Note sur les ossemens fossiles d’hyènes

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Note sur les ossemens fossiles d’hyènes
Nouveau Bulletin des SciencesTome 1, 1807-1809 (pp. 149-150).
HISTOIRE NATURELLE.

ZOOLOGIE.

Note sur les ossemens fossiles d’hyènes ; par M. G. Cuvier.

Mus. d’Hist. nat. Les hyènes ont cinq dents molaires en haut et quatre en bas ; tandis que tous les autres animaux de la même famille en ont plus ou moins : la crête et l’épine de leur os occipital sont plus élevées que dans aucun autre animal ce qui rend le derrière de leur tête triangulaire. Ces deux caractères principaux auxquels M. Cuvier en a réuni trois autres moins concluans, suffisent pour faire reconnoître au premier apperçu les têtes d’hyènes ; et c’est à l’aide de cette comparaison qu’il les a découvertes parmi les os fossiles décrits par les auteurs, et parmi plusieurs ossemens qui lui ont été adressés dernièrement ou qui sont déjà figurés. Ainsi les figures c. d de la planche X de la Zoologie d’Esper sont d’une hyène de la caverne de Gaylenreuth. La tête et la portion de mâchoire représentées tom. V, pl. 2, des mémoires de l’académie de Manheim, par Collini qui les avoit recueillies sur une montagne des environs d’Echstœdt ; la dent représentée par Kundman, (rer. nat. et art. pl. II. fig. 2), sont aussi d’un animal du genre de l’hyène ; quoique l’une ait été donnée comme provenant d’un phoque ou d’un épaulard, et l’autre comme ayant appartenu à un veau. M. Cuvier a aussi reconnu les mêmes ossemens dans les figures du cabinet électoral de Stuttgard, dont les originaux ont été recueillis dans la vallée du Necker, près de Constadt. Enfin il les a remarqués parmi les os fossiles recueillis par M. le Febvre de Morey, à Fouvent près Gray, département du Doubs, pêle-mêle avec des os d’éléphans et de chevaux comme à Constadt. D’après le rapport des diverses parties du squélette comparées avec celles de l’hyène vulgaire dont la longueur du museau à l’anus est de 1,048 — les fossiles de Constadt et de Fouvent auroient eu environ 1,413 ; ceux de Collini 1,210 ; et la plus grande espèce de Gaylenreuth près de 1,572 mètres. On ne connoît l’analogue vivant d’aucunes de ces espèces.

C. D.