Le Chant de ceux qui s’en vont sur mer

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Hetzel-Quantin, 1853, 1880 (impression) (pp. 255-256).
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       Air breton

  Adieu, patrie !
L’onde est en furie.
  Adieu, patrie !
   Azur !

Adieu, maison, treille au fruit mûr,
Adieu, les fleurs d’or du vieux mur !

  Adieu, patrie !
Ciel, forêt, prairie !
  Adieu, patrie,
    Azur !

  

Adieu, patrie !
L’onde est en furie.
  Adieu, patrie,
   Azur !

Adieu, fiancée au front pur,
Le ciel est noir, le vent est dur.

  Adieu, patrie !
Lise, Anna, Marie !
  Adieu, patrie,
    Azur !

  Adieu, patrie !
L’onde est cri furie.
  Adieu, patrie,
   Azur !

Notre œil, que voile un deuil futur,
Va du flot sombre au sort obscur !

  Adieu, patrie !
Pour toi mon cœur prie.
  Adieu, patrie,
    Azur !

Jersey. 31 juillet 1853.

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