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éclisses, et cela dès leur enfance, que la chair de leur poi-
trine devenait aussi dure et aussi insensible que la corne
ou le cal qui se forme aux mains des ouvriers : aussi ne
s'accoutumaient-elles à ce vêtement de torture qu'au prix
de longues souffrances ; mais la mode le voulait, elles
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souffraient patiemment.
Aux éclisses de bois ont
succédé les éclisses et corps
de baleines et d'acier.
Voici d'ailleurs en
quels termes Montaigne
s'explique :
Le corset était une es-
pèce de gaine qui emboi-
tait la poitrine depuis le
dessous des seins jusqu'au
défaut des côtes et qui finis-
sait en pointe sur le ven-
tre...
Pour faire un corps bien
espagnolé (fin comme celui
d'une espagnole), quelle
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FIG. 19. – Collection Leoty.
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gehenne ne souffrent-elles, guindées et cenglées, à tout de
grosses coches sur les costes, jusques à la chair vive ? Ouy,
quelquesfois à en mourir. (Essais, 1580, liv. I, chap. XL.)
Ces corps déformaient tellement les femmes que
le célèbre chirurgien Ambroise Paré, qui avait sur la
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