Note des éditeurs [1] :
M. Jules Verne, en commençant la série des Voyages extraordinaires, a eu pour but de faire connaître à ses lecteurs, sous la forme du roman, les diverses parties du monde. L’Afrique dans Cinq Semaines en ballon et les Aventures de trois Russes et de trois Anglais, l’Asie centrale dans Michel Strogoff, l’Amérique du Sud et l’Australie dans Les Enfants du capitaine Grant, les régions arctiques dans Le capitaine Hatteras, l’Amérique septentrionale dans Le Pays des fourrures, les différents océans du globe dans Vingt mille lieues sous les mers, le nouveau et l’ancien monde dans Le Tour du monde en 80 jours, etc., enfin un coin du ciel dans Le Voyage à la lune et Autour de la lune, telles sont les portions de l’univers qu’il a jusqu’ici fait parcourir aux lecteurs, à la suite de ses héros imaginaires.
D’autre part, dans L’île mystérieuse, Le Chancellor, Le Docteur Ox, le Voyage au centre de la terre, la Ville flottante, M. J. Verne a mis en scène différents faits de la science moderne.
Aujourd’hui, dans Hector Servadac, M. J. Verne continue cette série par un voyage à travers le monde solaire. Il dépasse de beaucoup cette fois l’orbite lunaire, et transporte ses lecteurs à travers les trajectoires des principales planètes jusqu’au-delà de l’orbite de Jupiter. C’est donc là un roman « cosmographique ». L’extrême fantaisie s’y allie à la science sans l’altérer. C’est l’histoire d’une hypothèse et des conséquences qu’elle aurait si elle pouvait, par impossible, se réaliser. Ce roman complétera la série des voyages dans l’univers céleste publiés, comme la plupart des œuvres de M. Verne, dans le Magasin d’éducation ; il y a obtenu un succès considérable, et partout, dès les premiers chapitres publiés, les traducteurs autorisés par nous se sont mis à l’œuvre.
Les Indes Noires, qui viennent de paraître, ont pour but de nous initier aux mystérieux travaux des houillères. Et un autre roman, en préparation, Un Héros de quinze ans, est destiné à nous conduire dans les parties les plus curieuses et les plus nouvellement explorées du globe terrestre.
Il nous sera permis de dire ici que dans notre longue carrière d’éditeur nous n’avons jamais rencontré un succès plus universel que celui de l’œuvre générale de M. Jules Verne. Il est lu, il est populaire, son nom et son œuvre sont célèbres dans tous les pays, comme ils le sont en France, et partout son succès est le même, partout les lecteurs de tout âge lui font le même accueil.
L’œuvre complète de Jules Verne est traduite et se publie simultanément en Russie, en Angleterre, aux États-Unis, en Allemagne, en Autriche, en Italie, en Espagne, au Brésil, en Suède, en Hollande, en Portugal, en Grèce, en Croatie, en Bohême, au Canada. Quelques-uns de ses livres ont été traduits même en Perse.
Aucun écrivain jusqu’à ce jour n’a porté plus loin le nom français et ne l’a fait accepter et aimer dans un plus grand nombre de pays et dans des langues plus différentes.
PREMIÈRE PARTIE :
- Chapitre I. Le comte : « Voici ma carte. » – Le capitaine : « Voici la mienne. ».
- Chapitre II. Dans lequel on photographie physiquement et moralement le capitaine Servadac et son ordonnance Ben-Zouf.
- Chapitre III. Où l’on verra que l’inspiration poétique du capitaine Servadac est interrompue par un choc malencontreux.
- Chapitre IV. Qui permet au lecteur de multiplier à l’infini les points d’exclamation et d’interrogation !
- Chapitre V. Dans lequel il est parlé de quelques modifications apportées à l’ordre physique, sans qu’on puisse en indiquer la cause.
- Chapitre VI. Qui engage le lecteur à suivre le capitaine Servadac pendant sa première excursion sur son nouveau domaine.
- Chapitre VII. Dans lequel Ben-Zouf croit devoir se plaindre de la négligence du gouverneur général à son égard.
- Chapitre VIII. Où il est question de Vénus et de Mercure, qui menacent de devenir des planètes d’achoppement.
- Chapitre IX. Dans lequel le capitaine Servadac pose une série de demandes qui restent sans réponses.
- Chapitre X. Où, la lunette aux yeux, la sonde à la main, on cherche à retrouver quelques vestiges de la province d’Alger.
- Chapitre XI. Où le capitaine Servadac retrouve, épargné par la catastrophe, un îlot qui n’est qu’une tombe.
- Chapitre XII. Dans lequel, après avoir agi en marin, le lieutenant Procope s’en remet à la volonté de Dieu.
- Chapitre XIII. Où il est question du brigadier Murphy, du major Oliphant, du caporal Pim, et d’un projectile qui se perd au-delà de l’horizon.
- Chapitre XIV. Qui montre une certaine tension dans les relations internationales et aboutit à une déconvenue géographique.
- Chapitre XV. Dans lequel on discute pour arriver à découvrir une vérité dont on s’approche peut-être.
- Chapitre XVI. Dans lequel on verra le capitaine Servadac tenir dans sa main tout ce qui reste d’un vaste continent.
- Chapitre XVII. Qui pourrait sans inconvénient être très justement intitulé : du même aux mêmes.
- Chapitre XVIII. Qui traite de l’accueil fait au gouverneur général de l’île Gourbi et des événements qui se sont accomplis pendant son absence.
- Chapitre XIX. Dans lequel le capitaine Servadac est reconnu gouverneur général de Gallia à l’unanimité des voix, y compris la sienne.
- Chapitre XX. Qui tend à prouver qu’en regardant bien, on finit toujours par apercevoir un feu à l’horizon.
- Chapitre XXI. Où l’on verra quelle charmante surprise la nature fait, un beau soir, aux habitants de Gallia.
- Chapitre XXII. Qui se termine par une petite expérience assez curieuse de physique amusante.
- Chapitre XXIII. Qui traite d’un événement de haute importance, lequel met en émoi toute la colonie Gallienne.
- Chapitre XXIV. Dans lequel le capitaine Servadac et le lieutenant Procope apprennent enfin le mot de cette énigme cosmographique.
DEUXIÈME PARTIE :
- Chapitre I. Dans lequel on présente sans cérémonie le trente-sixième habitant du sphéroïde gallien.
- Chapitre II. Dont le dernier mot apprend au lecteur ce que, sans doute, il avait déjà deviné.
- Chapitre III. Quelques variations sur le vieux thème si connu des comètes du monde solaire et autres.
- Chapitre IV. Dans lequel on verra Palmyrin Rosette tellement enchanté de son sort que cela donne beaucoup à réfléchir.
- Chapitre V. Dans lequel l’élève Servadac est assez malmené par le professeur Palmyrin Rosette.
- Chapitre VI. Dans lequel on verra que Palmyrin Rosette est fondé à trouver insuffisant le matériel de la colonie.
- Chapitre VII. Où l’on verra qu’Isac trouve une magnifique occasion de prêter son argent à plus de dix-huit cents pour cent.
- Chapitre VIII. Dans lequel le professeur et ses élèves jonglent avec les sextillions, les quintillions et autres multiples des milliards.
- Chapitre IX. Dans lequel il sera uniquement question de Jupiter, surnommé le grand troubleur de comètes.
- Chapitre X. Dans lequel il sera nettement établi qu’il vaut mieux trafiquer sur la terre que sur Gallia.
- Chapitre XI. Dans lequel le monde savant de Gallia se lance, en idée, au milieu des infinis de l’espace.
- Chapitre XII. Comment on célébra le er janvier sur Gallia, et de quelle façon se termina ce jour de fête.
- Chapitre XIII. Dans lequel le capitaine Servadac et ses compagnons font la seule chose qu’il y eut à faire.
- Chapitre XIV. Qui prouve que les humains ne sont pas faits pour graviter à deux cent vingt millions de lieues du soleil.
- Chapitre XV. Où se fait le récit des premières et dernières relations qui s’établirent entre Palmyrin Rosette et Isac Hakhabut.
- Chapitre XVI. Dans lequel le capitaine Servadac et Ben-Zouf partent et reviennent comme ils étaient partis.
- Chapitre XVII. Qui traite de la grande question du retour à la terre et de la proposition hardie qui fut faite par le lieutenant Procope.
- Chapitre XVIII. Dans lequel on verra que les galliens se préparent à contempler d’un peu haut l’ensemble de leur astéroïde.
- Chapitre XIX. Dans lequel on chiffre, minute par minute, les sensations et impressions des passagers de la nacelle.
- Chapitre XX. Qui, contrairement à toutes les règles du roman, ne se termine pas par le mariage du héros.
[modifier] Note
- ↑ Cette note figurait dans la première édition d’Hector Servadac (Hetzel Edit.).