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Olivier de la Marche, gentilhomme des ducs de
Bourgogne, poète et chroniqueur du XVe siècle, a dé-
crit, dans un petit poème intitulé le Parement des
Dames, les diverses parties de l'habillement des femmes
de son temps. La robe de dessus était à corsage ou-
vert, remplacé à l'endroit du lacet par une pièce de
velours ou par une gorgerette.
Voici le commencement du chapitre consacré au
corset dans cet ouvrage:
CHAP. VI. – LE CORSET OU LA COTTE DE CHASTETÉ.
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Ung cousturier nous côuiêt p parer
Por ung corset dôner a ma prîcesse
Et son beau corps revestir et parer
De noble abit pour la bien decorer
Car elle vault por tout mettre en prouesse
Ce beau corset ie le vueil pour noblesse
Dung blãc damas de blãcheur nette et pure
Cest ung habit de royalle vesture.
Le corset simple est bon et prouffitable
A vestir dames et les monstrer valoir
Car le corset est habit si notable
Qu'il est plaisant à tous et aggreable
Quoy qua danger on ne la puisse veoir
Et quant læil peult sa dame perceuoir
En ce corset sans plus estre a ornee
Il en vault mieulx la pluspart de lannee.
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