tome 1
C. Reinwald, 1877.
Le matérialisme se rencontre parmi les plus anciens essais d’une conception philosophique du monde. Conflit entre la philosophie et la religion — 1 et 2. — Preuve de ce conflit dans l’ancienne Grèce — 2. — Origine de la philosophie — 4. — Influence des mathématiques et de l’étude de la nature — 5. — Relations avec l’Orient. Commerce — 5. — Prédominance de la déduction — 6 et 7. — Réalisation complète du matérialisme par l’atomistique — 8. — Démocrite ; sa vie, sa personnalité — 9-11. — Éternité de la matière — 12 et 13. — Nécessité — 14. — Les atomes et le vide — 16 et 17. — Cosmogonie — 18 et 19. — Propriétés des choses et des atomes — 20 et 21. — L’âme — 21-24. — Morale — 24. — Empédocle et l’origine de la finalité — 25-29.
Sensualisme et matérialisme — 30 et 31. — Les sophistes, en particulier Protagoras — 31-37. — Aristippe — 37 et 38. — Rapport entre le matérialisme théorique et le matérialisme pratique — 39-41. — Dissolution de la civilisation hellénique sous l’influence du matérialisme et du sensualisme — 41-44.
Rétrogradations indubitables et progrès douteux de l’école athénienne opposée au matérialisme 45-47. — Le passage de l’individualité à la généralité ; il est préparé par les sophistes — 48-50. — Sur les causes du développement des systèmes opposés et la simultanéité de grands progrès à coté d’éléments réactionnaires 50 et 51. — État des esprits à Athènes — 51. — Socrate réformateur religieux —53-55. — Ensemble et tendance de sa philosophie — 55-63. — Platon ; tendance et développement de ses idées — 63-65. — Sa conception de la généralité — 66-69. — Les idées et le mythe au service de la spéculation — 69-72. — Aristote n’est pas empirique, mais systématique — 73-75. — Sa téléologie — 75-77. — Sa théorie de la substance ; le mot et la chose — 77-80. — La méthode — 80 et 81. — Essai critique sur la philosophie aristotélique — 81-84.
Vicissitudes du matérialisme grec — 85 et 86. — Caractère du matérialisme après Aristote. Prédominance du but moral — 87 et 88. — Le « matérialisme des stoïciens » — 88-90. — Épicure ; sa vie et sa personnalité — 90-93. — Comment il vénérait les dieux — 93. — Affranchissement de la superstition et de la crainte de la mort — 94. — Sa théorie du plaisir — 95. — Physique — 95-99. — Logique et théorie de la connaissance — 99-103. — Épicure écrivain — 103. — Les sciences positives commencent à l’emporter sur la philosophie. Alexandrie — 105-112. — Part qui revient au matérialisme dans les conquêtes scientifiques des Grecs — 112-117.
Rome et le matérialisme — 118-121. — Lucrèce ; son caractère et ses tendances — 121-124. — Sommaire du premier livre : la religion est la source de tout mal — 124. — Rien ne vient de rien et rien ne peut être anéanti — 125-127. — Le vide et les atomes — 127 et 128. — Éloge d’Empédocle ; le monde est infini — 128 et 129. — Idée de la pesanteur — 129 et 130. — La finalité considérée comme cas spécial et permanent dans toutes les combinaisons possibles — 131 et 132. — Sommaire du deuxième livre : Les atomes et leurs mouvements — 132-136. Origine de la sensation — 136. — Les mondes qui naissent et disparaissent sont en nombre infini — 137. — Sommaire du troisième livre : L’âme — 137-139. — Inanité de la crainte de la mort — 139-141. — Sommaire du quatrième livre : L’anthropologie spéciale — 141. — Sommaire du cinquième livre : Cosmogonie — 142. — La méthode des possibilités dans l’explication de la nature — 143. — Développement du genre humain ; origine du langage, des arts, des États — 144-147. — La religion — 147 et 148. — Sommaire du sixième livre : Phénomènes météoriques ; maladies ; les régions averniennes — 148 et 149. — Explication de l’attraction magnétique — 149 et 150.
Disparition de l’ancienne civilisation — 153. — Influence de l’esclavage ; de la fusion des religions ; de la demi-culture — 154 et 155. — Incrédulité et superstition — 155-158. — Le matérialisme de la vie — 156 et 157. — Les vices et les religions pullulent — 157 et 158. — Le christianisme — 158-161. — Caractères communs aux religions monothéistes — 161-163. — Doctrine mosaïque de la création — 163. Conception purement spirituelle de Dieu — 163. — Opposition énergique du christianisme contre le matérialisme — 164. — Esprit plus farorable du mahométisme ; l’averroïsme ; services rendue par les Arabes aux sciences physiques et naturelles ; libre-pensée et tolérance — 165-170. — Influence du monothéisme sur la conception esthétique de la nature — 171.
Aristote, en confondant le mot et la chose, donne naissance à la philosophie scolastique — 173-176. — La conception platonicienne des idées de genre et d’espèce — 176 et 177. — Les éléments de la métaphysique aristotélique — 177-180. — Critique de l’idée aristotélique de la possibilité — 180-184. — Critique de l’idée de substance — 184-186. — La matière — 186 et 187. — Transformation de cette idée dans les temps modernes — 187. — Influence des idées aristotéliques sur la théorie de l’âme — 187-190. — La question des universaux ; nominalistes et réalistes — 191-194. — Influence de l’averroïsme — 194. — Influence de la logique byzantine — 194-197. — Le nominalisme précurseur de l’empirisme — 197 et 198.
La scolastique forme le trait d’union des civilisations européennes — 199-200. — Le mouvement de la Renaissance des sciences se termine par la réforme de la philosophie — 200 et 201. — La théorie de la vérité double — 202 et 203. — L’averroïsme à Padoue — 203 et 204. — Pierre Pomponace — 204-208. - Nicolas d’Autrecour — 209. — Laurent Valla — 210. — Melanchthon et divers psychologues de l’époque de la Réforme — 210-212. — Copernic — 213-214. — Giordano Bruno — 214-217. Bacon de Verulam 217 et suiv. — Descartes — 218. — Influence de la psychologie des bêtes — 225. — Système de Descartes et ses opinions véritables — 226-228.
Gassendi rénovateur de l’épicurisme — 229. — Préférence donnée à ce système comme le mieux adapté aux nécessités de l’époque, particulièrement au point de vue de l’étude de la nature — 230. — Conciliation avec la théologie — 230-232. Jeunesse de Gassendi ; ses Exercitationes paradoxicœ — 232 et 234. — Son caractère — 234. Polémique contre Descartes — 235 et suiv. — Sa doctrine — 237-242. — Sa mort. — Son rôle dans la réforme de la physique et de la philosophie naturelle — 242.
Développement intellectuel de Hobbes — 243 et suiv. — Ses travaux et ses aventures pendant son séjour en France — 245-247. — Sa définition de la philosophie — 247 et 248. Sa méthode ; il se rattache à Descartes, non à Bacon ; il reconnaît les grandes découvertes modernes — 249 et suiv. — Sa lutte contre la théologie — 251 et 252. Système politique de Hobbes — 252-254. — Sa définition de la religion — 255. Les miracles — 255 et 256. Ses notions fondamentales de physique — 256-258. — Son relativisme — 258. — Sa théorie de la sensation — 258 et 259. — L’univers et le dieu corporel — 260.
Connexion entre le matérialisme du XVIIe siècle et celui du XVIIIe siècle — 261 et suiv. — Circonstances qui favorisèrent le développement du matérialisme en Angleterre — 263-268. — Union du matérialisme fondé sur les sciences de la nature avec la foi religieuse ; Boyle et Newton — 268. — Boyle, sa personnalité et son caractère — 270. Sa prédilection pour l’expérimentation — 271. — ll est partisan de la conception mécanique du monde — 272-274. — Newton, son caractère et sa vie — 274 et suiv. — Réflexion sur la manière dont Newton fit sa découverte : il admettait l’hypothèse générale d’une cause physique de la pesanteur — 276 et 277. — La pensée que cet agent hypothétique détermine aussi le mouvement des corps célestes était proche et préparée — 277. — En transportant l’action du tout aux molécules particulières, on ne faisait que tirer une conséquence de l’atomistique — 278. — L’hypothèse d’une matière impondérable produisant la gravitation par son choc était préparée par l’interprétation relativiste de l’atomisme chez Hobbes — 278 et 279. — Newton se déclare de la manière la plus formelle contre l’interprétation de sa doctrine qui prédomine aujourd’hui ; — mais il sépare le côté physique d’avec le côté mathématique de la question — 280. — Du triomphe des études purement mathématiques est née une physique nouvelle — 281 et suiv. — Influence du caractère politique de l’époque sur les conséquences des systèmes — 283. — John Locke ; sa vie, développement de ses idées — 284 et suiv. — Son ouvrage sur l’Entendement humain — 285-289. — Autres écrits — 289. — John Toland ; son idée d’un culte philosophique — 289 et suiv. — Sa dissertation : le Mouvement comme propriété essentielle de la matière — 292-294.
L’Angleterre est le pays classique du matérialisme et du mélange des idées religieuses et matérialistes — 295. — Matérialistes anglais du XVIIIe siècle : Hartley — 296 et suiv. — Priestley — 298 et 299. — Le scepticisme en France ; La Mothe le Vayer — 301. — Pierre Bayle — 301 et 302. — Commencement de relations intellectuelles entre l’Angleterre et la France — 302 et 303. — Voltaire — 304 et suiv. — Ses efforts pour faire prévaloir le système de Newton — 306 et 307. — Son attitude vis-à-vis du matérialisme — 307-310. — Shaftesbury — 310 et suiv. — Diderot — 314. — Ses relations avec le matérialisme — 315-318. — Il s’attache à Robinet qui modifie le matérialisme — 319-321. — État intellectuel de l’Allemagne — 322 et suiv. — Influence de Descartes et de Spinoza — 323 et suiv. — Influence des Anglais — 325. — La Correspondance sur l’essence de l’âme — 325-334. — Diverses traces de matérialisme — 334 et 335.
L’ordre chronologique — 336-339. — Biographie — 340-342. — L’Histoire naturelle de l’âme — 343-347. — L’hypothèse d’Arnobe et la statue de Condillac — 348 et 349. — L’Homme-machine — 349-362. — Caractère de de la Mettrie — 362 et suiv. — Sa théorie morale — 364-374. — Sa mort — 374 et suiv.
Les organes du mouvement littéraire en France, leurs relations avec le matérialisme — 377. — Cabanis et la physiologie matérialiste — 378. — Le Système de la nature ; son caractère général — 379. — L’auteur est le baron d’Holbach — 380 et 381. — Autres écrits de d’Holbach — 381. — Sa morale — 381 et 382. — Sommaire de l’ouvrage : La partie anthropologique et les principes généraux de l’étude de la nature — 382-388. — La nécessité dans le monde moral ; rapports avec la Révolution française — 388. — « L’ordre et le désordre ne sont pas dans la nature » ; polémique de Voltaire contre cette thèse — 389-393. — Conséquences tirées du matérialisme en vertu de l’association des idées — 393 et 394. — Conséquences pour la théorie esthétique — 394. — L’idée du beau chez Diderot — 394-396. — Loi des idées morales et esthétiques — 396 et 397. — Lutte de d’Holbach contre l’âme immatérielle — 397 et 398. — Assertion relative à Berkeley — 398 et 399. — Essai pour fonder la morale sur la physiologie — 399. — Passages politiques — 400 et suiv. — Deuxième partie de l’ouvrage ; lutte contre l’idée de Dieu — 403-407. — Religion et morale — 407 et 408. — Possibilité générale de l’athéisme — 408-410. — Conclusion de l’ouvrage — 410 et 411.
La philosophie de Leibnitz essaie de vaincre le matérialisme — 412-417. — Influence populaire et véritable sens des doctrines philosophiques ; la théorie de l’immortalité de l’âme — 417 et 418. — L’optimisme et ses rapports avec la mécanique — 418 et 419. — La théorie des idées innées — 419 et 420. — La philosophie de Wolff et la théorie de l’unité de l’âme — 420 et 421. — La psychologie des bêtes — 421 et suiv. — Écrits contre le matérialisme — 422-427. — L’insuffisance de la philosophie universitaire contre le matérialisme — 427 et 428. — Le matérialisme refoulé par la tendance idéale du XVIIIe siècle — 428 et 429. — Réforme des écoles depuis le commencement du siècle — 429-431. — La recherche de l’idéal — 432 et 433. — lnsuffisance du spinozisme — 433 et 434. — Gœthe, son spinozisme et son opinion sur le Système de la nature — 434 et 435. — Élimination de toute philosophie — 435 et 436.
tome 2
C. Reinwald, 1879.
Retour de la philosophie allemande à Kant. Importance durable du criticisme. Le point de vue de la métaphysique est changé — 1-4. — Mouvement et sensation. Le monde en tant que phénomène — 5. — L’expérience en tant que produit de l’organisation. Kant dans ses rapports avec Platon et Épicure — 6 et 7. — Kant opposé au subjectivisme et au scepticisme. Il subit l’influence de Hume ; système de ce dernier — 7-11. — Kant et l’expérience — 11-13. — Analyse de l’expérience. Les jugements synthétiques a priori — 13-34. — La découverte des éléments a priori — 34-38. — Les sens et l’entendement — 38 et 39. — L’espace et le temps comme formes des perceptions sensibles. La sensation ne peut-elle pas se comparer à la sensation ? La psychophysique — 39-41. — L’apriorité de l’espace et du temps soutenable néanmoins — 41-45. — Rapports du matérialisme avec la théorie de l’espace et du temps — 45 et 46. — Les catégories — 46. — Hume attaque l’idée de causalité — 46-49. — La déduction des catégories — 50. — Défauts de la méthode déductive. Le sens commun. Le fondement des idées a priori — 50-53. — Définitions différentes de l’idée de causalité — 53 et 54. — Attitude des empiriques et des matérialistes en face de l’idée de causalité. — 55-57. — La chose en soi — 57-60. — La déduction des catégories et l’origine des idées — 61-67. — Le libre arbitre et la loi morale — 67-72. — Le monde intelligible en tant qu’idéal — 73-75.
Les pays qui ont donné naissance à la philosophie moderne se tournent vers la vie réelle, tandis que la métaphysique reste à l’Allemagne. Marche du développement intellectuel en Allemagne — 76-81. — Causes de la rénovation du matérialisme ; influence des sciences de la nature ; Cabanis et la méthode somatique en physiologie — 82-84. — Influence de l’habitude des polémiques philosophiques et de la liberté de pensée — 85. — Tendance vers la philosophie de la nature — 86. — Évolution vers le réalisme depuis 1830 — 87. — Feuerbach — 88-98. — Max Stirner — 98. — Décadence de la poésie ; développement de l’industrie et des sciences de la nature — 98-101. — La théologie critique et la jeune Allemagne ; mouvement croissant des esprits jusqu’à l’année 1848 — 102-104. — La réaction et les intérêts matériels ; nouvel élan des sciences de la nature — 104-106. — Commencement de la polémique matérialiste — 106 et 107. — Büchner et la philosophie — 107-112. — Büchner ; détails personnels ; il est influencé par Moleschott ; obscurités et défauts de son matérialisme — 113-117. — Moleschott ; il est influencé par Hegel et Feuerbach ; la théorie delà connaissance, de Moleschott, n’est pas matérialiste — 118-124. — Possibilité du matérialisme après Kant. L’impératif catégorique : Contente-toi du monde donné — 124-127. — Czolbe — 127-137.
Matériatistes et spécialistes ; dilettantisme et école dans les sciences physiques et dans la philosophie — 139-145. — Manière de penser conforme aux sciences physiques et à la philosophie — 145-149. — Les limites de la connaissance de la nature. Du Bois-Reymond — 150-155. — Malentendus des matérialistes et des théologiens — 156-163. — Rectification des conséquences des hypothèses de Du Bois-Reymond — 163-165. — Les limites de la connaissance de la nature sont les limites de la connaissance en général — 166. — La conception mécanique de l’univers ne peut pas nous dévoiler l’essence intime des choses — 167. — Le matérialisme change la théorie en réalité et la donnée immédiate, en apparence — 168 et 169. — La sensation est un fait plus fondamental que la mobilité de la matière — 169-171. — Même l’hypothèse d’une matière sensible ne lève pas toutes les difficultés. Le tiers inconnu — 172 et 173. — Reproches injustes faits au matérialisme — 173-176. — Le matérialisme est vaincu par la science philosophique et historique — 177-181. — Valeur des théories — 181 et 182. — Le matérialisme et l’idéalisme dans l’étude de la nature — 183-190.
Histoire de l’idée d’atome — 191 et suiv. — Boyle — 192. — Influence de la
loi de gravitation de Newton et du relativisme de l’idée d’atome établi par Hobbes — 193 et 194. — Dalton — 194-197. — Richter — 197 et 198. — Gay-Lussac — 199. — Théorie moléculaire d’Avogadro. Berzelius. Dulong et Petit — 199 et 200. — Mitscherlich et l’isomorphisme. La théorie des types — 200. — Doute relatif aux théories ; distinction plus rigoureuse entre les faits et les hypothèses — 201-203. — Mathématiciens et physiciens. Hypothèse d’atomes dépourvus d’étendue — 203-205. — Fechner — 205-208. — Objections contre les atomes dépourvus d’étendue. Idée de W. Weber sur une masse sans étendue — 209-212. — Influence des nouvelles théories chimiques et de la théorie mécanique delà chaleur sur l’idée d’atome — 212-216. — Essai fait par les matérialistes pour subordonner la force à la matière ; critique de cet essai — 216-222. — Les molécules sont de mieux en mieux connues, les atomes deviennent de moins en moins certains — 223-229. — La loi de la conservation de la force — 229-232. — Influence de cette loi sur l’idée de matière. Définitions relativistes de chose, force et matière — 232-235. — Opinions de Fechner et de Zœllner. Le problème de force et matière est un problème de la théorie de la connaissance — 235-238.
La nouvelle cosmogonie se rattache à Newton. La théorie de la condensation — 239-241. — La théorie de la stabilité en géologie — 242. — Les grandes périodes de temps — 242 et 243. — Conclusions sur la nécessité de la disparition du système solaire et de la vie dans l’univers — 243-248. — L’origine des organismes — 249 et suiv. — L’hypothèse de la génération spontanée — 251-257. — La théorie de transport d’après Thomson et Helmholtz ; elle est contredite par Zœllner — 258-261. — Opinions de Fechner — 261 et 262.
L’intérêt pour la polémique darwinienne s’est beaucoup accru ; les questions ont été spécialisées, mais les traits principaux sont restés les mêmes — 263 et 264. — La superstition de l’espèce — 265. — Nécessité de d’expérimentation — 265-269. — La téléologie — 269-274. — L’individu — 274-279. — Le réseau des divisions du règne animal devient inutile pour les animaux inférieurs — 279 et 280. — Stabilité des formes organiques comme conséquence nécessaire de la lutte pour l’existence. L’équilibre des formes — 280-285. — L’imitation (mimicry) — 285-289. — Corrélation de la croissance. Espèces morphologiques. La loi de déveioppement — 289-297. — Différences entre des formes primitives paraissant semblables les unes aux autres — 297-300. — Descendance monophylétique et polyphylétique — 300-302. — Téléologie fausse et vraie — 303-308. — La téléologie de Ed. de Hartmann comme modèle de fausse téléologie, fondée sur une grossière méprise relative au calcul des probabilités — 308-315. — La valeur de la Philosophie de l’inconscient n’est pas déterminée par là — 315 et 316.
Intérêt croissant pour les questions anthropologiques en face des questions cosmiques. Progrès des sciences anthropologiques — 317 et 318. — L’application de la théorie de la descendance à l’homme va de soi — 319 et 320. — Arrêts de Cuvier — 321 et 322. — Découverte de débris humains dans le diluvium ; leur âge — 322-327. — Vestiges d’une civilisation antique — 327-334. — Influence du sentiment du beau — 334. — La position verticale. Naissance du langage — 335 et 336. — La marche du développement de la culture, d’abord lente, puis de plus en plus accélérée — 336 et 337. — La question de l’unité l’espèce — 338 et 339. — Rapports de l’homme avec le singe — 340-342.
Les difficultés du sujet n’ont apparu plus distinctement qu’avec le progrès des sciences. Conséquences nuisibles de la psychologie universitaire — 343-345. — La phrénologie — 345-359. — Les mouvements réflexes comme éléments fondamentaux de l’activité psychique. Les expériences de Pflüger — 359 et 360. — Malentendus divers et interprétations défectueuses d’expériences physiologiques — 360-366. — Le cerveau ne produit aucune abstraction psychologique — 366. — Théories défectueuses de Carus et de Huschke — 367-369. — Les idées psychologiques des Universités doivent avant tout être éliminées — 370 et 371. — Persistance du préjugé de la localisation des facultés intellectuelles — 371 et 372. — Recherches de Meynert relatives au cerveau — 372-375. — Importance psychologique des voies motrices — 375-378. — Homogénéité des phénomènes d’excitation dans tous les nerfs — 379. — Expériences de Hitzig, Nothnagel et Ferrier. Leur signification — 379-388. — Assertions de Wundt sur les phénomènes élémentaires physiologiques par rapport aux fonctions psychiques — 388 et 389. — Démonstration de la loi de la conservation de la force par les fonctions du cerveau — 389-394. — La valeur intellectuelle du contenu de la sensation — 395.
Erreurs dans les essais de psychologie mathématique et conforme à la science de la nature. Herbart et son école — 396-401. — Nécessité d’une critique de la psychologie — 402. — Hypothèses sur l’ « essence de l’âme ». Une psychologie sans âme — 402 et 403. — Critique de l’observation de soi-même et de l’observation au moyen du « sens interne » — 403-408. — La méthode de la science de la nature et la spéculation — 408-411. — La psychologie desanimaux — 411-413. — La psychologie des peuples ; récits de voyages ethnographiques — 414-416. — Influence de Darwin — 417. — La méthode somatique. Sur l’emploi de l’expérimentation — 418 et 419. — La psychologie empirique en Angleterre. — Mill, Spencer, Bain — 419-427. — La statistique morale — 427-435.
La physiologie des organes des sens montre que nous ne percevons pas les objets extérieurs, mais que nous en faisons sortir le phénomène — 436-440. — La translation des objets vers le dehors et la vue droite, d’après J. Müller et Ueberweg — 440-444. — Élaboration ultérieure et critique de la théorie d’Ueberweg — 445-450. — Helmholtz sur l’essence des perceptions des sens — 451. — Les organes des sens comme appareils d’abstraction — 452 et 453. — Analogie avec l’abstraction dans la pensée — 453. — L’explication psychologique des phénomènes n’exclut pas l’existence d’une cause mécanique — 453 et 454. — Le monde des sens, produit de notre organisation — 454. — Les raisonnements inconscients — 455-457. — L’hypothèse d’un mécanisme pour toutes les fonctions psychiques ne détermine pas le matérialisme, parce que le mécanisme lui-même n’est qu’une représentation — 458 et 459. — Essai fait par Ueberweg pour démontrer la réalité transcendante de l’espace — 460-462. — Résultats — 462 et 463. — Rokitansky explique que précisément la théorie atomistique sert d’appui à une conception idéaliste de l’univers — 463 et 464.
Naissance de l’hypothèse d’une société purement égoïste — 465 et 466. — Droit et limites de l’abstraction. L’abstraction confondue avec la réalité — 467 et 468. — La formation du capital et la loi de l’accroissement des besoins — 469-472. — La prétendue utilité de l’egoïsme — 473-475. — Origine de l’égoïsme et de la sympathie — 476. — Buckle à tort de nier le progrès moral — 477-479. — L’egoïsme comme principe de morale et l’harmonie des intérêts — 479-485. — Examen de la théorie de l’harmonie des intérêts — 485-491. — Causes de l’inégalité et naissance du prolétariat — 492-501.
Les idées du christianisme en tant que remède apporté aux maux sociaux. Leur inefficacité apparente d’après Mill — 502 et 503. — Effet médiat et s’opérant peu à peu. — Connexion du christianisme et de la réforme sociale. — 503-506. — Les effets moraux de la foi en partie favorables, en partie défavorables — 507-509. — Importance de la forme en morale et en religion — 509-514. — Prétention de la religion à posséder la vérité — 514-517. — Impossibilité d’une religion rationnelle sans poésie — 517-521. — Le pasteur Lang conteste cette doctrine — 522-525.
Caractère des attaques ordinaires contre la religion — 526-528. — Prédominance du principe de l’entendement — 528 et 529. — Plans d’une nouvelle religion. Nouvelle hiérarchie de Comte — 529-531. — Les connaissances relatives à la science de la nature ne doivent pas être traitées ecclésiastiquement, mais seulement d’une façon purement laïque — 532 et 533. — Ce n’est pas l’instruction morale qui fait la religion, c’est l’émotion tragique communiquée à l’âme — 533 et 534. — Notre culte de l’Humanité n’a pas besoin des formes religieuses — 534 et 535. — Ce que le matérialisme ferait de plus logique serait de rejeter entièrement la religion — 535. — Examen de la connexion entre le matérialisme moral et le matérialisme théorique — 535-540. — Développement du matérialisme chez Ueberweg — 540 et 541. — Son point de vue antérieur — 541. — Nature matérialiste de sa psychologie — 542-544. — Sa téléologie — 544. — Sa conscience de la faiblesse de cette téléologie — 545 et 546. — L’existence de Dieu — 546. — Il passe au matérialisme ; preuves que l’on en trouve dans ses lettres à Czolbe et à l’auteur — 547-550. — Doutes sur l’athéisme que Czolbe prête Ueberweg — 550 et 551. — Conséquences morales de sa conception de l’univers. Ses rapports avec le christianisme — 551-558. — David-Frédéric Strauss. Sa dernière et définitive conception de l’univers est essentiellement matérialiste — 558-560. — Son matérialisme est correct et logique — 560-562. — Strauss est superficiel quand il discute les questions sociales et politiques. Ses tendances conservatrices — 563 et 564. — Il rejette les caractères spécifiques de la morale chrétienne. Optimisme. Blâme du culte des communautés libres — 564 et 565. — Insouciance relative au peuple et à ses besoins — 566. — Les classes riches penchent vers le matérialisme. Les socialistes. Notre civilisation est menacée d’être renversée — 567-569.
Le matérialisme comme philosophie de la réalité. Essence de la réalité — 570-572. — Les fonctions de la synthèse dans la spéculation et dans la religion. Origine de l’optimisme et du pessimisme — 572 et 573. — Valeur et importance de la réalité — 574-576. Ses limites ; le pas qui mène à l’idéal — 576 et 577. — La réalité a besoin d’être complétée par un monde idéal. Poésies philosophiques de Schiller. L’avenir et l’essence intime de la religion — 577-584. — La philosophie de la religion, particulièrement Fichte. Groupement des hommes d’après la forme de leur vie interne — 585-588. — Destinées de la religion aux époques critiques. Possibilité de nouvelles formes de religion. Conditions auxquelles la religion peut exister — 589-593. — Conditions de la paix entre des points de vue diamétralement opposés — 593-596. — La polémique relative au matérialisme est un grave symptôme de notre époque. La question sociale et les luttes imminentes. Possibilité d’une transformation pacifique — 596-598.