Le Corset à travers les âges:94

La bibliothèque libre.
Aller à : Navigation, rechercher
:93 Le Corset à travers les âges :95


94 LE CORSET A TRAVERS LES AGES.      


personne, ne s'étendant ni trop haut ni trop bas, et par-
dessus tout modérément serré, remédiera aux défectuosités
d'attitude dont elle est coutumière. Pour les femmes d'une
certaine corpulence, il sera un soutien bienveillant et un
précieux agent de contention. Pour l'une aussi bien que
pour l'autre, en raison de l'agencement général des pièces
variées qui, chez les peuples d'Occident, composent le
costume féminin, il mérite d'être conservé, en principe,
et, sous bénéfice des sévères réserves que l'hygiène indi-
viduelle impose, d'être regardé comme une partie indis-
pensable du vêtement. Sous les climats froids et même
tempérés, les femmes, en effet, sont astreintes à porter sous
la robe un nombre variable de jupons dont le poids, en
raison de la nature de l'étoffe, est parfois assez lourd. Loin
d'être réparti sur une large surface du corps, leur poids
reposé, à la taille, sur un espace circulaire d'une étroitesse
extrême. Les cordons qui servent à les fixer au-dessus des
hanches ne tardent pas, pour peu que l'on tienne à ce que
cette fixation soit correcte, à déterminer un étranglement
fatigant jusqu'à être bientôt intolérable. A tout prendre, il
vaut mieux que la base de soutènement de ces vêtements
intimes indispensables à la femme dans les régions sep-
tentrionales soit répartie sur une zone circulaire d'une
certaine largeur. Cette zone, le port rationnel d'un corset
la fournit. Ni contrition, ni compression, de la contention
seulement, tels sont les principes fondamentaux qui en
doivent régir le dispositif et l'emploi.


  Cette étude est signée du Dr Collineau, le rédac-
teur scientifique de la Grande Encyclopédie.