La Grande Encyclopédie, inventaire raisonné des sciences, des lettres, et des arts - Tome 3, ARISTON
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[modifier] ARISTON,
roi de Sparte, de la famille des Proclides, fils d’Agesiclès, a régné vers 550 av. J.-C. Deux fois marié sans avoir d’enfant, il usa de ruse pour détourner de ses devoirs la femme d’un ami. Elle mit au monde un fils, qu’Ariston ne crut pas devoir considérer comme le sien ; mais ce fils n’en devint pas moins roi sous le nom de Démarate. J.-A. H.
[modifier] ARISTON DE CHIO,
surnommé tantôt le Chauve, tantôt la Sirène à cause du charme de sa parole, philosophe stoïcien, qui, après avoir été disciple de Zénon, continua avec Chrysippe la série des maîtres dans l’école vers 260 av. J.-C. Il parait toutefois s’être écarté de la pure doctrine de Zénon sur divers points. Il négligeait la dialectique et la physique pour s’attacher de préférence à la morale ; en ce qui concerne la question de l’existence de la divinité, il évitait de se prononcer d’une manière formelle ; enfin, il refusait d’admettre comme états heureux de l’âme, les degrés intermédiaires entre le vice et la vertu,
GRANDE ENCYCLOPÉDIE. - III. 2e éd.
929 mettant le souverain bien dans la vertu seule. Cicéron le cite souvent dans le traité des Devoirs et dans le De finibus. Sa personne et sa doctrine ont été parfois confondues avec celles d’un homonyme de Céos, qui appartenait à l’école péripatéticienne. J.-A. H.
BIBL. : SAAL, De Aristone Chio et de Herillo Carthaginiensi stoicis commentatio ; Cologne, 1852. Déjà G.BUCHNE, Leipzig, 1725, J.-B. CARPSOW, ibid., 1742, et J.-F. HILLEB, Viteb. 1761, avaient traité d’Ariston. - KRISCHE, Forschungen, I, 404-415, traite de sa doctrine sur la divinité.