Ode I.33 - À Albius Tibulle

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HoraceOdes

Ode I.33 - À Albius Tibulle






Cesse, Albius, de trop pleurer Glycère
Et ses rigueurs, ou d'aller modulant
Des vers plaintifs, parce que l'adultère
        T'oppose un plus jeune galant.

D'un petit front Lycoris embellie
Pour Cyrus brûle, et Cyrus, le rustaud,
Suit Pholoé ; mais aux loups d’Apulie
        Les chèvres s'uniront plutôt,

Qu'à ce vilain Pholoé, qui s'estime.
Ainsi Vénus, avec ses jeux amers,
Aime à ranger, sous un joug durissime,
        Les goûts, les cœurs les plus divers.

Moi-même un jour, prié d'amours moins vagues,
Une affranchie en ses fers me retint:
Ce fut Myrtale, âpre comme les vagues
        Creusant le golfe tarentin.


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