Le Printemps et l’Automne
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H. Fournier, 1839 (1, pp. 25-26).
LE PRINTEMPS ET L’AUTOMNE
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- Deux saisons règlent toutes choses,
- Pour qui sait vivre en s’amusant :
- Au printemps nous devons les roses,
- À l’automne un jus bienfaisant.
- Les jours croissent ; le cœur s’éveille :
- On fait le vin quand ils sont courts.
- Au printemps, adieu la bouteille !
- En automne, adieu les amours !
- Deux saisons règlent toutes choses,
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- Mieux il vaudrait unir sans doute
- Ces deux penchants faits pour charmer ;
- Mais pour ma santé je redoute
- De trop boire et de trop aimer.
- Or, la sagesse me conseille
- De partager ainsi mes jours :
- Au printemps, adieu la bouteille !
- En automne, adieu les amours !
- Mieux il vaudrait unir sans doute
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- Au mois de mai j’ai vu Rosette,
- Et mon cœur a subi ses lois.
- Que de caprices la coquette
- M’a fait essuyer en six mois !
- Pour lui rendre enfin la pareille,
- J’appelle octobre à mon secours.
- Au printemps, adieu la bouteille !
- En automne, adieu les amours !
- Au mois de mai j’ai vu Rosette,
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- Je prends, quitte, et reprends Adèle,
- Sans façon comme sans regrets.
- Au revoir, un jour me dit-elle.
- Elle revint long-temps après ;
- J’étais à chanter sous la treille :
- Ah ! Dis-je, l’année a son cours.
- Au printemps, adieu la bouteille !
- En automne, adieu les amours !
- Je prends, quitte, et reprends Adèle,
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- Mais il est une enchanteresse
- Qui change à son gré mes plaisirs.
- Du vin elle excite l’ivresse,
- Et maîtrise jusqu’aux désirs.
- Pour elle ce n’est pas merveille
- De troubler l’ordre de mes jours,
- Au printemps avec la bouteille,
- En automne avec les amours.
- Mais il est une enchanteresse
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