droite une pique un peu inclinée et de la gauche un grand bouclier rond qui lui cachait presque tout le corps. On la disait tombée du ciel, et on la conservait précieusement à Troie dans un temple bâti exprès, croyant que le sort de la ville y était attaché. Ulysse et Ôiomède, ayant pénétré de nuit dans Ilion, allèrent la ravir au sanctuaire même de la déesse, et alors seulement Troie put être prise. Suivant la tradition romaine, les deux héros grecs n'enlevèrent qu'un faux Palladium : le vrai fut porté par Enée en Italie, et passa par la suite à Rome, où il était gardé dans un sanctuaire connu seulement du grand prêtre et de la grande vestale : on croyait à Rome comme à Troie ; que le salut de l'empire était attaché à sa conservation.
  • PALLADIUS. f. PALLADE et PALLADIO.
  • PALLANTÉE, Pallanteum, v. d'Arcadie, à 8 k. O. de Tégée, fut bâtie par Pallas, un des fils de Lycaon. C'était la patrie d'Évandre. —Ville d'Italie, bâtie par Evandre sur les bords du Tibre, prit son nom, soit de la Pallantée d'Arcadie, soit du mont Palatin sur lequel elle fut bâtie, soit enfin, selon Virgile, du jeune Pallas, fils d'Évandre.
  • PALLANTIDES, fils de Pallas, frère d'Egée, étaient au nombre de 50. Ayant voulu enlever à Egée le royaume d'Athènes, ils furent tous tués par Thésée. fils de ce prince. Aricie était fille de l'un d'eux.
  • PALLANZA, v. de la Hte-Italie (Novare), ch.-l. d'intendance, sur le lac Majeur, à 70 kil. N. de Novare; 2500 hab. Port, chemin de fer, gymnase. Napoléon y retint prisonniers les évêques d'Italie qui avaient refuséd'accéder au concordat.—L'intendance de Pallanza, entre celles d'Ossola, ValdeSesia, et Novare, le lac Majeur et le canton, suisse du Testa, a 45 kil. sur 30 et compte 80 000 hab.
  • PALLAS, déesse des Grecs. T. MINERVE.
  • PALLAS, fils d'Évandre, roi du Latium, fut tué par Turnus, roi des Rutules. Enée lui fit de magnifiques funérailles et vengea sa mort dans le sang de Turnus. Son nom fut donné au village de Pallantée.
  • PALLAS, affranchi et favori del'empereur Claude, lui fit épouser Agrippine et adopter Néron. De concert avec Agrippine, il hâta la mort du vieux prince par le poison : s'étant dans la suite rendu odieux à Néron par son arrogance, il fut lui-même empoisonné, en 60, par ordre de l'empereur, qui confisqua ses biens; ils montaient à une valeur de 60 millions de francs.
  • PALLAS (Simon), voyageur et naturaliste, né en 1741 à Berlin, m. en 181l,iut appelé dès 1767 en Russie par Catherine II, accompagna les astronomes qui allaient en Sibérie observer le passage de Vénus sur le Soleil (1768), visita en détail la Sibérie, la Tau-ride, diverses parties de la Russie, pénétra jusqu'aux frontièresdelaChine,et revintâ St-Pétersbourg publier le résultat de ses observations (1774). Il y fut nommé historiographe de l'amirauté et membre de l'Académie. On a de lui : Elenchw xoophytorum, La Haye, 1766; Spicilegiaxoologica, 1767-1780; Voyage en diverses parties de l'empire russe, en allemand, 1771-76, trad, enfranç.parG.deLaPeyronie, 1788-95; Mémoires sur les peuples Monaols, en allemand; Observations surlaformationdesmontagnes et sur lei changements arrivés à notre globe, 1777; Lingua-rum tolius orbis vocabularia, 1788 ; Tableau physique et topographique de laTaunde, 1795, en franc.; Flora rossica et Faunarossica, 1784-8; Zoographio rosso-asiatica, 1831. Pallas rectifia les erreurs de Linné et de Buffonsur la conchyliologie, donna une idée exacte des coraux et jeta les vraies bases de la géologie ainsi que de la science des fossiles.
  • PALLAVICESI ou PALLAVICINO (Oberto), capitaine de condottieri du xnr" s., se créa une souve* raineté en Lombardie et y fut le chef du parti gibelin —SforzaP., jésuite,né à Romeen 1607, m, enl667, fait cardinal en 1657, a écrit en italien Vïïistoire dv concile de Trente, Rome, 1656-57 ; trad. en latin en 1672 et en franc, en 1844 (coll. Migne). — Fer rante P., poète satirique, né à Plaisance; en 1615, mort en 1644, était chanoine deSt-AugustmàRome. S'étant fait protestant, et ayant écrit de sanglantes satires contre Urbain VIII et les Barberini, il s'attira des colères redoutables qu'il brava pendant plusieurs années en vivant à Venise; mais, ayant eu l'imprudence de pénétrer dans le Comtat, il y eut la tête tranchée. Ses OÏÏuvres permises ont paru à Venise, 1655, et ses OEwores choisies h. Villefranche (Genève), 1666. On y rémarque le Divorce cdeste, traduit en français par Brodeau d'Oiseville, 1696.
  • PALLÈNE, auj. 'Cassandn's, la plus occid. des trois-petites péninsules qui terminent arç, S. la Chal-cidique, entre les golfes Thermaïque et Toronaique, avait pour villes principales Potidée' et Scione.
  • PALLET (le), vge de laLoire-Inf., à 20 kil. N. E. de Nantes ; 1548 hab. Patrie d'Abétard.
  • PALLIKARS, nom donné jadis à des Grecs faisant partie des milices nationales reconnues par les Turc3 et destinées à combattre les Klephtes. Leurs chefs se nommaient armatpli.
  • PALLIUM, manteau des anciens et ornement que le pape envoie aux métropolitains en signe de juridiction. F. ce mot dans notre Dict. des Sciences*
  • PALLUAtF, Paludellum, ch.-l. de cant. (Vendée), a 36 kil. N. E. des Sables d'Olonne; 627 Hab.
 PALM	— ui7 —	PARU
  • PALMA, ch.-l. des lies Baléares, dans l'île de Majorque, sur la côte S. O. ; 40 000 hab. Port, avec deux châteaux forts. Evêehé, cour d'appel, université, école de navigation, de dessin; société économique; musée d'antiquités, bibliothèques. Superbe cathédrale gothique; palais du gouverneur, hôtel de ville, bourse dite la Lonja. Vins célèbres ; soieries, lainages. Patrie de Raymond Lulle.
  • PALMA, une des Canaries, par 20° long. O. et 28° iat. N.: 600 kil. carr.; 34000 hab.; ch.-l. Sta-Cruz de Palma. Mont, élevée de 3670" au-dessus de la mer; sol volcanique; côtes fertiles, pêche abondante.
  • PALMA-CAYET. T. CAYET.
  • PALMARIA, Ilot situé dans le golfe de Gênes, au S. de Piombino. Marbre noir veine d'or, dit portoro.
  • PALMAROLA. Palmaria en latin, lie d'Italie mé-rid., dans la mer Tyrrhénienne, à l'O. de Ponza.
  • PALMAS (LAS), v. forte d'Espagne (Canaries), sur la côte E. de la Grande-Canarie, capit. de toute la prov. des Canaries, au milieu d'une délicieuse val-ée, à l'emb. de la Giniguada; 9000 hab. Évêché, cour d'appel; belle cathédrale. Climat tempéré et sain ; maïs, patates, fruits, vins, pêche, cabotage.
  • PALMAS (Golfe de), Sulcitanus sinus, golfe de la Sardaigne, sur la côte S. O.
  • PALMELLA, v. de Portugal (Estramadure), à 8 k. N. E. de Sétubal; 3000 hab. Couvent où réside le grand prieur de l'ordre de Santiago.
  • PALMELLA (don P. de SOUZA-HOLSTEIN, duc de), homme d'État portugais, né en 1786 à Turin, mort en 1850, fut nommé par Jean VI plénipotentiaire au congrès de Vienne (1814), puis ministre des affaires étrangères, prépara, après la révolution de 1820, une charte pour le Portugal, et eut la plus grande part à l'établissement du trône de dona Maria (1834), qui le chargea de former un cabinet ; forcé de quitter le pouvoir, il y rentra à la chute du ministère Cabrai (1846) et fut de nouveau placé à la tête du cabinet, poste qu'il occupa jusqu'à sa mort.
  • PALMERSTON (Henri-Temple, vicomte), h. d'état anglais, né en 1784 à Broadlands (Southampton), m. en 1865; fit de brillantes études à l'Université de Cambridge, et dans sa jeunesse fut dévoué au parti tory : comme tel, il fut envoyé, dès 1806, à la chambre des communes par Newport, puis (1811-1831) par Cambridge ; il devint en 1811, sous Portland, lord de l'amirauté, et fut secrétaire de la guerre sous les ministères qui se succédèrent de 1809 à 1830. Vers cette époque, il entra dans les rangs des whigs, ce qui lui fit perdre les suffrages de Cambridge; mais il fut en 1835 renvoyé au parlement par Tiverton, où son mandat lui fut toujours renouvelé depuis. Ministre des affaires étrangères, de 1830 à 1841, sous les ministères whigs des lords Grey et Melbourne, il reprit et occupa, de 1846 à 1851, puis de 1855 à 1858 et de 1859 à 1865, ces fonctions pour lesquelles il montra une remarquable aptitude, et où il présida à toute la politique étrangère de son pays ; il fut dès lors le véritable chef du ministère. Il s'efforça de maintenir un équilibre diplomatique propre li. .assurer à l'Angleterre une influence prépondérante. Ses principaux actes en ce sens sont : le traité de la auadruple alliance (15 juillet 1840), conclu avec la Russie, l'Autriche et la Turquie; la rupture de l'entente cordiale avec la France à propos des mariages espagnols ( 1846) ; l'appui direct et indirect donné à la Révolution italienne (1859 et années suivantes); la résistance au percement de l'isthme de Suez, etc.
  • PALMES (cap des), cap situé à l'extrémité N. O. du golfe de Guinée, par 4" 81' lat. N., 10° 1' long. O.
  • PALMEZEAUX-CUBIÈRES. V. COBIÈRES.
  • PALMYRE, Tadmor en arabe, v. célèbre de la Syrie ancienne, dans une oasis, au milieu du désert qui s'étend entre Damas et l'Euphrate, à 260k. N. E. de Damas età 140 k. O.de l'Euphrate, fut ainsi nommée à cause de ses beaux palmiers, et dut à sa position un grand commerce de transit et des richesses considérables. On en attribue la fondation à Sa-lomon. Détruite par Nabuchodonosor le Grand lorsqu'il marchait sur Jérusalem, elle se releva bientôt. Sous les Séleucides, elle servit d'intermédiaire entre leurs deux capitales, SéleuCie et Antioche. Elle eut longtemps de petits princes, qui se maintinrent dans une espèce d'indépendance jusqu'au ni" s., époque à laquelle ils devinrent tri bu taires de R ome. Odénat, l'un d'eux, se rendit célèbre sous Gallienpar ses exploits contre les Perses et contre plusieurs des trente tyrans; il en fut récompensé par le titre d'Augusîe (c-à-d. d'associé à l'empire). Zénobie, sa veuve, se fit après sa mort proclamer reine d'Orient, mais elle attira ainsi sur ses Etats les armes d'Aurélien : elle succomba, et avec elle périt la principauté de Pai-myre, qui devint province romaine (272). — Les ruines de la ville de Palmyre sont encore magnifiques; elles sont situées par 34° 25' lat. N., 36° 40' long. E., à 245 kil. S. E. d'Alep, à 260 kil. N. E de Damas, et ont conservé le nom de Tadmor, on y remarque surtout les restes du temple du Soleil. Elles ne furent connues des Européens qu'en 1691 ; elles ont été éloquemment décrites par Volney.
  • PALMYRÈNE, territoire de PALMYRE.
  • PALNATOKE, corsaire danois au x« s., avait formé une espèce d'association de piraterie chevaleresque, dont le fort d'Isemsborg (dans l'île Wollin) était le ch.-lieu. Il tua en 991 Harald Blaatand. Il est le héros d'une tragédie d'Œhlensehkeger.
  • PALOMINO DE VELASCO (Antonio), peintre espagnol, néàBujalance, près de Cordoue. en 1653, m. en 1725, travailla immensément à Madrid, à l'Escu-rial, àValence, à Grenade, à Cordoue, et fut nommé en 1690 peintre de la cour. On vante surtout sa Confession de S. Pierre, à Valence, ses fresques du choeur de l'église de Cordoue, et celles du chœur des Chartreuses de Grenade. Cet artiste dessinait purement, composait avec soin et connaissait bien l'anatomie et la perspective; sa couleur est agréable et pleine d'harmonie; mais ses types et ses expressions manquent souvent de noblesse. On a de lui le Musée de peinture, Madrid, 1715-24, 3 vol. in-fol., dont le dernier contient l'histoire des peintres espagnols.
  • PALOS, v. et port d'Espagne, dans l'anc Andalousie, à 15 kil. S. de Huelva, à l'emb. duTinto dans l'Atlantique; 1000h. C'estlàque Christ.Colomb s'embarqua pour la découverte de l'Amérique (1492).
  • PALSGRAVE (Jean), grammairien anglais, né à Londres vers 1180, m. vers 1554, enseigna le français à la princesse Marie, sœur de Henri VIII. Il a publié en 1530, sous le titre d'Éclaircissement de la langue française, en anglais, une grammaire française, la plus ancienne connue, qui est utile pour l'histoire de la langue et de la littérature, parce que l'auteur choisit ses exemples dans les poètes et les écrivains des xiv° et xv° siècles. Ce livre, excessivement rare, a été réimprimé en 1852 parGénin dans les Documents inédits sur l'histoire de France.
  • PALUS HL3EOTIS, la mer d'Azov. T. MËOTIDE.

[modifier] PAM

  • PAMIERS, v. de France, ch.-l. d'arr. (Ariége), à 19 k. N. de Foix, sur l'Ariége; 7910 h. Ëvêché, suf-fragant de Toulouse, institué en 1296; trib. de 1" inst., collège. Filatures, limes, faux; fromages, bestiaux. Aux env., source minérale qui guérit les obstructions. — Cette ville, nommée primitivement Fre-delas, en latin Fredelatum ox^Fridèlacum, fut la capitale de l'ancien comté de Foix. Roger de^Foix, de retour de la 1" croisade, y bâtit vers IlOi'ûn château qu'il nomma Apamée du nom d'une ville de Syrie; de là, par corruption, le nom modernédePa-miers. L'emplacement de ce château forme auj. la promenade du Castellat, d'où l'on jouit d'une vue magnifique. Pamiers fut dévastée par la peste en 1553, prise et saccagée par le prince de Crindé en 1628.
  • PAMISUS, riv. du Péloponèse, se jetait dansle golfe de Messénie après avoir formé la limite entre laMessé-n ie et la Laconie. — Riv. de Thessalie, affl. du Pénée.
 PAMP	— IUS —	PANA
  • PAMhilCO-SOUND, golfe des États-Unis (Caroline du Nord), entre 35°-35? 40' lat. N. et W 50'-79° long. O.; 110 kil. du N. au S. 0. et 4fr de large. II est fermé du côté de l'Atlantique par trois îles longues et étroites, dont l'une projette le cap Hatteras. Il reçoit le Tar ou Pamlico-River et la Neuse.
  • PAMPAS, vastes-plaineede l'Amérique du Sud qui s'étendent surtout dans la partie mérid. du gouvt de Buenos-Ayres, depuis le Rio de la Plata jusqu'auprès des Andes, sont peuplées d'innombrablestroupeaux de chevaux et, de bœufs sauvages, dont les peaur et las cuirs font la richesse' du pays. Ces plaines sont habitées par tes Gauchos, d'origine espagnole,,qui vivent indépendants et se, livrent à la? chasse*.
  • PAaiPEL03SNE.ch.-L de canfc. (Tarn)', surla Viaur, à 30 kil. N» BL d'Alby ; 2268 nabi Mes.
  • PAMPELUNE, Pompeiopolis,, Pompela chez les LatinsT Pamplona en espagnol, v. forte d'Espagne, ch.-l.âe l'intendance de ce nom et delà capitainerie générale de Navarre, sur l'Arga, à 3.10;kil. N» E. de Madrid; 10 000 hab. Évêché, cour d'appel. Citadelle , fortifications; cathédrale,, palais; du; vice-roi de Navarre, promenade de la Taconera,; beau cirque pour les combats de taureaux-, achevé1 en 1844-, et pouvant contenir 8000 personnes ;, chemin der fër. Tissus de laine et de soie; forges, fonderie de projectiles de fer, fabr. de1 plaques en fer et en acier; commerce de vins. — Ville très-ancienne; fondée ou restaurée par Pompée, dont elle prit le nom. Elle fut prise en 778 par Gharlemagne. Longtemps capitale de toute la Navarre> elle devint, après Indivision de iBiNavarreen N. franc, et N. espagnole (1512), la capit. de la Navarre espagnole. Enlevée; aux Espagnols en 152L par André de Foix, seigneur de Les-para,frère de Lautrecrquila perdit la même année : c'est à ce siège que fut blessé Ignace'de Loyola. Les Français entrèrent encoradans Pampelune en 1808 et 1823. Elle a étésouvent prise et reprise dans les dernières guerresciviles d'Espagne;(1831-1842). — L'intendance de- Pampelune n'est autee que l'ano. Navarre. V. es nom.
  • PAMPHILE ouPAMPHYLE, peintre grec, né en Macédoine, vivait sous,Philippe, au rv°' s. av. J.-C. Il fonda l'école de Sicyone et tut le maître d'Apelle. Il exigeait que le peintre possédât la géométrie-et était lui-même: boni mathématicien.
  • PAMPHILE (S.), était magistrat à Béryte lorsqu'il embrassais Christianisme. Il remplaça Origène dans la direction de l'école d'Alexandrie et en fonda lui-même une à- Césarée de Palestine. 11 fut arrêté en! 307 comme chrétien, resta deux ans: en prison et subïtie martyre en 309. Onluidoitune bonne édition del&BiotB, un savant, commentaire sur les Â'ctes des Apôtreset une Apologie d!Origène, en 5 livres, dont il ne reste qu'une trad. latine. On le fête le 1er juin.
  • PAMPHYLIE, auj. partie O. du pachalik d'UthUt," contrée de l'Asie Mineure, au S., sur la Méditerranée, entre la Lycie à BO. et la Cilicié à l'E., était bornée au N. par laPisidie et était traversée-par le^ Taurus. La côte y forme un golfe appelé golfe de Pamphylie. Attalie, Qlbie, Side, Perge, Aspendus, Ptolèmaïs en étaient les villes principales. —La Pamphylie fut occupée , après la guerre de Troie, par' dos bandes grecques,, sous la conduite de Mopsus, d'où le pays lut d'abord appelé Mopsopia. Elle doits le nom de Pamphylie (depifc, tout, et pkylê, tribu): à la,diversiié des peuples qui l'avaient colonisée. Soumise aux Perses:,,puis:à Alexandre et aux» rois de Syrie, elle fut donnée à Eumène par les Romains après la défaite d'Antiocbîis le Grand; et leur fit retour avec le reste,duroyaume dePergame.-Cédéeenpartie par Antoine, avec*la,LyBaonie et laGalatie, au Galate Amyntan, elle, forma après, la: mort de ce dernier (24 av. J;-G.) une province impérialeiàilaquelleplus tard Claude joignit la Lycie. Lors;de la réorganisation de l'Empire par Constantin, elle- fut comprise dansle diocèse d'Asie et laipréfecture d'Qrienfe ayant Aspendus pour capitale. Elle a, depuis, subl.toutes 'les vicissitudes de FAsîe Mineure, et'est passée avec elle sous le joug des Arabes, puis des Ottomans.
  • PAMPLONA, V. de laNouT.-Grenade, eh.4. delà prov. de Pamplonï, sur la Zulia, £450 k. îî. E. de Bogota;- 3200 h. Ëvêché. Fondée en 1849. — Lapiov. de Pamplona,une des 4dudép. de Boyaca, a 235 k. id'E. à l'O. sur 125 et SO000 hab. Cacao, tabac, etc. Mines d'or, .d'atgent, de cuivre, de plomb.
  • PAN, dieu "grec, fils; de Jupiter et de Callisto, présidait aux troupeaux et aux pâturages, et passait pour l'inventeur d'à chalumeau. Ëprisde la nymphe Syrinx, il se mit 5 sa poursuite et eut la douleur de la voir se changer en roseau au moment oft il allait la saisir ; il ne fut pas plusheureux auprès de lanym-phe Echo. On figurait ce? dieu couvert d'une'pean de , bouc, ou même avec les cornes, Tes pieds et les cuisses î velues de cet animal, et tenant à la-main un bâton recourbé. On lui donne pour cortège des êtres de même forme, dits pans, egipans (c-à-d. pans-chè-vres), êtres qui diffèrent peu àesSatyres. Le Faune desLatinsressemblefort'auPan des Grecs; cependant on les distinguer C'est en Arcâdie surtout que- Pan était adoré. Ses fêtess^ynommaient Lycées;. à Rome, elles furent appelées iaperasfe. Le bas peuple en Grèce croyait que: Pan faisait des oourses nocturnes , dans les montagnes; ses apparitions subites jetaient partout l'effroi; delàlenomde terreur panique,—A l'époque de l'invasion: des idées orientales en- Grèce et à Rome, Pan devint un dieu suprême, identique à la nature ou, i l'universalité des êtres (paK.tbut). On confondait Paff ainsi envisagé avec l'Osiris des Egyptiens : de là le nom de Banopvlis donné'par les Grecs à une ville de la- Hte-Egypte où Osiris était adoré. Pan est aussi quelquefois identifié avec le dieu Mandou des: Égyptiens.
  • PAJS^Tros,,pMosoplie stoïcien, né à Rhodes vers 190 av. J.-C, florissait vers 150.11 étudia d'abord à Athènes sous Antipater de Tarse, puis vint à Rome, et y ouvrit une-école, qui fut fréquentée par les jeunes gens lesplus,distingués. P. Scipion, Hun devses disciples, voulut que kr philosophe s'établît1 dans sa propre maison,, et^l'emmena aveclui danslesdiverses missions dont il rut chargé. Plus fard, Pànaîtius retourna à Athènes pour yremplacer dans'lac chaire du Portique son .maître" Antipater : c'est dans cette ville qu'il mourut; presque nonagénaire. Ce philosophe avait composé plusieurs ouvrages fortestimés. qui ne nous sont pas parvenus7, entreautres un traité des Devoirs qui afourni- le fond des (ityTices'da-Cicé-ron; un livre des Sffcîsr,; ou'il soumettait àsa censure les-diverses doctrines philosophiques, (on en trouve

Utê de Vâme, etci II'enseignait un stoïcisme mitigé, et faisait à l'Académie e* au Lycée les concessions exigées par le bon; sens.. On peut consulter sur ce phk losophe les recherchesile l'abbé Sevin (danslesifém? de>l'Acad. des inscriptions, t. X) et une dissertation de Van Lynden, de Panœtio, Leyde, 1802.

  • PANiETOLIoar. V. ËTOLIE.
  • PA3SAMA, v. dè-l'Amérique, dans la Nôuv.-Gre-nads-, oh.-l. de rEtat de son nom, sur l'isthme de Panama et l'Océan Pacifique, au. fond d'une vaste baie*, par- 81"" 47? long; O., 8* 58' lat. N. ; 12 000 h. Evêeiié, collège. Ville-'bienbatiB, belle cathédrale, beaux couvents, hôpital.Pbrt peu sût. Commerce déchu de ce qu'il' étaitjadîs, lorsque Panama était l'entrepôt des trésors du Pérou.—II a existé de 1618 à 1670 une \"> ville de Panama, S15 k. de'la v. actuelle. Cette-ville, fondée par Bàvilà, fut incendiée en 1670 par lesfifBustiers, conduits par l'aventurier Morgan; enla relevant •on'ohoisit'Tin emplacement moins accessible. En 1824' eut lieu! S Panama un -congrès, qui-donna peu de résultats:; un autre congrès, en 1826', amena un-traité;d'alliance offensive et défensive entre diverses républiques de l'Amérique-dii S. — La- v. de Panama donne son nom à un 'des Etats fédéraux- delaNouvi-Grenade, appelé ausstl'fst/wne,borné au N par la mer des Antilles, àl'E., par le dép. de la Cauca, au S. par le grand Océan équi-noxial, et à l'Q* par le Guatemala; 700 kil. sur 230; 170000 h. Cet État a été formé en 1855.
 PÀNC	— 1419-   PAND
  • PANAMA (Isthme de), langue de terre qui joint les deux Amériques, entre la mer des Antilles au N. et l'Océan Pacifique au S., a une longueur d'env. 260 k. et n'a dans certains endroits que 60 kil. de large; l'isthme est traversé dans toute sa longueurpar les Andes. Son peu de largeur a fait songer à le couper par un canal qui unirait l'Atlantique au Pacifique. Dès à présent, un chemin de fer, ouvert en 1855 et long de 64 k. (allant d'AspinwaU, sur le golfe du Mexique, à Panama, sur le Pacifique), permet de traverser l'isthme en quelques heures. — On donne le nom de Golfe de Panama à l'enfoncement formé parjle Grand-Océan sur la côte mérid. de l'isthme de Panama, de 6° 50' à 7° 13' lat. N. et de 80° 10' à 82° 45' long. O.
  • PANARD (Ch. Fr.), vaudevilliste et chansonnier, né en 1694 à Nogent-le-Roi, près de Chartres, m. en 1765, avait composé près de 80 pièces, soit seul, soit de société avec Collé, Piron et Gallet; il publia en 1763 un volume de ses oeuvres dramatiques, qui ne contient que 5 comédies et 13 opéras-comiques. Ses OEuvres choisies, autres que ses comédies, ont été publiées par Armand Gouffé_, Paris, 1803,3 vol. in-18.
  • PANARO, Scultenna, riv. d'Italie, naît au mont Cimone,dans les Apennins, borde au S. l'anc. duché deModène, et se jette dans le Pô, parlar.dr., auprès un cours de 125 kil. Elle adonné son nom àundép. du roy. d'Italie de Napoléon, formé de la partie E. du duché de Modène et qui avait pour ch.-l. Modène.
  • PANATHÉNÉES, Panathenxa (de pân, tout, et Athéné, Minerve), grande fête athénienne, célébrée en l'honneur de Minerve, tirait son nom de ce qu'elle réunissait tous les peuples placés sous la protection de Minerve. Instituée par Erichthonius vers 1495 av. S.-G., elle reçut un nouveau lustre de Thésée, qui fit de Minerve la déesse de toute l'Attique, et de sa fête le rendez-vous et le lien commun des peuples de tous les bourgs de cette contrée. Elle fut renouvelée en 566 av. J.-C. On distingua plus tard les grandes et les petites Panathénées. Les premières se célébraient tous les 5 ans; les secondes tous les ans. On déployait dans les grandes Panathénées une magnificence extrême : la. cérémonie principale était la procession du péplum ou voile de Minerve, pro-cessionqui se rendait du Céramique à la citadelle; puis venaient les lamp