Discuter:Dictionnaire universel d'histoire et de géographie Bouillet Chassang/transfert Wikipédia-OCR/G
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- G. Cherches à Dj, J, Tch, les noms qui ne se trouveraient point ici.
- G. La lettre G s'employait dans les abréviations latines pour gens, ou pour Gaius (Caius). — Chez les modernes, G est l'initiale de Guillaume, Godefroi, George, Gabriel, etc. S. G. s'écrit pour Sa Grandeur.
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- GABAA
, auj. Gib, v. de la tribu de Benjamin, à 8 kil. au N. de Jérusalem, est célèbre par la naissance de Saol et par l'attentat qui causa la guerre dite des Benjamites : ses habitants ayant déshonoré la femme d'un lévite d'Éphraïm, celui-ci appela les autres tribus à le venger, et toutes, se réunissant contre la tribu de Benjamin, détruisirent de fond en comble la ville coupable. David défit les Philistins à Gabaa. GABALI, peuple de l'Aquitaine I™, entre les Ar-vernes au N. 0. et les Volces Arécomiques au S. E., habitait le Gévaudan moderne, et avait pour ch.-l. Anderitum (Antérieux ou Javoulx).GABAON, v. de la tribu de Benjamin. Lors de la conquête du pays de Chanaan par Josué, les Gabao-nites furent des premiers à faire alliance avec lui ; Josué les défendit contre cinq rois qui les assiégeaient; c'est pendant ce combat que Dieu arrêta le soleil pour permettre à Josué d'achever la victoire.GABARDAN, petit pays de l'anc Gascogne, au S. du Bazadais, à l'O. du Condomais, au N. de l'Eau-zan, à l'E. du Marsan. Places, Gabarret (ch.-l.), Aix, Baudignan. Il est auj. compris dans la partie E. du dép. des Landes et dans le S. O. de Lot-et-Garonne. Ce pays a eu des vicomtes dès 1050; il a ensuite appartenu aux seigneurs de Béarn.GABARRET, ch.-I. de c (Landes) à 46 k. N. E. de Mont-de-Marsan; 1000 hab. Jadis ch.-l. du Gabar-dan.. On y voit les restes d'une abbaye de Templiers et une maison de Jeanne d'Albret et de Henri.GABELLE (de l'allemand gaie, don, tribut), impôt sur le sel. V. GABELLE au Dict. univ. des Sciences.GABÉLUS, Israélite qui habitait Rages en Médie et à qui le jeune Tobie alla réclamer 10 talents.GABËS, v. d'Afrique. V. CABES.GABIAN, bourg du dép. de l'Hérault, sur la Ton-gue, à 14 kil. N. O. de Pézenas: 1100 hab. Aux env., houille, vitriol, source de pétrole (huile de Gabian) ; bélemnites fossiles ; cristaux durs imitant le diamant.GABIES, Gabii, v. du Latium, chez les Volsques, à 16 kil. N. E. de Rome, était une colonie d'Albe. Après un long siège, elle fut livrée à Tarquin le Superbe par l'artifice de Sextus, son fils : celui-ci, feignant une brouillerie avec son père, avait surpris la
confiance des Gabiens en implorant leur pitié pour ses malheurs. Cette ville était déjà en ruines au temps d'Auguste.
GABINIUS(Q.), tribun du peuple en 140 av. J.-C, fit rendre la loi Gabinia, qui portait que dans les élections des magistrats les citoyens donneraient leur suffrage par scrutin secret.GABINIUS (A.), tribun du-peûple en 67 av. J.-C, proposa et fit adopter une loi qui donnait à Pompée une autorité extraordinaire pour anéantir les pirates. Consul l'an 58, il fit, de concert avec Clodjus; exiler Cicéron. Gouverneur de Syrie en 57, il vainquit, près de Jérusalem, Aristobule, roi des Juifs, et le remplaça par Hyrcan. Quoique le sénat lui eût ordonné de revenir à Rome, il resta à la tête de son armée et passa même en Egypte pour rétablir sur son trône Ptolé-mée XI (55) : de retour à Rome il fut accusé de lèse-majesté publique et de concussion. Cicéron, le défendit sur les instances de Pompée; mais il ne put le faire absoudre que sur le 1er point. Gabinius mourut à Salonedans une expédition contre les Illyriens (46).GABINUS LACUS, dans le Latium, au N. E. de Ga-bies. C'est le lac de Castiglione, auj. desséché.GABON (côte de), partie de'la Guinée supérieure, entre 3° 30' lat, N. et 0° 45' lat. S., est arrosée par le Gabon, à l'emb. duquel la France a formé en 1843 un comptoir fortifié.GABRIAS, fabuliste. Les uns le regardent comme le même que Babrius (V. ce nom); les autres comme différent. Quoi qu'il en soit, on a sous ce nom un recueil d'apologues ésopiques distinct de celui de Babrius, et qui se compose de quatrains écrits en grec. Le véritable auteur de ces quatrains est un grammairien du ixB siècle, nommé Ignatius Magister. M. La-prade a donné une édition et une traduction française des quatrains attribués à- Gabrias, Paris, 1853.GABRIEL, c-à-d. force de Dieu, archange, fut envoyé de Dieu, d'abord à Zacharie, pour lui annoncer la naissance d'un fils (S. Jean-Baptiste) ; puis à la Ste Vierge, pour lui annoncer qu'elle avait été choisie pour être la mère du Sauveur. Le même archange avait été envoyé à Daniel pour lui expliquer ses visions et lui révéler l'époque de la venue du Messie. Les Mahométans, croient que c'est lui qui apportait à Mahomet les feuilles du Coran.GABRIEL SIONITE, savant maronite, né à Eddin dans le Liban (Syrie) vers 1577, mort en 1648", étudia à Rome au collège des. Maronites, y apprit le latin ot le syriaque, ainsi que la théologie; fut reçu docteur en
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cette faculté et ordonné prêtre. En 1614, il vint en France, remplit au Collège royal à Paris la chaire de professeur d'arabe, et concourut à la publication de la Bible polyglotte de Le Jay : il s'était engagé à y fournir les textes syriaque et hébreu; mais ses retards et ses prétentions exagérées compromettant l'entreprise. il fut mis à Vincennes par ordre de Richelieu, etu'en sortit qu'en donnant les deux textes. On a de lui : Grammatica arabica Maronitarum} Paris, 1616; Geographia Nubiensis, 1619, traduite'd'E-drisi; Liber psalmorum, trad. du syriaque.
GABRIEL (Jac Ange), architecte, né en 1710 à Paris, mort en 1782, était fils de Jacques Gabriel, architecte lui-même, à qui Nantes, Rennes, Bordeaux, Dijon, doivent de grands embellissements. Il travailla au Louvre, restaura la cathédrale d'Orléans, et eut soin d'y conserverie style gothique, quoique ce genre fût alors peu goûté : construisit la belle salle de spectacle du palais de Versailles et le château de Compiègne, bâtit en 1751 à Paris l'École militaire,son chef-d'œuvre, donna le plan delà place de la Concorde, et éleva, de 1763 à 1772, les deux beaux palais à colonnades qui la bordent au nord. Une avenue des Champs-Elysées porte son nom. Ses compositions se distinguent par l'imagination , la grandeur, une bonne entente des masses; mais son goût manquait quelquefois de pureté.GABMELLED'ESTRÉES. Y. ESTRÉES.GABRIELLE DE VERGY. V.*COUCY et VERGY.
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GACÉ, ch.-l. de c (Orne), sur la Touque, à 22 k. àl'E. d'Argentan; 1800 hab. Toiles de cretonne. Château où naquit Matignon.GACON (Franc.),poète satirique, né à Lyon en 1667, mort en 1725, attaqua dans le style le plus grossier toutes les célébrités de son temps : J. B. Rousseau, Lamothe et Boileau même furent les principaux objets de ses diatribes. On a de lui : le poète sans fard, recueil de satires et d'épigrammes, 1696 et 1701 ; une trad. d'Anacréon en vers, 1712; l'Anti-Rousseau, 1712; l'Homère vengé, 1715 (contre La-motte). Gacon avait été de l'Oratoire, et il obtint à la fin de sa vie le prieuré de Bâillon.GACON-DUFOUR (Mme), romancière, née à Paris en 1753, morte en 1835, avait épousé d'abord M. d'Humières, puis M. J. Michel Dufour, avocat, et était fort liée avec Sylvain Maréchal, fameux athée. Elle a donné une quinzaine de romans, tous médiocres, quelques-uns dans le genre historique, la Cour de Catherine de Médicis, 1807 ; Mémoires sur Mmes de La Vallière, de Montespan, etc.; Correspondance de Mme de Châteauroux, de plusieurs personnages de la cour de Louis IV; et quelques écrits utiles sur l'économie domestique et rurale.GAD (tribu de), une des 12 divisions de la Judée, à l'E. du Jourdain, s'étendait de l'Hiéromax au torrent de Jazer, entre la demi-tribu orient, de Manassé et celle de Ruben, et avait pour v. principales Maspha, Rabbath-Ammon, Rammoth-Galaad et Jabès-Gaîaad. Elle était ainsi nommée de Gad, 7" fils de Jacob.GADAMÈS, v. d'Afrique. Y. GHADAMES.GADARA, v. puissante de la Palestine, dans la demi-tribu orient, de Manassé, sur l'Hiéromax, devint la capit. de la Pérée, et fit partie de la Décapole.GADDI (Taddeo), peintre et architecte, né à Florence vers 1300, mort en 1352, étudia près de son père, qui était habile dans la mosaïque, et se perfeçtionna sous Giotto, dont il était le filleul. Le pre-I mier de son temps, il sut donner de l'expression à ses | figures. Il l'emporte quelquefois sur Giotto pour la « couleur et la vivacité. Comme architecte, il acheva | la tour du dôme de Florence, et fit les plans du Ponte Vecchio de cette ville.GADÈS, auj. Cadix, v. de l'Hispanie (Bétique),dans une île à l'emb. du Bétis, sur le fretum Gadi-I tanum, fut fondée par les Phéniciens. Elle était 1 célèbre par ses danseuses et par son commerce avec | Carthage. Hercule y avait un temple fameux. Patrie 1****du consul C. Balbus et de Columeîle.GAD1TANUM PRETUM, le détroit de Gibraltar.GAÉLIQUE (Langue), langue que parlaient les anciens Celtes ou Galls (Gaels), habitants primitifs de la Gaule et des Iles britanniques. On la parle encore dans quelques parties de l'Irlande (V. ERSE) . dans les highlands de l'Ecosse, dans le Pays de Galles et la Basse-Bretagne, où elle est connue sous le nom de bas-breton ou bresonec; elle se perd de jour en jour.GAERTNER (Jos.), naturaliste allemand, né en 1732 à Calw (Wurtemberg), m. en 1791, fut profes- -seur d'anatomie à Goettingue, de botanique à Pt-Pétersbourg, parcourut l'Ukraine, et y fit des découvertes importantes en botanique; revint en 1770 dans sa patrie et alla en 1778 à Londres, où il mourut en 1791. On a de lui : De Fructibus et semini-bus, Stuttgard, 1788-91; Carpologia. Leips., 1805.GAETAN ou CAIETAN, nom de deux familles italiennes, l'une de Pise, où elle était à la tête du parti gibelin; l'autre de Rome, qui donna à l'Église de grands dignitaires, entre autres Boniface VIII.GAETAN (S.), Caietanus, fondateur de l'ordre des Théatins, né à Tiène près de Vicence en 1480, m. en 1547; fut d'abord jurisconsulte à Vicence, puis se fit ordonner prêtre. Il se retira à Rome et y fonda en 1524 un nouvel ordre qui fut d'abord désigné sous le nom de Clercs-Réguliers, et qui prit le nom de Théatins, parce qu'il eut pour 1" supérieur l'archevêque de Chiéti (en latin Teate), J. P. Caraffa, depuis pape sous le nom de Paul IV. Gaétan devint supérieur de l'ordre après Caraffa. On le fête le 7 août.
GAETAN, cardinal. V. CAIETAN.
GAÈTE, Caieta des anciens, Gaeta en italien, v.,. de l'anc roy. de Naples (Terre de Labour), sur la. Méditerranée, à 70 k. N. O. de Naples; 15 000 h. Place forte. Port vaste et bien abrité. Evêché. Belle cathédrale, contenant le tombeau du duc de Bourbon; plusieurs tours (d'Orlando, Latratina, de Cicéron). Beaucoup d'antiquités : restes d'un temple de Neptune, des villas d'Adrien, de Scaurus, etc. Patrie du cardinal Caietan et du pape Gélase II. — Cette v. est très-ancienne; on lui donne les Lestrygons pour fondateurs; des Grecs de Samos y vinrent ensuite. Selon Virgile, elle tirait son nom de la nourrice d'Ê-née, Caieta, qui y aurait été enterrée. Elle tomba au pouvoir des Romains en 340 av. J.-C. Antonin le Pieux l'embellit et lui donna un port. Après la destruction de l'empire romain, Gaëte eut des ducs qui devinrent les vassaux de l'Eglise. Alphonse d'Aragon la prit en 1435 et la réunit au roy. de Naples. Les Français y signèrent en 1504 une capitulation par laquelle ils abandonnaient le roy. de Naples aux Espagnols. Gaëte eut à subir plusieurs sièges remarquables : elle fut prise en 1702 par les Autrichiens, en 1734 par une armée sarde-espagnole, en 1799 et 1806 parles Français, en 1815 et 1821 par les Autrichiens. Pie IX se réfugiai Gaëte en 1848 et y séjourna près d'un an. Le roi de Naples François II s'y retira en 1860, après l'entrée deGaribaldi à Naples; il y fut assiégé par les Piémontais et capitula le 13 févr. 1861.—Napoléon I donna le titre de duc de Gaëte à Gaudin, son ministre des finances.GAFFARELLI.* V. CAPFARELLI.GAGE (Thomas), voyageur irlandais du xvn* s., m. en 1655, était dominicain. Envoyé au Mexique en 1625, il y séjourna 12 ans, prêchant les Indiens, et acquit la connaissance de la langue, des mœurs et de l'histoire du pays. De retour en Angleterre, il embrassa la religion anglicane, poussa ses compatriotes à s'emparer des colonies espagnoles et publia dans ce but en 1648 une Description des Indes occidentales, qui fut traduite en français par Beaulieu en 1676.GAGE (Thomas), commandant en chef des troupes royales anglaises dans l'Amérique du Nord, et dernier gouverneur du Massachussets pour le roi d'Angleterre, exerça d'odieuses rigueurs contre les colons insurgés, proclama la loi martiale dans Boston après l'issue de la bataille de Lexington, et se vit,
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après l'affaire de Bunker's-Hill, contraint à se rembarquer pour l'Angleterre. Il y mourut en 1787.
GAGNIER (Jean), orientaliste, né à. Paris vers 1670, m. en 1740, était Génovéfain. Il sortit de son souvent, se retira en Angleterre, où il embrassa la religion réformée, s'y maria, et enseigna les langues orientales a Oxford. On a de lui une trad. latine de l'iïiîtoiYe juive de Joseph-Ben-Gorion, Oxford, 1706; une Vie de Mahomet, en latin, d'après Aboul-fédaet Jannab, 1723,ouvrage estimé; une trad.latine d'une partit) de la Géographie d'Aboulféda, 1726-27.GAGUIN (Robert), historien, né à Collines en Artois vers 1440, mort en 1502, fut professeur de théologie, puis supérieur des Mathurins (1473), et remplit diverses missions sous Louis XI, Charles VIII et Louis XII. On a de lui plusieurs ouvrages précieux : une Chronique intitulée Compendium supra Fran-corum gestis, qui va jusqu'en 1491, Paris, 1497, qu'il continua ensuite jusqu'en 1499 ; une trad. de la Chronique de Turpin, 1527; une prosodie (Ars melrificandi), des Lettres, des Discours, en latin, et une poétique latine, Arsmetrica, 1477.GAIATH-ED-DYN, surnom de plusieurs princes seldjoucides. V. KONIEH (sultanie de), et MAS'oun.G A IL (J. B.), laborieux helléniste, né à Paris en 1755, mort en 1829, fut professeur de grec au Collège de France, conservateur des manuscrits grecs et latins de la Bibliothèque impériale, et entra en 1809 à l'Académie des inscriptions, il a contribué à relever l'étude du grec en France lors du rétablissement des études ; cependant la solidité de son érudition a été mise en doute, et ses travaux philologiques obtinrent peu d'autorité. Il a donné des éd. et trad. de Thêoerite, 1792, in-8 ;d'Anacréon, 1793, in-8; d'//omère, 1801, 7 vol. in-8; de Xénophon, 1797-1815, 10 v. in-4; de Thucydide, 1807, 10 vol. in-8;une Grammaire grecque, 1798, ouvrage quifut longtemps classique, et un recueil intitulé le Philologue, en 24 vol. in-8, 1817-28, où il reproduisit une foule de mémoires et opuscules philosophiques publiés à diverses époques.—Sa femme, née Sophie Garre, 1776-1819, s'est fait remarquer par son talent pour la musique. On lui doit les opéras des Deux Jaloux, 1813, et de la Sérénade, et un grand nombre de romances qui eurent la vogue.— Son fils, Franc. G., 1795-1845, professeur d'histoire, adonnèdes recherches estimées sur le Culte de Bacchus, 1821, et une éd. des Geographi grssci minores, 1827-31.GAIIXAC, ch.-l. d'arr. (Tarn), à 23 k. O.d'Alby; 6000 h. Trib., collège. Chapeaux, eau-de-vie, teintureries, futailles, construction de bateaux; vins blancs. Patrie de Vaissette et de Portai; le général d'Hautpoul est né aux environs. — Gaillac existait au vm" siècle; Raimond, comte de Toulouse, y fonda en 960 une abbaye de Bénédictins, autour de laquelle se forma la ville. Gaillac était le siège de la juridiction royale du pays des Albigeois.GAILLARD (Gabriel Henri), littérateur, né en 1726 à Ostel (Aisne), mort en 1806, abandonna la carrière du barreau pour les lettres et publia plusieurs bons ouvrages, qui le firentadmettre en 1760 à l'Académie des inscriptions et en 1771 à l'Académie Française. On a de lui : BJiétorique française à l'usage des demoiselles, 1745; Poétique française à l'urage des dames, 1749; Histoire de Marie de Bourgogne, fille de Charles le Téméraire, 1757; Hist. de François I", 1766-G9, 7 vol. in-12; Hist. de Charlemagne, 1782, 4 vol. in-12; Hist. de la rivalité de la France et de l'Angleterre, 1771-74-77, 11 vol. in-12 : c'est son meilleur ouvrage ; Hist. de la rivalité de la France et de l'/sjpaone,1801etl807, 8 vol. in-12. Il a en outre rédigé la plus grande partie du Dictionnaire historique de l'Encyclopédie méthodique, et a composé des Eloges de Descartes, de Corneille, Charles V, Henri IV, et une Vie de Malesherbe, dont il avait été l'ami. Gaillard est un écrivain judicieux ; son style est clair et souvent élégant. Dans ses ouvrages historiques, il a le plus souvent préféré l'ordre des- matières (histoire militaire, ecclésiastique, civile, littéraire) à l'ordre chronologique, qui eût montré plus fidèlement la marche et l'enchaînement des événements, Dureste, il recherche la vérité avec ardeur et sagacité.GAILLON, Castrum Gallimis, ch.-l. de c. (Eure), à 14 kil. S. E. deLouviers; 1200 hab. Ane résidence royale. Maison centrale de détention. Cette prison occupe l'emplacement du château que le cardinal Georges d'Amboise fit construire de 1502 à 1509. Le beau portique de ce château, qui décore auj. la cour de l'Ecole des beaux-arts à Paris, est dû. à Pierre Pain, architecte rouermais. Il ne reste des anc constructions que le porche d'entrée flanqué de 4 tours, le beffroi de l'horloge, une tour de la chapelle, et les oubliettes. Aux env. était une Chartreuse, fondée par le cardinal de Bourbon; elle fut brûlée en 1764-GAÏNAS, général goth au service d'Arcadius, empereur d'Orient, fit assassiner le ministre Rufin, à l'instigation de Stilicon (395) ; se fit nommer commandant de la milice romaine, suscita une révolte pour perdre Eutrope, à qui il devait tout, obtint la mort de ce nouveau ministre (399), et domina quelque temps le faible Arcadius. Déclaré à la fin ennemi de l'Etat, il prit ouvertement les armes, mais il fut battu en Thrace, fut contraint de reculer jusqu'au delà du Danube, et périt de la main des Huns, chez qui il avait cherché un asile, 400.GAINSBOROCGH.v. etportd'Angleterre (Lincoln), à 25 kil. N. O. de Lincoln sur le Trent; 8000 hab. Cette ville doit son nom à un chef saxon dont Alfred le Grand épousa la fille en 869. Le roi Suénon y fut assassiné en 1013; le général royaliste Caven-dish y fut tué dans un combat contre Cromwell.GAINSBOROUGH (Thomas), peintre anglais, né en 1727 dans le comté de Suffolk, mort en 1788, réussit dans le portrait, mais plus encore dans le paysage. Ses tableaux sont recherchés pour la finesse du coloris et l'agrément des figures.GAIS, vge de Suisse (Appenzell), à 5 k. N. E. d'Ap-penzell ; 2600hab. École normale. Source d'eauminé-rale. Les Suisses y battirent les Autrichiens en 1405.GAISFORD (Thomas), helléniste anglais, né en 1780, mort en 1855, professa la littérature grecque à Oxford, et devint en 1847 curateur de la Bibliothèque bodléienne. Il a donné d'excellentes éditions qui lui ont mérité le titre de correspondant de l'Institut : Poêlas minores grssci, 1814-21; Stobée, 1822; Hérodote, 1825; Suidas, 1834 ; Parœmiographigrxci, 18S4; VEtymologicum magnum et Ihéodoret, 1854.GAIUS, jurisconsulte. V. CAIUS.
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GALAAD (pays de)_, auj. Dschalad, pays montagneux de l'anc Palestine, à l'E. des monts qifl bornent le bassin du Bas-Jourdain, était compris dans les tribus de Ruben, de Gad et de Manassé, ou dans les contrées appelées depuis Pêrée et Batanée. Il renfermait Jabes-Galaad et Ramoth-Galaad.GALAM, capit. d'un État de même nom, en Sé-négambie, entre le Sénégal et la Falémé, à 700 kil. E de St-Louis. Établissement français. Galam est le centre du commerce des contrées environnantes '• gomme, ivoire, poudre d'or.GALAN, ch.-l. de c (Hte-Pyrénées), à 26 kil. E de Tarbes; 1000 hab. Commerce de mules.GALANTHA, v. de Hongrie (Presbourg), à 46 k. E. de Presbourg; 2000 h. Aux princes d'Esterhazy.GALAPAGOS (îles), c.-à-d. Iles des Tortues, groupe d'îles du Grand-Océan Equinoxial, s'étend â 10. des côtes du Pérou, entre 90° 24' et 94° 22' long. O., et entre 1° 43' lat. N. et 1° 25' lat S. La plus grande est Albemarle: ensuite viennent Chatam, Norfolk, Bindlœs, Cowley, etc. On y trouve des tortues de mer délicieuses, mais les tortues déterre sont funestes à la santé. Du reste, ces îles sont stériles et désertes. Cédées en 1855 par la république de l'Equateur aux Etats-Unis. — On donne aussi le nom de Galapagos à des îlots situés au N. du banc de Bahama.GALATA, faubourg de Constantinople, au S. de
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Fera. Plusieurs mosquées ; arsenal de Top-hané. Tour du Christ, élevée par les Génois en 1446, et qui sert à avertir les habitants eu cas d'incendie. Galata appartint quelque temps aux Génois. C'est auj. le quartier des négociants européens.
GALATÉE, Néréide, fille de Nérée et de Doris, fut aimée de Polyphème et d'Acis, et préféra ce dernier au difforme Cyclope. Polyphème, irrité de cette préférence, lança un rocher sur Acis et l'écrasa.GALATEE, fille d'un roi de la Celtique, s'éprit d'Hercule qui était venu dans ce pays, et en eut un fils nommé Galatès. Selon Diodore de Sicile, c'est cette Galatée qui aurait donné son nom aux Gaulois.GALATES, habitants de la Galatie.GALATIE, Galatia , Gallo-Grsecia, sandjakats d'Angourieh et de Kiangari ; anc contrée de l'Asie-Mineure, bornée au N. par la Bithynie et la Paphla-gonie, à l'O. par la Phrygie, à l'E. par le Pont, au S. par la Cappadoce, était arrosée par l'Halys et le Sangarius, et devait son nom aux Galates (ou Gallo-Grecs), mélange de Gaulois et de Grecs qui envahi-rentl'Asie en 278 av. J.-C. Nicomèdel, roi de Bithynie, qu'ils avaient secouru contre Antiochus I, roi de Syrie, leur céda un vaste territoire. Les Galales l'agrandirent encore par leurs conquêtes dans l'Asie-Mineure; mais après qu'Antiochus le Grand, dont ils étaient devenus les auxiliaires, eut été vaincu à Magnésie (190), ils furent eux-mêmes attaqués et surpris par le consul romain Manlius Vulso, 189-180, puis définitivement incorporés à l'empire par Auguste (25 av. J.-C). On distinguait dans la nation des Galates trois peuplades : les Trocm.es à l'E., les Tolistoboïes au S. O., les Tectosagesau N. O. Ancyre était leur capitale. Sous les derniers empereurs la Galatie fut divisée en Galatie 1™ (Galatia prima ou Proconsularis), ch.-l., Ancyre; et Galatie 2e (Gala-tiasecunda~*\Salularis), ch.-l., Pessinonte. Les Galates, tant qu'ils furent indépendants, étaient régis par des tétrarques, ainsi nommés parce qu'il y avait quatre chefs dans chacune des trois peuplades dont la nation se composait. Ils formaient une sorte d'aristocratie militaire élective. Ils vendaient leurs services à tous les princes voisins. Ils conservèrent leurs mœurs et leur langue jusqu'au iv° siècle de notre ère.GALATZ, Axiopolis, v. de Moldavie, sur la r. g. du Danube, à 65 kil. O. d'Isman; 10 000 hab. Port franc, où entrent de gros bâtiments; bateaux à vapeur pour Vienne, Widdin, Orsowa, Silistrie, Varna, Constantinople etTrébisonde. Entrepôt du commerce de la Valachie et de la Moldavie avec Constantinople. Bataille entre les Russes et les Turcs en 1789 : ces derniers y furent défaits et la ville fut prise. Des préliminaires de paix y furent signés en 1791.GALBA (Sergius ou Servius Sulpitius), préteur en Lusitanie l'an 161 av. J.-C, ayant été vaincu, S3 vengea des vainqueurs en feignant de traiter avec eux et en les faisant massacrer par trahison: il alluma par cette perfidie la guerre de Viriathe. Accusé à Rome pour cette conduite déloyale, il parvint à se soustraire à la condamnation par son éloquence pathétique, et fut même dans la suite nommé consul (144 av. J.-C). Cicéron cite Galba comme le meilleur orateur de son temps.GALBA (Servius Sulpitius), empereur romain, né près de Terracine, l'an 4 av. J.-C. Après avoir été consul sous Tibère, l'an 30 de J.-C., il commanda les armées de Germanie; fut, sous Claude, gouverneur de l'Afrique, puis, sous Néron, gouverneur de l'Espagne Tarraconaise. Redoutant l'influence que Galba s'était acquise par ses vertus, Néron allait l'immoler à son inquiète jalousie, quand celui-ci le prévint en se révoltant, 68. Proclamé empereur en Espagne, il fut peu après reconnu de tout l'empire. Sa sévérité et son avance le rendirent bientôt odieux aux prétoriens, auxquels il avait refusé le donatimm. Othon, qui n'avait pu se faire choisir par Galba pour son successeur, profita de ces dispositions du peuple à son égard pour le faire assassiner, ainsi que Pison, son fils adoptif, et se rit proclamer à sa piace. Galba n'avait régné que huit mois. C'était un prince doué de grandes qualités : on a dit de lui qu'on l'aurait toujours cru digne de l'empire s'il n'eût jamais été empereur. Plutarque a écrit sa Vie.GALE (Théophile), théologien anglais non-conformiste, né en 1628 dans le comté de Devon, mort à Londres en 1678, est auteur d'un ouvrage singulier intitulé : la Cour des païens (the Court of the Gen-tiles), Oxford, 1669-77, où il veut prouver que les sages du paganisme ont emprunté des Ecritures saintes non-seulement leur théologie, mais même leur philosophie. On a encore de lui : Philosophie, uni-versàlis, 1676, et quelques autres ouvrages.GALE (Thomas), savant anglais, né dans le comté d'York en 1636, mort en 1702, doyen d'York, ftit professeur de grec à l'Université de Cambridge et membre de Ja Société royale de Londres. On lui doit : Opuscula mythologica, ethica et physica (fragm. de Paléphate, Ocellus, Heraclite, Théophràste, etc.), Cambridge, 1671, Historiée poeticm scriptoresanti-qui (Apollodore.Conon, Parthénius, Antoninus Libe-ralis, etc.), 1675, Rhetores sélectif 1676; Iamblichus de mysteriis, grec et latin, 1678; Historiée angli-canse scriptores quinque, 1687 , in-fol. ; Historiée britannicx saxonicas, anglo-danicx scriptores XV, 1691. Il avait préparé une édition de l'Iter britanni-cum d'Antonin, qui a été publiée par Roger Gale, son fils, Londres, 1709.GALEAS. Y. VISCONTI et SFORZA.GALËRE, C. Galerius Vakrius Maximianus, empereur romain, né en Dacie, fut d'abord berger, ensuite soldat, et par son courage devint général. Dioclétien l'adopta, lui fit épouser sa fille et le nomma césar avec Constance Chlore, l'an 292. Envoyé contre Narsès, roi des Perses, en 296, il fut d'abord battu par ce général; mais ensuite il le vainquit à son tour, et le contraignit à. demander la paix. En 305, il força par ses menaces Dioclétien et Maximien d'abdiquer, et devint, avec Constance Chlore, maître de l'empire. Il se réserva l'Orient et l'Italie. Constance étant mort au bout d'un an. Galère eut pour collègue Constantin, .fils de ce prince, auquel il ne voulut conférer que le titre de césar, mais qui se fit proclamer auguste par les soldats. Maxence ayant pris la pourpre dans l'Italie, Galère marcha contre lui; mais il fut vaincu. Peu après, il fut attaqué d'un ulcère épouvantable, et mourut à Sardique en Dacie, l'an 311. Animé d'une haine implacable contre les Chrétiens, Galère arracha en 304 à Dioclétien l'édit de persécution qui ensanglanta la fin de ce règne; il les ?persécuta lui-même cruellement.GALESUS, auj. Galeso, petite riv. de l'anc Cala-bre (Terre d'Otrante), qui se jette dans le golfe de Tarente après 20 k. de cours, a été célébrée par Virgile (Géorg., IV, 126), et par Horace (Od., II, vi.10).GALETTI (J. G. Aug.), historien allemand, né à Altenbourg en 1750, mort en 1828, fut professeur au gymnase de Gotha, puis conseiller aulique et historiographe du due de Saxe-Gotha. On lui doit : Histoire du duché de Gotha, Gotha, 1781; Hist. de la Thuringe, 1782-85; Hist. d'Allemagne, 1785-95; Hist. d'Espagne et de Portugal, 1809-10 ; Hist. de la civilisation des trois derniers siècles, 1814.GALGACUS, chef des Calédoniens, résista longtemps aux Romains commandés par Agricola. Acculé à l'extrémité du pays, il succomba enfin, avec presque tous les siens, dans une grande bataille, livrée en 84 de J.-C, au lieu appelé auj. Stone-Ha-ven. Tacite met dans la bouche de Galgacus un discours admirable que ce chef adresse à ses troupes au moment du dernier combat.GALGALA, auj. Gilgal, v. de la tribu de Benjamin, à l'E. de Jéricho, où les Israélites s'arrêtèrent après avoir passé le Jourdain et où Saûl fut salué roiGALIANI (l'abbé Ferd.), né eu 1728, à Chieti (Abruzze-Citérieure), mort en 1787, s'est distingué comme littérateur, antiquaire et surtout comme éon-
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nomiste. Il fonda sa réputation par un grand ou-rage sur la Monnaie, qu'il fit paraître à Naples en 1749, et fut un des premiers à exhumer les riehes--?s archéologiques d'Herculanum. Envoyé en l759à l'aris par le roi de Naples comme secrétaire d'am-liassade, il s'y vit partout recherché à cause de son osprit et de sa vivacité; il se lia particulièrement avec Grimm et Diderot. Pendant son séjour à Paris, il composa en français, à l'occasion d'une disette, des Dialogues sur le commerce des blés (1770), écrits piquants, qui étaient dirigés contre les économistes de i 'époque et qu'on regarde comme un chef-d'œuvre de raison et de plaisanterie. Rappelé à Naples en 1769, il y remplit avec succès les plus hauts emplois. Il a laissé un Commentaire sur Horace, publié à Paris en 1821, à la suitedelatrad. d'Horace deCampenon, et un volumineux recueil de lettres, dont il n'a paru que sa Correspondance avec Mme d'Êpinay, Paris, 1818.
GALICE, anc prov. de l'Espagne, portant iaij. le titre.de capitainerie générale, et formant jadis un royaume particulier, est située à l'angle N. O. de la Péninsule, entre l'Océan Atlantique au N. et à l'O., la Portugal au S. et les prov. de Valladolid, Léon et Asturies à l'E., a 220 k. sur 200 et 1 795 199 hab. ; elle avait pourcapit. générale Santiago. Depuis 1833 elle est subdivisée en 4 prov. : la Corogne au N. O., Pontevedra au S. O., Orense au S. E., et Lugo au X. E. Les côtes de la Galice sont très-découpées : elles offrent de nombreuses baies et quelques bons ports : la Corogne, le Ferrol, Vigo. La chaîne des monts Cantabres couvre de ses ramifications la Galice tout entière; plusieurs rivières y prennent leur source : l'Oro, le Méa, l'UUa et le Tamboga; le Minho en arrose la partie méridionale. La culture est peu avancée et les céréales rares ; mais les montagnes sont couvertes de forêts où abonde le gibier; les porcs de la Galice sont très-recherchés; sur les côtes la pêche est très-productive. Le fer, l'étain et le plomb se trouvent en assez grande quantité dans les montagnes; autrefois les Romains y exploitaient plusieurs mines d'or et d'argent. Les Galiciens sont robustes, laborieux, et peuvent être comparés à nos Auvergnats. — La Galice fut jadis habitée par les Callaici, issus sans doute des Galls ou Gaulois. Ils défendirent avec énergie leur indépendance contre les Carthaginois, qui ne purent les soumettre, puis contre les Romains. Ils furent compris dès l'an 197 av. J.-C. dans la prov. d'Espagne citer., assujettis GO ans plus tard par Brutus le Gallaïque, et rangés par Auguste dans la Tarraconaise. Au n° siècle de J.-C, Adrien rendit,à ce pays son ancien nom; mais alors la Gai-Ixcia, outre la Galice actuelle, comprenait une partie du Portugal jusqu'au Duero, avec les Asturies, la Biscaye, et une partie (Jes prov. de Léon et de Castille. En 409. la Galice fut occupée par les Suèves : ils y fondèrent un vaste royaume qui embrassa un moment la Lusitanie et la Bétique. Après de longues guerres, ce royaume fut détruit en 585 par les Vi-sigoths, qui y "luttèrent courageusement contre l'invasion des Maures. Soumise au vui" siècle par les rois des Asturies, qui lui imposèrent des comtes, la Galice fut érigée en royaume particulier par Ferdinand le Grand, roi de Léon et de Castille, pour son S' fils, Garcie, en 1065, mais elle fut dès 1073 réunie de nouveau à la Castille; néanmoinslës seigneurs de cette contrée restèrent presque indépendants jusqu'au règne de Ferdinand V, le Catholique, qui en 1480 l'arracha au joug féodal; depuis, elle n'a plus été considérée que comme une prov. de l'Espagne, tout en conservant son titre de royaume.GALICE (NOUV.-), anc division du Mexique-sous la domination espagnole, portait le titre de royaume. Elle a depuis formé l'intendance de Guadalaxara et partie de celles de Zacatecas et de San-Luisde Potosi.GALICIE (Royaume de), en allemand Gatizien, dite aussi Russie rouge et Lodomirie, partie de la monarchie autrichienne, entre là Pologne russe au N., la Russie et la Moldavie à l'E., la Moravie et la Silésie à l'O., la Hongrie et la Transylvanie au S. : 590 kil. sur 170; env. 5000000 d'hab. ; ch.-l. Lemberg. On la divise en 19 cercles: Lemberg., Wado-vice, Bochnia, Sandec, Iaslo, Tarnow, Rzesznow, Sanok, Sambor, Przémysl, Zolkiew, Zloczow, Tar-nopol, Brzezani, Stry, Stanislawow, Czortkow, Ko-lomea, Czernowitz; Cracovie y a été incorporée en 1846. Depuis cette incorporation, la Galicie â formé 2 gouvts, Galicie occid., capit. Cracovie; Gî orient., capit. Lemberg. Cette prov. possède un archevêché catholique, à Lemberg, et 2 évêchés suffragants, à Przémysl et à Tarnow, Il y a en outre un évêché arménien à Lemberg et un évêché grêo à Czernowitz. Sol plat au N. et à l'O., plus montagneux S l'E., et surtout au S., où il est appuyé à la chaîne des Car-pathes. Rivières principales : la Vïstule, le Boug, le Pruth, leDniestretplusieursaffiuentsdeces rivières. Terroir fertile en grainls, lin, chaavre_, tabac, plantes oléagineuses, légumes, fruits; mais l'agriculture est arriérée. Gros bétail, bons chevaux, abeilles. Fer, cuivre, plomb argentifère, mais surtout sel gemme, qu'on y trouve en prodigieuse abondance. — Le nom de Galicie est tout moderne : le pays ne porte ce nom que depuis sa réunion à l'Autriche, en 1772; il portait autrefois le nom de Russie rouge, et primitivement celui de Chrobatie rouge ou C%er-niensk (pays rouge). Aux* siècle, il faisait partie des États de MiécislasI, roi de Pologne; il fut envahi à la fin du même siècle par le duc de Kiew, Wladimir ou "Wlodimirle Grand. A cette époque la Russie Rouge reçut le nom de Lodomirie. Plusieurs princes y formèrent alors des États indépendants, parmi lesquels on remarque le due de Ilalict (du nom duquel est dérivé le nom moderne de Galicie). En 1198, Roman, descendant de "Wladimir, réunit toute la Lodomirie; mais il fut tué à la bataille de Zawichost en 1206. Au milieu des guerres qui suivirent sa mort, André II, roi de Hongrie,_ fit couronner roi de Halicz et de Wlodimir (de Galicie et de Lodomirie) Coloman, son 2° fils (1214) ; mais il ne par-vi nt jamais à le mettre en possession de sa'couronne. Daniel, fils de:Roman, se défit de ses compétiteurs (1246), et transmit sa couronne à Léon, son fils, qui fonda Léopoi (auj. Lemberg), et mourut en Î301. En 1340, Casimir, roi de Pologne, réunit définitivement cette contrée à ses États, et elle suivit, dès lors les destinées de la Pologne. Lors du 1" partage de ce royaume, en 1772, l'Autriche lit valoir les droits qu'elle prétendait lui avoir été légués par André, roi de Hongrie; à ce titre, elle réunit la Russie Rouge à son empire et lui imposa le nom de Galicie. En 1809, les Polonais reconquirent la Galicie et elle fut réunie au grand-duchéde Varsovie; mais après 1814, la Galicie fut rendue à l'Autriche, qui en forma un royaume. En 1846, elle s'insurgea, mais elle fut bientôt réduite, et vit appesantir son joug.GAL1EN (Claude), Galenus, célèbre médecin grec, né à Pergame l'an 131 daJ.-C, mort vers 200, était fils de Nicon, habile architecte, qui lui donna le surnom de Galenus (doux), sans doute à cause de ' la douceur de son caractère. Il s'adonna d'abord à la philosophie, surtout à celle d'Aristote; puis se consacra à la médecine, voyagea pour sa perfectionner, séjourna plusieurs années dans Alexandrie,. où il fit une étude profonde de l'anatomie, puis exerça son art à Pergame, et vint à Rome à trente-quatre ans. Il s'y fit bientôt distinguer, et devint médecin des empereurs Marc-Aurèle, Vérus* et Commode. On croit qu'il retourna à Pergame à la fin de sa vie. Ga-Jien est, après Hippocrate, le premier médecin de „ l'antiquité; il s'est attaché à faire revivre la doctrine du vieillard de Cos, et il a composé lui-même une foule d'écrits qui formaient un corps complet d'études médicales ; il possédait beaucoup de connaissances en anatomie ; cependant il paraît n'avoir disséqué que des animaux. Plusieurs de ses écrits sont perdus. Les principaux de ceux qui nous, restent sont : en anatomie, De cmatomicis administratif*
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nibus; De usupartium, son chef-d'œuvre, qui est, comme il ledit, un hymne à l'auteur du corps humain ; pour la médecine : De constitution artis me-dieas; 14 livres de Thérapeutique; des Commentaires sur divers écrits d'Hippocrate; un traité De lotis affectis ; le traité de la saignée, De curandi ralione per sanguinis missionem. Il avait aussi écrit sur d'autres sciences, notamment sur la philosophie; il inventa la 4" figure du syllogisme; on a sous son nom un traité de l'Histoire de la philosophie et une Dialectique (retrouvée en 1844 par Minoïde Mynas). Il est à regretter que Galien ne se soit pas entièrement garanti de l'esprit d'hypothèse; il expliquait tout en médecine, comme en physique, par 4 éléments, l'eau, l'air, la terre, le feu; par 4 qualités physiques, le chaud, le froid, l'humide, le sec; et par 4 humeurs : sang, bile, pituite, atrabile, qui, mélangées en diverses proportions, forment tous les' tempéraments; il admettait pour rendre compte des phénomènes de la vie un esprit vital. Son style est en général élégant et abondant, mais il n'a pas la simplicité et la concision d'Hippocrate. Ses écrits sont restés pendant bien des siècles l'oracle de l'école, chez les Arabes comme en Europe. Ils ont été cent fois publiés et commentés. Les principales éd. sont celles de René Chartier, grec-latin, Paris, 1639-79, 13 vol. in-fol. (avec Hippocrate), et de G. Kûhn, Leipsick, 1821-33, gr.-lat., 20 vol. in-8. M. le Dr Daremberg en a entrepris la trad. complète en français, Paris, 1854, etannées suivantes.
GALIGAI (Leonora). V. CONCINI.GALILÉE (la), Gaiilxa, une des quatre grandes divisions de la Palestine, la plus septentrionale, était bornée au N. par le cours du Léonte et par le Liban qui la séparaient de la Pbénicie, à l'E. par le Jourdain et le lac de Tibériade ou mer de Galilée, au S. par les chaînes des monts Gelboé et Carmel, à l'O. par la Méditerranée. Elle comprenait les, tribus de Nephtali, Aser, Dan et Zabulon, avait pour ch.-l. Sepphoris ou Diocésarée, et renfermait en outre les v. d'Acco ou Ptolémaïs, Nazareth, Cana, Bé-thulie, Capharnaûm. Elle se divisait en Galilée supérieure ( Galikea superior, GaliUea populosa, Galilxa Gentium), habitée par un mélange d'Égyptiens, d'Arabes et de Phéniciens; et Galilée inférieure (Galilxa inferior), autour du lac de Tibériade. Comprise dans le roy.d'Hérode, elle devint àda mort de ce prince le partage de son fils Philippe, qui la gouverna pendant toute sa vie. Réunie momentanément à l'empire romain en 34, elle fut donnée par Caligula au petit-fils d'Hérode, Agrippa, à la mort duquel, en 44, elle fut de nouveau réduite en prov. romaine, avec tout le reste de la Palestine, sous le nom de Judée. Dans les derniers temps de l'empire, elle fit partie de la Palestine 1", qui dépendait du diocèse et de la préfecture d'Orient. Elle est auj. comprise dans le pachalik d'Acre en Syrie. Les Orientaux l'appellent Beled-el-Boukra (pays de l'Évaugile). — Souvent on donne à J.-C. le nom de Galiléen, parce qu'il fut élevé à Xazareth, v. de Galilée, et qu'il lit en Galilée ses premiers miracles; de là aussi le nom de Galiléens donné aux Chrétiens.GALILEE (mer de), ou de TIBERIADE. V. TIBERIADE.GALILEE (Empire de). On nommait ainsi une association qu'avaient formée au xve s. les clercs des procureurs de la Chambre des comptes de Paris, pour se distinguer des clercs des procureurs au parlement, qui s'étaient constitués en Royaume de la Basoche. Ce nom leur venait de ce qu'ils se réunissaient dans la rue de Galilée qui longeait les bâtiments de la Chambre des comptes, et où habitaient beaucoup de Juifs. Cette bizarre association dura jusqu'en 1789.GALILÉE, Galileo Gaiilei, né en 1564 à Pise, d'une famille noble, mais pauvre, fut destiné par son père à la médecine, mais abandonna bientôt cette étude pour celle des sciences mathématiques vers lesquelles l'entraînait un goût naturel. Il y fit ue tels progrès que dès l'âge de vingt-quatre ans, il fut nommé par la protection des Médicis professeur de mathématiques à l'Université de Pise. Inquiété dans cette ville à cause de la hardiesse de ses idées en physique, qui étaient contraires aux doctrines reçues, il résigna sa chaire en 1592; mais peu après, il futnommé professeur à Padoue et obtint dans cette ville de grands avantages. Il y fit ses découvertes les plus importantes. Après avoir enseigné une vingtaine d'années à Padoue, il vint se fixera Florence sur les instances du grand-duc de Toscane, et jouit auprès de ce prince d'une grande faveur. Mais la fin de sa vie fut empoisonnée. Ayant publié un ouvrage dans lequel il exposait, selon Copernic, le mouvement de la terre et l'immobilitéau soleil, il se vit, en 1633, dénoncé au tribunal de l'inquisition de Rome : on l'accusait d'être en contradiction avec la Bible. Condamné à l'âge de 70 ans, il fut contraint d'abjurer ses doctrines à genoux et fut privé de sa liberté pour un temps indéfini. On dit qu'après avoir prononcé l'abjuration, il ne put s'empêcher de dire à demi-voix : E pur si tnuove (et pourtant elle se meut). Il n'est pas vrai, du reste, qu'il ait été, comme on le croît vulgairement, plongé dans les cachots de l'inquisition, et qu'il soit mort en captivité. On lui donna pour prison le logement même d'un des officiers supérieurs du'tribunal, mais toujours sous la surveillance du saint-office ; il lui fut même permis quelque temps après de résider dans une maison de campagne auprès de Florence, et d'y poursuivre ses études. Néanmoins il ne voulut plus rien publier depuis. Il perdit la vue à l'âge de 74 ans, et mourut 4 ans après, en 1642. Galilée fut le véritable créateur de la physique expérimentale : on lut doit la découverte des lois de,lâ,pesanteur, l'invention du pendule (qui lui fut suggérée un jour par les oscillations isochrones d'une lampe suspendue à la voûte de l'église de Pise), celle de la balance hydrostatique, d'un thermomètre, du compas de proportion, et enfin du télescope qui porte encore son nom (1609) : avec ce dernier instrument, il fit une foule d'observations (entre autres celles des satellites de Jupiter, 1610); qui changèrent la face de l'astronomie. Ses principaux ouvrages sont: Sidereus nuntius\ Florence, 1610, où il expose ses découvertes astrono-miques; Quatre dialogues sur les systèmes dumonâe de Ptolémée et de Copernic, en italien, 1632, trad. en latin par Bemegger, Strasbourg, 1656; cet ouvrage .est considéré comme un chef-d'œuvre pour le style aussi bien que pour la science : c'est celui qui fournit les motifs de sa condamnation; Dialogues sur le mouvement et sur la résistance des fluides, imprimé à Leyde en 1638, par les soins du comte de Noailles, ambassadeur de France à Rome; Epis-tols très de conciliatione sacrse Scripturss cum sys-lemate tellurismobilis ,1649, posth. Ses OEnvres ont été réunies à Milan, 1808, 13 vol. in-8. M. Alberi en a publié' à Florence une édit. plus complète, sur des mss. récemment retrouvés, 1843-46,20 vol. in-8.GALIN (P.), musicien, né .à Bordeaux en 1786, mort à Paris en 1822, inventa une méthode nouvelle pour simplifier l'enseignement de la musique, qu'il appela Mèloplaste, et la développa dans l'écrit intitulé : Exposition d'une nouvelle méthode pour l'enseignement de la musique f Bordeaux et Paris, 1818. Cette méthode, renouvelée de J. J. Rousseau et dans laquelle l'étude du rhythme est séparée' de celle de l'intonation, a été depuis propagée et perfectionnée par MM. Paris et Cnevé.GALITCH ou GALITZ, v. de Russie d'Europe (Kos-troma), à 116 kil. N. E. de Kostroma; 6000 hab. Fondée en 1152 par le grand-duc George Dolgorouki. On croit que c'est cette ville qui a donné son nom à la famille Galitzih.GAL1TZIN (maison de), illustre famille russe, issue à la fin du xv> siècle de Michel Ivanovitch Boul-gakof, qui descendait lui-même des grands princes de Lithuanie. Boulgakof avait recule surnom de Ga-litsa (c-à-d. gantelet), d'un gant de cuir qu'il avait
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soufume de porter à la main droite ; suivant d'autres, ses descendants prirent leur nom de la v. de Galitz.
GALITZIN (Wasili), dit le Grand, seigneur russe, né en 1633, devint en 1680 ministre du czar Fédor Alexiovitz, et lui persuada d'abolir les titres de noblesse afin de n'avancer que le mérite. Tout-puissant sous la régente Sophie, dont il était l'amant, il comprima une révolte des Strélitz (1682), conclut en 1686 ia paix de la Pologne, envoya une ambassade en France, mit un terme aux incursions des Tartares de la Crimée (1688), et prépara la civilisation de son peuple. Accusé en 1689 d'avoir conspiré avec la régente contre la vie du jeune prince Pierre (Pierre I), il fut envoyé en exil. Il mourut en 1713 dans un couvent de Moscou. — La famille Galitzin a fourni sous les règnes suivants des généraux et des administrateurs distingués, entre autres : le prince Michel G., gouverneur de la Finlande en 1703, feld-maréchal en 1724, qui prit part aux négociations qui amenèrent la paix de Nystadt;—Alexandre G., qui battit lesTurcs à Choczim en 1769, et fut nommé par Catherine II maréchal et gouverneur de Moscou; — le prince Di-mitri G., ambassadeur en France (1765), puis en Hollande, qui fut lié avec les hommes les plus illustres de l'époque; il publia plusieurs ouvrages scientifiques, entre autres une Description de la Tauride, en russe (trad. en franc, en 1788), et donna en Hollande une édition complète des œuvres d'Helvétius. Il mourut àBrunswick en 1803.— La famille Kourakin tient à cette maison, comme issue d'un frère de Michel Ivanovitch, tige de la famille des Galitzin.GALL (S.), né en Irlande dans le vi0 siècle, fut disciple de S. Colomban, qu'il accompagna en France en 585*, se retira plus tard en Suisse, y fonda, à 8 k. du lac de Constance, le célèbre monastère qui prit son nom (F. ST-GALL). et mourut en 646. Il avait été nommé évêque de Constance, mais il refusa cette dignité. On le fête le 16 oct. — Un autre S. Gall, évêque deClermont, né vers 489, mort en 554, se fit remarquer, par son savoir et sa piété, du roi d'Aus-trasie Thierry I", qui l'appela à sa cour. On l'hon. le 1" juillet. Sa Vie a été écrite par Grégoire de Tours, qui était son neveu.GALL (Franc. Jos.), fondateur de la cranioscopie, né en 1758 àTiefenbrunnprés de Pforzheim (grand-duché de Bade), mort en 1828 à Montrouge près Paris, était fils d'un marchand. Il se fit recevoir médecin à Vienne en 1785, exerça quelque temps dans cette ville, y jeta les fondements de la doctrine à laquelle son nom est attaché, et commença, en 1796, a l'exposer dans des cours particuliers. Inquiété à Vienne pour ses opinions, il vint à Paris en 18(17, et y reçut un si bon accueil qu'il se fit naturaliser i ran-çais (1819). Il fit pendant longtemps à l'Athénée •les cours publics qui popularisèrent sa doctrine. Il prétendait que les instincts, les facultés et les qualités intellectuelles ou morales sont attachés chacun à quelque partie du cerveau, et il chercha à découvrir le siège ou l'organe de chaque faculté, pensant- que toutes sont reproduites par la forme extérieure du crâne. Les facultés fondamen taies qu'il admettait sont au nombre de 27 ; 1° instinct de la reproduction ; 2° amour de la progéniture; 3° attachement: 4°courage ou instinct de la défense; 5° penchant à la destruction et au meurtre; 6° ruse; 7° instinct de la propriété et penchant au vol; 8" orgueil; 9» vanité; 10" circonscription; ll°mémoire des choses; 12° sens des localités; 13° mémoire des personnes; 14° mémoire verbale; 15° sens du langage; 16° sens de rapport des couleurs et talent de la peinture; 17° sens des rapports musicaux ou talent de la musique ; 18° sens du rapport des nombres ou talent mathématique; 19° sens de la mécanique et talent de l'architecture; 20° sagacité comparative; 21 ° esprit métaphysique; 22° esprit caustique ou de saillie; 23° talent poétique; 24° bienveillance et sentiment du juste; 25* mimique; 26° sentiment religieux^27° fermeté. Il assigne aux facultés animales et grossières les parties postérieures et latérales de la tête, aux facultés-intellectuelles 1a partie antérieure, aux qualités morales le sommet. La doctrine de Gall, connue auj. sous le nom de Phrénologie, a trouvé de nombreux partisans et d'ardents contradicteurs ; on l'a attaquée avec l'arme du ridicule et avec celle de la raison; les métaphysiciens et les théologiens l'ont accusée de conduire au matérialisme et au fatalisme; d'ailleurs, ses partisans ne sont pas d'accord sur l'emplacement des organes, sur leur nombre, sur la classification des facultés (V. SPURZHEIM). Quoi qu'il en soit, on ne peut contester que Gall ait avancé l'anatomie et la physiologie du cerveau. Son ouvrage fondamental est le suivant: Anatomie el physiologie du système nerveux en général et du cerveau en particulier, avecdes observations sur la possibilité de reconnaître les dispositions intellectuelles et morales par la configuration de la t&e, 1810-20, 4 vol in-4 et in-fol., et 1822-25, 6 vol. in-8, avec un atlas de 100planches in-fol. Parmi les nombreux écrits où cette doctrine est combattue, on remarque ceux de M. Lélut, membre de l'Institut : Qu'est-ce que ta Phrénologie f 1835 j lîej'et de l'organologie phrénologique, 1843; et le livre de M. Ad. Garnier intitulé : la Psychologie et la Phrénologie comparées, 1839.GALLAIS (J. Pierre), écrivain politique, né en 1766 à Doué près de Saumur, mort en 1820, était entré jeune chez les Bénédictins. Il combattit la Révolution dans des brochures hardies, concpurut à la rédaction de la Quotidienne, puis du Journal de Paris, et fut nommé en 1800 professeur d'éloquence et de philosophie à l'Académie de législation. 11 fut un des premiers à attaquer Napoléon en 1814. L'empereur Alexandre le choisit pour son correspondant littéraire. Outre plusieurs écrits de circonstance, on lui doit l'Histoire du 18 brumaire, et une suite h l'Histoire de France d'Anquetil jusqu'en 1815.GAIXAND (Ant.), Orientaliste, né en 1646 à Roi-lot près de Montdidier, mort en 1715, accompagna en 1670 Nointel, ambassadeur a Constantmople ; fit depuis deux autres voyages en Orient, pendant lesquels il se perfectionna dans l'étude du grec et de l'arabe, et exécuta, avec le titre d'antiquaire du roi, un grand nombre de recherches archéologiques ; fut admis en 1701 a l'Académie des inscriptions, et devint en 1709 professeur d'arabe au Collège de France. IlestsurtoutconnupariesMiil«fituneiVwi(s,charmant recueil de contes qu'il traduisit de l'arabe, 1704-8, 12 vol. iil-12. On a encore de lui : Paroles remarquables, bons mots el maximes des Orientaux, 1694, Contes el fables de Pidpaï et Lokman, 1724, et une foule de dissertations sur des médailles grecques ou romaines et sur divers points d'archéologie.GALLANB (André), oratorien, né à Venise en 1709 de parents français, mort en 1779, employa la plus-grande partie de sa vie à publier une précieuse collection des Pères : Biblioiheca greeco-latinaveierum patrumantiquorumque scriptorumEcclesiie,Venise, 1765-81, 14 vol. in-fol. On y trouve 380 écrivains-des sept premiers siècles.GALLAPAGOS. V. GALAPAGOS.GALLARATE, V. de Lombàrdie, à 35 kil. N. O. de Milan; 3900 hab. Fondée, dit-on, par une légion romaine nommée Gallerita. Fortifiée et florissante aux0 siècle; ses fortifications ont été détruites au xm°.G ALLA S, peuple nomade de l'Afrique, répandu sur les confins de l'Abyssinie méridionale, domine depuis le xyi» siècle dans les Etats de Goadar, Anko-ber, Amhara, Angot, etc. Ils sont féroces et belliqueux; ils se distinguent des autres nègres par une teinte moins foncée et par leurs cheveux, qui sont longs et non crépus.GAULAS (Mathias), feld-maréchal d'Autriche, né en 1589 dans le comté de Trente, mort à Vienne en 1647, servit sous Wallenstein, refusa d'entrer daus-les projets ambitieux de ce général contre l'emue-reur Ferdinand II, et les dénonça à ce prince dont il se concilia ainsi la faveur. Général en eue! de
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l'armée envoyée contre la France en 1636, il s'avança sans obstacles jusqu'à St-Jean-de-Losne en Bourgogne; mais il ne put prendre cette place, qui cependant n'était défendue que par une faible garnison, et dut battre en retraite à l'approche du grand Condé. En 1644, il fit également contre les Suédois une campagne malheureuse, qui lui mérita, dit Puf-fendorf, la réputation d'être le premier général du monde pour perdre une armée.
GALLE, famille hollandaise qui a fourni plusieurs artistes distingués: Philippe, dessinateur et graveur, né à Harlem en 1537, mort à Anvers en 1612, qui grava les chefs-d'œuvre de Breughel, deStradan, etc. ;
— Théodore, fils aîné de Philippe, né à Anvers en 1560, qui grava d'aprèsRubens et Martin Vos;—Corneille, dit te Vieux, fils puîné de Philippe, et le plus célèbre de ceux qui portèrent ce nom : il naquit à Anvers vers 1570, visita l'Italie, grava d'après Van-Dyck, Rubens, Raphaël, Carrache, etc., ou d'après ses propres dessins, etse fit surtout remarquer par la correction, la facilité et le bon goût de ses dessins; — Corneille, dit le Jeune, filsdupréc, né à Anvers en 1600 : il n'eut pas le talent de son père.
GALLE (André), graveur en médailles, né à St-Étienne en 1761, mort en 1844, fut d'abord simple ouvrier chez un fabricant de boutons, commença la pratique de son art en gravant des ornements sur les fusils de chasse, vint à Paris vers 1798, révéla son talent par une belle médaille de la Conquête de la haute Egypte et consacra depuis son burin aux grands événements de l'époque: Retour d'Egypte, Bonaparte à Fre'jus, Couronnement de Napoléon, Friedland, Entrée de Louis XVIII à Paris, Départ de la duchessed'Angoulême, Conquête à"Alger,Translation des cendres de Napoléon, etc. Ses œuvres sont des modèles de précision, de netteté et en même temps d'exactitude historique. M. Raoul-Rochette a lu à l'Institut, en 1848, une Notice sur Galle.GALLÉCIE, Gallœcia. V. GALICE.GALLÉGO, riv. d'Espagne, descend des Pyrénées et se jette dans l'Êbre à Saragosse; env.130 k.GALLES, prêtres de Cybèle, ainsi appelés d'un certain Galius, leur fondateur, qui paraît n'être autre qu'Ans (7. ce nom), ou du Galius, fleuve de Phry-gie, affluent du Sangarius. En se faisant initier, ils se mutilaient eux-mêmes. Ils couraient de ville en ville, portant l'image de la déesse, jouant des cymbales ou sonnant de la trompette, et semblaient agités d'une fureur divine pendant laquelle ils chantaient des cantiques sacrés appelés galliambes. Ils prédisaient l'avenir et recevaient en échange de nombreuses aumônes. Leur chef se nommait archigalle. Ces prêtres fanatiques et vagabonds, dont la Ph'rygie et la Galatie furent le berceau, se répandirent dans tout l'empire romain. Ils s'introduisirent à Rome en 206 avant J.-C, et y apportèrent la statue de Cybèle.GALLES (Principauté de), Wales en anglais, Cam-oria chez les anciens, contrée située dans la partie occidentale de la Grande-Bretagne, a pour bornes au N. la mer d'Irlande, à l'O. le canal St-Georges, au S. le canal de Bristol, et à l'E. les comtés de Mon-mouth, de Hereford, de Shrop et de Chester: 65 k. sur 140; 1 200000 hab., de race celtique. Cette principauté se divise en 12 comtés (V. ANGLETERRE). Le pays est hérissé de hautes montagnes, qu'entrecou pent des vallées profondes et qui s'étendent du S. O. au N. O.; ces montagnes sont peu élevées : la principale, le Snowdon, n'a que 1084". L'air y est vif et froid, mais salubre. Les montagnes renferment des mines de houille inépuisables; les métaux s'y trouvent également en abondance : l'argent et le cuivre à Caernarvon, le plomb à Cardigan, le fer dans tout le sud. L'agriculture est peu avancée; l'industrie consiste surtout dans la métallurgie et dans lafaliri-cation de flanelles. Les habitants des montagnes parlent encore un idiome particulier, issu de l'anc celte ou gaélique (F. GAELIQUE); en outre, ils ont conservé l'originalité de leur caractère et une partie de leurs mœurs: ils sont bons, hospitaliers, vifs, irascibles et superstitieux.— La principauté de Galles fut probablement peuplée par une colonie de Gallo-Kymris sortis de la Bretagne continentale : d'où le nom de Galles ou Wales, et celui de Kxjmbery ou Cam-bria qu'on lui donnait anciennement. Les principaux peuples qui l'habitaient au temps des Romains étaient les Ordovices au N. et les Silures au S. Les Romains firent de vains efforts pour les soumettre. SuetoniM Paulinus occupa un instant le nord de la contrée; mais au S. les Silures attaquèrent les Romains, et, sous la conduite de Caractacus, ils résistèrent courageusement aux efforts d'Agricola. Lorsque les Romains quittèrent la Grande-Bretagne (411), les Cam-briens formèrent une sorte de monarchie fêdérative, qui dans les jours de danger obéissait à un chef unique nommé pendragon. Ils repoussèrent successivement les Anglo-Saxons, les Danois et les Normands, même après la conquête de Guillaume ; ils ne furent soumis que par Edouard I (1283); toutefois la réunion ne fut complète que sous Henri VIII, en T536. Edouard donna le titre de prince de Galles à son fils Edouard II, et depuis, les fils aînés des rois d'Angleterre ont toujours porté ce nom.GALLES (NOUV.-), New-Wales ou West-Main, vaste contrée de l'Amérique anglaise (Nouv.-Bretagne) , par 47° 30'-64° lat. N. et83°-108° long. O., est bornée à l'E. par la mer d'Hudson, au N. par le golfe de Chesterfield, à l'O. et au S. O. par des ramifications des monts Rocheux, au S. parle Canada: 2200 k. sur 450. Le Churchill ou Mississipi la divise en deux parties : Nouv.-Galles mérid. et Nouv.-Galles septentrionale. La population s'élève à peine à 40000 individus; le principal établissement est le Fort-York. Climat très-rude, mais fort sain; végétation maigre dans le nord, mais développée au S. — La Nouv.-Galles est soumise au gouverneur du Canada; le monopole du commerce, qui consiste principalement en fourrures, appartient à la compagnie de la baie d'Hudson; il se fait surtout à Fort-York, à l'embouchure du Nelson.GALLES DU SUD (NOUV.-), Nete-South- Wales, vaste colonie anglaise située dans la partie orientale de l'Australie, s'étend depuis le cap York jusqu'au ca!p Wilson, par 10°39'-39° 11' lat. S., sur une longueur d'env. 310myriamètres. La colonie, qui ne comptait que 13 000 hab. en 1802, en compte auj. plus de 300 000, dont une grande partie se compose d'anciens convicLi (déportés), ou de leurs descendants. ; tapit., Sydney; les autres villes importantes sont Paramata, Bathurst, Port-Macquarie, Goulburn, Maitland. — L'intérieur de la Nouv.-Galles est peu connu; les côtes sont découpées par un grand nombre de baies et baignées par le golfe Carpentarie; le pays est traversé par les Montagnes Bleues. Les rivières principales sont leMacquarie, le Brisbane, le Castlereagh, le Hastings, l'York, etc. Le climat est très-chaud, et néanmoins très-salubre. La végétation est puissante et originale; on y a trouvé des végétaux et même des animaux jusqu'alors inconnus (V. Australie). Les indigènes appartiennent à la race nègre et ont l'intelligence fort peu développée. — La colonie de la Nouv.-Galles fut fondée dans le but d'en faire un lieu de déportation. Cook l'avait déjà visitée en 1770; en I7881ecommodore Philips y abordaavec 800 condamnés et fonda l'établissement de Botany-Bay; mais bientôt après il transféra la colonie à Port-Jackson ou Sydney. La colonie reçut de rapides accroissements. L'administration est confiée à un gouverneur nommé par la mère patrie, et assisté d'un conseil exécutif, nommé par lui, et à une assemblée législative de 54 membres, élus par les colons libres. La prospérité de la colonie s'accroît de jour en jour, surtout depuis la découverte des mines d'or de l'Australie. Depuis 1840, on n'y envoie plus de convicts.GALLES (prince de), titre que porte l'héritier pré-
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eomptif de la couronne d'Angleterre. V. EDOUARD et GALLES (principauté de).
GALLES (Ile du PRINCE DE).*F. PRINCE.GALLET, chansonnier, né à Paris vers 1700, était épicier droguiste. D'un caractère jovial, il vécut dans l'intimité de Piron, Collé, Panard, et fit de société avec eux plusieurs pièces fort gaies, ainsi que plusieurs parodies, qui eurent du succès; mais il négligea ses affaires, fit banqueroute, et mourut dans la misère. 1757.—Un autre Gallet, joueur fameux du xv.!' siècle, est mentionné dans les satires de Régnier (sat. XIV), et dans celles de Boileau (sat. VIII). Il perdit toute sa fortune d'un coup de dé.GALLICANE (Eglise), c.-àd. église des Gaules et de France. Celte église, tout en étant sincèrement attachée à la foi catholique et au St-Siége, réclame certaines franchises, connues sous le nom de libertés gallicanes, qu'elle fait remonter aux premiers temps : elle insiste particulièrement sur la distinction des 2 puissances, spirituelle et temporelle, ainsi que sur leur indépendance; elle met l'infaillibilité, non dans le pape seul, mais dans le corps épiscopal tout entier uni à son chef; elle proclame l'autorité suprême des conciles généraux et celle des saints canons dans le gouvt de l'Église. Ces doctrines ont été longtemps enseignées dans les écoles théologiques et en particulier à la Sorbonne; elles ont été résumées dans la déclaration du clergé de France en 1682, rédigée par Bossuet. .Cette déclaration porte en substance : * Que l'Eglise doit être régie par les canons, qua saint Pierre et ses successeurs n'ont reçu de puissance que sur les choses spirituelles; que les règles et les constitutions admises dans le royaume doivent être maintenues, et les bornes posées par nos pères demeurer inébranlables; que les décrets et jugements du pape ne sont irréformables qu'autant que le consentement de l'Eglise est intervenu, etc. » Les libertés gallicanes ont eu pour principaux défenseurs Hincmar, Gerson, Bossuet, l'abbé Fleury, le cardinal de La Luzerne, Bausset, Frays-sinous, Guillon, Boyer, Affre, etc.GALLICIE. V. GALICIE.GALHEN, P. Licinius Egnatius Gallienus, empe-eur romain, fils'de Valérien, né en 232, fut associé par son père à l'empire dès 253. Son père ayant été fait prisonnier par Sapor en 260, il ne fit rien pour le tirer de captivité, et s'empressa de se faire reconnaître empereur. Il commit toutes sortes de cruautés, se plongea dans les excès du luxe et de la débauche, et ne<dut la conservation de son trône et de ses provinces qu'au courage d'Odenat, roi de Palmyre, un de ses alliés. Sous son règne les Barbares envahirent les Gaules, la Grèce et l'Orient; et trente de ses généraux, connus sous le nom des Trente Tyrans, prirent I» pourpre. Il venait de réduire Ingenuus en lllyrie >,i Posthumus en Gaule, et il assiégeait Au-v&oh'j dans Milan, lorsqu'il fut tué par unde ses of-fkiars, en 268.GALLU'ET (Joseph de), écrivain mystique, né en 1663 à Aix, mort vers 1745, était provincial des Jésuites de Lyon, lorsqu'il fit vœu, dans unemaladie, de se consacrer tout entier à la gloire du Sacré-Cœur de Jésus. Dès qu'il fut rétabli, il publia un traité sur ce sujet, qui parut en latinà Rome, avec un mémoire de la mère Alacoque, 1726, et qu'il traduisit sous ce titre : De l'excellence de la dévotion au Cœur adorable de Jésus, Paris, 1733 ; il travailla jusqu'à la lin de sa vie à établir cette nouvelle dévotion, qui fut admise en Franceen 1765à lademandedu clergé.GAJJUON (Jun.), frère de Sénèque, se nommait d'abord Annaïus Novatus, et reçut le nom de Gai-lion de son père adoptif. II était proconsul d'Achaîe lorsque les Juifs lui amenèrent S. Paul pour le faire condamner; mais il ne voulut point intervenir uans ces disputes. Enveloppé dans la disgrâce de son frère, il se perça de son épée.GALLIPOLI, CaUipolis, v. forte de la Turquie d'Europe (Roumélie), ch.-l. de livah, sur le bord oc-
cidental du canal des Dardanelles, dit aussi Détroit de Gallipoli, à 140 k. S. d'Andrinople; 18000 hab. Evêohégrec. Deux bons ports; la ville est défendue par 14 châteaux forts. Fabriques de maroquins. C'est la 1™ ville que les Turcs aient eue en Europe : ils la prirent en 1356.—Le livah de Gallipoli, situé le long de la mer de Marmara, a une longueur de 460 kil. et une largeur de 150, et compte 600 000 h. Il correspond au S. de l'anc Thrace et à la Macédoine orientale. — On donne le nom de Presqu'île de Gallipoli à la presqu'île sur laquelle est située Gallipoli : c'est l'anc. Chersonèse de Thrace,
GALLIPOLI, CaUipolis, v. de l'anc roy. deNapIes (Terre d'Otrante), à 44 k. E. d'Otrante, sur une île du golfe de Tarente unie à la côte par un pont; 10000 h. Place forte, château fort; port commode, mais d'entrée difficile. Évêché, cathédrale.GALLO-GRÈCE. V. GALATIE.GALLOIS (l'abbé Jean), savant universel, né à Paris en 1632, mort en 1707, était versé dans l'étude de toutes les langues et de toutes les sciences. Chargé après la mort de Denis de Sallo de continuer le Journal des Savants, il le rédigea pendant huit années, 1666-74, traitant de toutes les matières, sciences et lettres, avec exactitude et profondeur. Il était en même temps garde de la Bibliothèque du roi, et professeur de langue grecque au Collège de France. Il fut élu membre de l'Académie française en 1673, et de celle des sciences, en 1668.GALLOPAGOS.V. GALAPAGOS.GALLOWAY, district d'Ecosse, au S. É., comprend le comte de Wigton avec l'inten'dance de Kirkcudbright et a pour lieu principal New-Gallo-way, ville de 4000 âmes, sur la riv. de Këh, à 40k. S. E. d'Ayr. Ce bourg fut longtemps indépendant et résista souvent aux rois d'Ecosse.GALLOWAY, ville d'Ecosse. '—> Ne pas confondre avec GALWAY.GALLS ou GAELS, peuple qui a donné son nom à la Gaule et au pays de Galles. V. GAULOIS, GALLES.GALLUS (Cornélius), poète et guerrier romain, de l'ordre des chevaliers, né à Forum Juin (Fréjus) l'an 69 av. J.-C, rendit d'importants services à Octave dans la guerre d'Alexandrie, et'fut créé par lui gouverneur d'ÊgypIe. Il abusa tellement de son pouvoir, qu'il fut rappelé et condamné à l'amende et à l'exil; il se donna la mort, l'an 26 av. J.-C'., à l'âge de 43 ans. Il était lié avec Virgile, qui lui adressa sa x" églogue. Il avait composé 4 livres d'élégies qui ne nous sont pas parvenues; on a cependant sous son nom 6 élégies, mais elles paraissent être d'un poète du vie siècle, nommé Maximieti. On les trouve ordinairement à la suite des poésies de Catulle, Tibulle et Properce ; Pezay les a traduites. Ces élégies ont aussi été trad. parL. Puget, à la suite de Properce, dans la collection Nisard.\On a quelquefois attribue le Ciris à Corn. GaUus.GALLUS (C. Vibius Trebonianus), général en Mésie, fit périr par trahison l'empereur Decius, dans une expédition contre les Goths, et se fit proclamer empereur, en 251. Il eut d'abord pour collègue Hosti-Iien, fils de Decius, mais il ne tarda pas à le faire périr pour s'associer son propre fils, Volusien. Il traita avec les Goths, et persécuta les Chrétiens. II allait combattre Émiiien, qui avait usurpé, lorsqu'il fut tué en Ombrie, par ses propres soldats, 253. _GALLUS (Flav. Constantinus), neveu de Constantin et frère de Julien, fut créé césar en 351 par Constance II, et chargé du gouvernement de l'Orient Il remporta plusieurs avantages sur les Perses ; mais il fit le plus cruel abus de son pouvoir, et mit à mort plusieurs des principaux habitants de la Syrie et d'Antioche. Rappelé par l'empereur, il fut jugé, condamné, et eut la tête tranchée en 354.GALLUS (SULP1TIUS). V. SULPITIUS.GALNA, v. de l'Inde anglaise. V. GAULNA. GALSUINTE ou GAISWINTHE, fille d'Athanagilde, roi des Visigotbs, et sœur aînée de Brunèhaut, née
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vers l'an 540, fut, à la sollicitation de sa sœur, donnée en mariage à Chilpéric, roi de Neustrie, que cette princesse espérait par cette union détourner 'ie son commerce avec Frédégonde (567). Mais le fai-Dle Chilpéric se laissa bientôt, malgré ses promesses, dominer de nouveau par Frédégonde, et, à l'instigation de cette femme, il fit étrangler Galsuinte pendant son sommeil. C'est en voulant tirer vengeance de ce crime que Brunehaut s'engagea dans la lutte sanglante où elle finit par succomber.
GALUPPI (Pasquale), professeur de philosophie à l'Université de Naples, né en 1770 à Tropea (Ca-labre), mort en 1846, publia sur la philosophie de nombreux ouvrages qui popularisèrent la science, et soumit à une sage critique les doctrines étrangères. On a de lui : Elementi di filosofia, Messine, 1821; Leltere flosofiche, 1827, trad. par M. Peisse, 1844 (il y traite des vicissitudes de la science sur la question de la connaissance, depuis Descartes jusqu'à Kant). Il était correspondant de l'Institut.GALVANl (L.), médecin et physicien, né à Bologne en 1737, mort en 1798, fut nommé en 1762 professeur d'anatomie à l'Université de Bologne, et perdit cetle place lors de l'établissement de la République cisalpine, pour n'avoir pas voulu prêter serment au nouveau gouvernement. Il fit en 17901a découverte de ces propriétés électriques que l'on a désignées depuis sous le nom de Galvanisme : ayant par hasard approché un conducteur électrique des muscles d'une grenouille écorchée, il remarqua avec étonnement les mouvements qui s'y produisaient, en fit l'objet d'une étude spéciale, etpublia sur ces phénomènes, en 1791, unecélèbre dissertation De viribus electricitatis in moî.u musculari. Il crut y voir la preuve d'une électricité particulière résidant dans l'animal, et pensa même avoir découvert le fluide nerveux ; mais depuis, Volta a démontré que la cause du développement de l'électricité dans les phénomènes observés par Galvani résidait dans le contact de substances hétérogènes. L'Institut de Bologne a publié en 1841 les OEuvres complètes de Galvani,GALVESTON, baie du golfe du Mexique, dans VÊ-tat de Texas, à l'emb. du Rio de la Trinidad, est presque fermée au S. par l'île Galveston ou San-Luis, dans laquelle on trouve une v. de Galveston, a l'O., avec un port très-commerçant ; 8000 hab. Bateaux à vapeur pour la Nouv.-Orléans, chemin de fer pour Houston. La v. ne date que de 1837.GALWAY, 'Gallovidia, v. d'Irlande, ch.-l. du comté de Galway, à 180 k. O. de Dublin; 30 000 h. Ëvêché catholique, collège de Jésuites. Port, séparé delà ville, église collégiale, bourse, caserne, plusieurs anciens monastères, etc. Industrie médiocre (lainages, toiles). Pêche, brûlage de varech.—Galway est une v. ancienne. Elle était jadis très-forte; elle fut conquise par les Anglo-Normands en 1232. Elle refusa en 1641 de recevoir les troupes du Long-Parlement, et protégea les rebelles en se donnant au duc d'Or-mond; elle fut prise en 1651 ; en 1690 elle se déclara pour Jacques II et opposa une longue résistance aux troupes de Guillaume III. —? Le comté de Galway, dans le Connaught, est situé entre ceux de Mayo au N., de Clare au S. et l'Atlantique à l'O. ; 140 k. sur 70; 425 500 h. Beaucoup de lieux incultes.GAMA (Vasco de), célèbre navigateur portugais, né au port de Synis en Portugal vers 1460, fut chargé, en 1497, par le roi Emmanuel, de chercher une route vers l'Inde en doublant le cap de Bonne-Espérance, qu'avait déjà découvert Barthélémy Diaz; il réussit pleinement, doubla le cap en déc 1497, et jeta l'ancre devant Calicut en mai 14.18, après avoir couru mille dangers. A son retour (1499), il fut accueilli avec la plus grande distinction par le roi Emmanuel, et reçut la grandesse avec le titre d'amiral des Indes et d'e comte de Vidigueyra. Il repartit en 1502 avec 19 vaisseaux, soumit une partie descôtes de l'Afrique orientale, forma des établissements à Mozambiqua, à Sofala, fit des traités avec le roi de Cananor, pénétra jusqu'à Cochin et se fit un allié du radjah de ce pays. De retour à Lisbonne, on le laissa 21 ans dans l'inaction. Enfin en 1524 il fut envoyé dans les Indes par le roi Jean III avec le titre de vice-roi, mais il mourut à Cochin peu après son arrivée, en 1525. L'histoire de l'expédition de.Vasco de Gama a été racontée par l'historien Barros, et chantée par le Camoëns dans ses Lusiades.GAMACHES, ch.-I. de c (Somme), surla;Bresle, à 27 k. S. O. d'Abbeville; 1800 h. Jadis place importante. Ruines d'un château fort, détruit en 1500par les Anglais. Filatures, moulins àhuile. Patrie de Va-table.- Village du dép. de l'Eure, à 17 k. E. N. E. des Andelys; 376 h. Château jadis important dont il reste des vestiges et des souterrains.GAMACHES (Joachim ROUAULT de), maréchal de France, d'une maison anc du Poitou, servit sous Charles VII et Louis XI, reçut le bâton de maréchal en 1461, défendit Paris contre le comte de Charo-lais dans la guerre du Bien-Public, 14G5, et défendit Beauvais contre Charles le Téméraire en 1472. Malgré tant de services, Louis XI, le soupçonnant de trahison, le fit arrêter en 1476 : il fut condamné' à payer 20 000 francs d'amende et à o ans de prison; mais l'arrêt ne fut point exécuté, et Gamaches mourut dans ses terres, en 1478.GAMACHES (Simon), ecclésiastique, né en 1672 à Meulan, mort en 1756, était chanoine de Ste-Croix-de-la-Bretonnerie et membre de l'Académie des sciences. On a de lui : Système du philosophe chrétien; Système du cœur, publié sous le nom de Cla-rigny, 1704, ouvrages où il essaya de populariser les sciences métaphysiques et morales.GAMAIN (François), serrurier de Louis XVI, fut chargé par ce prince de construire la fameuse armoire de fer. Malgré les bons traitements qu'il avait toujours reçus à la cour, il n'eut pas honte de se tourner contre elle, révéla l'existence de la fameuse armoire après le 10 août (1792), accusa même le roi et la reine d'avoir voulu l'empoisonner pour ensevelir leur secret, et obtint à ce titre une pension.GAMALIEL, docteur de la loi au temps de J.-C., se montra favorable à la nouvelle religion, défendit S. Pierre contre les Juifs, qui voulaient le faire périr, fut le maître de S. Paul, et se fit, à ce qu'on croit, baptiser secrètement à la fin de sa vie. On l'hon. comme saint (3 août).GAMBA, État de la Guinée septentr., au N. de celui de Dahomey, dont il est tributaire, a pour ch.-l. une ville de même nom, à 360 kil. N. de Dahomey. Ses habitants" sont agriculteurs et fort doux.GAMBA (Bartolomeo), bibliographe, bibliothécaire de St-Marc à Venise, né à Bassano en 1780, mort en 1841, a donné un excellent livre de bibliographie, Série dell' edizioni de' testi di lingua italia (Bassano, 1805), des notices sur les Hommes illustres de Bassano, sur les Femmes célèbres de Venise, et une Galerie des littérateurs et artistes vénitiens.GAMBARA (Laur.), poète latin moderne, né à Bres-cia en 1496, mort en 1586, a composé la Gigantoma-chie et Columbus ou la Découverte du Nouveau-Monde. Ses vers ne manquent ni de goût, ni d'élégance. Ses OEuvres ont eu plusieurs éditions (Bâle, 1555 ; Rome, 1581, etc.). — Véronique Gambara, 1485-1550, née près de Brescia, cultiva la poésie italienne, réussit surtout dans le sonnet, et fut l'amie de Bembo. Elle avait épousé le seigneur de Corregio. Ses vers ont été rassemblés en 1 vol. in-8, Brescia, 1759.GAMBEY (H.), habile mécanicien, membre du Bureau des longitudes et de l'Institut, né à Troyes en 1789, mort en 1847, se forma à l'École de Châ-lons, porta au plus haut degré l'art de construire les instruments de précision, perfectionna le théodolite. Vhéliostat, la boussole, inventa le cathélomètre, et construisit pour l'Observatoire un équatorial et un cercle mural méridien de 2m de diamètre, admirés des connaisseurs. Travailleur solitaire, il n'avait pas fait connaître toutes ses méthodes : quelques-unes
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eussent été ensevelies avec lui si M. Armand Sé-guierne les eût recueillies ou retrouvées.
GAMBrE, fleuve d'Afrique, naît par 13° 38' long. O., 10° 37' lat. N., dans l'État de Fouta-Toro, sous le nom de Diman; coule de l'E. à l'O. ; baigne le Bondou, le Saloum, le Badibou, le Barra, reçoit entre autres riv. la Cazamance, le Cacheo, baigne les comptoirs de Bathurst et d'Albreda, et tombe dans l'Océan par plusieurs embouchures, que jadis on prenait pour autant de fleuves différents, après un cours d'env. 1700 kil. Il communique par un bras avec le Sénégal. — La contrée arrosée par le Sénégal et la Gambie a reçu le nom de Sénégambie.GAMBIER (James), amiral anglais, 1756-1833, issu d'une famille chassée de France par la révocation de l'Ëdit de Nantes, bombarda Copenhague en 1807, détruisit la flotte française avec des brûlots à l'Ile-d'Aix, 1809, etfutfait en récompense chevalier du Bain et baron. 11 a laissé son nom à un archipel du grand Océan, par 23° lat. S., 137° long. O., découvert en 1797 par le capitaine Wilson, et placé depuis 1844 sous le protectorat de la France.GAMÉLIES, fêtes en l'honneur de Junon, protectrice des mariages (gamos en grec), faisaient donner chez les Grecs le nom de Gamélion au mois dans lequel on les célébrait, mois qui répond à janvier.GAN, v. du dép. des B.-Pyrénées, sur la Nées, à 8 kil. S. O. de Pau; 3000 hab. Vin estimé.GAND, Gent en flamand, Gandavum en latin moderne, v. de Belgique, ch.-l. de la Flandre orientale, au confluent de l'Escaut avec la Lys et autres rivières, à 49 kil. N. O. de Bruxelles: 120000 hab. Place forte. Evêché; cour d'appel des deux Flandres, université libre, fondée en 1806; collège royal, académie de dessin, sculpture, peinture et architecture; sociétés savantes, bibliothèque, musée, etc. La ville est située sur 36 petites lies jointes par 300 ponts; elle a 17 kil. de tour, et renferme dans son enceinte des jardins et des terres labourables. On y remarque un magnifique bassin, terminé en 1828 et pouvant contenir 400 bâtiments; l'hôtel de ville, commencé en 1481; le beffroi, élevé en 1183; lebéguinage, vaste bâtiment formant tout un quartier; le palais de l'université; la citadelle, bâtie de 1822 à 1830; la cathédrale de St-Bavon, commencée au xnr3 siècle, surmontée d'une tour haute de 90", et qui possède des tableaux de Van Dyck et de Van Eyck, et une crypte du x° siècle; le palais épiscopal, les églises St-Michel, St-Nicolas et St-Jacques, riches en œuvres d'art; les restes de l'abbaye de St-Pierre, autrefois la plus riche des Pays-Bas ; le théâtre. Chemins de fer pour Bruges, "Ostende, Anvers, etc. Fabriques de toiles, filatures de coton, imprimeries sur toiles, etc. Commerce actif, surtout pour les toiles de Flandre et les produits du sol. Patrie de Charles-Quint, de Daniel Heinsius et de Philippe Lsensberg, astronome. — L'origine de Gand est fort incertaine : suivant les Belges, elle remonte au vit* s.; elle fut fortifiée en 1053 par le comte Baudouin, et devint bientôt une des plus riches villes de la Flandre ; elle se mit plusieurs fois à la tête des révoltes flamandes, surtout de celles qui eurent lieu en 1336 contre le comte de Flandre, Louis de Nevers, sous la conduite de Jacques Arteveld; contre Louis II de Mâle (1379-83), sous la conduite de Philippe Arteveld, et contre Cbarles-^uint en 1358: c'est pour aller réduire les Gantois que ce dernier obtint du trop généreux François I de traverser la France. En 1576 y fut signée la fameuse Pacification de Gand, par laquelle les provinces du nord et du midi des Pays-Bas s'unirent contre les Espagnols. Gand fut prise en 1678 par Louis XIV, en 1745 par Lowen-dahl, en 1792 et 1795 parles armées de la République. Elle devint sous l'Empire le ch.-l. du dép. de l'Escaut. Louis X VIII s'y retira pendant les Cent-Jours (1815), et y publia un journal officiel, le Moniteur de Gand. En 1815, l'Angleterre et les Etats-Unis y signèrent un traité de paixGANDERSHEIM, v. du Brunswick, sur la Gande, à 39 kil. N. de Gœttingue; 2400 hab. Ane abbaye, fondée en 856. Elle devint dans la suite abbaye laïque impériale et eut un chapitre de Dames.GANDIE, GANDIA, v. et port d'Espagne (Valence), sur la Méditerranée, à 59 k. S. de Valence ; 6050 h.. On recueille aux env. les meilleurs melons d'Espagne. Ane duché, donné aux Borgia en 1485 par Ferdinand le Catholique, appartenant auj. à la famille d'Ossuna; anc université, fondée en 1547,• et supprimée en 1772. Beau palais des ducs de Gandie.GANDIE (Franc, BORGIA, duc de). V. BOROIA.GANDJAM, riv, de l'Hindoustan septentr., sort des monts des Circars et se jette dans le golfe de Bengale au-dessous de la ville de Gandjam. — Cette ville, située parl9° 22'lat. N., 82° 58' long. E., est le ch.-l. d'un district de l'Inde anglaise (Madras), formé de la partie septent. de l'anc État de Cica-cole, qui compte 600000 hab. Commerce très-actif, surtout en toiles de coton.GANDJOUR. V. DANOJOUR.GANDOUANA, anc prov. de l'Hindoustan, entre 17° et 25° lat. N., 75" et 83° long, E, au S. de Malwa, au N. des prov. d'Haïderabad et d Orissa : 89Q kil. sur 800; 4000000 d'hab. Le Gandouana se divise en 2 parties: 1° roy. de Nagpour (vassal des Anglais sous un prince mahratte) ; 2° district de Gandouana ou de Djabbalpour (auxAnglais et dans la présidence de Calcutta). Capit. anc, Gharrâ (auj. presque inhabitée) ; princ villes actuelles : Nagpour. Pjabbal-pour. Pays généralement montueux et boisé.GANEÇA, dieu indien, filsdeBhavani, est le dieu do la sagesse chez les Hindous. On le représente avec une tête d'éléphant, symbole de discernement et de sagacité, avec un gros ventre, des jambes courtes, et monté sur un rat, que les Indiens considèrent comme un animal, prévoyant. Ganeça, qu'on a comparé à Jauus, préside à l'année et à toutes les cérémonies religieuses, à. la paix, aux routes et au commencement de toute entreprise. On lui attribue l'invention des mathématiques et de l'astronomie.GANELON, personnage félon, à-la trahison duquel leschroniquesetlespoSmeschevaleresquesattribuent la défaite de Roland, était un seigneur du Beaujolais. Charlemagne le vainquit sur la montagne de Torvéon ; Louis le Débonnaire fit raser son château d'Avenas (Beaujolais). Selon une tradition, il aurait été exécuté à Laon.GANGA, divinité des Hindous, n'est que la personnification du Gange.GANGANELLI. 7. CLEMENT XIV.GANGE, Ganges en latin, grand fleuve de l'Hindoustan, naît dans les monts Himalaya, au.Th.ibet, sous le nom de Bagirathi, par 76* 40 long. E., 31° 4' lat. N., à plus de 4000™de hauteur, et prend le nom de Gange dans le Gherouâl, après avoir reçu l'Alakananda à Devapraîaga [divin confluent) -y traverse les prov. de Delhi, Agrah, Aoude, Allahabad, Bahar, Bengale, passant par Farrakhabad, Allaha-bad, Hirzapour, Bénarès, Ghazipour, Patna, Rad-jamahala; et après avoir suivi la direction du S. O., puis celles du S. et de l'E., se dirige au S. E. en formant un énorme delta, dans lequel il se divise en plusieurs braneb.es, dont la plus forte est l'flougly, qui passe par Calcutta et à Chandernagor. Cours total, env. 3000 kilt Affluents : à droite le Calinaddy, le Diemnah; à gauche le Ramganga, le Gogra, le GandakjleBagmatty, le Kouey,le Mahanada, laTis-tah. Le Bramapoutre, qui vient duN. E., reçoit d'abord une des branches nombreuses du Gange, et, s'unissant lui-même à ce fleuve, se jette avec lui dans l'Océan par une même embouchure. Le Gange a dans la dernière partie de sou cours une largeur de 4 à 5 kil.; profond de. 10" dan&lesSOO derfliersk. de son cours, il est navigable sur une étendue de 2000 kil. Tous les ans il sort de son lit et inonde ses bords : en avril eten juillet, ses eaux, s'étendent sur un espace de plus de 100 lieues. La barre s'y fait
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3enhr quelquefois jusqu'à 300 kil. de de la mer. Ce fleuve est aux yeux des Hindous un fleuve sacré : ils en font, sous le nom de Ganga, une déesse, qui est identique à Bhavani; ils réservent ses eaux pour les cérémonies les plus augustes du culte; ils croient se purifier au moral comme au physique en s'y baignant ; ils regardent comme le comble du bonheur et comme l'aurore de la vie céleste de mourir dans ses eaux.
GANGES, ch.-l. de cant. (Hérault), près de l'Hérault, r. g., à 45 kil. N. O. de Montpellier; 4600 h. Eglise calviniste. Élève de vers à soie; filature de soie, bas de soie. Aux env., belle grotte à stalactites, dite la Grotte des Fées ou des Demoiselles.GANGES (Anne Elisabeth de ROSSAN, marquise de), née à Avignon en 1636, épousa en 1658 le marquis de Ganges, étant déjà veuve du marquis de Castellane. Sa beauté lui avait fait donner à la cour, où elle avait été présentée par son premier mari, le surnom de la Belle Provençale. De retour à Avignon après son 2e mariage, elle inspira une criminelle passion à ses deux beaux-frères, l'abbé et le chevalier de Ganges. Ayant résisté avec courage, elle périt frappée de plusieurs coups d'épée que le chevalier lui porta, après avoir essayé vainement de l'empoisonner. Les deux frères furent condamnés à être rompus (1667), mais ils avaient réussi à sortir de France.GANGRES, Gangra, auj. Kiankari, v. de Galatie, résidence du roi Déjotarus.GANDLH (Ch.), économiste, né en 1758 à AUan-che (Cantal), mort en 1836, fut d'abord avocat à Paris; entra en 1799 au Tribunat, où il resta jusqu'en 1802; fut en 1815 nommé député; défendit les libertés publiques, mais toujours avec modération, et porta souvent la lumière dans les questions de finances. Ses principaux ouvrages sont : Essai sur le revenu public, 1806 et 1823; Des Systèmes de l'économie politique, 1809; Dictionnaire de l'économie politique, 1826; Théorie de l'économie politique, 1830; tous attestent un esprit droit et consciencieux.GANNAL (J. Nie), né en 1791 à Sarrelouis, m. en 1852, quitta la pharmacie militaire pour la chimie, fut préparateur du cours de Thénard, fit plusieurs applications utiles de la science, notamment à la fabrication du borax indigène (1819), de la colle forte, et se voua, à partir de 1825, à l'art des embaumements : son meilleur procédé consistait à injecter dans le corps par la carotide une solution de sulfate d'alumine, il a laissé une Histoire des embaumements, 1837.GANNAT, Gannatum ou Gannapum, ch.-l. d'arr. (Allier), sur l'Andelot, à 54 kil S. de Moulins et à 382 k. S. E. de Paris; 5800 h. Trib., collège. Blés, vins. Belle église Ste-Croix. Ruines de l'anc château. — Gannat fut détaché en 1210 des domaines du comte d'Auvergne, alors révolté, et donné à Guy de Dampierre, comte de Bourbon.GANNERON (Aug. Hipp.), banquier, né à Paris en 1792, mort en 1847, fit de bonnes études à Ste-Barbe, suivit quelque temps le barreau, et le quitta pour l'industrie. Juge au tribunal de commerce en juillet 1830, il donna, le lendemain de l'apparition des ordonnances inconstitutionnelles de Charles X, l'exemple de la résistance légale : un imprimeur ayant, conformément aux prescriptions nouvelles, refusé d'imprimer le Courrier français, Ganneron et ses collègues le condamnèrent à. exécuter ses engagements, nonobstant les ordonnances, qu'ils déclarèrent contraires à la Charte. Élu après la révolution député, membre du conseil municipal, colonel de la 2° légion, il fut un des plus fermes appuis du nouveau gouvernement. 11 est un des créateurs du Comptoir d'escompte.GANS (Éd.), jurisconsulte, né à Berlin en 1798, m. en 1839, se lia de bonne heure avec Hegel, dont il partagea les doctrines, fut nommé en 1826 professeur de droit à Berlin, et se fit remarquer par sa parole claire, vive et colorée. Parmi ses écrits, on distingue ses Scholies sui Gains, Berlin, 1820, où il
combat ï'Scoie de Savigny et de Hugo j et un Traité du droit de succession, 1823-29, 3 v. in-8, qui est son ouvrage capital. Il publia une grande partie de l'édition posthume des Œuvres de Hegel, et rédigea presque toute la Philosophie de l'histoire, dont He gel n'avait laissé que l'introduction. *
GANTEAUME (Honoré), marin, né à La Ciotat en 1765. mort en 1818, était sous-lieutenant de vaisseau en 1789. Il obtint un avancement rapide, commanda dans le Levant une escadre qui captura plusieurs navires marchands anglais, accompagna Brueys en Egypte en qualité de chef d'état-major, réussit à-ra-mener Bonaparte en France, mais échoua dans la mission de porter des secours à l'armée d'Egypte. Lors de la proclamation de l'Empire, il fut fait vice-amiral, comte, et nommé commandant de la flotte de Brest, puis inspecteur général des côtes de l'Océan; en 1810, il entra au conseil de l'Amirauté. Il adhéra à la déchéance de l'Empereur en 1814 et fut fait pair par Louis XVIII.GANYMÈDE, jeune prince d'une grande beauté, fils de Tros, roi de Troie, fut, selon la Fable, enlevé par l'aigle de Jupiter, et transporté au ciel pour y remplacer Hébé comme éebanson des dieux». Il forme dans le ciel la constellation du Verseau.GAOUTAMA. V. BOUDDHA.GAP, Vapincum, ch.-l. du dép. des H.-AIpes, à 677 k. S. E. de Paris; 8219 hab. Ëvêché, trib., collège. Belle cathédrale, où l'on voyait le mausolée du duc de Lesdiguières, par Jacob Richier, monument transporté depuis à l'hôtel de la préfecture. Chemin de fer. Cadis, soie, laine, chapeaux, etc. — Gettev. est fort ancienne : elle fut la capit. des Tricorii, et au moyen âge du Gapençais.. Elle souffrit beaucoup des invasions des Sarrasins et des Lombards. Elle fut prise par Lesdiguières eu 157S, restaaux Protestants jusqu'en 1582, fut prise et ravagée en 1692-par Victor Amédée, duc de Savoie.GAPENÇAIS, Vapincensis tractus, partie du H.-Dauphiné, sur les confins de la Provence, et au S. E. de l'Embrunais; ch.-L, Gap. Sous les Romains, ce pays fit partie de la Viennaise, puis de la Narbon-naise; il avait pour habitants les Caturiges et les Tricorii. Il appartint successivement aux Burgun-des, aux Francs, au roi d'Arles, et, après le démembrement du royaume, aux comtes de Provence, aux comtes de Toulouse, aux comtes de Forcalquier, qui en cédèrent une partie à l'évêque de Gap. Charles VII s'en empara en 1448; mais il le restitua à René, comte de Provence ; il fut réuni définitivement à la France par Louis XI, en vertu du testament de René. Il est auj. compris dans le dép. des H.-Alpes.
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GARAKPOUR, v. de l'Inde anglaise (Calcutta), dans l'anc. Aoude, sur le Rapty ; 20 000 k Elle est le ch.-l. d'un district, cédé aux Anglais en 1801.GARAMA, auj. Gherma, v. d'Afrique, au S. de laGrande-Syrte, avait donné son nom aux Garaman-tes. C'était un rendez-vous de commerce entre les habitants de la Libye intérieure et ceux de la côte.GARAMLANTES, peuple indigène de l'Afrique intérieure, au S. de l'Atlas, qui le séparait de la Nu-midie, habitait le pays de Zab et une partie du Sahara et avait Garama pour v. princ : c'était le peuple le plus mérid. que les Romains connussent en Afrique. C. Balbus fit, en 21 av. J.-C, une expédition célèbre dans le territoire des Garamantes.GARAMOND (Claude), graveur et fondeur de caractères, né à Paris vers 1480, mort en 1561, fut chargé par François I de graver, d'après les dessins d'Ange Vergen, pour l'impression des auteurs grecs, les trois sortes âe caractères grecs connus, depuis sous le nom de garamond : la perfection de ces caractères n'a pas encore été surpassée. Ses caractères romains ne sont pas moins estimés.GARASSE (Franc.), jésuite, né à Angoulême en 1586, mort en 1631, s'estfaitune fâcheuse célébrité par la virulence de ses critiques. Il prêcha d'abord, et se fit remarquer par la fougue de ses discours-et par les traits satiriques dont il les assaisonnait; puis il se mit à écrire, et emporté, par un zèle outre, il attaqua sans mesure tout ce qui lui paraissait contraire à la religion ou plutôt aux intérêts de son ordre : le poëte Théophile, l'historien Pasquier, l'avocat [général Servin, le philosophe Charron furent les principaux objets de ses invectives. Cependant sa fin fut honorable : il mourut à Poitiers, d'une maladie contractée en visitant les malades de l'hospice. ' m a de lui : Doctrine curieuse des beaux esprits de ce temps, Paris, 1623; une Somme théologique, 1625, qui fut censurée parla Sorbonne, et une foule de pamphlets publiés sous de faux noms. Il a laissé des Mémoires, qui ont été publ. pour la 1™ fois en 1860, à Paris, par M. Ch. Nisard.
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GARAT (Joseph), né en 1749 à Bayonne, m. en 1833, était fils d'un médecin d'Ustaritz, près de Bayonne. Après s'être fait recevoir avocat à Bordeaux, il vint à Paris, s'y lia avec les philosophes, et se fit bientôt connaître avantageusement par ses Éloges de l'Hôpital, 1778; deSuger, 1779; de Mon-tausier, 1781 ; de Fontenelle, 1784, dont les trois derniers furent couronnés par l'Académie; il écrivit en même temps dans le Mercure, dans le Journal de Paris, et fut chargé du cours d'histoire au Lycée, qui venait d'être fondé (1785). Envoyé aux Etats généraux (1789) par les pays basques comme représentant du tiers état, il devint sous la Convention ministre de la justice, et remplaça Danton après les massacres de septembre (12 octobre 1792): il eut en cette qualité la cruelle mission de lire à Louis XVI sa sentence. Il accepta peu après (14 mars 1793) le portefeuille de l'intérieur, que quittait Roland, mais il montra dans cette haute position peu de fermeté et de clairvoyance, et la quitta au bout de peu de mois. Il fut peu après jeté en prison et n'en sortit qu'au 9 thermidor. Appelé en 1794 aux écoles normales, il y fit des leçons fort brillantes sur l'Analyse de l'entendement. Elu en 1796 membre du Conseil des Anciens, il se laissa nommer sénateur, puis comte par l'empereur Napoléon. Esprit profond, bon écrivain, Garât était faible comme homme politique : on a dit que c'était un jacobin malgré lui. Outre ses Éloges, il a publié des Considérations sur la Réoolution, 1792; des Mémoires sur la Révolution, 1795, où il explique sa conduite; des Mémoires sur Suard, son ami, 1820, et a laissé en manuscrit des Éloges de Bnssuet, de Condillac, de Montesquieu, et une Histoire des Basques. Membre de l'Académie des sciences morales dès la fondation (1795), il avait été en outre nommé en 1806 membre de l'Académie française; il en fut exclu sous la Restauration.GARAT (Pierre Jean), célèbre chanteur, neveu du préc, né à Ustaritz en 1764, mort à Paris en 1823, vint dans la capitale à 20 ans, y excita par son talent un enthousiasme universel, et obtint la protection de la reine Marie-Antoinette et du comte d'Artois, qui lepensionnèrentgénéreusement. Réunissant tous les registres, doué d'une extrême flexibilité, il rendait avec une égale supériorité les scènes pathétiques et les airs sérieux ou bouffes de l'école italienne. Après avoir parcouru les principales villes de l'Europe, il revint se fixer à Paris, fut nommé en 1796 professeur au Conservatoire, et y forma un grand nombre de brillants élèves. Nourrit, Dérivis, Levasseur, Ponchard. etc. II faisait lui-même des romances : tout le monde a répété celle dans laquelle il déplorait les malheurs de la reine Marie-Antoinette : l'ous qui portez un cœur sensible, qui le fit arrêter on 1793. Ce grand artiste avait une extrême fatuité : il fut sous le Directoire le type des Incroyables.GARAY (Jean de), général espagnol, né à Ba-dajoz en 1541, passa en Amérique, et fut chargé de nouvelles explorations dans l'Amérique méridionale; découvrit, après avoir remonté le Parana, une immense contrée intérieure, et y fonda Santa-Fé-de-Véra-Cruz, SUr les bords du Parana. Il fut nommé en récompense, par Philippe II, lieutenant général et gouverneur de l'Assomption (1576). En 1580, il rebâtit la ville de Buénos-Ayres, que les Indiens avaient détruite, et sut, par une conduite pleine de douceur et de prudence, y attirer les naturels eux-inêmes. Cependant, il fut. massacré par quelques-uns d'entre eux pendant qu'il remontait le Parana, allant de Buénos-Ayres à l'Assomption (1592).GARAY (don Martin de), ministre des finances d'Espagne, né en Aragon en 1760, mort en 1822, se déclara contre les Français lors de l'invasion, fut nommé en 1808 secrétaire général de la junte centrale, puis des Cortès (1810), et eut jusqu'à' la rentrée de Ferdinand VII une part importante, dans le gouvernement. Appelé au ministère des finances par Ferdinand VII en 1814, il voulut introduire d'utiles réformes et faire supporter au clergé et à la noblesse leur part des charges publiques; mais ces mesures, bien que nécessaires financièrement, soulevèrent l'opposition des parties intéressées : il perdit bientôt son crédit auprès du roi, et fut disgracié en 1818, emportant l'estime générale.GARB, GARYE (c-à-d. couchant), nom qu'avaient donné les Arabes à la partie S. O. du Portugal, qui en a conservé le nom d'Al-Garve. — On le donne proprement à la partie N. O. de l'empire de Maroc, située dans le roy. de Fez, sur le détroit de Gibraltar.GARBIEH, prov. de laBasse-Egypte, dans le Delta, sur la Méditerranée, bornée àl'O. par celles de Me-nouf et de Rosette; à l'E. par celles de Damiette et de Mansourah: 130 kil. sur 65; 230500 h.; ch.-l., Mehallet-el-Kébir.GARCIA ou GARCIAS, nom de plusieurs comtes de Castille et de quelques rois de Navarre, dont on trouvera la série aux articles de ces royaumes; deux seulement méritent d'être mentionnes à part :.GARCIA i, comte de Castille, né en 938, mort en 990. 11 succéda à Fernand-Gonzalès, son père, en 970, comprima la révolte des comtes de Véia, battit Almanzor à Osma en 984, et remporta sur les Maures plusieurs autres avantages, mais fut blessé mortellement et pris dans un dernier combat.GARCIA i et il, rois de Navarre. V. NAVARRE.GARCIA m, surnommé le Trembleur, roi de Navarre, fils de Sanche II, auquel il succéda en 994. Il combattit les Arabes, se ligua contre Almanzor avec Ber-mude, roideLéon,et le défit à ta bat. de Calatanazor en 998. Il mourut en 1001, à l'âge de 43 ans. Quoique très-brave, il fut surnommé Te ÎYemWeW, parce que toutes les fois qu'il revêtait son armure un frisson involontaire s'emparaitde lui : « Mon corps tremble, disait-il, du périroù mon courage va le porter. *>GARCIA iv, fils aîné de Sanche III, succéda à son père dans la Navarre et dans une partie delaVieille-Castille (1035), repoussa Ramire I, roi d'Aragon, son frère, qui avait envahi ses Etats (1042), mais fut pris en trahison par un autre de ses frères, Ferdinand, roi de Castille (1054). S'étant échappé, il arma pour se venger, mais il périt dans une bataille la même année.GARCIA DE PAREDES (don Diego), capitaine espagnol, né à Truxillo djtns l'Estramadure en 1466, fut le compagnon d'armes de Gonzalve de Cordoue, et partagea ses exploits et sa çloire dans les guerres d'Italie. En quittant ce pays, il alla retrouver Charles-Quint, dans l'armée duquel il combattit avec sa valeur ordinaire; mais il mourut peu après, des suites d'une chute de cheval (1530). Ce guerrier était d'une taille gigantesque et d'une force physique extraordinaire; pour la loyauté et la.bravoure, il mérita d'être comparé à. notre Bayard.GARCIA (Manuel), compositeur et chanteur célèbre, né à Séville en 1779,