Midraschim et fabliaux/Boutades

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Imprimerie Vve P. Larousse et Cie, 1880 (p. 62).
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Boutades

D’un avocat défunt, ne laissant pas grand’chose,
On présentait force billets.
Comment ! disait Gradis, un avocat sans cause,
A-t-il pu laisser tant d’effets ?


Je voudrais bien savoir, me demandait Gradis,
Si vraiment le ménage existe au Paradis ?
— Non, lui dis-je, pas davantage
Que le Paradis en ménage.

— Ah ! reprit-il, c’est bien dommage ;
Mais n’êtes-vous pas franchement
Très partisan du mariage ?
— Si… Pour les autres seulement.