Le Passage (Lozeau)

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          IL n’est pas l’automne encore,
          Il n’est déjà plus l’été ;
Quelque chose dans l’air subtilement colore
          Le ciel d’une autre clarté.

          Il est des soleils magiques,
          Infiniment blonds ou. roux ;
Mais, comme las de luire, ils se penchent, obliques,
          Et leurs rayons sont plus doux


          Et des fleurs de toutes sortes
          Vivent, splendides encor ;
Mais voici fuir, dans le sentier, des feuilles mortes
          En petites robes d’or.

          Par le jeu des fines teintes
          Qui réjouissent les yeux,
On voit que les ardeurs des sèves sont éteintes
          Dans les rameaux un peu vieux.

          Ce n’est pas encor l’automne,
Déjà, ce n’est plus l’été,
          Mais la transition exquise et monotone
          Vers une grande beauté !

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