L’Adieu (Marie d’Agoult)
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Œuvres de Daniel Stern : Esquisses morales
Texte établi par L. de Ronchaud, Calmann Lévy, éditeur (Bibliothèque contemporaine), 1880 (p. 372).
II
L’ADIEU
Non, tu n’entendras pas, de sa lèvre trop fière,
Dans l’adieu déchirant un reproche, un regret.
Nul trouble, nul remords pour ton âme légère
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- En cet adieu muet.
- En cet adieu muet.
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Tu croiras qu’elle aussi, d’un vain bruit enivrée,
Et des larmes d’hier oublieuse demain,
Elle a d’un ris moqueur rompu la foi jurée
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- Et passé son chemin.
- Et passé son chemin.
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Et tu ne sauras pas qu’implacable et fidèle,
Pour un sombre voyage elle part sans retour ;
Et qu’en fuyant l’amant dans la nuit éternelle
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- Elle emporte l’amour.
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