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- Sombre douleur, dégoût du monde,
- Fruit amer de l’adversité,
- Sombre douleur, dégoût du monde,
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Où l’âme anéantie, en sa chute profonde,
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- Rêve à peine à l’éternité !
- Soulève ton poids qui m’opprime,
- Rêve à peine à l’éternité !
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Dieu l’ordonne… un moment laisse-moi respirer !
Ah ! si le désespoir à ses yeux est un crime,
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- Laisse-moi donc la force d’espérer !
- Laisse-moi donc la force d’espérer !
Si dès mes jeunes ans j’ai repoussé la vie ;
Si la mélancolie enveloppa nies jours ;
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- Si l’Amitié, la Gloire, les Amours,
- Si l’Amitié, la Gloire, les Amours,
Ont attristé mon âme à leur culte asservie ;
Si déjà mon printemps n’est qu’un froid souvenir ;
Si la Mort sur l’objet que ma douleur célèbre
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- A baissé son rideau funèbre,
- A baissé son rideau funèbre,
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Laisse-moi vivre au moins dans un autre avenir !
Et si pendant cinq ans cet objet adorable
De mes jours languissans ranima le flambeau ;
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- Si sa beauté, si sa grâce ineffable
- Si sa beauté, si sa grâce ineffable
Est aujourd’hui la proie et l’orgueil du tombeau ;
Laisse-moi respirer, désespoir d’une mère !
Dieu l’ordonne, Dieu parle à mon cœur éperdu.
« Suis mon arrêt, dit-il, reste encor sur la terre ! »
S’il ne venait de Dieu, serait-il entendu ?…
Mais vers l’éternité quand mon âme brûlante
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- S’envolera, baignée encor de pleurs,
- S’envolera, baignée encor de pleurs,
Délivrée à jamais d’une chaîne accablante,
Je reverrai mon fils !… quel prix de mes douleurs !
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- Éternité consolante et terrible !
- Pour le méchant, c’est l’enfer ! c’est son cœur !
- Éternité consolante et terrible !
Mais pour l’être innocent, malheureux et sensible,
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- C’est le repos ! c’est le bonheur !....
- C’est le repos ! c’est le bonheur !....
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Ô Dieu ! quand de mon fils sonna l’heure suprême,
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- Un doute affreux ne m’a pas fait frémir !
- Un doute affreux ne m’a pas fait frémir !
Non, cet être charmant, au sein de la mort même,
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- N’a fait que s’endormir.
- N’a fait que s’endormir.
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Ô tendresse ! ô douleur ! ô sublime mélange !
Ses yeux remplis d’amour sèmeraient sur mes yeux ;
Je m’attache à son corps.... Ce n’était plus qu’un ange
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- Qui s’envolait aux cieux !
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