À un certain moment de la vie, si occupé qu'on soit de l'avenir, la pente à regarder en arrière est irrésistible. Notre adolescence, cette morte charmante, nous apparaît, et veut qu'on pense à elle. C'est d'ailleurs une sérieuse et mélancolique leçon que la mise en présence de deux âges dans le même homme, de l'âge qui commence et de l'âge qui s'achève ; l'un espère dans la vie, l'autre dans la mort.
Il n'est pas inutile de confronter le point de départ avec le point d'arrivée, le frais tumulte du matin avec l'apaisement du soir, et l'illusion avec la conclusion.
Le cœur de l'homme a un recto sur lequel est écrit Jeunesse, et un verso sur lequel est écrit Sagesse. C'est ce recto et ce verso qu'on trouvera dans ce livre.
La réalité est dans ce livre, modifiée par tout ce qui dans l'homme va au-delà du réel. Ce livre est écrit beaucoup avec le rêve, un peu avec le souvenir.
Rêver est permis aux vaincus ; se souvenir est permis aux solitaires.
Hauteville-House, octobre 1865.
[modifier] Livre premier : Jeunesse
I - Floréal
- I : Ordre du jour de Floréal
- II : « Orphée, au bois du Caystre »
- III : YYXH
- IV : Le Poëte bat aux champs
- V : Interruption à une lecture de Platon
- VI : « Quand les guignes furent mangées »
- VII : Genio libri
II – Les Complications de l'idéal
- I : Paulo « minora » canamus
- II : Réalité
- III : En sortant du collège
- IV : Paupertas
- V : O Hyménée !
- VI : Hilaritas
- VII : Meudon
- VIII : Bas à l'oreille du lecteur
- IX : Senior et junior
III – Pour Jeanne seule
- I : « Je ne me mets pas en peine »
- II : « Jeanne chante ; elle se penche »
- III : Duel en juin
- IV : « La nature est pleine d’amour »
- V : « Ami, j’ai quitté vos fêtes »
- VI : A Jeanne
- VII : Les Etoiles filantes
IV – Pour d'autres
- I : « Mon vers, s’il faut te le redire »
- II : Jour de fête aux environs de Paris
- III: « La bataille commença »
- IV : Lisbeth
- V : Chelles
- VI : Dizain de femmes
- VII : Choses écrites à Créteil
- VIII : Le lendemain
- IX : « Fuis l’éden des anges déchus »
- X : « L'enfant avril est le frère »
- XI : Post-scriptum des rêves
V – Silhouettes du temps jadis
- I : Le Chêne du parc détruit
- II : Ecrit en 1827
VI – L'Eternel petit roman
- I : Le Doigt de la femme
- II : Fuite en Sologne
- III : Gare !
- IV : A Doña Rosita Rosa
- V : A Rosita
- VI : C'est parce qu'elle se taisait
- VII : A la belle impérieuse
- VIII : Sommation irrespectueuse
- IX : Fêtes de village en plein air
- X : Confiance
- XI : Le Nid
- XII : A propos de doña Rosa
- XIII : Les Bonnes Intentions de Rosa
- XIV : Rosa fâchée
- XV : Dans les ruines d'une abbaye
- XVI : Les Trop Heureux
- XVII : A un visiteur parisien
- XVIII : Dénonciation de l'esprit des bois
- XIX : Réponse à l'esprit des bois
- XX : Lettre
- XXI : L’Oubli
[modifier] Livre deuxième : Sagesse
I – Ama, crede
- I : De la femme au ciel
- II : L'Eglise
- III : Saison des semailles. Le soir
II – Oiseaux et Enfants
- I : « Oh ! les charmants oiseaux joyeux »
- II : Une alcôve au soleil levant
- III : Comédie dans les feuilles
- IV : « Oh ! les charmants oiseaux joyeux »
III – Liberté, Egalité, Fraternité
- I : « Depuis six mille ans la guerre »
- II : Le Vrai dans le vin
- III : Célébration du 14 juillet dans la forêt
- IV : Souvenirs des vieilles guerres
- V : L'Ascension humaine
- VI : Le Grand Siècle
- VII : Egalité
- VIII : La Méridienne du lion
IV – Nivôse
- I : « Va-t’en, me dit la bise »
- II : Pendant une maladie
- III : À un ami
- IV : Clôture