Nieznany rękopis Tadeusza Kościuszki

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Nieznany rękopis (do druku podał Eugeniusz Humeniuk, Lwów)


Rękopis należy do zbiorów Oddziału Rękopisów Lwowskiej Państwowej Biblioteki Naukowej (archiwum Dzieduszyckich)

Eugeniusz Humeniuk ogłosił ten dokument "z charakterystycznymi dla Kościuszki cechami i błędami językowymi", prosimy więc nie poprawiać licznych pomyłek we francuszczyźnie. Liczymy natomiast na to, że wikipedyści przetłumaczą go na język polski, bo o ile nam wiadomo, przekład dotychczas nie istnieje.

Tekst francuski napisany jest własnoręcznie przez Kościuszkę, zapiski łacińskie na początku i na końcu tekstu oraz zapisek w języku polskim na końcu sporządzone zostały tą samą, nieznaną ręką.

Kwartalnik Historyczny, R. LXXII, z. 4, 1965



Inglorium monumentum Thaddei Kościuszko manu ejus propria exaratum et a. 1814 Parissis occupatis ab exercitibus foederatorum porreotorum principi Adamo Czartoryski – conferenti consilia cum imperatore Russia Alexandro I, qui voluit restituere Regnum Poloniae.


Il faut l’avouer, tous les hommes sont doués d’assez de bon sens pour discerner le bien du mal, se conduire, raisonner, saisir et comparer les rapports, ainsi que d’etendre leurs idées par la reflexion ou par l’étude (j’en excepte un petit nombre tel que ceux qui naissent fous) mais on a des hôpitaux pour les empêcher de nuire.

Ne vaudrait’il pas mieux commencer par raisonner avec les hommes, leur faisant connaitre, qu’il est de leur véritable intérêt d’agir avec probité et equité, d’être bon pere, bon fils, attaché à leur Patrie et obéissant aux lois plutôt, que de se nuire et se tromper réciproquement, n’ayant aucune tranquilité d’esprit, et s’agitant sans cesse pour contrecarrer les embûches et les ruses des autres; si à une telle instruction vous ajoutez des bonnes loix, qui en punissant les crimes empêchent en même temps les vices d’augmenter; si vous s’y joignez encore par vous même l’example des vertus dans toutes les circonstances, vous serez, n’en doutez pas suivi par tout le Peuple, car les hommes sont naturallement imitateurs comme des singes.

Mais si au contraire vous commencez par éclairer les Prêtres, vous leur donnerez plus de moyens d’asservir le Peuple, et de le tenir plus fortement sous leur dépendance; car tout corps séperé dans la Nation aura toujours des intérêts de son corps et contraires à l’Etat, ou il agira contre les mesures du gouvernment, ou il existera sourdement des révoltes, des conspirations, dont malheuresement l’histoire est remplie, on ne peut espérer, qu’ils chagent leur conduite, puisqu’il est essentiellement de leur intérêt de fasciner les yeux du peuple par des mensonges, par la crainte de l’enfer, pas des dogmes bizarres et les idées abstraites et incompréhensibles dela théologie. Les prêtres toujours profiteront de l’ignorance et de la superstition du Peuple, se serviront de la Réligion, n’en doutez pas, comme d’un masque pour couvrir leur hiposcrisie et la scélératesse de leurs entreprises. Mais à la fin, qu’en resulte t’il, le peuple ne croit plus à rien comme par exemple en France, ou les Paysans n’ont ni mœurs, ni réligion, sont très ignorants, rusés et fripons.

On a vu des Gouvernements Despotiques se servir de ce voile de réligion croyant, qu’il serait le plus ferme appui de leur pouvoir; alors l’on dota le plus richement possible les Prêtres aux dépens des miserables peuples, on leur accorda les privilèges les plus revoltans qusqu’a les assoire près du Trône, en un mot on a tellement multiplié les faveurs, les biens et les richesses des Écclesiastiques, que la moitié de la Nation en souffre et gémit dans l’indigence, tandis qu’eux ne faissant rien regorgent de tout.

Maintenant que l’on connaît les suites funestes de cette faute, il me semble qu’il n’ya pas de meilleur moyen, que de les laisser tomber dans l’avilissement, et d’établir aux frais du Gouvernement des écoles pour les Paysans, où ils puissent apprendre la morale, l’agriculture, les métiers et les arts.

Je parle à un philosophe, à un habile potilique; un Gouvernement tel qu’il soit ne doit avoir d’autre réligion, que celle de la nature. Ce globe immense rempli d’astres infinis, et nos cœurs, qui involontairement ont récours dans toutes nos détraisses prouvent évidement l’existence d’un Etre Suprême; nous ne le comprenons point mais nous le sentons intérieurement et devons tous l’adorer. Laissons donc à toutes les sectes, à toutes les réligions le libre exercice de leur culte, pourvu qu’elles obeissent aux Loix établies dans la Nation.


Propria manu Thaddei Kościuszko scriptum et principi Adamo Czartoryski ab eodem porreotum. Parisiis v. in Congressu Viennensi 1816.


Rękopism Tadeusza Kościuszki, W czasie kongresu te bezbożne uwagi powierzył xięciu Adamowi Czartoryskiemu – własną Kościuszki ręką skreślone.

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