L’Académie et le Caveau
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H. Fournier, 1839 (1, pp. 9-11).
L’ACADÉMIE ET LE CAVEAU
chanson de réception
AU CAVEAU MODERNE
1813
Air : Tout le long de la rivière
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- Au Caveau je n’osais frapper ;
- Des méchants m’avaient su tromper.
- C’est presque un cercle académique,
- Me disait maint esprit caustique.
- Mais, que vois-je ! de bons amis
- Que rassemble un couvert bien mis.
- Au Caveau je n’osais frapper ;
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- Asseyez-vous, me dit la compagnie.
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- Non, non, ce n’est point comme à l’Académie.
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- Ce n’est point comme à l’Académie.
- Ce n’est point comme à l’Académie.
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- Je me voyais, pendant un mois,
- Courant pour disputer les voix
- À des gens, qu’appuîrait le zèle
- D’un grand seigneur ou d’une belle :
- Mais, faisant moitié du chemin,
- Vous m’accueillez le verre en main.
- Je me voyais, pendant un mois,
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- D’ici l’intrigue est à jamais bannie :
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- Non, non, ce n’est point comme à l’Académie.
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- Ce n’est point comme à l’Académie.
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- Toussant, crachant, faudra-t-il donc,
- Dans un discours superbe et long,
- Dire : Quel honneur vous me faites !
- Messieurs, vous êtes trop honnêtes ;
- Ou quelque chose d’aussi fort ?
- Mais que je m’effrayais à tort !
- Toussant, crachant, faudra-t-il donc,
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- On peut ici montrer moins de génie.
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- Non, non, ce n’est point comme à l’Académie.
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- Ce n’est point comme à l’Académie.
- Ce n’est point comme à l’Académie.
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- Je croyais voir le président
- Faire bâiller en répondant
- Que l’on vient de perdre un grand homme ;
- Que moi je le vaux, Dieu sait comme.
- Mais ce président sans façon [1]
- Ne pérore ici qu’en chanson :
- Je croyais voir le président
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- Toujours trop tôt sa harangue est finie.
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- Non, non, ce n’est point comme à l’Académie.
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- Ce n’est point comme à l’Académie.
- Ce n’est point comme à l’Académie.
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- Admis enfin, aurai-je alors,
- Pour tout esprit, l’esprit de corps ?
- Il rend le bon sens, quoi qu’on dise,
- Solidaire de la sottise ;
- Mais dans votre société,
- L’esprit de corps c’est la gaîté.
- Admis enfin, aurai-je alors,
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- Cet esprit-là règne sans tyrannie.
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- Non, non, ce n’est point comme à l’Académie.
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- Ce n’est point comme à l’Académie.
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- Ainsi, j’en juge à votre accueil,
- Ma chaise n’est point un fauteuil.
- Que je vais chérir cet asile,
- Où tant de fois le Vaudeville
- A renouvelé ses grelots.
- Et sur la porte écrit ces mots :
- Ainsi, j’en juge à votre accueil,
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- Joie, amitié, malice et bonhomie !
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- Non, non, ce n’est point comme à l’Académie.
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- Ce n’est point comme à l’Académie.
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- ↑ Désaugiers.