La Case de l’oncle Tom

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AVANT-PROPOS DE L’ÉDITEUR[modifier]



Madame Weston Chapman, qui embrassa des premières aux États-Unis la cause de l’abolition, et qui l’a si activement servie de sa fortune, de son cœur et de son talent d’écrivain, avait engagé madame L. Sw. Belloc, au nom de madame Beecher Stowe, à traduire la Case de l’oncle Tom, lorsque nous eûmes la même pensée. Cette double circonstance décida madame L. Sw. Belloc à entreprendre cette traduction de concert avec mademoiselle Adélaïde de Montgolfier, qui, depuis vingt ans, a partagé ses travaux sur la littérature anglaise.

En apprenant cette détermination, madame Beecher Stowe a adressé à ces deux dames une lettre de laquelle nous transcrivons le passage suivant :

« Je suis très-flattée, mesdames, que mon humble ami, Oncle Tom, ait des interprètes tels que vous pour le présenter aux lecteurs français. J’ai lu une traduction de mon livre en votre langue, et quoique assez peu familiarisée avec le français, j’ai pu voir qu’elle laissait beaucoup à désirer ; mais j’ai remarqué aussi dans la gracieuse et sociable flexibilité de la langue française une aptitude toute particulière à exprimer les sentiments variés de l’ouvrage, et je suis de plus convaincue qu’un esprit féminin prendra plus aisément l’empreinte du mien. »

Ces quelques lignes expliquent cette nouvelle traduction de la Case de l’oncle Tom. Les gens de goût ont depuis longtemps apprécié le mérite des différentes traductions de mesdames L. Sw. Belloc et A. de Montgolfier. Nous espérons que la scrupuleuse fidélité de celle-ci, et le bonheur avec lequel les nuances les plus délicates de l’original y ont été rendues, seront appréciés des lecteurs.

Nous avons ajouté à cette traduction un portrait de madame Beecher Stowe, gravé par M. Fr. Girard, d’après un original très-ressemblant.

Sommaire[modifier]

TABLE DES MATIÈRES



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