« Sur le monde mystérieux des Esprits, — sur cet abîme innommé, — un voile lissé d’or est jeté — par la haute volonté des dieux. — Ce voile brillant, c’est le jour, — le jour qui ranime les fils de la terre, — qui guérit les âmes malades, — lui, l’ami des hommes et des dieux.
« Mais le jour agonise, la nuit renaît ; — elle arrive, et, sur ce monde funeste, — le tissu du voile bienfaisant — se relève, il est rejeté bien loin. — Et l’abîmé nous apparaît — avec ses angoisses et ses ténèbres ; — il n’y a plus de barrière entre lui et nous ; — voilà pourquoi la nuit est terrifiante. »