Livre de chevalerie

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Livre de chevalerie
XIVe siècle


Pour ce qu’il m’est venu en mémoire de parler de plusieurs estas de gens d’armes qui ont esté pièça et encores sont, vueil-je un petit retraire et faire aucune mention briefment; et bien en peut-on parler, car toutes tels choses sont assés honorables, combien que les unes le soient assés, et les autres plus et adès en plus jusques au meilleur. Et tousjours la meilleure voie seurmonte les autres, et cils qui plus y a le ceur, va tousjours avant pour venir et attaindre au plus haut honneur, et pour ce convient-il que nous viègnons à parler de ceste manière au commencement.

Premièrement du mains au plus, et bien me semble que nuls ne s’en doit, ne peut tenir à mal paiés; car nuls ne pourra dire qu’il y ait fors que bien et vérité, ou autrement seroit mal du retraire. Et pour ce vueil-je parler de plusieurs estats de gens d’armes en la meilleure maniere que je pourray, car c’est drois que chascuns en recorde le bien là où il n’y a point de mal, à tous hommes d’armes qui soit. Là où il n’y a reproche, il n’y peut avoir nul mal fors que bien, et pour ce prie-je Dieu qu’il me doint manière et matière de en parler tousjours en bien.

Si dirons premier d’une manière de gens d’armes qui bien sont à loer selon le fait d’armes, dont leur volenté est d’entremettre. Ce sont li aucun qui ont bon corps sain et appert, et qui se tienent nettement et joliement, ainsi comme il affiert bien à joeune gent dous et courtois et de bonne manière entre la gent, et de nulles males oevres ne se veulent entremettre. Mais pour le fait d’armes de joustes sont-il appert comme il veulent, et pou scèvent feste ou emprise de jouster, que à leur povoir n’y soient; et se bien leur en chiet que le plus souvent les forjoustent ou sont en débat d’avoir le pris. Et pour ce que Dieu leur a donné tele grâce de eulx si bien gouverner en celui fait d’armes, le prennent-il si à gré que ils en délaissent et entre-oublient les autres mestiers d’armes; mais toutevoies est li mestier bon et bien avenant à faire et bel à regarder. Et pour ce dis-je qu’il est bien de le faire pour celi qui le fait, quant Dieu lui en donne tele grâce du bien faire; car tuit fait d’armes sont bien à loer à tous ceulx qui bien y font ce qu’il y appartient de faire. Car je ne tieng qu’il soit nul petit fait d’armes, fors que tous bons et grans, combien que li un des fais d’armes vaille miex que li autre. Et pour ce di-je que : qui plus fait, miex vault.

Dont de l’autre nous estuet parler, auquel tout plain de gens d’armes entendent à faire leur corps : ce sont les fais des tournoiemens. Et vraiement il sont bien à loer et priser : car il convient grans mises, grans estofes et grans despens, travail de corps, froisseures et bleceures et péril de mort aucune fois. Et pour cesti fait d’armes en y a aucuns qui, bon corps qu’ils ont fort et appert et délivre, le font si très-bien qu’ils ont en ce mestier grant renommée pour leur bien fait, et dont pour ce qu’il le font souvent, et bien leur en croist leur renommée et leur cognoissance et en leurs marches et entour leurs voisins; et ainsi veulent continuer de poursuivre en celi fait d’armes, pour les grâces que Dieu leur en a faittes. Et de ceste mestier d’armes se tiennent pour contens pour les grans los qu’il en ont et entendent à avoir; et vraiement il sont bien à loer, combien que : qui plus fait, miex vault.

Dont me convient après ces fais d’armes de pais dessus nommés, parler d’autres estas de gens d’armes pour la guerre; car plusieurs en plusieurs manières en attendent à faire leur corps en celi mestier; et pour ce parlerai-je premièrement de ceulx qui suient et hantent les guerres en leurs pays, sans aler en loyntaines marches, et qui moult sont à loer pour leurs grans fais et emprises qu’ils ont fais et font de leurs sens et de leurs corps et de leur main, comme ceulx qui ont guerre en leur chief, pour deffendre leur honneur et leur héritage, comme de ceulx qui veulent faire guerre pour aidier à deffendre l’onneur et héritage de leurs amis charneulx, comme de ceulx qui demeurent et servent leur droit seigneur en ses guerres pour deffendre et garder l’onneur et héritage de leur dit seigneur, soubs qui ils tiennent leur chevance; car la foy et loyauté qu’ils doivent à leur seigneur, ne peut estre mieux monstrée qu’à le servir et aidier loyaument à tel besoing comme de fait des guerres, qui est si pesant comme de mettre corps, honneur et chevance tout en aventure.

Et autres en y a encores qui veulent servir les amis, quant ils ont à faire aucun fait de guerre; et aucuns en y a, qui n’ont de quoy yssir de leurs pays. Et quant Dieu donne grâce à tels gens dessus nommés de bien faire et de bien guerrier et d’emporter grâce en plusieurs bonnes journées que ils pèvent avoir, icelle gent doit l’en prisier et honorer, qui si bien se sont portés et gouvernés en leurs marches. Et bien semble que autre part le seussent-il bien faire. Et si osé-je bien dire que toutes gens d’armes qui bien l’ont fait en ce mestier, et à qui il en est bien pris et souvent, et fust fait en leur pays tant seulement, que en leur pays et entre toutes gens l’on les doit honorer, ainsi comme l’on doit honorer bonnes gens d’armes et ainsi comme il appartient à eulx de si très-noble cevre comme de fait d’armes de guerre qui passe tous autres, excepté Dieu servir.

Si avons parlé de ceulx et des gens d'armes qui en leur pays font les fais d'armes, chacun selon ce qu'il lui semble le miex à faire. Certes nul ne peut parler, ne ne doit fors qu'en bien et en toute honneur, espéciaument de fait d'armes de guerre en quelque pays qu'il soit fait sans reproche. Et toutesfois me semble-t-il que en ce fait d'armes de guerres peut-l'en faire en un jour tous les trois mestiers d'armes, comme de jouster, de tournoïer et de guerroïer ; car en guerre convient-il jouster de fer de glaive et férir d'espée comme à tournoiement, et encontrer d'estoc et d'autres glaives, comme pour la guerre. Et pour ce doit-l'en priser plus et honorer gens d'armes pour la guerre que nulles autres gens d'armes qui soient ; car pour le fait d'armes de joustes, li aucun se tiennent à paiés de ce qu'ils en font sans autres fais d'armes faire. Et aussi pour les tournois, li aucun s'en tiennent pour content sans pou faire autre mestier d'armes. Et ces deux mestiers d'armes sont tous compris ou fait d'armes de guerre. Et pour ce est-ce grant chose et honorable que tous ces mestiers d'armes, dont li aucun se tiennent à paiés d'un chascun pour soy, que les gens d'armes pour la guerre les font tous ensemble tous les jours qu'ils ont à faire sur les champs. Et pour ce devés amer, prisier, loer et honorer tous ceux à qui Dieu donne grâce d'eulx trouver en plusieurs bonnes journées d'armes pour la guerre, quant ils emportent grant grâce et grant renommée de leur bien fait ; car de bonnes journées viennent et croissent les grans honneurs, car par les bonnes journées sont esprouvés les bons corps, liquel en demeurent preus et en leur pays-mesmes sans aler dehors. Si avons parlé d'icelles bonnes gens d'armes qui ainsi bien guerrient en leur pays-mesmes et ont trouvées les bonnes journées.

Si dirons d’une autre manière de gens d’armes qui entendent faire leurs corps en alant hors de leur pays et en plusieurs manières qui toutes sont bonnes et honorables, combien que les unes vaillent miex des autres.

Si dirons de ceulx qui entendent leurs corps à faire par grant emprise d'entreprendre à aler en lointains voiages et pélerinages et en plusieurs pays estranges et lointains, et moult d’estranges choses et diverses pévent veoir, dont autres gens qui point n'aroient hors esté, s'esmerveilleroient pour les merveilles estranges et diverses choses que racontent et dient ceulx qui les ont veues, et envis le pèvent croire, et s'en moquent li aucun et dient que c'est tout bourde. Et il doit sembler à toutes gens de bien que cils qui ont veu teles choses, en pèvent et doivent miex parler et dire la vérité que ceulx qui n'y veulent ou osent aler ; ne nuls ne doit, ne peut dire par raison qu'ils bourdent, s'il n'ont esté là. Et pour ce devons-nous tels gens qui ainsi ont esté en lointains et estranges voiages, volentiers oïr, veoir et honorer ; car vraiement nuls ne peut aler en tels lointains voiages que le corps ne soit en péril maintes fois ; et pour ce devons-nous tels gens d'armes honorer, qui à grant mise et à grant travail et en grant péril se mettent en aler et en veoir les lointains pays et estranges choses, combien que, à la vérité dire, toutes gens qui mettent leur entente à faire lointains voiages outre ceulx qui sont acoustumés et qui tousjours veulent aler pour veoir nouvelles et estranges choses et pou arrestent, ne pèvent mie se trouver, ne estre ès fais d'armes si communément comme sont autres qui si très-lointains voiages ne quièrent mie et qui plus s'arrestent et attendent les fais d'armes de guerre. Et bien puet estre que en faisant les lointains voiages leur en peut avenir aucune bonne aventure, mais non mie si souvent ; car en tout plain de pays peut-l'en aler où l'en n'oseroit porter nuls harnois de guerre, ne aler en estat d'omme d'armes, mais comme pélerin ou en estat de marcheant. Et pour ce est-il semblant à aucuns que l'en n'y voie pas si souvent les fais d'armes comme l'en les pouroit veoir et trouver en autre manière. Toutevoies doit-l'en bien prisier et honorer tels gens qui ainsi mettent leurs corps en péril et travail pour les estranges choses veoir et lointains voiages faire ; et de ce faire leur soufist pour les grans choses estranges qu'ils y ont veues et encores ont volenté de veoir. Et vraiement c'est grant bien ; mais toutesfois di-je : qui plus fait, miex vault.

Dont nous convient parler encore d'un autre estat de gens d'armes qui moult sont à loer. Et ce sont ceulx qui par plusieurs nécessités qui ne sont à ramentevoir, se partent de leur païs ou pour profit qu'il pensent à avoir plus grant qu'il n'auroient ou pouroient avoir en leur pays-mesmes, et par ceste manière se partent de leur pays avant qu'il soit nul compte d'eulx par nul fait d'armes, et plus volontiers demorassent en leur pays, se il peussent bonnement. Mais toutesfois s'en partent et vont en Lombardie ou en Touscane, en Puille ou ès autres pays là où l'en donne souls et gaiges, et là se demeurent et se mettent en estat de chevaux et d'armeures, parmy les sols et les gaiges qu'ils reçoivent. Et par ce pèvent-il veoir, aprendre et savoir moult de biens pour le fait de la guerre ; car ils pèvent estre en tels païs ou marches là où il pèvent veoir et faire en fait d'armes moult de biens. Et plusieurs fois a Nostre-Seigneur donné grâce à plusieurs qui sont alés en la manière que j'ay dessus dite, tant de la renommée des grants biens qu'ils y ont fais de leurs corps et de leur main ès bons fais d'armes où il se sont trouvés, comme de proffiter avecques l'onneur. Et quant Dieu leur a donné tel grâce d'onnour pour leurs bons fais en ce mestier, icelles gens sont à loer et honnorer partout, mais que il ne délaissent mie pour leur proffit trop tost du continuer ; car qui trop tost le délaisse, de Iégier s'abaisse de renommée, et nuls ne se doit délaissier de bien faire, que quant le corps ne peut plus : si doit avoir le cuer et la bonne volenté. Et à moult de gens est-il miex cheu et avenu à la fin que ils n'avoient espérance à leur encommencement selon la manière de leur emprise. Et pour ce di-je : que qui miex fait, miex vault.

Une autre manière de gens y a, qui ne se veulent partir de leur lieu, ne entremettre d'armes pour autrui, se l'on ne leur fait grant profit avant qu'ils se veulent partir, et rien du leur n’i voudroient mettre, combien qu'il aient bien de quoy et pou fait en l'armeure ; mais toutevoies, quant il chiet bien à teles gens de bien faire en iceli mestier d'armes et en plusieurs bonnes journées en la compagnie de ceulx de qui ils prennent les proffis, ycelles gens d’armes font bien à loer pour les biens qu'ils ont fais ès bons fais d'armes là où ils se sont trouvés en desservant les proufis qu'ils en ont eu. Mais di-je encores : qui miex fait, miex vault.

Une autre manière de gens d'armes y a, qui sont en leur encommencement si nice que il ne cognoissent mie la grant honneur qu'il pourroient acquérir pour les fais d'armes. Mais toutevoies leur avient si bien, car ils mettent leur cuer en amer par amours, et si bien leur en chiet que leurs dames-mesmses de leur très-grant honnour et des très-grans biens qui en elles sont, ne les veulent mie laisser séjourner, ne perdre leur temps d'avoir tel honneur, comme d'onneur d'armes ; si les en avisent, et puis leur commandent que eulx aillent travailler et acquérir les biens et grands honnours là où les bons les quièrent. Si les y font aler, oultre ce que par avant n'en avoient nulle volonté. Mais toutevoies leur avient-il de telles et de si bonnes aventures qu'il est grant compte de leur bien fait et de la bonté que ils acquièrent en pluseurs bonnes places et journées là où ils se sont trouvés, et bien les doit-l'en loer et honorer et les très-bonnes dames aussi qui ainsi les ont fais et par qui ils se sont fais. Et bien l'en honorer servir et très-bien amer icelles très-bonnes dames et autres que je tien toutes à dames, qui ainsi font les bons, et par elles sont fais chevaliers et les bonnes gens d'armes. Et pour ce toutes bonnes gens d'armes sont tenus de droit de garder et deffendre l'onnour de toutes dames contre tous ceulx qui voudroient dire, ne mesdire, ne faire le contraire. Mais revenir me convient ès gens d'armes, ès fais et en la manière que j'ay dit devant, et encore di-je : que qui miex fait, miex vault.

Si me convient dire d'un autre estat de gens d'armes qui bien sont à loer pour la grant et bonne volenté qu'ils ont de mettre le leur en poursuivre les fais d'armes, dont avient-il moult de fois en leurs pays et dehors, et y mettent si grandement du leur pour aler plus honorablement que il leur semble que ils en doivent plus tost venir à leur entente du très-haut honnour, à quoy ils ont volenté de venir. Et quant Dieu leur donne grâce de trouver les fais d'armes, il les font si très-bien comme bonnes gens d'armes ont acoustumé du faire. Mais quant il vient un meilleur point et saison d'attendre et de trouver les fais d'armes, dont avient-il moult de fois que il convient qu'il s'en partent pour le grant estat dont ils se chargent et les grans missions qu'il veulent faire, dont il ne pèvent demorer, ne attendre le temps, ne la saison que ils tant désirent. Si s'en vont à grand mésaise de cuer. Et li aucun veulent tant mettre en un an qu'il les en convient séjourner dix. Dont est-ce grant dommage, quant il convient que bon corps séjourne pour outrageuse mise ; car mieux vaut raconter et dire que l'en ait esté aux journées d'armes tous seuls avecques les autres et raconter son bien fait, quant Dieu li en a donné grâce, que dire que l'en mainé si grant estat et que l'en ait trop despendu et que l'en n'ait peu attendre jusques un temps. Mais toutevoies pour la grant et bonne volenté qu'ils ont de bien faire et ont fait là où ils se sont trouvés, les doit-l'en priser et honorer, car c'est raison. Mais pour ce est-il bon à toutes gens qui veulent faire leurs corps, qu'il mainent tel estat qu'il puissent durer à poursuivre les biens par qui les bons sont fais ; et pour ce est-il : que qui plus fait, miex vault.

Or me convient encore parler d'une autre manière de gens d'armes qui bien sont à loer : ce sont li aucun qui moult mettent du leur et travaillent leurs corps pour quérir, atteindre et trouver les fais d'armes et en pluseurs pays ; et bien peut avenir de en trouver assés, et en moult de bonnes places se sont trouvés sans nul reproche. Mais tant y a qu'il est pou de nouvelle de leur bien fait, fors tant qu'il y ont esté , qui est moult bele chose ; car, quant plus voit-l'en du bien et plus en doit-l'en savoir et parler et conseiller ès places là où l'en se treuve et en autres besoignes ; et pour ce sont-il bien à loer et honnorer. Combien qu'il soit petit compte de leur bien fait, n'y ont-il fait nul mal ; car grant chose est en tel besoigne du bien arrester et regarder, mais : qui plus fait, miex vault.

Si m'estuet encore parler d'un autre estat de gens d'armes, qui bien sont à loer, qui ont bon corps et appert, hardis et bien travaillans, dont li aucun de ceulx sont volentiers tousjours des premiers en alant par manière de coureurs comme pour gaigner proye, prisons et autres biens sur les ennemis de ceulx avecques qui ils sont. Et moult bien, moult appertement et sagement le scèvent faire, et pour ce qu'il mettent leur entente sur le gaing, moult de fois leur avient que à l'entrée en une ville gaaingnée par force, ceulx qui si grant désir ont de gaigner, si se boutent çà et là et se départent de leurs compaignons qui n'entendent de rien à cela, fors que à parfaire leur emprise et leur fait. Et moult de fois avient que tels manières de gens qui courent et tirent ainsi aux grans gaings, sont tués en cela faisant, et ne scet-l'en moult de fois comment, une fois par leurs ennemis, l'autre par la rimour qui muet des uns aux autres pour gaigner. Et avient moult de fois par le deffault de ceulx qui courent aux grans gaings, avant que l'en soit au dessus de son fait, que l'on puet reperdre ce que l'en cuide avoir gaigné et les corps avec. Si peut avenir encores de tels gens qui grant volenté ont de gaigner, que, quant ce avient que l'en a à faire sur les champs, pluseurs sont qui regardent à prendre prisons et autre gaing, et quant il les ont pris et autres biens, ils ont plus grant volenté et désir de sauver leurs prisons ou leur gaaing que de secourir et aidier de mettre la journée à bonne fin. Et bien puet avenir que par tele manière peut-l'en perdre la journée. Et l'en doit bien doubter le gaing qui fait perdre honneur, corps et avoir. Et pour ce doit-l'en mettre en ce mestier plus son cuer et s'entente à l'onnour, qui tous temps dure, que à proffit et gaing que l'en peut perdre en une seule heure. Et toutes fois doit-l'en bien loer et prisier tels gens d'armes qui scèvent guerrier et grever et gaaigner sur leurs ennemis, car ils ne le pèvent faire sans grans travaulx et hardement ; mais encore dirai-je que : qui plus fait, miex vault.



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