Non, tu ne m’as rien emporté

La bibliothèque libre.
 
Aller à : Navigation, rechercher
Alphonse Lemerre, éditeur, 1873 (p. 9).
Non, tu ne m’as rien emporté




V



Non, tu ne m’as rien emporté!
C’est encor moi qui te possède;
J’ai gardé toute ta beauté;
A nul autre je ne te cède!

Écoute ! L’homme à qui tes bras
Ouvrent le ciel de tes caresses,
Quoi qu’il fasse, ne t’aura pas,
O la plus belle des maîtresses !

J’ai mis à l’abri mes trésors
Comme un avare statuaire;
Et la merveille de ton corps
A mon âme pour sanctuaire.