La Métaphysique - Livre Ζ
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[ 1 ]LA
MÉTAPHYSIQUE D’ARISTOTE.
LIVRE SEPTIÈME.
( z)
sommaire du livre septième
I. De l’être premier. — II. Difficultés relatives à la substance. — III. De la substance. — IV. V. VI. De la forme substantielle. — VII. De la production. — VIII. La forme et l’essence de l’objet ne se produisent pas. — IX. Pourquoi certaines choses proviennent de l’art ou du hasard. — X. La définition des parties doit-elle ou non entrer dans celle du tout ? Les parties sont-elles antérieures au tout, ou le tout aux parties ? — XI. Des parties de l’espèce — XII. Conditions de la définition. — XIII. Rien d’universel n’est substance. — XIV. Réfutation de ceux qui admettent les idées comme des substances, et qui leur attribuent une existence indépendante. — XV. Il ne peut y avoir ni définition, ni démonstration de la substance des êtres sensibles particuliers. — XVI. Il n’y a pas de substance composée de substances. — XVII. Quelques observations sur la substance et la forme substantielle.
L’être s’entend de plusieurs manières, comme nous l’avons exposé plus haut, dans le livre des différentes acceptions. [2] Être signifie ou bien l'essence, la [ 2 ]forme déterminée [3], ou bien la qualité, la quantité, ou chacun des autres attributs de cette sorte. Mais parmi ces acceptions si nombreuses de l'être, il est une acception première; et l'être premier c`est sans contredit la forme distinctive, c'est-à-dire l'essence. En elfes, lorsque nous attribuons à un être telle ou telle qualité, nous disons qu’il est bon ou mauvais, etc., et non point qu`ll a trois coudées ou que c’est un homme ; lorsque nous voulons au contraire exprimer sa nature, nous ne disons pas qu'il est blanc ou chaud, ni qu'il a trois coudées, mais nous disons que c'est un homme ou un dieu. Les autres choses ne sont appelées êtres, que parce qu’elles ont ou des quantités de l'être premier, on des qualités, ou des modifications de cet être, [4]ou quelque autre attribut de ce genre. On ne saurait donc décider si marcher, se bien porter, s'asseoir, sont, ou non, des êtres ; et de même pour tous les autres états analogues. Car aucun de ces modes n’a, par lui-même, une existence propre, aucun ne peut être séparé de la substance. Si ce sont là des êtres, à plus forte raison ce qui marche est un être, ainsi que ce qui est assis, et ce qui se porte bien. Mais ces choses ne semblent si fort marquées du caractère de l’être que parce qu’il y a sous chacune d'elles un être, un sujet déterminé. Et ce sujet, c'est [ 3 ]la substance, c‘est l'être particulier qui apparaît sous les divers attributs. Bon, assis, ne signifient rien sans cette substance. Il est donc évident que l'existence de chacun de ces modes dépend de l`existence même de la substance. D'après cela, la substance sera l'être premier ; non point tel ou tel mode de l'être, mais l'être pris dans son sens absolu.
Premier s'entend dans différents sens[5] : toutefois la substance est absolument première sous le rapport de la notion, et de la connaissance, et du temps, et de la nature. Aucun des attributs de l'être ne peut être séparé; seule, la substance a ce privilège, et c'est en cela que consiste sa priorité sous le rapport. de la notion. Dans la notion de chacun des attributs il faut nécessairement qu’il y ait la notion de la substance elle-même ; et nous croyons connaître bien mieux chaque chose lorsque nous savons quelle est sa nature, par exemple ce que c'est que l'homme ou le feu, que lorsque nous savons quelle est sa qualité, sa quantité, le lieu qu‘elle occupe. Pour chacun de ces modes eux-mêmes nous n'en avons une connaissance parfaite que lorsque nous savons en quoi il consiste, ce que c’est que la quantité ou la qualité. Ainsi l'objet éternel de toutes les recherches, et passées et présentes, cette question éternellement posée : Qu'est-ce que I'être ? se réduit à celle-ci : Qu’est-ce que la substance ?
Les uns disent qu'il n'y a qu’un être, les autres, plusieurs ; ceux-ci qu`il n`y en a qu’un certain nombre, ceux-la, une infinité. Nos recherches, à nous [ 4 ]aussi, doivent donc avoir surtout pour but, pour but premier, unique en quelque sorte, d'examiner ce que c`est que l'être, envisagé sous ce point de vue.
Il.
L'existence de la substance semble [6] manifeste surtout dans les corps ; aussi appelons-nous substances les animaux, les plantes, et les parties des plantes et des animaux, ainsi que les corps physiques, tels que le feu, l`eau, la terre, et chacun des êtres de ce genre, et leurs parties, et ce qui provient d'une de leurs parties, ou de leur ensemble comme le ciel ; enfin les parties du ciel, les astres, la lune, le soleil. Sont-ce là les seules substances ? y en a-t-il d'autres encore ; ou bien aucune de celles-ci n'est··elle substance, et ce titre appartient-il à d'autres êtres ? c'est ce qu’il faut examiner.
Quelques-uns pensent que les limites du corps, comme la surface, la ligne, le point, et avec elle la monade, sont des substances, bien plus substances [ 5 ]même que le corps et le solide. De plus, les uns pensent qu'il n'y a rien qui soit substance, en dehors des êtres sensibles [7] ; les autres admettent plusieurs substances, et les substances, ce sont avant tout, selon eux, les êtres éternels : ainsi Platon dit que les idées et les êtres mathématiques sont d`abord deux substances, et qu'il y en a une troisième, la substance des corps sensibles. Speusippe [8] en admet un bien plus grand nombre encore : la première, c'est, selon lui, l'unité ; puis il y a un principe particulier pour chaque substance ; un pour les nombres, un autre pour les grandeurs, un autre pour l'âme ; c'est ainsi qu'il multiplie le nombre des substances. Il est enfin quelques philosophes qui regardent comme une même nature et les idées et les nombres ; et tout le reste suivant eux en dérive : les lignes, les plans, jusqu'à la substance du ciel, jusqu’aux corps sensibles.
Qui a raison ; qui a tort ? Quelles sont les véritables substances ? Y a·t-il, oui ou non, d‘autres substances que les substances sensibles, et s’il y en a d'autres, quel est leur mode d’existence ? Y a-t-il une substance séparée des substances sensibles ; pourquoi et comment ? ou bien n'y a~t-il rien autre chose que les substances sensibles ? Telles sont les questions qu'il nous faut examiner, après avoir exposé d’abord ce que c'est que la substance. [ 6 ]
III.
Substance a, sinon un grand nombre de sens, du moins quatre sens principaux [9]: la substance d'un être, c'est, à ce qu'il semble, ou l'essence, ou l'universel, ou le genre, ou enfin le sujet. Le sujet, c’est ce dont tout le reste est attribut, ce qui n’est attribut de rien. Examinons donc d'abord le sujet ; car la substance, ce doit être avant tout le sujet premier. Le sujet premier est, dans un sens, la matière, dans un autre sens, la forme, et en troisième lieu, l'ensemble de la forme et de la matière. [10] Par matière j‘entends l’airain, par exemple ; la forme, c'est la figure idéale ; l'ensemble, c'est la statue réalisée. D'après cela, si la forme est antérieure à la matière, si elle a, plus qu'elle, le caractère de l'être, elle sera antérieure aussi, [ 7 ]par la même raison, à l'ensemble de la forme et de la matière.
Nous avons donné une définition figurée de la substance, [11] en disant que c’est ce qui n’est point l'attribut d’un sujet, ce dont tout le reste est attribut. Mais il nous faut mieux que cette définition ; elle est insuffisante et obscure, et de plus, d'après cette définition, la matière devrait être considérée comme substance ; car si elle n’est pas une substance, nous ne voyons pas quelle autre chose aura ce titre : si l’on supprime les attributs, il ne reste rien, que la matière. Toutes les autres choses sont, ou bien des modifications, des actions, des puissances des corps, ou bien, comme la longueur, la largeur, la profondeur, des quantités, mais non des substances. Car la quantité n`est pas une substance : ce qui est substance, c'est plutôt le sujet premier dans lequel existe la quantité. Supprimez la longueur, la largeur, la profondeur, il ne reste rien absolument, sinon ce qui était déterminé par ces propriétés. Sous ce point de vue, la matière est nécessairement la seule substance ; et j'appelle matière ce qui n’a, de soi, ni forme, ni quantité, ni aucun des caractères qui déterminent l'être : car il y a quelque chose dont chacun de ces caractères est un attribut, quelque chose qui diffère dans son existence, de l‘être selon toutes les catégories. Tout le reste se rapporte à la substance ; la substance se rapporte à la matière. La matière première est donc ce qui, en soi, n’a ni forme, ni quantité, ni aucun autre attribut. Elle ne sera pas [ 8 ]toutefois la négation de ces attributs, car les négations ne sont des êtres que par accident.
À considérer la question sous ce point de vue, la substance sera la matière ; mais d’un autre côté cela est impossible. Car la substance paraît avoir pour caractère essentiel d'être séparable, et d'être quelque chose de déterminé. D‘après cela, la forme, et l'ensemble de la forme et de la matière, paraissent être plutôt substance que la matière. Mais la substance réalisée [12] (je veux dire celle qui résulte de l'union de la matière et de la forme), il n'en faut pas parler. Évidemment elle est postérieure et à la forme et à la matière, et d'ailleurs ses caractères sont manifestes : la matière elle-même tombe, jusqu’à un certain point sous le sens. Reste donc à étudier la troisième, la forme. Sur celle-là il y a lieu à de longues discussions. On reconnaît généralement qu’il y a des substances des objets sensibles ; c'est de ces substances que nous allons parler d'abord.
IV.
Nous avons déterminé en commençant [13] les diverses acceptions du mot substance, et l'une de ces acceptions est la forme essentielle [14] : occupons-nous [ 9 ]donc d'abord de l’essence, car il est bon de passer du plus connu à ce qui l'est moins. C'est ainsi que tout le monde procède dans l’étude [15] : on va de ce qui n’est point un secret de la nature, mais une connaissance personnelle, aux secrets de la nature. Et de même que dans la pratique de la vie on part du bien particulier pour arriver au bien général, lequel est le bien de chacun, de même l'homme part de ses connaissances propres pour se rendre maitre des secrets de la nature. Ces connaissances personnelles et premières sont souvent bien faibles ; elles ne renferment que peu ou point de vérité : cependant c'est en partant de ces connaissances vagues, individuelles, qu`il faut s’efforcer d'arriver aux connaissances absolues ; c’est au moyen des premières, comme nous venons de le dire, qu'on peut acquérir les autres.[ 10 ]
Procédons d'abord par voie de définition, et disons que l'essence de chaque être, c'est cet être en soi. Être toi, ce n'est pas être musicien ; ce n'est pas en toi que tu es musicien : ton essence est donc ce que tu es en toi. Il y a cependant des restrictions : ce n’est point l’être en soi comme une surface est blanche, car être surface ce n’est pas être blanc. L'essence n'est pas non plus la réunion des deux choses : surface blanche. Pourquoi ? Parce que le mot surface se trouve dans la définition. Pour qu'il y ait définition de l'essence d'une chose, il faut donc que dans la proposition qui exprime son caractère, ne se trouve pas le nom de cette chose. De sorte que si être surface blanche, c'était être surface polie, être blanc et être poli seraient une seule et même chose.
Le sujet peut aussi se trouver uni aux autres modes de l'être, car chaque chose a un sujet; ainsi la qualité, le temps, le lieu, le mouvement : il faut donc examiner s’il y a une définition de la forme substantielle de chacun de ces composés, et s’ils ont une forme substantielle. Y a-t-il, pour homme blanc, la forme substantielle d'homme blanc ? Exprimons homme blanc par le mot vêtement : qu'est-ce alors qu'être vêtement ? Ce n'est point, assurément , un être en soi.
Une définition peut n’être point définition d'un être en soi , ou parce qu'elle dit plus que cet être , ou parce qu’elle dira moins. Ainsi, on peut définir une chose en la joignant à une autre; par exemple, si, voulant définir le blanc, on donnait la définition de l'homme blanc. On peut, en définissant, omettre quelque chose ; par exemple, si, admettant que [ 11 ]signifie homme blanc, on définit le vêtement par le blanc. Homme blanc est blanc, il est vrai ; cependant la définition de la forme substantielle d’homme blanc, n’est point blanc, mais bien vêtement. Mais y a-t-il, oui ou non, une forme substantielle ? Oui, la forme substantielle, c'est ce qu’est proprement un être. Mais quand une chose est l'attribut d'une autre, elle n'est point une essence. Ainsi l'homme blanc n'est point une essence ; les substances seules ont une essence.
D'après ce qui précède, il y a forme substantielle pour toutes les choses dont la notion est une définition.
Une définition, ce n'est pas simplement l’expression adéquate à la notion d’un objet, car alors tout nom serait une définition ; tout nom est adéquat à la notion de la chose qu`il exprime. Le mot Iliade serait une définition. La définition est une expression désignant un objet premier ; et par objet premier j'en- tends tout objet qui, dans sa notion, n’est point rapporté à un autre. Il n’y aura donc point de forme substantielle pour d’autres êtres que les espèces dans le genre [16]; seules elles auront ce privilège, parce que l’expression qui les désigne n’indique point un rapport à un autre être, ne marque pas qu'elles soient des modifications ni des accidents. Pour tous les autres êtres,[ 12 ]l'expression qui les désigne, s'ils ont un nom, doit signifier que tel être se trouve dans un autre être ; ou bien encore elle est une périphrase au lieu de l'expression simple : mais ces êtres n'ont ni définition, ni forme substantielle.
Toutefois la définition ne s'entendrait-elle pas aussi comme l'être, de différentes manières ? car l’être signifie ou bien la substance et la forme essentielle, ou bien encore chacun des attributs généraux, la quantité, la qualité, et tous les autres modes de ce genre.
En effet, de même qu`il y a de l'être dans toutes ces choses, mais non pas au même titre, l'une étant un être premier, et les autres ne venant qu`a sa suite, de même aussi la définition convient proprement à la substance, et néanmoins s‘applique, sous un point de vue, aux diverses catégories. Nous pouvons, par exemple, demander ; Qu'est-ce que la qualité ? la qualité est donc un être, mais non absolument : il en est de la qualité comme du non-être dont quelques philosophes disent, pour pouvoir en parler, qu'il est, non pas qu‘il est proprement, mais qu'il est le non-être. [17]
Les recherches sur la définition de chaque être ne doivent pas dépasser les recherches sur la nature même de l'être. Ainsi donc, puisque nous savons de quoi il s'agit , nous savons aussi qu'il y a forme essentielle, d'abord et absolument pour les substances ; ensuite qu'il y a forme essentielle tout aussi bien qu`être dans les autres choses ; non point forme essentielle dans le sens absolu, mais forme de la qualité, forme
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À gauche de l'écran sous la boîte à outils, vous pouvez activer ou désactiver les « Liens vers les pages » : ils vous permettent de comparer fac-similés et textes en mode page. - ↑ Liv. V, 7, t. I, p 166 sqq.
- ↑ Τί ἐστι καὶ τόδε τι. « Le τόδε τι exprime l'objet immédiat de l'intuition, et par suite l'essence, l'être individuel par opposition à la qualité qui peut être l'objet d'une conception générale. » F. Ravaisson, Essai sur la Mét., t. I p. 381, en note.
- ↑ Τοῦ οὑτως ὄντος vulg. ὄντως ὄντος, expression plus platonicienne qu'aristotélique.
- ↑ Liv. V, 11; t. I, p. 174 sqq.
- ↑ Διοκεῖ. Ce n'est pas un doute personnel que le philosophe a voulu exprimer, en se servant de ce mot. Alexandre d'Aphrodisée le remarque avec raison. Schol., p. 740 ; Sepulv., p. 182. Mais tant qu’Aristote n'a pas établi d'une manière scientifique les caractères de la substance sensible, il lui est permis de ne pas affirmer positivement qu’elle est une substance.
- ↑ L’école d'Ionie et l'École atomistique.
- ↑ Neveu et héritier de Platon. Xénocrate, selon Asclépius, partageait I’opinion de Speusippe. Schol. in Arist., p. 740.
- ↑ Voyez liv. V, 8, t. I, p. 169. Voyez aussi les Catégories ch..5 ; Bekk., p. 2, 3, 4.
- ↑ lci, nous sommes assez loin de la théorie des quatre principes telle qu'elle est formulée dans le premier livre. Mais la confusion n'est qu'apparente. On a vu dans le cinquième livre déjà comment telle et telle condition de plus et de moins faisait changer complètement la signification des termes philosophiques. Il faut s'attacher, dans Aristote, à la suite des idées, et ne pas regarder trop à l'expression. Tel mot, qu'il a pris d'abord dans un sens vulgaire, se montre, à mesure que nous avançons dans la science, sous d'autres aspects, et finit même, comme le mot ὑποκείμενον, par s'identifier, sous un point de vue, avec d'autres expressions qui semblent avoir un sens tout différent.
- ↑ Νῦν μέν ὀὺν τύπῳ ἐῖρηται.
- ↑ Τὴν ἐξ ἀμφοῖν οὐσίαν
- ↑ Dans le précédent chapître.
- ↑ Τὸ τί ἧν εἷναι
- ↑ « Le point de départ de toute recherche, ce sont les choses que nous connaissons déjà. Il y a deux ordres de connaissances, les connaissances personnelles et les connaissances absolues : la raison nous dit qu'il faut partir de ce qui est connu personnellement. Celui donc qui prétend tirer quelque fruit de l'étude de l'honnête et du juste, ou, pour dire un seul mot, des devoirs, celui-là doit avant tout être un homme bien élevé et de bonnes mœurs... Un tel homme possède déjà les principes de la, ou peut aisément les concevoir et les posséder. » Arist. Ethic. Nicom, I, 2, Bekker, p, 1096. — Dans le premier chapitre du premier livre de la Physique, Aristote avait déjà nettement établi le principe de l'étude. Nous ne transcrivons pas le passage, parce qu'il n'est pas, comme dans la Morale à Nicomaque, une application du principe mais une thèse générale, comme dans la Métaphysique, et, suivant l'habitude d'Aristote, développée de la même manière qu'ici, et à peu près dans les mêmes termes. Voyez Bekker p. 184.
- ↑ Il ne s‘ensuit pas pour cela que toutes les espèces indistinctement aient une forme substantielle. « Neque vero quarumlibet specierum quidditas habetur, sed specierum abstractarum a substantiis, id quidditas est individuorum (τῶν ατόμων) ex quibus species secernuntur (ἐξ ὦν τὰ αἴδη κίχωρισται). » Alexandre d'Aphrodisée, Schol. in Arist. p 744 ; Sepulv. p. 186.
- ↑ Liv, V, 7, t. I, p. 167. — Liv. XII, I.

